L’art de l’aquarelle n° 68

Le n° 68 de l’art de l’aquarelle est disponible. Comme d’habitude il débute avec l’actualité des salons.et des artistes.

Puis on part à la Rencontre de : l’ukrainien Sergiy Lysyy,du malaisienLok Kerk-Hwang, du britanniqueGraham Dean, des l’américain Kate Aubrey, Jack Dorsey, Frank Spino, Rick Surowicz, Andrea Walker, Carol Z. Brody, Karen Leigh, du sino-américain Zheng Feng.

Et aussi, d’un album (portfolio in english) consacré encore au sino-américain Yong Wang. Et pour terminer « Simplifier une peinture grâce à une composition forte par Margaret Merry

J’observe que » l’Art de l’Aquarelle » n° 68 devient une contre-marque de« The Art of Watercolour » number 61 !!! Ce n’est donc pas étonnant que presque tous les artistes présentés sont anglophones §

Les vœux de Masmoulin pour l’année nouvelle

Meilleurs vœux 2026

Art Recognition, vous connaissez ?

Art Recognition est une startup suisse basée à Adliswil dans le canton de Zurich et créée en 2019. Elle a développé un système utilisant l’ intelligence artificielle en abrégé l’ I.A. pour réaliser l‘authentification des œuvres d’art. La société a établi son process en liaison avec le Center of Art Law de New-York

Jusque très récemment ce travail d’authentification était réalisé par un expert, membre de la Cedea ou de la Cecoa ou expert de Justice comme Gilles Perrault. Cette mission d’ l’authentification d’une œuvre peinte comporte plusieurs étapes : Analyse visuelle et stylistique avec , les couleurs, la composition et bien entend la comparaison avec d’autres œuvres de l’artiste, ainsi que la mouvance où il se situait . Mais aussi les techniques, les pigments, les toiles, les papiers, les encres utilisés par rapport à l’époque où l’œuvre a été peinte. Pour ce faire sont utilisées des technologies modernes, comme la spectrométrie ,les rayons X ou encore la réflectographie infrarouge L’expert va également reconstituer l’historique de l’œuvre avec ses propriétaires successifs.

Art Recognition affirme que l’apprentissage de son système d »I.A par la technique du reinforcement-learning (apprentissage par renforcement ) et de la récompense permet de vérifie l’authenticité d’une œuvre d’art à partir d’une simple photographie.

Une seule photographie, c’est aller un peu vite. L’authentification d’une œuvre notable exigée pour des enchères publiques, la vente ou l’achat par un collectionneur, une instance muséale, va nécessiter un apprentissage du système et donc nécessiter une documentation bien plus importante.Pour l’authentification , du reste contestée, d’un dessin de Dürer en 2024 par Art recognition, l’IA a été entrainée à l’aide de 144 dessins d’ Albrecht Dürer (1471-1528)

En fait, je pense que l’entreprise, en ne demandant une simple photo de l’œuvre vise Madame et Monsieur Tout-le-monde qui ont trouvé dans l’héritage de la tante Cunégonde un tableau qui a peut-être une grande valeur.

La firme suisse prend ses précautions en précisant : « Le cadre pour une utilisation responsable de l’IA dans l’authentification des œuvres d’art définit les règles directrices de bonnes pratiques fondées sur la transparence, la responsabilité et la collaboration humain-IA. Il garantit que les systèmes d’IA complètent et non remplacent, l’expertise traditionnelle, en exigeant une description méthodologique claire, l’implication d’experts et une adaptation continue aux évolutions technologiques et juridiques.

Ceci bien opportunément ménager ses rapports avec les experts. Mais comme le titre Telerama « L’intelligence artificielle peut-elle vraiment authentifier des peintures ? La bataille des experts en art est ouverte ».. L’une des confrontation a été faite récemment à propos du Joueur de luth, Attribué à Caravage contre l’avis des experts qui le considéraient comme une copie

Le joueur de luth attribué à Caravage Collection. Badminton House, Gloucestershire •

Gerhard Richter à la Fondation Vuitton

La Fondation Louis Vuitton présente
une importante rétrospective consacrée à
Gerhard Richter
Jusqu’au 2 mars 2026

Gerhard Richter , né à Dresde le 9 février 1932, est un artiste peintre allemand dont l’œuvre est reconnue, depuis les années 1980,Peintre polymorphe, il aborde des sujets figuratifs mais aussi simultanément des œuvres abstraites.

La Fondation Louis Vuitton, lui consacre une rétrospective inédite par son ampleur et sa temporalité. Elle réunit près de 300 œuvres réalisées entre 1962 à 2024. Ce sont des peintures à l’huile souvent de grand format, des sculptures en acier et en verre, des dessins au crayon et à l’encre, des aquarelles et des photographies peintes souvent floutées.

Gerhard Richter en 2017
Gerhard Richter – Carotte
Gerhard Richter – Ema
Gerhard Richter – Gudrun
Gerhard Richter – , Kerze [Bougie], 1982
Gerhard Richter, – Lesende
Gerhard Richter – Lilas
Gerhard Richter
Gerhard Richter – La visitation d’après le Titien
Gerhard Richter – Betty .

Le n° 184 de Pratique des Arts est paru

Le numéro 184 de Pratique des Arts débute par la vie des arts notamment des salons. Puis est présenté un dossier technique sur lessédimentations à l’aquarelle avec Yesul Gozukara
(cf. démo) & Joël Simon & Dario Percy CCallo (cf. vidéo).

Rencontres avec les huilistes Rosso Emerald Crimson & Adam Clague & la dessinatrice Estelle Béal & les aquarellistes Abel Antonysamy et John Hoar & les pastellistes Bruce Gomez & Ian Rawling & l’acryliste Florence Tedeschi. L’aventure de la création avec les sculptures raku de Laurent Yvelin.
C’est aussi les 20 ans de la création de la Société des aquarellistes de Bretagne.

Il y a aussi l’habituel Guide pratique avec Jean-Martin Vincent qui teste 4 marques de crayons de couleur = Toujours avec les crayons Corinne Vuillemain réalise un martin-pêcheur = puis les instantanés à l’aquarelle d’ Helen Ström & les scènes d’intérieur à l’huile alla prima par Nicolas Barabé = les pastels de BF Reed & d’ Alexandre Gosse = des élèments d’anatomie et de morphologie par Kere Dali.
Dans ce Guide pratique ont été glissées une promotion des aquarelles et gouaches de Sennelier faite par Jean-Yves Salomon


Le paysage et les arts visuels. 2/.. Pendant la Renaissance

Pendant la Renaissance, le paysage s’émancipe lentement du rôle secondaire qu’il occupait depuis le Moyen Âge. Dans les tableaux religieux ou mythologiques, il n’est plus seulement un décor : il devient un espace où s’expriment la lumière, la perspective et le sentiment du monde. Les artistes redécouvrent la nature comme un lieu d’harmonie, où l’ordre géométrique du regard humain rencontre la beauté de la création.

