Le haut moyen age et l’art des viking -9/9 -Billet n° B 10

Les Vikings encore appelé alors Normands sont des Scandinaves, originaires du Danemark, de Norvège et du Götaland actuels. Bien qu’ils étaient aussi des commerçants avisés, (+) ils ont été vu longtemps uniquement comme des guerriers envahisseurs. Et les historiens n’ont longtemps retenu que leurs raids barbares . Ces peuples païens étaient mal considérés par les chroniqueurs de l’époque . On a donc retenu leurs incursions en France. Avec notamment le siège de Paris en 845 Ainsi que celles dans les Iles britanniques. Ils ont par ailleurs colonisé l’Islande

En fait les Viking peuple sportif, étaient d’abord marins . Ils se déplaçaient dans des embarcations notamment celles appelées Drakkar. IIs sont allés jusqu’en Asie et en Amérique du Nord. Ils étaient aussi pour la plupart agriculteurs. Pour l’époque, ils avaient une bonne hygiène de vie. Les femmes jouissaient de droits importants. Les Vikings vénéraient Thor et Loki dieux de la mythologie nordique. Des chercheurs contemporains pensent qu’ils recouraient largement à l‘esclavage. (+) La société vikings est organisée en clans

L’art viking ou art du Nord s’est développé pendant le Haut moyen age, du 8ème au 11ème siècle. Ce sont surtout des bijoux et des objets en pierre qui ont été conservés. Par contre la production artistique en bois a subi l’épreuve du temps et l’on n’en trouve que peu de traces. Au niveau architectural on trouve encore en Norvège quelques églises en bois-debout et aussi des forteresses circulaires comme celle dite Trelleborg. Les gens vivaient dans des longères appelées Långhus. On dénombre six styles décoratifs vikings généralement animaliers

Statuette viking
Broche viking
Plaque décorée d’os de baleine,
Décoration viking
Objet sculpté viking
Hache viking décorée
Bijou viking
Élément de sarcophage viking
Coupe viking


Le Haut Moyen Age et l’Art anglo-saxon-8/9 Billet n°B 09

C’est au 4ème et 5ème siècle que les Angles, les Jutes et les Saxons, vont coloniser la Grande-Bretagne. Les anglo-saxons constituent au début 7ème siècle l‘Heptarchie dite des Sept royaumes. En 865, le pays est envahi par les Vikings danois qui instituent la Danelaw. Seul de Wessex résiste. En 927 est fondé le Royaume d’Angleterre. Il sera supplanté en 1066 par l‘arrivée des normands emmenés par Guillaume le Conquérant en 1066 après la bataille d’Hastings.

L’Écosse séparée de l’Angleterre par le Mur d’Hadrien, est aussi un territoire qui a attiré plusieurs peuples : les Pictes,les Scots, les Bretons et les Anglo-Saxons.puis elle connaitra l’invasion des viking. Il n’y a pas de centres urbains et l’économie est purement agricole.Les paysans pratiquent la jachère de leurs champs éloignés. Les Pictes ont érigé de nombreuses pierres levées.La plupart des édifices religieux sont construits en bois, jusqu’au 8ème siècle, sauf quelques uns construits en pierre, comme le Château de Tintagel

Quant à l‘Irlande elle a d’abord été conquise par les Celtes puis christianisée vers 600. Puis à partir de 800 vont arriver les Viking danois et norvégien . L’Irlande qui est divisée en 150 clans ou túath

Et en Grande Bretagne et en Irlande s’est développé l’‘Art Iberno-Saxon ou art insulaire lié au Christianisme celtique . Il est la combinaison des cultures des Jutes, les Angles , les Saxons .Il va vers l’an 900 être absorbé par l’Art anglo-saxon.. Il regroupe un style polychrome et un style animalier.

Enluminure
Crosse épiscopale découverte à Clonmacnoise
Illustration du Cassiodore de Durham
Agrafe anglo-saxonne découverte à Sutton_Hoo

Le Haut Moyen Age et l’Art Ottonien- 7/9 Billet n°B 08

Otton 1er , prince saxon est d’abord sacré roi de Germanie en 936. Puis Otton qui se voit comme successeur de Charlemagne et de l’empire romain , est en 962 sacré empereur du Saint-Empire romain germanique. Le titre fait écho à l’ Empire romain d’Orient qui siège à Constantinople.Otton règne sur la Germanie et l’Italie jusqu’en 973. La dynastie Ottonienne gouvernera jusqu’en 1024. Elle sera remplacée par la Dynastie Franconienne ou Salienne.

L’empire était divisé en fiefs extérieurs dirigés par des margraves et en fiefs intérieurs administrés par des comtes ou des ducs. Pour administrer l’empire, le pouvoir s’appuie sur le clergé. C’est le Reichskirchensystem ou système d’Église d’Empire.

C’est une période de renouveau culturel que l’on désignera sous le terme de Renaissance .ottonienne ou Renovatio imperii. Elle est l’héritière de la Renaissance carolingienne. Les bibliothèques ainsi que les Foyers d’études sont réorganisés et développés. Par exemple avec l’école de Saint-Gall ou celles de Bamberg, de Worms et d’ Hildesheim Les échanges culturels avec l’empire byzantin sont amplifiés.

L’architecture Ottonienne préfigure l’art roman. Parmi les constructions d’édifices religieux il y a notamment l’église de Magdebourg, celle de Saint-Michel , d’Hildesheim,celle d‘Eschau ou la collégiale de Nivelles .

En matière d’art ottonien, il faut citer les enluminures avec par exemple l’évangéliaire de Liuthar ou celles du maître du Registrum Gregorii . Il y a aussi les travaux d‘ivoire ceux importés de la Staurothèque de Limbourg-sur-la-Lahn.. Et aussi l »orfévrerie (+) avec les objets liturgiques comme l‘ Antependium de la Cathédrale de Bâle ou le trésor de la cathédrale d’ Essen.Il y a aussi les fresques comme à Oberzell ou à Galliano.

