Les contes de Noël et de Nouvel An . . .du Professeur Rollin – Et : Joyeux réveillon !

afficheLa préparation de la série de billets autour des illustrations des contes et légendes m’a fait rencontrer « Les contes de Noël et du Nouvel An du Professeur Rollin » J’ai pensé que pour enterrer 2016, un millésime que l’on voudrait oublier, une dose d’humour, parfois grinçant, serait la bienvenue. L’humoriste François Rollin le Professeur Rollin de la série TV Palace a écrit et interprète une série de sketches souvent caustiques autour des fêtes de fin d’année.

Et tout d’abord, en allemand

Et aussi Les Rois Mages = Le Gui = Dinde = Le lapin =

Jacques = Une année comme une autre = Éléphants Le Sapin = Fils

et

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Les illustrateurs de contes, fables et légendes – n° 4/7 : Ceux des Frères Grimm

grimmLes frères Grimm par Elisabeth Jerichau-Baumann

Les frères Jacob & Wilhelm Grimm ont écrit plus de 200 contes et légendes un certain nombre ont inspiré un certain nombre d’illustrateurs d’hier et d’aujourd’hui. Il y a

Arthur Rackham 1867-1939

rachmann-2rachmann-3rackgrim17-bigrackgrim19rackmann-4Edward Saint-John Gorey(1925-2000)gorey-nain-tracassinLe nain tracassin

Walter Crane (1845-1915)

crane-2crane-walter-1crane-4Maurice Sandak (1928-2012)

sendak-grimm-2sendak-grimm-3Anne Anderson (1874-1952)

anderson-fille-du-meunieranderson-2anderson-3Kay Nielsen 1886-1957

nielsen-1nielsen-2nielsen-4nielsen-5Il y a aussi un collectif d’illustrateurs allemands qui a réalisé une exposition de contes de Grimm au Goethe institut  de Nancy Voir aussi le site  Grimm Bilder.

grand_mechant_loup1272837517_f4b18Suzanne Rotraut Berner – Contes du grand méchant loup

prince-grenouille-p8Binette Schroeder – Le roi grenouille

bremer-1Heribert Schulmeyer – Les musiciens de Brême

soennichsen_5Imke SönnichsenDame Hiver

Les illustrateurs de contes, fables et légendes – n° 3/7 : Granville et les fables de Jean de la Fontaine

granville-couvertureLes fables de La Fontaine illustrées par Jean-Jacques Granville

Granville 1803-1847 est un illustrateur, caricaturiste et graveur français né à Nancy. Il collabore aux publications satyriques comme La SilhouetteLa Caricature, Le Charivari. Il illustres des oeuvres de Balzac, les Fables de Florian, Don Quichotte de Cervantès, et bien entendu ces célèbres illustrations des Fables de La Fontaine

Voici quelques images de Fables illustrées par Granville ( à comparer avec Gustave Doré)

granville-cigale-et-fourmiGranville – La cigale et la fourmi

granville-la-grenouille-qui-veut-se-faie-plus-grosse-que-le-beoufGranville – La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf

granville-le-coq-et-la-perleGranville – Le coq et la perle

granville-lhomme-entre-deux-agesGranville – L’homme entre deux âges

granville-les-voleurs-et-laneGranville et l’âne

granville-les-deux-muletsGranville – Les deux mulets

granville-le-renard-et-la-cigogneGranville – Le renard et la cigogne

granville-le-loup-et-le-chienGranville – Le loup et le chien

Les illustrateurs de contes, fables et légendes : N° 2/7 – Edmund Dulac et les contes d’Andersen et ceux des mille et une nuits

andersen-dulac_couv_web Je poursuit cette série de billets avec les illustrations à l’aquarelle d’Edmund Dulac.