L’art du paysage pendant la Renaissance s’est construit autour d’histoires bibliques, mythologiques et historiques. À cette époque, très peu d’artistes font du paysage le sujet principal de leurs œuvres. Il est toujours en arrière-plan. Les avancées mathématiques de l’époque ont profondément touché la peinture de paysage. En effet, les multiples découvertes mathématiques et scientifiques ont apporté une meilleure compréhension de la perspective et de la proportion, ce qui a radicalement transformé les représentations de paysage .

La peinture de paysage a été reconnue officiellement comme genre artistique au 16e siècle, se plaçant aux côtés de la peinture d’histoire, du portrait, de la peinture de genre et de la nature morte. Malgré ce titre, le genre du paysage va encore rester insignifiant, jugé inférieur aux autres genres plus traditionnels et académiques. . Mais une fois encore, le paysage est au second plan, laissant le récit mythologique de Charon et les Enfers au premier plan.

En Italie, les innovations techniques changent tout. L’invention de la perspective linéaire au XVe siècle permet aux peintres d’organiser l’espace de façon cohérente : la profondeur du paysage devient un instrument de composition. Chez Piero della Francesca, Giorgione Léonard de Vinci ou le Pérugin, le ciel et les collines ne sont plus des motifs symboliques, mais des plans vivants où la lumière modèle le relief.

Mais la nature reste encore « idéale ». Elle reflète un équilibre mathématique, presque spirituel. On cherche moins à reproduire un lieu réel qu’à évoquer une perfection du monde — un ordre harmonieux entre l’homme et la terre.

Dans le Nord, la vision est différente. Les peintres flamands, attachés à la précision du détail, développent un regard empirique et concret. Joachim Patinir est souvent considéré comme le premier véritable « peintre de paysage » : ses tableaux, comme Le Repos pendant la fuite en Égypte, montrent des vallées et des rivières vues depuis un point de vue élevé, où la scène religieuse semble presque se perdre dans l’immensité du monde. Pour la première fois, le regard du spectateur est invité à se promener dans la nature. Il faut citer Pieter Bruegel l’Ancien, Jérôme Bosh sans oublier l’allemand Albrecht Dürer .

Albrecht Dürer – Etang
Albrecht Dürer – Paysage
, Joachim Patinir Fuitre en égypte
Joachin Patinir -Saint Jérôme
Pieter Breughel -Les chasseurs dans la neige
Pieter Breughel -La pie et le gibet
Le Pérugin
Léonard de Vinci
Piero della francesca – Nativité
Jérôme Bosch – Le jardin des délices
Giorgione

Arts & Visage – 99/100 – Le portrait en Thaïlande, aux Philippines, en Indonésie et au Japon

Aux Philippines, en Thaïlande et en Indonésie, le portrait contemporain décentre l’idée classique de « ressemblance », pour interroger l’identité (individuelle, collective, économique, technologique). Beaucoup d’artistes combinent héritage (motif local, tradition picturale, culture populaire) et formes contemporaines (pop art, numérique, surréalisme).Le visage est souvent le lieu d’une critique : de la consommation en Thaïlande, de la technologie/robotisation aux Philippines, de la posture coloniale ou de l’ethnicité en Indonésie,

Le portrait japonais contemporain s’inscrit dans une histoire complexe où le visage a longtemps été perçu non comme le reflet d’un individu singulier, mais comme un signe social et spirituel.e comme miroir de la société. Dans un Japon marqué par la pudeur et la discrétion, la question du visage devient presque métaphysique= Le portrait contemporain japonais ne se limite donc pas à la représentation d’un visage : il devient trace, réseau, empreinte de la présence.
Les principaux portraitistes reconnus sont
Aux Philippines Andres Barrioquinto =Roderick Macutay = Wawi Navarroza = Yasmin Sison Ching =Jef Cablog
En Thaïlande Tawan Wattuya = Knakorn Kachacheewa = Padungphon Rincom = Tarat Laokwansathit =Dusit Pimchangtong
En Indonésie Agus Suwage =Christine Ay Tjoe= Icha Setiawan =Fariza Abdurrazaq
Au Japon les photographes Nobuyoshi Araki ( Cf. Guimet)= Rinko Kawauchi=Hiroshi Sugimoto les peintres Yasumasa Morimura = Makoto Aida = Fuyuko Matsui =Tomoko Sawada =Toshiko Okanoué = Naoya Hatakeyama =Toshio Shibata =Chiharu Shiota

Agus Suwage
Andres_Barrioquinto
Chiharu_Shiota
Christine Ay Tjoe
Dusit Pimchangtong
Fuyuko Matsui
Hiroshi_Sugimoto – Victoria queen
Roderick Macutay -Idole
Makoto_Aida
Naoya Hatakeyama =
Rinko Kawauchi
Padungphon Rincom
Tawan Wattuya
Toshio Shibata
Wawi Navarroza
Yasmin-Sison-Ching

Arts & visage -96/.. Les réalités mixtes et immersives et le portrait

Au tournant du XXIᵉ siècle, l’art a quitté la surface des toiles et l’écran plat pour s’aventurer dans des espaces immersifs, interactifs, parfois vertigineux. De nouveaux concepts et techniques ont vu le jour.On parle de réalités mixtes et immersives identifiées par des sigles obscurs pour les non initiés :XR / VR / AR Art.

Le terme XR extented reality ou réalité étendue, désigne un continuum d’expériences mêlant le monde physique et le monde virtuel. Dans la VR vitual reality ou réalité virtuelle, l’utilisateur est plongé dans un univers totalement numérique, souvent à l’aide d’un casque, isolé de la réalité tangible. Avec l’ AR augmented reality ou réalité augmentée, le réel subsiste mais se voit enrichi d’éléments virtuels visibles via un écran ou des lunettes : images 3D, sons, textures, visages animés. Enfin la MR mixed reality ou réalité mixte, enfin, permet une interaction dynamique entre objets réels et entités virtuelles, comme si les deux mondes coexistaient.