A la même époque, lart mosan est l’héritier des carolingiens et aussi des ottoniens. On lui doit la Cathédrale de Metz

Ruines église de Walbeck
Intérieur église de Hildesheim
Maître du Registrum Gregorii
Adam et Eve chassés du Paradis
Antependium de la Cathédrale de Bâle
Bas reliefs ottonien
Boite de lecture ottonienne
Couronne du Saint-Empire – époque ottonienne
Crucifix de Mathilde
Egbert de Trèves – Codex Egberti
Otton III Christomimete couronné par la main de Dieu
Triptyque de Stavelot.
Vierge à l’enfant d’Essen
Porte de Bernward – Cathédrale de Heidesheim
sanctuaire des trois rois à Cologne
Fresque de l Église Saint-Georges d’Oberzell
Bas relief mosan

Le Haut Moyen Age et l’Art préroman -6/9 Billet n°B 07

L‘art préroman comme son nom l’indique précéde l’ art roman. C’est un art architectural essentiellement religieux qui va du 5ème au début du 11ème siècle. Il englobe donc la fin de l’art paléochrétien, les périodes mérovingienne, carolingienne, ottonienne. .L’historien d’art André Corboz, considérait que c’est un terme « aussi absurde que si l’on qualifiait le roman de « prégothique » » pourtant ce terme est utilisé par d’autres spécialistes.

Cet art préroman s’est développé en Espagne dans les Asturies (+) dans trois périodes dites –Pré- RamirenseRamirense. –Post Ramirense et aussi Mozarabe. En Italie aussi il y a une période pré-romane avec l‘Art Lombard notamment à Pavie.Ainsi qu’en France, en Allemagne et en Suisse

Chapiteau préroman

Le Haut Moyen Age et l’Art carolingien 5/9 Billet n°B 06

La dynastie des carolingiens débute en 754 avec l’intronisation de Pépin le Bref Il est le fils de Charles Martel et le père de Charlemagne.Cette lignée succède à celle des Mérovingiens.
L’empire carolingien couvre l’Europe occidentale et centrale. Le Traité de Verdun en 843, qui acte le partage de l’Empire entre trois petits-fils de Charlemagne, signe déjà la fin de cet empire carolingien.Mais, il prend véritablement fin en 924 avec l’ assassinat de Bérenger Ier de Frioul. Cette fin du Xe siècle et du haut-moyen age, est le moment charnière entre les temps anciens et les temps nouveaux. C’est en effet, l’installation,en Occident, pour huit siècles, du Saint-Empire romain germanique en 962 et dans ce qui deviendra la France,de la dynastie capétienne en 987.

Le pouvoir politique est centralisé. L’empereur nomme les comtes qui sont ses vassaux et propriétaires fonciers et les évêques ainsi que les Missi Dominici qui les surveillent. Puis viennent les guerriers et enfin les paysans. Ils représentent 90% de la population. Mais faute de documentation fiable le statut de cette classe sociale qui travaille la terre est assez mal connu. Par contre les inventaires fonciers appelés polyptiques recensent les propriétés des seigneurs et les bénéfices ecclésiastiques des monastères et de l’épiscopat. Par ailleurs l’activité économique est encouragée

L’art carolingien va s’affirmer pendant la Renaissance carolingienne, entre 780 et 900, sous les règnes de Charlemagne, Louis le Pieux et Charles le Chauve . Celui qui fait le plus pour l’épanouissement de la Culture est, c’est bien connu, Charlemagne.

Il y a eu à cette époque un essor culturel mais parler de renaissance laisserait supposer un effondrement de la période précédente. Or l’époque mérovingienne n’était pas inculte. Ce sont des Historiens comme Jules Michelet qui au 19ème siècle ont propagé l’idée que le Moyen age était un âge sombre qui va durer jusqu’au 16ème siècle. Et ces idées reçues ont la vie dure.


Pendant la période carolingienne on parle, pour l’art sacré, de style« pré-roman » voir de Premier age roman. (+) C’est une période importante du développement monastique. (+) Ces centres religieux, notamment ceux de l’Ordre de Saint-Benoit (+) jouent un rôle non seulement dans le domaine spirituel mais aussi dans la vie sociale et économique. Ils défrichent et augmentent le domaine agricole. Ils sont avec le pouvoir impérial l’autre moteur de l’édification des monuments religieux et civils

En effet, l’Architecture est un pôle important de l’essor culturel de la dynastie carolingienne.C’est l‘age d’or des abbayes avec notamment celles de Saint-Denis, ou dans les Hauts-de-France Saint-Valéry Saint-Riquier , Saint-Pierre de Corbie ou encore Lorsch en Allemagne. Quant aux monuments civils, le plus important est le siège du pouvoir à Aix-le-Chapelle. Mais il y en a beaucoup d’autres.
Charlemagne ne souscrira pas au courant iconoclaste qui s’est installé dans l’empire byzantin. Aussi, par exemple l’École de Reims et son prolongement l’Abbaye d’Auvillers ont produits des manuscrits illustrés de mignatures ou enluminures comme par exemple l’évangéliaire de Godescalc ou le Psautier de Dagulf. Bien entendu cet art du livre ne s’adresse qu’aux plus fortunés..

Les arts visuels se sont également développé avec les Fresques qui ornent les édifices religieux. Par exemple à Saint-Savin-sous-Gartempe ou Saint-Pierre-les-églises. Il y a aussi la sculpture , par exemple avec une statuette de 25 cm représentant Charlemagne à Cheval, dans une posture très « Empereur romain » Ou encore le travail des métaux, l’orfèvrerie Sans oublier les mosaïques

La littérature est présente avec notamment les grands lettrés comme Smaragde de St-Michel, Claude de Turin, Jonas d’Orléans , Agobard de Lyon, Walafrid Strabon, Raban Maur et bien entendu les membres de l’Académie palatine.

La pratique de la musique sous les carolingiens va bénéficier de l’invention de la notation musicale grégorienne

Chapelle de Charlemagne à Utrech
Codex_Aureus_Sankt_Emmeram
évangéliaire_dit_de_Charlemagne_ou_de_Godescalc
Reliure en ivoire sculpté carolingienne – Fragment


Le Haut Moyen Age et l’Art mérovingien 4/9 Billet n°B 05

L’art mérovingien

L’art mérovingien est celui lié à la dynastie mérovingienne (481 ap JC – 754 ap JC). issue des Francs saliens En ce qui concerne l’architecture, il ne subsiste pas de monuments notables de cette époque. En effet, les grandes églises à la charpente en bois , les monastères, les bâtiments civils de l’époque ont tous été remplacés par des monuments plus grands à des époques ultérieures. Seules subsistent des cryptes et des bathysphères. Généralement ils utilisaient l’Opus gallicum un dispositif de construction à base de pierre et de bois, décorés de mosaïques

Les orfèvres mérovingiens comme bien des civilisations avant eux ,utilisent l’or, l’argent,les pierre précieuses,: Ils réalisent des armes de parade, des coffres, des appliques, les plaques-boucle, des bagues, des fibules et parures. La plupart des objets retrouvés l’on été dans un contexte funéraire.Les moines réalisaient des manuscrits enluminés.
La musique faisait également partie du domaine culturel sous les mérovingiens. Mais elle était transmise par voie orale
Le musée de Cluny dédié au Moyen Age a organisé en 2016 une exposition « Le temps des mérovingiens.

Calice mérovingien
Enluminure mérovingienne
Cloisonné mérovingien

Le Haut moyen age et l’art des migrations -3/9- Billet n° B 04

L’art des migrations

L’art des migrations est lié aux mouvements de populations germaniques que les historiens du 19ème siècles appelaient à tort les invasions barbares. Mais les barbares qui ont fondé les Royaumes barbare, n’étaient pas comme on nous l’a appris à la Communale, des sauvages incultes (*)

Et parmi eux les Huns et le célèbre Attila 395-453 vilipendé par l’Église qui nomme  » Fléau de Dieu  » , les Wisigoths, les Sarmates, les Alains, les Alamans, les Burgondes, les Goths, le Royaume Ostrogoth dont la capitale est Ravenne, les Vandales et leur royaume méditerranéen, en encore les Lombards, les Frisons. Quant aux Francs ils vont se sédentariser dans les royaumes Francs qui seront unis par Clovis 1er.

Collier et amulette Samarto-Persan
broche Hunterston , irlandaise v. 700 apr JC
Bouclier vandale
Fourreau d’épée Alaman
Pommeau d’épée Anglès
Fibule ostrogoth
Bracelet Hun – Détail
Umbo de bouclier Lombard
Mausolée du roi Wisigoth Theoderic

Le Haut Moyen Age et l’Art Paléochrétien -2/9 Billet n°B 03

Le Haut Moyen age débute au moment de la chute de l’Empire romain occidental en 476 et ce termine avec l’assassinat de Bérenger Ier de Frioul en 924. Au cours de cette période de 450 ans plusieurs royaumes ou dynasties ont encouragé différentes forme d’art, le plus souvent religieux.

Art Paléochrétien

Débuté avant le moyen age, au cours de l‘Antiquité tardive et achevé à la fin du 4ème siècle on observe l‘Art paléochrétien. Il y a d’abord les fresques des catacombes.A la même époque se développe sous l’empereur Théodose, une architecture héritière de la Rome classique avec ses basiliques

Jesus soignant une femme blessée
Catacombes romaines, 300–350 apr JC
Le Bon Pasteur – Catacombe de Priscille, 250–300
Aquilée, mosaïque de pavement du début du IVe siècle
Bathysphère de Ravenne
Miracles du Christ – Sarcophage aux arbres, (c.375) –

Le Haut Moyen Age -repères politiques et sociétaux -1/9- Billet n°B 02

Le Haut Moyen age est la période des migrations appelées à tort d’invasions par les Barbares et parmi ces peuples les Wisigoths, les Ostrogoths, les francs, les huns, ou encore les Lombards.
Elle concerne pendant cette  période les territoires issus du monde romain, c’est à dire l’Europe occidentale, orientale et méridionale, l’Asie et l’Afrique autour du bassin méditerranéen.

L’effondrement de l’Empire romain d’Occident va entrainer son morcellement en un certain nombre de royaumes dits barbares. On connait ainsi Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths d’Italie et d’Aquitaine et aussi Childéric 1er et son fils Clovis Ier (466-511), rois des Francs, membres de la Dynastie mérovingienne.. Celle ci amorce son déclin à la fin du règne de Dagobert Ier en 639 et la forte instabilité politique qui suit.

Vont leur succéder les rois fainéants ?? bousculés et disqualifiés par les maires du palais La stabilité revient avec la famille des Carolingiens. Parmi cette dynastie vont compter les célèbres Charles Martel vainqueur à Poitiers en 732 de l’armée des Omyyades et son petit-fils Charlemagne, Cette dynastie est porteuse d’un renouveau politique, économique, artistique et social que les historiens nomment la Renaissance carolingienne Cependant le roi doit faire face aux incursions des vikings encore appelés les Normands.

L‘Empire Carolingien disparait avec l’assassinat en 924 de Bérenger Ier de Frioul, Le trône reste vacant pendant une vingtaine d’année. Si la date de la fin du Haut Moyen Age ne fait pas l’objet d’un consensus, on sait qu’avant la fin du Xème siècle vont s’installer pour près de huit siècles le Saint-Empire romain germanique et la dynastie capétienne. C’est alors que débute le Moyen age central. Il sera étudié dans des billets suivants.

La société, sur le modèle en trois classes des romains : sacerdotes, nobilitas et pauperes. comprend les religieux, les nobles et les plus nombreux paysans.

C’est aussi au cours du Haut-Moyen age, qu’avec la conversion des rois au catholicisme, l’église une place prépondérante, non seulement dans le domaine spirituel mais aussi dans toutes les facettes de la société civile. Elle aura également un rôle important dans l’art par les commandes d’œuvres religieuses aux artistes de son temps.