Ces technologies, longtemps réservées aux laboratoires ou aux jeux vidéo, deviennent aujourd’hui des outils d’expression artistique. Les artistes explorent aujourd’hui ces nouveaux territoires . Ce nouveau champ créatif brouille les frontières entre réel et virtuel, ouvrant la voie à un art où le spectateur devient acteur, où l’œuvre se déploie dans l’espace, et où le portrait se transforme en expérience sensorielle et identitaire.

Depuis la Renaissance, le portrait a cherché à capturer plus qu’un visage : une présence, une âme, une relation entre le regardeur et le regardé.Avec la XR, ce dialogue se complexifie. Le portrait n’est plus un objet fixe, mais un espace d’expérience. Il peut réagir à la présence du spectateur, changer d’expression, se déformer, se recomposer dans le temps et dans l’espace.

L’artiste Alexa Meade, connue pour peindre directement sur les corps afin de “transformer le réel en tableau vivant”, a collaboré avec les équipes de Google pour transposer ses œuvres en réalité augmentée. Ses portraits peints deviennent alors des entités mouvantes, flottant dans un espace 3D où l’on peut se déplacer.

Dans une autre veine, ONISHI Akio, au sein de la plateforme NEWVIEW, a conçu des visages hybrides issus de photographies, de textures numériques et de peinture. Ses portraits sont à la fois humains et abstraits, oscillant entre identité et effacement, entre chair et données.

Certains projets vont encore plus loin : dans Soul Paint (Studio Hatsumi, primé à SXSW 2024), les participants peignent littéralement avec leurs émotions à travers un dispositif immersif. Le “portrait” devient ici une trace énergétique, une projection sensible de l’intériorité.

Le portrait XR interroge notre rapport à la représentation de soi. Dans ces espaces virtuels, le visage peut être scanné, transformé, cloné ou augmenté. Le spectateur peut se retrouver à l’intérieur de son propre portrait, ou face à une version altérée de lui-même.

Les œuvres de Laura Splan, par exemple, explorent les croisements entre biologie, science et réalité étendue. Ses installations immersives transforment des données corporelles en formes mouvantes et lumineuses, donnant au corps une dimension à la fois poétique et algorithmique. De même, les artistes qui utilisent des casques VR ou des dispositifs AR questionnent la présence numérique : qu’est-ce qu’un visage, quand il peut être effacé, multiplié, projeté ? Loin de l’idéalisation classique, ces portraits deviennent des avatars d’émotions, des empreintes de présence.

Cet art émergent soulève des enjeux multiples :Techniques, car les œuvres dépendent de dispositifs coûteux et fragiles (casques, moteurs 3D, plateformes).=Esthétiques, car il faut apprendre à composer non plus sur une surface mais dans un espace immersif.Éthiques, enfin, puisque l’image du visage humain devient une donnée manipulable, enregistrée, voire commercialisable. Pourtant, cette fragilité est aussi la beauté du médium : le portrait XR vit dans un présent perpétuel, instable, toujours en train de se recomposer.

À travers la XR, l’art du portrait s’ouvre à une autre dimension : celle du temps vécu et de l’expérience partagée.L’artiste ne capture plus un instant figé, mais met en scène une rencontre. Le visage, l’émotion, la trace deviennent des flux, des présences éphémères que la technologie rend palpables. Ainsi, de la peinture à la réalité étendue, une même quête persiste : celle de l’humanité du regard — qu’il soit projeté sur une toile ou suspendu dans l’espace numérique.

Outre Alexa Meade = Onishi Akio = Laura Splan –Jan Torpus on dénombre d’autres artistes, en France comme : Jan Miguel Chevalier Nicole Stenger =Mélanie Courtinat =Alice Anderson =Lucid Realities =Arnaud Desjardins, Priam Givord, Thomas Villepoux et ailleurs dans le monde Jordan Wolfson =Hito Steyerl

Lucid realities – Casque de réalité virtuelle
Alexa Meade
Alexa_Meade
Akio Onishi – Fiction #13
Soul Paint
Jan Torpus
Mélanie Courtinat – Des empreintes sur la grève
Jan Miguel Chevalier
Miguel Chevalier – L’origine du monde

Arts & Visages -65/..Le post-impressionnisme – Généralités

À la croisée du XIXᵉ et du XXᵉ siècle, le post-impressionnisme marque une transition décisive dans l’histoire de l’art. Ce courant, apparu dans les années 1880, n’est pas un mouvement structuré au sens strict, mais plutôt une nébuleuse d’artistes unis par une volonté commune : dépasser les limites de l’impressionnisme. Tout en conservant une part de son héritage – notamment l’intérêt pour la couleur et la lumière – les post-impressionnistes revendiquent une plus grande subjectivité, une construction plus rigoureuse de l’image, et une liberté expressive accrue.

L’impressionnisme, avec Monet, Renoir ou Sisley, avait révolutionné l’art en captant la fugacité des instants et les vibrations lumineuses. Mais certains peintres ressentent vite les limites de cette approche « sensible » : trop tournée vers l’extérieur, pas assez introspective, trop éphémère, pas assez structurée.

Le post-impressionnisme surgit donc comme une réponse : Paul Cézanne cherche à donner de la solidité au monde visible à travers une géométrie sous-jacente. Vincent Van Gogh, lui, explore la puissance expressive de la couleur et du trait pour traduire ses émotions profondes. Paul Gauguin s’oriente vers le symbolisme, l’art primitif et les mondes lointains. Quant à Georges Seurat, il introduit une rigueur scientifique avec le pointillisme.

Ce qui frappe dans le post-impressionnisme, c’est sa diversité. Il ne s’agit pas d’une école homogène, mais d’un ensemble d’expérimentations solitaires, toutes animées par un même désir : redonner à la peinture sa profondeur spirituelle, intellectuelle, émotionnelle.

Cette mouvance que l’on appelle aussi le néo-impressionniste va concerner notamment le pointillisme ou  divisionnisme, le symbolisme, les nabis, lr synthétisme.C’est le critique d’art britannique Roger Fry qui en 1909 va ainsi qualifier ces différents mouvements qui à partir de 1880 remettent en question l’approche impressionniste.

Le post-impressionnisme prépare l’avènement de la modernité picturale. Les grands mouvements du XXᵉ siècle – cubisme, fauvisme, expressionnisme, abstraction – puisent leurs racines dans cette phase de transition.

Arts & Visages – 60/.. – Portrait chez les préraphaélites.

Le mouvement préraphaélite est essentiellement britannique, Il naît en 1848 avec la fondation de la Pre-Raphaelite Brotherhood (PRB) Leur idéal : revenir à la sincérité, la précision et l’intensité de la peinture médiévale et du début de la Renaissance.