Le haut moyen age, a été longtemps considéré comme une période d’obscurantisme. Ceci provient du regard qui est porté par la Renaissance, sur l’époque qui l’a précédée. Pourtant l’on dénombre à cette époque des intellectuels et des savants, comme par exemple Bède le Vénérable= Julien Pomère = Grégoire le Grand = le moine Eugippe ou encore Alcuin Éginhard, Raban Maur, Dungal ou Jean Scot Érigène = Pierre de Pise = Paul Diacre = Paulind’Aquilée et aussi de nombreux poètes. Enfin il faut rappeler qu’en 789 Charlemagne promulgue le capitulaire dit Admonitio generalis important pour l’essor de l’école à destination des garçons riches et pauvres. Il a aussi promut, la minuscule caroline, une simplification de l’écriture

Dans le même temps, dès le 5ème siècle des monastères vont commencer à quadriller les territoires . Notamment avec la création de l‘Ordre des Bénédictins en 529.Ils jouent un rôle, longtemps minimisé, dans l’éducation et bien connu dans le défrichement, dans la confection des manuscrits
La base de donnée HMAOT recense la littérature consacrée au Haut Moyen age

Le Moyen Âge & l’art médiéval – Introduction – Billet n°B 01

Le Moyen Âge est une longue période de l’histoire de l’Europe qui a durée mille ans. En effet, les spécialistes s’accordent pour la faire débuter avec la Chute de l’Empire romain occidental.en 476. Par contre plusieurs évènements sont avancés pour fixer la fin de cette époque. Soit la chute de l’Empire Byzantin défait par les s Ottomans ; en 1453 et au même moment l‘invention de l’imprimerie par Gutenberg ou encore la fin de la guerre de Cent Ans ou de début de la colonisation espagnole des Amériques par les conquistadors à partir de 1492.

Le Moyen Age est divisé en trois périodes : le haut Moyen Âge du 5ème au 10ème siècle = le Moyen Âge central du 11ème au 13ème siècle = le Moyen Âge tardif du 14ème au 15ème siècle.

Les arts au cours de cette longue période de mille ans constituent ce que l’on désigne sous le vocable générique dArt médiéval. Il englobe non seulement la création artistique de l‘Europe médiévale e mais également celle du Maghreb Médiéval, souvent occulté et celle du Proche Orient médiéval.
Les historiens de l’art retiennent neuf mouvements ou périodes principaux, à savoir :
L’Art paléochrétien = L’art byzantin =L’art celtique =L’art des migrations =L’art préroman =L’art roman =L’art cistercien =L’art gothique =L’art islamique. Ils se déclinent par ailleurs par régions ou par cultures spécifiques.

La série d’articles qui débute va tenter d’analyser la situation politique et sociale qui a vu naître les différentes évolutions artistiques dans la diversité des périodes du Moyen age.

L’art premier en Océanie – – Billet n° A 79

L’Art premier d’Océanie encore appelé art tribal ou art primitif, recouvre autour de 1800 langues et cultures, réparties sur vingt milles iles. Cette zone géographique couvre un tiers de la surface du globe, de Tonga et Tahiti en Polynésie à la Mélanésie et de Micronésie. Pendant longtemps, en Europe, le monde les arts a regardé avec condescendance ces œuvres venant de régions considérées comme peu civilisées. Il a fallu l’attention des surréalistes dans les années 1930 pour que le regard change.

L’art en Océanie est multiple. Il est la plupart du temps inspiré par les pratiques religieuses cérémoniales ou des rites sociaux. On le trouve également dans des objets d’usage domestique. Beaucoup d’œuvres qui étaient réalisées avec des matériaux périssables, n’ont pas résisté à l’épreuve du temps.
Dès la préhistoire les aborigènes australiens ont orné les grottes de représentations d’animaux.

Autour de -1500 av. JC en Nouvelle-Guinée, terre des papous, apparaissent des sculptures représentant des humains, des animaux et des phallus. A peu près à la même époque également en Nouvelle-Guinée, apparait la Culture Lapita. avec ses poteries décorées. Elle va s’étendre jusqu’aux îles Samoa , archipel Bismarck, îles Salomon, Vanuatu, Nouvelle-Calédonie, Fidji, Tonga, Samoa, Wallis-et-Futuna. Les Papous ont développé un art spécifique.. L’art polynésien possède aussi ses caractéristiques, notamment celui de Tahiti

Le prochain billet sera consacré montrer un certain nombre d’œuvres de l’Art d’Océanie.

L’art ancien en Océanie – Généralités – Billet n° A 78

L’Océanie est une région du bout du monde pour les européens. En général, ils ne connaissent , ni son Histoire, ni sa situation géographique, ni bien entendu les formes de l’art ancien.

Les géographes divisent l’ Océanie, qui comporte 25.000 iles, entre l’Australasie c’est à dire l’Australie et la Nouvelle-Zélande, la Micronésie qui regroupe Yap, Chuuk, Pohnpei , Kosrae les iles Fidji, les Mariannes, la Nouvelle-Calédonie, les Îles Salomon, Vanuatu, la Nouvelle-Guinée et la Polynésie issue de la civilisation Lapita regroupe Hawaii , les iles Kiribati Tuvalu, Wallis-et-Futuna, Tonga, Niue, Îles Samoa, Îles Cook, îles néo-zélandaises , la Polynésie française, les Îles Pitcairn et l’île de Pâques.

La Culture Lapita qui dès les Ier et IIe millénaire av. J.-C s’est établie en Nouvelle-Guinée mais aussi îles Samoa; dans l’archipel Bismarck, îles Salomon, Vanuatu, Nouvelle-Calédonie, Fidji, Tonga,Wallis-et-Futuna. Elle s’est ensuite étendue à ce que les spécialistes nomment l’Océanie proche. Et ses origines sont beaucoup plus lointaine. Par contre l’Océanie lointaine fut colonisée par les navigateurs austronésiens qui maitrisaient la navigation hauturière 2000 ans avant notre ère. Ceci explique la prédominance de la culture Lapita

L’Océanie n’est découverte par les explorateurs européens qu’au 16ème siècle. Un peu plus tard le hollandais,Abel Tasman, mandaté par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, à partir de 1642 visite l’Australie et découvre la Nouvelle-Zélande, la Tasmanie,les îles Tonga et Fidji.
L’Australie et le Nouvelle Zélande n’ont pas subi le joug d’un colonisateur. Par contre beaucoup d’autres iles vont l’être par les britanniques, les français, les hollandais et encore les américains.

Le propos dans cette nouvelle série de billets est de s’intéresser à l‘art océanien d’avant l’arrivée des occidentaux

Gourde Lapita
Décor Lapita
Décor Lapita
Moaï de l’ile de Pâques

Culture précolombienne d’Amérique du Sud – L’Art des Incas-3/3 – article n°A 77

L’art des Incas est en grande partie celui des cultures qui l’on précédé ou de celles des peuples qu’ils ont assimilés.
La sculpture a été peu pratiquée par les Incas, à l’exception de certaines roches gravées à caractère sacré à Sawite, Q’enqo, Pisac, Machu Picchu ou Samaipata éparpillées à travers le territoire, et qui représentent des figures en escaliers, des cavités : perrons, trônes, sièges ou des pumas et des serpents.

Les artisans ont produit une poterie aux formes et aux décors simples inspirés de la faune et de la flore ou avec des motifs non figuratifs. Ils façonnaient des aryballes, des cruches, des marmites, des jarres à long col, des plats ou des coupes.

Les Incas se sont aussi montrés très habiles dans le travail du bois, et notamment dans la fabrication de coupes, ou Qero richement peintes. Ils ont également utilisé les métaux (cuivre et bronze) de façon presque industrielle pour confectionner des instruments d’usage courant : haches, couteaux, tupos (épingles) ou masses d’armes étoilées.

L’orfèvrerie se caractérise par le travail de l’argent et de l’or, martelé et estompé à partir de feuilles de métal, pour l’obtention de bijoux destinés à la classe supérieure, et souvent à des fins sacrées. Elle est fortement influencée par les maîtres artisans Chimu, ramenés au Cuzco par les Incas après la conquête de leur territoire.

Les musiciens incas jouaient la flûte de pan ou antara, la flûte à encoche ou kena, l’ocarina, des tambours et tambourins, des grelots, des sortes de trompettes faites à partir de céramique.

Bijoux incas en or
Figurine inca
Figurines en argent
Guerrier inca – bas relief
Idoles incas
Le soleil – ornement en or
Momie ou paquet funéraire inca
Manteau d’apparat inca
Viracocha

Culture précolombienne d’Amérique du Sud – Les Incas-Religion et Architecture-2/3 – article n°A 76

La religion des Incas était une religion polythéiste. Leur panthéon était peuplé d’un grand nombre de dieux et de déesses. Ces maîtres de l’univers avaient pouvoir sur l ‘agriculture, la guerre, le chasse, la foudre. Le Dieu suprême était Inti, le soleil, le père de tous les incas. Il apportait la lumière et la chaleur. L’autre être divin était Pachamamma la déesse la Terre et de la fertilité. Mère de tous les incas elle apportait la nourriture et la prospérité. A côté d’eux il y avait notamment Illapa le Dieu de la foudre et de la pluie et Viracocha le dieu de la Création.

Les Incas croyaient également en l’existence d’un monde souterrain peuplé d’esprits et de démons . Ils pouvaient avoir une influence positive ou négative. Ils avaient aussi le culte des ancêtres.

Les prêtres assuraient la liaison entre les dieux et les fidèles. Ils avaient la garde des temples. Ils dirigeaient les rituels et organisaient les sacrifices qui pouvaient occasionnellement ^étaient humains Ils étaient nommés par le Grand prêtre qui dirigeait le culte du soleil.

L’apport des Incas est surtout marqué par la construction d’agglomérations Ils ont édifiés des temples pour rendre hommage au dieu Soleil. Ces temples étaient décorés d’or, d’argent et de pierres précieuses. On y retrouvait aussi un grand disque en or qui représentait le soleil. Les temples étaient le lieu où les Incas pratiquaient les rituels religieux, mais également les mariages et les funérailles.

Le temple du soleil le plus célèbre est celui du Machu Picchu situé à 60 kilomètres de Cuzco Il abritait également une résidence ainsi que la tombe de l’empereur Pachacutec. Les autres sites archéologiques importants sont ceux de Cusco et tout proche le temple de Qoricancha et la forteresse de Sacsayhuaman = Pisac et Ollantaytambo = Moray dans la vallée sacrée = Choquequirao =Isla del Sol sur le lac Titicaca = Ingapirca = Llullaillaco.

Les espagnols se sont servi des pierres de la plupart de ses sites pour construire leurs églises et de monastères

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Pratique des Arts n° 171

Le numéro 171 de Pratique des arts est disponible.Il débute par un album consacré aux portraits en techniques mixtes de Nevena Bentz américaine d’origine bulgare.Vient la rubrique de la vie des salons, des musées et des associations puis les 30 ans de Couleurs de Bretagne

Et ensuite les rencontres avec l’illustrateur français d’origine américaine Miles Hyman, les français Frédéric Ulatowski et Lorann Lacave-Ladeuix puis l’américain Adam Pyett, le suisse Frederick Terpstra, le carnétiste et aquarelliste d’origine britannique Robbie et encore la canadienne Rosanne Larouche ou les pastellistes Isabelle Auffret Frazer et Ghyl

Un reportage ( publicitaire ?) sur le fabricant de couleurs Sennelier et aussi le Tour de France des écoles d’art de la PACA.

Sans oublier le traditionnel guide pratique (22 pages) avec : le test par Joël Simon des papiers de bambou, les dessins avec les crayons Cretacolor de Xavier Kosmalski, une scène de bistrot par l’huiliste Florent Maussion, la tempera sur toile par Olga Kataeva-Rochford, un portrait à la gouache par Disha Sharma , les chevaux à l’acrylique de Frédéric Le Blay, un paysage de l’Antarctique par Marie Détrée, peintre officiel de la Marine, un paysage par la pastelliste américaine Christine Debrosky, un portrait d’enfant à la peinture au sable par David Cadran

Culture précolombienne d’Amérique du Sud – Les Incas-Histoire et Organisation 1/3 – article n°A 75

La Civilisation Inca ou l’Empire Inca est sans doute la civilisation précolombienne des Andes, la plus connue du Grand public. La question de l’origine des Incas divise la communauté scientifique. La première tribu inca s’installe un rayon de 40 km autour de Cuzco Il va s’étendre pour devenir un grand empire qui durera seulement deux siècles et à la tête duquel 18 monarques se sont succédés.