Les préraphaélites peignent des portraits réalistes, poétiques, mystérieux, sensuels de grande précision. Les personnages sont idéalisés en référence à la mythologie, à la bible, à la littérature.

Ont appartenu à cette mouvance Dante Gabriel Rossetti =John Everett Millais , = William Holman Hunt =Edward Burne-Jones= Ford Madox Brown= Frederick Sandys =Marie Spartali Stillman. Leurs modèles les plus célèbres ont été Elizabeth Siddal,(peintre et modèle) Jane Morris, Fanny Cornforth.

Ce mouvement va inspirer les symbolistes comme Fernand Khnopff et Gustave Moreau. Les Nazaréens en Allemagne ou encore Tranquillo Cremona, italien de la Scapigliatura. ET aussi dans l‘art nouveau Aubrey Beardsley ou Gustav Klimt. Par contre il n’y a aucune connexité avec les Nabis et Arts & Crafts

Dante Gabriel Rossetti – La maîtresse de Fazio
Millais_john_Everett – Jeune fille en bord de la mer
William Holman Hunt – Femme dans son intérieur
Edward Burne-JonesLady Frances Balfour
Ford Madox Brown – Portrait de son épouse Emma
Frederick Sandys, – Mirande
Marie Spartali Stillman.- Jeune femme à la colombe
Elisabeth Siddal – Autoportrait

Brueghel & Van Balen, artistes & complices au Musée de Flandre à Cassel

Le Musée de Flandre à Cassel (Nord)
présente jusqu’au 28 septembre 2025
Brueghel & Van Balen, artistes & complices

Jan Brueghel l’Ancien (1568-1625) dit Brueghel de velours est dernier fils du grand Pieter Bruegel l’Ancien (1535-1569),est un peintre baroque flamand. Orphelin à un an, il est initié à la peinture par sa grand-mère, la miniaturiste, Marie de Bessemers, veuve de Pieter Coecke van Aelst. Grace à un sens de la couleur et à une touche précise il est spécialiste des paysages, des fleurs, des fruits et des animaux,


Une amitié étroite l’unissaut à Pierre-Pau Rubens. Mais il était aussi très proche de son ami, élève , collaborateur et voisin Hendrick van Balen, Cet artiste aujourd’hui méconnu eut pourtant une brillante carrière. Il a peint des retables d’églises et des tableaux plus intimistes prenant pour sujet la mythologie ou la Bible. Très souvent les deux amis, intervenaient sur une même oeuvre, Brueghel se chargeait du paysage, des fleurs, des fruits, des petits animaux et Van Balen des personnages.

L’actuelle exposition du Musée de Flandre met à l’honneur le fruit de la relation nouée entre les deux artistes.

Jan Brueghel l’ancien – La bataille d’Issus
Brueghel & Van Balen -Allégorie des cinq sens
Brueghel & Van Balen – Banquet
Hendrick van Balen – Europa_maitrisant un taureau
Brueghel l’ancien – l’Adoration des mages

Pratique des Arts n°181

Le n° 181 de Pratique des Arts s’ouvre sur la rubrique consacrée aux des salons et aux expositions muséales. Suit un dossier sur trois approches du portait par Jane Beata à l’aquarelle, Ilene Gienger au pastel et Oliver Sin au fusain.

Voici les rencontres avec les huilistes Carol Maguire et Sheila Davis de Ray Balkwill et Didier Valhère , James Bartholomew adeptes de la technique mixte, l’aquarelliste Birgit O’Connor. sans oublier Tida Anaibar qui peint des animaux avec du café, liquide ou solide. C’est original, mais elle aurait le même résultat si elle utilisait du brou de noix.

Et pour compléter le carnettiste Fabien Denoël, par ailleurs les Urban Sketchers sont mis à l’honneur, en marge de leur 12ème rencontre qui se déroulera à Lyon les 7,8 et9 juin 2025.

Il y a aussi un reportage de 4 page, quel privilège !, du futur salon de Saint-Yrieix-la-Perche, qui va se tenir du 19 juillet au 27 août 2025. Ainsi qu’un publi-reportage de la marque Lefranc-Bourgeois qui met en avant deux artistes, qui bien entendu utilisent ses produits : Agnès Cecile et Kelly Anna

Et pour terminer l’habituel « guide pratique » avec les tests par Jean-Marie Vincent, des aquarelles Horodan naturals de Schmincke = Un port de Marseille à l’aquarelle par Jean-François Arnaud = une pochade à l’aquarelle et à la gouache de Sennelier par Jean-Marie Salanson = toujours à l’aquarelle le carnet de voyage de Sandra Roussy-Menia = des musiciens à la peinture acrylique par Daniel Germain = une jaguar jaune , croquis coloré par Sylvain Cnudde = la gravure sur Tetra Pak par Florence Tedeschi = peindre des coquelicots rouge pourpre par Estelle Léa S.

Festival d’aquarelle de La Louvière

Vous le savez sans doute Aquareliege a quitté la ville de Liège pour s’installer à La Louvière dans la province du Hainaut. Elle change de nom est devient Louvaquerel.