Le premier dirigeant a été le mythique Manco Cápac (1200 – 1230), le Sapa, le plus important a été Inca Pachacutec (1430 – 1478). C’est lui qui va entamer l’expansion territoriale. En 1438 lors de la bataille de Yahuar Pampa, grâce à son armée organisée., il défait ses voisins les Chancas. C’est le premier peuple qu’il va intégrer à l’Empire. Les incas vont également assimiler pacifiquement ou en les combattant, les Chachapoa , les Chimú , les Chincha.

Le sort du dernier empereur est moins glorieux. Atahualp ne règne qu’une année. Par ailleurs son règne était, dans lutte féroce, contesté par son demi-frère Huascar.A la suite de la bataille de Cajamarca, il est déposé et exécuté par les conquérants Espagnols.en juillet 1533. C’est l’effondrement de l’Empire suite à la conquête menée par le célèbre Francisco Pizarro Il soit moins de 200 soldats et ils vont l’emporter face à l’armée Inca riche de plusieurs milliers de combattants

Des lambeaux de l’Empire que l’on appelle l’ État néo-inca de Vilcabamba vont perdurer jusqu’au règne de Túpac Amaru (1570 – 1572) qui lui aussi sera exécuté par les conquistadors à l’été 1572.

Cette civilisation n’utilisait pas la roue, ni les animaux de trait. Elle ne connaissait ni le fer ni l’acier. On a jusqu’à récemment pensé qu’elle ne possédait pas de système d’écriture mais seulement de comptage. Depuis certains anthropologues pensent que le système complexe des cordes nouées appelés quipu serait non seulement un système de dénombrement mais aussi un système d’ écriture A l’image des lettrés chinois ce sont les quipucamayocs qui savaient déchiffrer les quipus

La population avant d’arrivée des espagnols était estimée entre 12 et 15 millions de personnes. Un siècle plus tard elle avait été divisé par vingt, du fait de la variole et de l’asservissement. Ils ont non seulement fait disparaitre ce peuple, dont ils convoitaient l’Or, mais aussi toutes les traces concrètes de leur culture. Finalement, les écrits de chroniqueurs espagnols, sont les seules sources, souvent orientées de documentation.

L’empire est structurée en castes ; Au sommet la classe dirigeante : le Sapa Inca qui dirige depuis Cuzco, la capitale et le centre spirituel. Ainsi que quatre Apus, ses conseillers qui sont les délégués des quatre provinces du pays : le Chinchasuyu, l’ Antisuyu, le Cuntisuyu et le Collasuyu. Puis la Gouvernance locale avec les gouverneurs des provinces, les tukriquq. Ils sont assistés par les kipukamayoq. Enfin la classe laborieuse des paysans et artisans, Les villages sont organisés en communautés solidaire appelées Ayllu dont le travail est coordonné par un kuraka 
La vie des incas est réglée par des rites de passage, des étapes. Ils vivent dans des maisons de plusieurs pièces en adobe ou en pierres non taillées.

L‘agriculture était l’activité économique essentielle des Incas. Sur les champs en terrasses hérités des civilisations antérieures étaient cultivé , avec un assolement raisonné, le maïs, la pomme de terre, le quinoa, les tomates, l’arachide, les haricots, les piments, les ananas,le cacao,la coca. Ils élevaient les lamas et les alpagas. L’activité agricole était organisée collectivement et assortie d’un système de corvées. La récolte était répartie entre cérémonial au Dieu Soleil, l’empereur et enfin les paysans.
Sans le prochain article va être abordée la religion et l’architecture

Culture précolombienne d’Amérique du Sud – Avant les Incas – Culture Chincha-12/12- article n°A 74

La culture Chincha ou Royaume Chincha a prospéré de 900 à 1450 de notre ère dans la région côtière à 220 kilomètres au sud de Lima, la capitale actuelle du Pérou. Son centre administratif était installé à La Centinela. La culture Chincha est contemporaine de la culture des Chimus.

A partir de 1480 ce peuple a été intégré à l’Empire Inca. Il s’est éteint, quelques décennies après l’arrivée des conquérants,en 1534, en grande partie à cause des maladies apportées d’Europe.

La société Chincha était dirigée par une élite de chefs qui contrôlaient les ressources et de prêtres qui influençaient les croyances et les pratiques religieuses. Puis venait la classe moyenne composée des artisans et des commerçants et enfin au bas de l’échelle, les pécheurs et les agriculteurs.
Les agriculteurs fertilisaient leurs champs avec le guano. Ils cultivait le maïs, les haricots, les courges, les patates douces, les tomates, les piments, les cacahuètes, les cotonniers et les cactus.
Ils pratiquaient l’élevage de lamas et d’alpagas pour leur viande, leur laine et leur cuir et comme moyen de locomotion.

Ils ont construit un réseau de route rectilignes typiques de la coutume andine. Ils importaient l’or, le cuivre, les émeraudes et les feuilles de coca. Ils vendaient les coquillages sacrés, le poisson et les algues séchées.

Pour la navigation,essentiellement commerciale, ils utilisaient de robustes radeaux en rondins de balsa. Les artisans travaillaient l’argent et le bois. Ils tissaient le coton et la laine et réalisaient de la céramique.

Les Chincha vénéraient un dieu Jaguar dont ils pensaient être les descendants.Chinchay camac et la déesse poisson Urpiwachay faisaient partie de leur panthéon.

Ils ont édifié des temples religieux et des pyramides à La Huaca Centinela et Tambo de Mora ainsi qu’à Lurin et Ungaro. Ils ont construit en adobes des habitations pour les notables.

Site archéologique Chincha
Tambo di Mora
Vase Chincha
Motif Chincha
Manteau Chincha
Bois sculpté Chincha
Céramique Chincha
Céramique Chincha

Culture précolombienne d’Amérique du Sud – Avant les Incas – Culture Chimú-11/12- article n°A 73

<La civilisation Chimú ou Royaume Chimor était présente au nord du littoral du Pérou de 900 à 1470 de notre ère. Elle est sans doute l’héritière de la culture Mochica. . Les Chimu se sont opposé militairement pendant un temps à la volonté des Incas de les soumettre à leur Empire.