L’évènement 2025 se tiendra à Louvexpo du 28 au 31 août 2025.
Voici la liste des artistes sélectionnés :
Donna Acheson-Juillet =Emilian Alexianu = Sébastien Alibert = Pierre Alix = Christine Anon= Françoise Anrys = Sahel Ardi Sahel = Diana Avramova =Geniève Babe= Frédéric Bage = Ingrid Barviau Ingrid = Sofia Becherucci = José Beghein = Marie-Bernadette Beguin = Christine Berlinson-Esser = Evelyn Bernardi = Anne-Christine Bertrand = Laurence Biren Béatrice Bougard = Vincent Bourdin = Dorota Bousquet = Michel Calembert = Jean-Marie Cambier =Cao Beian = Marc Capelle = Claude Carretta = André Cauwbergs = Petru Ceban = Elsa Charalampus Elsa = Marie-Pierre Chevalier = Godelieve Claes = Marie-Line Clippe = Valerio Codogno = Fabienne Corbisier = Christine Crehalet = Christian Dache = Pierre Damman Pierre = Rita Dauchot = Jonathan De Cesare = Madeleine Defawes = Frans Dejonghe = Sonia Delhaye = Babette Delire Mattart = Carine Delporte = Véronique Delvigne = Christiane Denayer = Viviane Dermon = Erica De Vlamynck = Philippe De Winter = Brigitte Donazar = Béatrice Dor = Laurence Douilly= Velérian Dumas =Marie-Paule Dupuis = Michel Dt = Martine Dutilleul = Jorge Escalante Vinces = Monique Toubon =Sara Farokhi = Agnès Gautier = Véronique Génot = Martha Georgieva = Denis Gille= Christiane Gilmont = Stéphanie Glibert = Liliane Goossens = Marie Got = Sylvie Griselle =Annie Guns Annie = Bernadette Hanquet = Roland Henrion = Gaelle Houvenaghel Crevecoeur = Marie-Francoise Ingels = Eliane Joosten = Alisa Kalinova =Muhammad Khalid = Michel Laasman = Patrick Laureys = Dominique Lecot = Marie Lejeune = Christelle Lesire = Shanti Lizon = Christine Louzé = Anick Malotaux = Françoise Mathot = Eric Mercier = Carine Minguet = Béatrice Morel= Joseph Mottoul = Sylvie Naro = Paul Nellens = Jeanne de Chantal Nyckees = Théo Otté Theo = Roland Palmaerts = Christine Panier = Elodia Pasuch = Jozef Peeraer= Yves Perron =Caroline Peters = Georgios Politiss Slawa Prischedko = Viktoria Prischedko = Annick Ranwez = Chantal Reinbold = Alain Riquier = Jean Rivière = Carine Roland = Andrée Rossion = Katerina Safentevskaia =Olivier Salembier = Jean-Louis Sayes =Jean-Paul Schifrine = Isabella Scucchia = Pierre Sentjens Yves Signor = Monique Simonet = Catherine Sommelette = Cécile Souris = Béatrice T Kint Lambinet Béatrice = Olivier Surin = Fernand Thienpondt =Adriana Toso-Schulze = Tejo Van Den Broeck = Lucas Van Raemdonck = Martine Verhaegen = Angélique Verleyen = Véronique Vrijdag = Sandrine Wagner =Jessica Wannyn Jessica =Wen Ming Xin.

Arts & Visages – 30/.. Le portrait néoclassique en France

Le mouvement néo-classique émerge vers 1750 dans l’Europe des Lumières. Il s’inscrit d’abord dans un large rejet du style rococo. Il est contemporain et consécutif de la vogue du Grand Tour ainsi que de la découverte des sites romains de Pompéi et d’Herculanum. Son apogée se situe vers 1780 jusqu’à 1800. Il s’applique à l‘architecture mais aussi à la peinture dans une grande partie de l’Europe. L’initiateur du mouvement était l’allemand Johann Joachin Winckelmann

Le portrait néo-classique en France, s’inscrit dans un mouvement artistique plus large inspiré de l’Antiquité gréco-romaine. Il se caractérise par une représentation épurée, une composition rigoureuse et un souci de vérité psychologique. Les artistes néo-classiques cherchent à exprimer la dignité, la moralité et l’intelligence de leurs modèles.

Les portraits adoptent une structure stable, avec une pose digne et souvent frontale ou de trois-quarts. L’usage de contours nets et d’un dessin précis prévaut sur l’effet pictural et les touches visibles. Les couleurs sont souvent sobres, dominées par des tons terreux et des drapés inspirés de l’Antiquité. L’émotion est contenue, traduisant une noblesse d’âme et une grandeur morale.

Les peintres de cette époque sont réputés pour la Peinture d’Histoir Cependant un certains nombre ont également été des portraitistes réputés avec notamment Marie-Guillemine_Benoist =William_Bouguereau = Élise Bruyère= Marie-Gabrielle_Capet =Jacques-Louis_David = Joseph-Siffred Duplessis =François Gérard= Anne-Louis_Girodet = Antoine-Jean_Gros =Pierre-Narcisse_Guérin=Dominique_Ingres =Jérôme-Martin_Langlois Nicolas_Antoine_Taunay = Marie-Denise_Villers.

Anne-Louis_Girodet-Trioson – Chateaubriand
Marie-Gabrielle Capet – Portrait de Marie-Joseph Chenier
François Gérard – – Juliette Récamier
Jacques-Louis David – Napoléon 1er en costume du sacre
Jacques-Louis David – Portrait inachevé de Bonaparte
Pierre-Narcisse Guerin – Jeune fille en buste
Jacques-Louis David – Portrait de Madame Verninac
Anne-Louis Girodet -Jean-Baptiste_Belley
Joseph-Siffred_Duplessis – Portrait de Louis XVI
Marie-Gabrielle Capet- Françoise de Châlus
Nicolas_Antoine Taunay – Portrait de la Marquise de Belas
_Marie-Guillemine_Benoist – René_Delaville-Leroulx
William Adolphe Bouguereau – Elise Brugère



Arts & Visages – 25/.. Le portrait Rococo en France

Le style rococo qui succède à la période baroque se diffuse à travers l’Europe entre 1725 environ et la révolution française. Langage d’une époque consciente de sa gloire à jamais passée et de son déclin, l’image rococo refoule les angoisses d’une société sous des apparences de légèreté, de gaieté, de lumière et de transparence. L’attention est à la fuite loin du réel devenu dérangeant, faute d’avenir certain. L’illusion est le maître mot du courant. A la fin du siècle le rococo s’effacera pour laisser place au néoclassicisme et au romantisme.

Le Rococo est souvent appelé en France, style rocaille ou encore style galant, se développe en France pendant la Régence puis le règne de Louis XV (1710-1774). Il est dit finissant sous le règne de Louis XVI

Ce style, caractérisé par son raffinement, son exubérance et ses couleurs pastel, a influencé différentes formes d’art, notamment la peinture et, en particulier, le portrait.

Le portrait rococo se distingue par ses couleurs claires et lumineuses qui contrastent avec les tonalités plus sombres du Baroque. Les artistes représentent avec précision les tissus soyeux, les dentelles et les bijoux. Les sujets sont souvent représentés dans des poses naturelles et détendues. les portraits mettent en avant la délicatesse et la douceur des modèles, souvent dans des cadres bucoliques ou domestiques.

En France les principaux portraitistes du style rococo ont été Pierre Antoine Baudouin =François Boucher, = Jean Siméon Chardin =Jean-Honoré Fragonnard= Jean-Baptiste Greuze (*) =Maurice Quentin de La Tour= Jean-Etienne Liotard = =Carle Van Loo, = Jean-Marc Nattier =Jean-François de Troy,, = Élisabeth Vigée-Lebrun = Jean-Antoine Watteau

Antoine Watteau – Pierrot ou Gilles
Antoine Wateau – L’embarquement pour Cythère
François Boucher – Madame de Pompadour
Élisabeth Vigée Le Brun – Marie-Antoinette d’Autriche – Reine de France
François Boucher – l’Odalisque brune
(voir aussi l‘odalisque blondeMarie-Louise Murphy)
Jean-Siméon Chardin – La fillette au volant
Jean-Siméon Chardin – La ratisseuse de navets
Jean-Honoré Fragonard – Le verrou Scène d’Amour ou de Viol
Jean-Marc Nattier – Catherine 1ère de Russie
François de Troy – Portrait d’ Adelade de Savoie
Maurice Quentin de la Tour – La Cantatrice Marie Fel (*)
Carle-van-Loo – Marie Leszczinska, reine de France
Maurice Quentin de la Tour – Maréchal Herman Maurice de Saxe
Jean-Baptiste Greuze – Mme Greuze – lavis d’encre de Chine
Jean-Etienne Liotard – Portrait d’un Grand Vizir de l’Empire ottoman

Arts & Visage – 23/.. Portraits baroques de l’age d’or de la peinture néerlandaise

L‘Age d’or de la peinture néerlandais d’épanoui au cours de ce que l’on a appelé le siècle d’or des République des Sept Provinces-Unies des Pays-Bas, correspondant à l’actuel royaume des Pays-Bas alors première puissance économique. Cette approche artistique est contemporaine de la peinture baroque flamande mais s’en distingue. Parmi les nombreux genres qui se sont développés à cette époque, le portrait occupe une place prépondérante, reflétant à la fois les mutations sociales et les ambitions individuelles.

Contrairement aux cours européennes où l’art était largement soutenu par l’aristocratie et l’Église, les Provinces-Unies étaient dominées par une bourgeoisie marchande prospère. Le portrait devient un moyen privilégié pour cette nouvelle élite d’affirmer son statut, sa richesse et son influence. Banquiers, marchands, médecins et magistrats commandent des portraits qui célèbrent leur réussite et leur moralité.

Les peintres néerlandais, influencés par l’art baroque flamand, cherchent à rendre avec une précision extrême les détails des visages, des vêtements et des objets, renforçant ainsi l’individualité de chaque modèle. Dans un contexte religieux dominé par le calvinisme, les portraits évitent toute exubérance et privilégient des compositions simples, des poses dignes et des arrière-plans sobres. Les accessoires, tels que les livres, les gants ou les globes, ne sont pas choisis au hasard. Ils véhiculent des messages sur la profession, la vertu ou la piété du modèle.

Une particularité du portrait néerlandais du XVIIe siècle réside dans le développement du portrait de groupe. Ces grandes compositions commandées par des guildes, des milices ou des institutions civiques mettent en scène plusieurs personnages dans une disposition souvent dynamique.

Les principaux portraitistes sont Johannes Vermeer = Frans Hals =Rembrandt =Jan Steen =Frans Hals ==Jan de Bray=. Thomas de Keyser, Bartholomeus van der Helst et Ferdinand Bol= Judith Leyster,=Jan Lievens et aussi Willem Pietersz. Buytewech, Adriaen van Ostade=. =Jan Miense Molenaer,=t Gérard Dou, Gabriel Metsu, Frans van Mieris l’Ancien et son fils Willem, Godfried Schalken et Adriaen van der Werff.=t Nicolas Maes, Gerard ter Borch et Pieter de Hooch, = Jan van Goyen et Willem Kalf, = Abraham Bloemaert et Joachim Wtewael = Adam Elsheimer =Pieter Lastman, Jan et Jacob Symonsz. Pynas =Abraham Bloemaert, Gerrit van Honthorst, Jan Steen et Paulus Bor,Hendrick ter Brugghen, Gerrit van Honthorst et Dirck van Baburen=. Gérard de Lairesse = Govert Flinck

Vermeer – Jeune fille à la flute
Vermeer – Maitresse et servante
Vermeer – Femme au chapeau rouge
Vermeer -La laitière
Frans_Hals – Sara Andriesdr épouse de Michel Jansz van Mierevelt
Jan de Bray – Portrait d’une jeune femme
Thomas de Keyser – Portrait de femme
Judith Lester – Joyeux buveur
Jan Lievens – Jeune homme à la robe jaune
Frans Hals – Portrait de René Descartes
Bartholomeus van der Helst – Banquet de la garde civile d’Amsterdam
Ferdinand Bol – Guilde des marchands de vin
Willem_Pietersz._Buytewech – Joyeuse compagnie
Adriaen can Ostade – Portrait de famille
Jan Miense Molenaer – Une famille de musiciens

Calendrier des évènements de l’Aquarelle – Année 2025

Les expositions et salons d’aquarelles sont comme les entreprises du secteur économique. Elles se créent deviennent pérennes ou disparaissent après quelques évènements. C’est ce que l’on peut constater en comparant la teneur de ce calendrier avec ceux que je publie chaque année depuis 15 ans. A noter que certains sites des organisateurs ne sont que tardivement mis à jour.

Salons « prévus  » en 2025
7ème biennale des Aquarellistes-en-nord du 18 janvier au 22 février 2025
11ème salon de Vincennes du 7 au 15 février 2025
Salon du dessin et de la peinture à l’eau 18 au 22 février 2025
Salon de Saint-Florent sur Cher 1er au 16 mars 2025
Salon Aquasol du 29 mars au 6 avril 2025
Salon Alizarines de L’Haÿ-les-Roses 8-9 et 10 avril 2025
35ème Salon d ‘Uckange du 5 au 21 avril 2025
Biennale de Saint-Cyr-sur-Mer du 12 avril au 15 juin 2025
Aquarellistes en vadrouille à Fontaine de Vaucluse du 25 avril au 11 mai
Biennale du Bout du Lac d’Annecy du 25 avril au 4 mai 2025
Aquarella Sayat du 17 mai au 1er juin 2025
29ème Salon de Montgermont du 24 au 31 mai 2025
10ème Festival de Méjannes-le-Clap du 23 mai au 1er juin 2025
2ème festival Bresse & Saône du 14 au 18 juin 2025
5ème salon de Saint-Egreve du 11 au 22 juin 2025
1er Festival de Céret du 25 juin au 3 juillet.
Festival du Bec Hellouin du 28 juin au 5 juillet 2025 avec des artistes de la S.F.A.
12ème biennale de Brioude du 11 au 26 juillet 2025
27ème concours de Sainte-Marie-de Campan du 11 au 26 juillet 2025
12ème biennale de Brioude du 11 au 26 juillet 2025
19ème salon de Saint-Yrieix-la-Perche du 19 juillet au 17 août 2025
27ème Festival de Bagnols-en-Beaujolais les 26 et 27 juillet 2025
Festival Louvaquarel à La Louvière (Be) du 28 au 31 août 2025
Landes Aquarelle à Morcenx du 27 septembre au 5 octobre 2025
Salon de Saint-Martin (Gers) du 4 au 12 octobre 2025
1ère Biennale de Saint-Priest du 10-11-12 octobre 2025
Biennale de Saint-Chamond du 18 octobre au 2 novembre 2025
Rendez-vous du Carnet de Voyage les 14, 15 et 16 novembre 2025
20ème anniversaire de la Société des aquarellistes bretons du 24 octobre au 2 novembre 2025
Sans oublier du 26 avril au 26 octobre les rendez-vous de Couleurs de Bretagne
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Biennales prévues en 2026
Breizh aquarelle = Pernes-les-Fontaines = Varages = Rochemaure = Aquarev’Plus =
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Merci de me tenir informé du sort des manifestations
antérieurement organisées par
Aquarellistes francophones = Coquelle ==Grand Est =lunaquarelle
Pinceaux-passion = =Sainte-Féréole