Les Chimù avaient une société divisée en classes avec une élite gouvernante qui contrôlait la majorité de la richesse et du pouvoir, suivie des prêtres et des nobles, puis des artisans et des agriculteurs.

La religion jouait un rôle central dans la vie des Chimù. Ils vénéraient : Shi la lune puis Jiang le soleil et Ni la mer et beaucoup d’autres divinités. Lors des cérémonies rituelles ils procédaient à des sacrifices d’enfants et d’animaux. Cf Découverte sur le site de Pampa la Cruz

L’économie était basée sur l’agriculture et la pêche. Ils cultivaient des produits tels que le maïs, les haricots, les patates douces et le coton, les fruits et des légumes.Ils avaient mis au point un système d’irrigation très abouti.

Les Chimù étaient réputés pour leur art et leur artisanat, notamment pour leurs céramiques, leurs textiles et leurs bijoux. Ils ont produit des objets en or et en argent de grande qualité, ainsi que des tissus magnifiquement tissés, qui étaient souvent utilisés pour les vêtements de l’élite dirigeante.

Les Chimù ont également construit d’impressionnantes structures en adobe, dont la plus célèbre est la cité de Chan Chan qui était la plus grande ville précolombienne en Amérique du Sud avec autour de 20.000 habitants. Parmi les autres cités il y avait Farfán, Pacatnamú, Manchán, Chicamita

Bas relief de poissons
Céramique Chimu
Manteau d’apparat chimu
Collier Chimu
fronde chimu
Statuette en or Chimu
Navire pour le transport de liquide
Oreillette chimu
Ornement Chimu en or
Pendentif Chimu
Bijou en or Chimu
Pot en terre cuite

Culture précolombienne d’Amérique du Sud – Avant les Incas – Culture Chachapoya-10/12- article n°A 72

La civilisation Chachapoya était établie , dans les Andes, dans la région d’Amazonas au Pérou entre le 9ème et le 15ème siècle de notre ère. C’est alors que le peuple Chachapoya qui signifie peuple des nuages, a été annexé par l’Empire des Incas.

La société Chachapoya était divisée en classes sociales, avec une élite dirigeante composée de chefs et de prêtres qui contrôlaient la plupart des ressources. Les Chachapoyas ont érigé pour les notables des tombes à flanc de falaise. Ils ont aussi construit des forteresses au sommet des collines. Ils embaumaient leurs morts. Les sites archéologiques de Kuelap, de Karajia de Revash. et de Gran Pajatén, de Laguna de los Cóndores. , Purum Llaqta, Cheto ne constituent qu’une faible partie des vestiges qui ont été investigués. Malheureusement les huaqueros, les pilleurs de tombes sont souvent passés avant les scientifiques.

Leur système d’irrigation complexe a permis de développer l’agriculture du maïs, des pommes de terre,des courges et des fèves. Ils ont produit des céramiques, des textiles et des objets en métal.

Forteresse de Kuelap
Site de Gran pajatén
Les sarcophages à flanc de falaise de Karajia
Chullpa de Revash
céramique
Céramique
Momie chachapoya
Textile peint

Culture précolombienne d’Amérique du Sud – Avant les Incas – Culture Chanca-9/12- article n°A 71

Le Peuple Chanca ou Chanka était actif dans la région de l’actuelle ville d’Apurimac. de 1200 à 1400 de notre ère. Il est né au moment de la disparition des Wari , Ils vivaient sur les territoires des provinces actuelles d’ Ayacucho , Apurímac et Huancavelica .

Un site archéologique important est situé à Sondor. Cependant les fouilles n’ont pas encore permis de découvrir le style de vie et des coutumes de ce peuple. L’architecture était comparable à celle de ses voisins. Constructions non élaborées en pierre, de temples et des lieux de pouvoir ainsi que des habitions circulaires.
Ils fabriquaient de la céramique , ils élevaient des lamas et cultivaient la pomme de terre, la mashua, l’olluco. le quinoa, la canihua.

On sait qu’ils ont été des guerriers redoutables. Mais finalement ils ont été vaincus lors de la Bataille de Yahyar Pampa en 1436 et intégrés à l’empire des Incas .

Site archéologique de Sondor
céramique chanca
Vase
Céramique



Culture précolombienne d’Amérique du Sud – Avant les Incas – Culture Sican-8/12- article n°A 70

La civilisation Sican encore appelée de Lambayeque s’est installée, sur le littoral péruvien entre 700 et 1375 de notre ère. Elle a succède à la Culture Mochica.

Le pouvoir politique est exercé par le roi qui représente les divinités. Il est assisté de l’élite dirigeante, les nobles, les prêtres et les guerriers. Les paysans et les artisans constituent la classe inférieure.Ils y a également des esclaves.

La religion tient une part importante dans la vie des cités. Leur panthéon est peuplé de dieux et de déesses représentatives du soleil, de la lune et de l’eau. Pour apaiser les Dieux des sacrifices humains étaient pratiqués.

Ils étaient essentiellement agriculteurs. Grâce à un système d’irrigation sophistiqué ils cultivaient le maïs, les haricots, les courges, les poivrons, les pommes de terre et les fruits tels que les mangues et les avocats.
Les artisans étaient regroupés en guildes. Ils travaillaient l’or, l’argent et le cuivre. Ils ont créé des masques funéraires, des pectoraux, des bracelets et des colliers. Ils fabriquaient aussi une poterie aux formes anthropomorphes et zoomorphes, généralement de couleur rouge foncé. Ils étaient aussi tisserands. Ils réalisaient des tissus aux motifs géométriques. Et aussi des représentation de la faune et de la flore, selon la technique de la brocarde

Ils ont édifié de grandes pyramides et autres structures cérémonielles. Ils ont créé des sculptures en pierre, des fresques murales et des gravures sur bois.Les thèmes sont généralement religieux mais ils peuvent représenter la vie quotidienne et de la nature.
Des fouilles archéologiques ont été faites sur les sites de Batán Grande, les pyramides de la vallée de Tucume. Les spécialistes ont émis diverses hypothèses sur les causes de la disparition de cette civilisation.

couteau cérémonial
Masque en or
Masque funéraire
Pyramide à Tucume
Coupe en or Sican
Vase au motif d’une divinité Sican
céramique aux deux oiseaux
Découverte d’une fresque
Personnage Sican
Porte charges
Tissus
Tuni – Couteau sacrificiel

Culture précolombienne d’Amérique du Sud – Avant les Incas – Culture Manteño– 7/12- article n°A 69

La culture de Monteño antérieurement appelés Guancavilcas ou Huancavilcas est présente dans la région côtière de l’actuel Équateur du 7ème au 16ème siècle de notre ère. Les études archéologiques sont assez récentes

C’est un peuple de marins et de pécheurs. Ils naviguaient sur des radeaux de balsa. Ils faisaient commerce de bijoux en or, en argent et en cuivre, textiles en coton et en laine, des vases et des figurines en céramique richement décorés, des pierres précieuses : turquoise, pierre verte le lapis-lazuli. Les plongeurs remontaient le Spondylus des sortes de coquilles Saint-Jacques

Ils cultivaient des fruits ainsi que le maïs , les arachides , les tomates et les courges . Ce peuple n’a laissé que peu de vestiges archéologiques. Ils ont subit subit par trois fois les assauts des Incas mais n’a jamais été battu. Cette civilisation a disparu avec l’arrivée des conquistadors.

Personnage Mantenõs
figurines anthropomorphiques
Grenouille
Porte vêtements
Poterie
Statuette
Récipient à forme humaine

Culture précolombienne d’Amérique du Sud – Avant les Incas – Culture Wari– 6/12- article n°A 68

Deux civilisations étaient voisines sur le littoral péruvien. Celles de Tiwanaku et celle de Wari. La civilisation Wari est une civilisation précolombienne active dans la région d’ Ayacucho au Pérou,entre le 6ème et le 11ème siècle de notre ère. Elle est contemporaine de celle de Tiwanaku.


Leur capitale était Huari à 2800 mètres d’altitude Il semble qu’un gouvernement centralisé , dirigé par le roi, et assisté par des gouverneurs régionaux supervisait l’administration locale. A noter qu’ils n’avaient aucun système d’écriture mais seulement, un système d’enregistrement de nœud, le khipu qui sera repris par les Incas. Les Wari adoraient le dieu Bâton . Ils semble qu’ils ne pratiquaient pas les sacrifices humains mais seulement d’animaux.

Les Huaris furent de grands bâtisseurs : ils implantèrent des cités dans plusieurs provinces, développèrent un système de culture en terrasses, du maïs et des tubercules. Ceci pour augmenter la productivité de l’agriculture dans les régions montagneuses. Ils avaient aussi développé un réseau routier dense. Ils avaient également une démarche expansionniste et belliqueuse..
Les archéologues relèvent de nombreux points communs entre les deux cultures notamment dans le domaine artistique. C’est le cas de la céramique et les textiles. Les Wari utilisaient l’or, le fer, le cuivre pour fabriquer des qiru , des bols, des bijoux, des masques de momies, des épingles de manteau et les figurines

Centre administratif de Pikillaqta,
Vase Wari
Céramiques Wari
Couvre chef Wari
Poterie Wari
Vêtement cérémonial
Médaillon royal
Monolithe Wari
vase décoré avec personnage
Plateau à priser
Pot en terre cuite
Urnes funéraires pour la nourriture
Site archéologique Wari
Guerrier Wari – Statuette en argent
Pièce de textile wari
Tissus d’une tunique
Vase Wari

Culture précolombienne d’Amérique du Sud – Avant les Incas – Culture Tiwanaku – 5/12- article n°A 67

Deux civilisations étaient voisines sur le littoral péruvien. Celle de Tiwanaku et celle de Wari.


La civilisation Tiwanaku ou Tiahuanaco du nom sa Capitale et centre religieux et politique
a été à son apogée de 600 à 1000 apr. JC. Elle dominait le sud des Andes centrales , dans le Pérou, la Bolivie et le Chili actuels, au sud du lac Titicaca. situé à 3800 mètres . Certains scientifiques qui parlent d‘Empire Twanaku sont contestés. En effet, il ne semble pas qu’un gouvernement centralisateur ait existé. Il y avait des colonies et une diaspora .Après sa disparition le peuple des Aymaras va en quelque sorte les remplacer entre 1000 et 1300 apr. JC. Le pôle principal de la civilisation était le site de Tiwanaku.

Faute de textes écrits, leur religion et leur organisation sociale et politique sont mal connues. Ils vénéraient Viracocha, le dieu créateur et Pachamama, déesse de la Terre et de la fertilité. Leurs cérémonies religieuses comportaient des sacrifices humains et d’animaux. Ils pratiquaient des déformations crâniennes.

Les scientifiques ne proposent que des hypothèses sur l’organisation sociale et politique. Ils pensent que le pouvoir était entre les mains des religieux. Mais l’on a pas mis à jour de tombes royales ou de dignitaires.

Les Tiwanakotas cultivaient le maïs, les pommes de terre et le quinoa. Ils élevaient des lamas.Ils produisaient des vêtements tissés, brodés et teints de couleurs vives. Ils fabriquaient des poteries ornées de motifs géométriques. Ils maîtrisaient le travail du verre, de l’or, de l’argent et du cuivre, avec des bijoux, des miroirs, des objets de culte.
Ils ont construit des temples, des palais en pierre ainsi que des murs défensifs. Ils disposaient d’un réseau d’irrigation sophistiqués. Leur architecture a influencé celle des Huari et des
Incas. Dans le domaine de l’art, les Tiwanakotas ont érigé des sculptures représentant des figures humaines.

Site archéologique de Tiwanaku
Porte du soleil en 1904
Porte du soleil restaurée
Céramique Tiwanaku
Masque Tiwanaku
Réceptacle anthropomorphe
Murs autour du temple de Kalasasaya
Bijou en or
Statue anthropomorphe.
statue incrustée d’un temple