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Noël vu par les peintres – 2/2 – La fête profane

La fête de Noël n’est plus vraiment une fête chrétienne. La baisse vertigineuse de la pratique religieuse en est une des causes. Le « petit Jésus » de la crèche a été remplacé par le Père Noël. Et les marchands du temple de la société de consommation se sont emparé de cette période festive.

Pablo Picasso – Le Père Noël
Paul Gauguin – La nuit de Noël
Henry Mosler 1841-1920 , – Christmas Morning,
Carl Larsson 1853-1919 – , Christmas morning,
David Jacob Jacobson 1821-1871 – Vente d’arbres de Noël
Pierre Bonnard 1887-1947 – Le soir de Noël
Viggo_Johansen 1851-1935 -_ Merry_Christmas
Georg von Rosen 1843-1923 – Le marché de Noël
Pitchi & Avo – Santa Claus – Street art
Bernard Buffet 1928-1999 -Sapin de Noël

Noël vu par les peintres – 1/2 – La nativité

La Nativité est selon la tradition la naissance de Jésus à Bethléem. C’est au 4ème siècle qu’elle est fixée au 25 décembre. Elle va s’imposer dans l’Europe et le Bassin méditerranéen. Elle remplace progressivement les fêtes païennes liées au solstice d’hiver (Yule germanique, fête de Mithra, Saturnales romaines).
La Nativité est l’un des thèmes religieux les plus représentés par les peintres au cours des siècles.La Nativité, rassemble Marie, Joseph, l’Enfant Jésus, les bergers, les anges et les rois mages qui arrivent le jour de l’Épiphanie. Dès le 4ème siècle des peintures lui sont consacrées.

Parmi les peintres qui ont représenté des nativités il y a eu : Fra Angelico =Hans Baldung =Sandro Botticelli =Francesco Botticini =Charles Le Brun =Giotto di Bondone =Robert Campin =Pietro Cavallini =Lorenzo Costa =Piero della Francesca =Paul Gauguin =Andreï Roublev =Domenico Ghirlandaio =Ridolfo del Ghirlandaio =Henri Lindegaard =Stefan Lochner =Francesco Mancini =Le Pérugin =Hyacinthe Rigaud =Martin Schongauer.

Giotto di Bondone 1266-1337 – La nativité du Christ
Geertgen ot Sint Jans 1460-1495 ?- Nativité la nuit
Don_Lorenzo Monaco 1370–1424 Adoration
Robert Campin 1378-1444 – Nativité
Gentile da Fabriano, 1370-1427 – L’Adoration des Mages
La Nativité, École de Novgorod ,
L’Adoration des mages – Pierre-Paul Rubens, 1609

La syphilis vue par les peintres & les illustrateurs – 4/4

Au fils des siècles et plus particulièrement pendant le 19ème siècle, des peintres et illustrateurs se sont emparés du thème de la syphilis. En voici une sélection :

Friedrich Sustris 1540-1599 – Alerte à la syphilis
Autour d’un malade de la syphilis
Sifilide-botti-mercurio -Gravure de 1689 tirée de l’ouvrage de Steven Blankaart
Jean Fernel et des victimes de la syphilis
La troupe atteinte par la syphilis
Charles Armand Durand -1831-1904 – Allégorie de la syphilis
Le mal par le mal
prophylaxie Cagna d’amour
Symptoms_of_syphilis -Medical_book – 1850-1860
Théophile A. Steinlen -Illustration-pour-La-Maison-Tellier de Maupassant
Un malade de la syphilis et deux prostituées – Gravure de 1810
Une prostituée représentée en ange de la mort
Eugène Delâtre, La Mort en fourrures, – 1897
Richard Tenant Cooper – La syphilis – 1912
Affiche destinée aux soldats américains

Le figure du fou dans les arts- 2/5 Au Moyen Age

Le « fou » au Moyen Age est une figure fascinante, symbolique, et souvent ambivalente. Dans les œuvres d’art et la littérature du Moyen Âge, le fou (ou le bouffon) représentait une figure complexe qui oscillait entre la critique sociale, le divertissement, et le symbole moral ou spirituel, l’incarnation du péché. Les fous sont tour à tour objets de tourment et d’attachement,d’hostilité et de pitié, de dérision et de vénération. Tantôt on les redoute et on les maltraite. Tantôt on les plaint et on les soigne.

L’aliénation mentale est expliquée en grande partie par la théorie des humeurs (bile.,sang, flegme, atrabile) et des tempéraments humoraux qui en découlent : bilieux, sanguins,flegmatiques et mélancoliques. La maladie (mentale) résultant d’un déséquilibre humoral, le tempérament en conditionne les manifestations.
Parmi les traitements il y avait les bains froids, les purges, l’isolement et la spectaculaire extraction de la Pierre de folie. Des manifestations collectives de folie appelées Manie dansante sont observées en Allemagne et en Alsace

Le fou dans l’art médiéval est souvent représenté de manière exagérée et grotesque, avec des attributs qui symbolisent la folie et l’inversion de la norme. Il porte fréquemment des vêtements bariolés, un bonnet à grelots, et parfois une marotte (une petite poupée ou un sceptre qui représente souvent une caricature de lui-même).Ces caractéristiques vestimentaires distinguent le fou et le rendent immédiatement reconnaissable, servant d’indicateur visuel de son rôle à la fois comique et critique. Au Moyen Âge, le fou jouissait d’une certaine liberté d’expression qui lui permettait de se moquer de la noblesse, du clergé, et même de la royauté, chose que peu de gens pouvaient se permettre. Les bouffons et les fous pouvaient souligner les faiblesses et les défauts de la société et des puissants.Dans certains manuscrits enluminés et œuvres d’art, le fou est parfois associé aux vices humains, ce qui en fait un outil de critique morale de la corruption et des excès.

Dans les livres d’heures et les marges des manuscrits médiévaux, les marges enluminées contiennent fréquemment des scènes avec des fous, accompagnées de créatures imaginaires ou d’animaux symboliques. Ces scènes font parfois référence à l’univers des « folies » et des carnavals, où l’ordre social est inversé, une notion très présente dans les fêtes populaires médiévales comme le Carnaval. L’un des textes les plus célèbre de cette époque, bien que plus tardif est é La Nef des fous de Sébastien Brant (1494) qui a inspiré les peintres flamands et allemands

Maître d’ Horres-Plampinet, Guérison d’un possédé
Fou grotesque
David_Teniers – Le Jeu des singes dans le monde
Bruegel – Manie dansante
Cornelis Saftleven, Allégorie de la folie humaine
Jheronimus_Bosch – La nef des fous

Quentin Metsys – Une allégorie de la folie
Illustration du Grand fou Luthérien de Thomas Murnier
Pieter Huys – Extraction de la pierre de folie
Maerten Van Cleve – Kermesse villageoise,.
Jérôme Bosch – Le portement de croix

La nourriture et les Arts – 9/.. -dans la Grèce antique

Dans la Grèce antique, la nourriture était simple, mais bien équilibrée, souvent influencée par les saisons et les ressources locales. Elle reflétait le mode de vie sobre des Grecs, qui privilégiaient la modération et la frugalité.

Les aliments de base sont la « triade méditerranéenne »à savoir. les céréales blé et orge, le vin et l’huile d’olive. Ils y adjoignait les pois, les fèves, les oignons,les choux, les figues, les raisins et les grenades.. Ils consommaient le mouton et le porc de façon modérée. Les régions côtières disposaient des poissons et fruits de mer.

Les arts et la nourriture étaient souvent mêlés lors de grandes célébrations ou banquets. Le symposion, un banquet suivi de Libations où les hommes se réunissaient pour boire du vin Ces événements servaient non seulement à nourrir le corps, mais aussi à alimenter l’esprit à travers des discussions intellectuelles, poétiques et artistiques. Ces banques étaient accompagnés par de la musique et des danses.

Les représentations artistiques de banquets et de scènes alimentaires étaient courantes sur les vases et les fresques, reflétant l’importance de ces moments dans la culture grecque. La consommation de vin, par exemple, était souvent illustrée dans des scènes de symposion, mettant en valeur le rôle social de l’alcool.

Les artistes ont réalisé des statues et des vases peints souvent ornés de scènes de la mythologie, des batailles ou des scènes de la vie quotidienne. Ils servaient aussi de récipients pour la nourriture et les boissons lors des rituels.

Repas en Grèce antique
Les libations
Le boucher – Grèce antique
Le poissonnier
Hétaïre et invité
Femmes pétrissant le pain accompagnée par un flutiste
Décor de poissons à Knossos
Cueilleuses de safran – fresque
Minos pécheur
Libations
Plat à poissons

Des Fauves en Provence

Le Centre d’Art Sébastien à Saint-Cyr-dur-Mer
propose jusqu’au 6 octobre 2024
Des Fauves en Provence

Le centre d’art Sébastien a accroché une partie des œuvres qui ont été présentées au Salon d’Automne de 1905. Les Fauves, autour de Henri Matisse,André Derain, Albert Marquet, Maurice de Vlaminck. font scandale. Ce courant artistique d’avant garde leur est donné par le critique d’art Louis Vauxcelles qui parle de la Cage aux Fauves.

On découvre au centre Sébastien 31 œuvres de ces « Fauves » influencés par les paysages de la Provence. Il y a les peintures de Louis Audibert = Charles Camoin = Auguste Chabaud = Raoul Dufy =Othon Friesz = Pierre Girieud = Alfred Lombard = Henri Manguin = Ker-Xavier Roussel = René Seyssaud = Louis Valtat et aussi Pierre Ambrogiani qui perpétue la manière de peindre de ses ainés.

Alfred Lombard – Le jardin de Nice – 1918
Henri Manguin – Paysage de Cassis – 1914
Louis Audibert – Paysage à Cassis
René Seyssaud – Tournesols sur la mer – 1898
Michel Valtat – Les roches rouges à Agay – 1903
Louis Mathieu Verdilan- Hameau ensoleillé – 1910
Othon Friesz – La calanque du Mugel à La Ciota – 1907
Pierre Girieud – Pivoine sur fond vert – 1903
Charles Camoin – Le vieux Port vu du jardin de la Coline Pujet – 1905
Ker-Xavier Roussel – Été en Méditerranée – 1907
Pierre Ambrogiani

Architecture néoclassique en Pologne -Billet n° C38

Au milieu du 18ème siècle, où s’installe le mouvement artistique et architectural du néoclassicisme la Pologne fait partie de ce que l’on a appelé la République des deux nations(1569-1795). Cette entité regroupe le royaume de Pologne et le grand-duché de Lituanie. Malheureusement à partir de 1795, la Pologne est partagée entre ses voisins et disparait pendant plus d’un siècle en tant que nation. Elle est restituée dans ses droits à l’issue de la 1ère Guerre mondiale.
Les architectes les plus connus et les artistes qui ont travaillé en Pologne étaient Dominik Merlini, Jan Chrystian Kamsetzer, Szymon Bogumił Zug Stanisław Zawadzki, Efraim Szreger, Antonio Corazzi, Jakub Kubicki, Christian Piotr Aigner, Wawrzyniec Gucewicz, Bonifacy Witkowski et le danois Bertel Thorvaldsen.
Parmi les édifices néoclassiques de cette époque il y a eu le Palais du Belvédère, le Palais Staszic,le Palais Zbaraski , le Palais Krolikania, le Palais de Lubostron, le Grand Théâtre de Varsovie

Pałais Mańkowskich à Cracovie
Grand théâtre de Varsovie
Pałais Zbaraskich à Cracovie
Palais Lazienkowski