Edmond Dulac 1882-1953   est un illustrateur français né à Toulouse et naturalisé britannique en 1912. Il change alors son prénom en Edmund. Il a illustré les Contes d’Andersen, Sindbad the sailor and other stories from the arabian night Voici quelques unes de ces illustrations :

Contes d’Hans Christian  d’Andersen

dulac-gardenofparadise01dulac-9dulac-andersen-1dulac-andersen-2edmund_dulac_-_the_nightingale_2vintage_1983_edmund_dulac_fairy_tale_lithographs_for_hans_christian_andersons_the_garden_of_paradise_236a8e89 dulac-5Contes des Mille et une nuits arabian-coverdulac-21000-et-1-nuitsarabian1arabian2arabian3arabian4arabian9

Les illustrateurs de contes, fables et légendes – n° 1/7 : Gustave Doré et les contes de Perrault

dore-couvertureGustave Doré – Contes de Perrault

C’est la période des Fêtes. L’on offre des « beaux livres » . Je me suis intéressé aux illustrations des contes. Certains artistes connus comme Gustave Doré, Jean-François Millet, Pablo Picasso, Eugène Delacroix et d’autres ont illustré des contes  de Perrault, des frères Grimm, d’Andersen.

Gustave Doré 1832-1883  est un dessinateur, caricaturiste, illustrateur, peintre, sculpteur et graveur français. Il collabore très jeune à des journaux satiriques comme Charivari A 23 ans, il illustre l’Enfer de Dante Alighieri  puis les 100 Contes drolatiques d’Honoré de Balzac et aussi les Fables de La Fontaine et bien entendu les Contes de Charles Perrault.

Voici quelques images d’illustration :

Les Contes de Perrault

dore-1dore-2dore-3dore-4dore-6dore-7dore-8dore-12Les Fables de Jean de la Fontaine

dore-chat-et-vieu-ratGustave Doré – Le chat et le vieux rat

dore-chene-et-le-roseauGustave Doré- Le chêne et le roseau

dore-cigale-et-fourniGustave Doré – La cigale et la fourmi

dore-conseil-tenu-par-les-ratsGustave Doré – Conseil tenu par les rats

dore-le-chat-et-lelephantGustave Doré- Le rat et l’éléphant

dore-les-loups-et-les-brebisGustave Doré – Les loups et les brebis  + vidéo

dore-les-medecinsGustave Doré – Les médecins

dore-loup-et-agneauGustave Doré – Le loup et l’agneau

dore-rat-de-ville-et-rat-des-champsGustave Doré – Le rat des villes et le rat des champs

dore-loup-devenu-bergerGustave Doré – Le loup devenu berger

dore-le-bucheron-et-la-mortGustave Doré – Le bucheron et la mort

dore-les-deux-chevresGustave Doré – Les deux chèvresdore-les-voleurs-et-laneGustave Doré – Les voleurs et l’âne

Pierre Alechinsky au Musée Matisse du Cateau-Cambresis

alechinsky-affiche-marginaliaLe musée Matisse du Cateau-Cambrésis propose l’exposition

ALECHINSKY – Marginalia – Plume et pinceau

Jusqu’au 12 mars 2017

alechinsky-photoPierre Alechinsky

L’exposition est composée de gravures, de lithographies murales, de placards composés en duo avec des amis écrivains ou inspirés par eux, de Marcel Proust à André Breton en passant par Balzac.

Pierre Alechinsky, né en 1927,  est un artiste belge membre de Jeune Peinture belge puis  du mouvement CoBrA Il étudie l’illustration, la typographie, les techniques d’imprimerie et la photographie à  l’École nationale supérieure d’Architecture et des Arts visuels de la Cambre à Bruxelles. Puis il se perfectionne à Paris, à l’Atelier 17

Il se lie d’amitié avec  Alberto Giacometti, Bram van Velde, Victor Brauner puis rencontre Walasse Ting  qui l’initie à la peinture acrylique.  André Breton l’invite à participer à  la  XIe Exposition internationale du Surréalisme, « L’Écart Absolu ». 

Il utilise l’encre, la peinture acrylique. Il s’intéresse à la calligraphie chinoise et japonaise. Il voyage au Japon, aux États-Unis. Il crée  des remarques marginales  Dès les années 1950 il est bénéficie d’une certaine renommée. Il expose un peu partout dans le monde, notamment au Musée des Beaux-Arts de Bruxelles,  à l’ Ica de Londres,  à la Biennale de Venise. Il crée des décors pour la Manufacture de Sèvres. Il peint en 1992 la Rotonde de l’Assemblée Nationale Dans les années 2000 des expositions sont présentées au Jeu de Pomme et au Centre Pompidouainsi ainsi qu’au  Bozar de Bruxelles. La galerie Lelong à Paris expose régulièrement les œuvres de l’artiste. Voir aussi l’Atelier Bordas.

Des images de quelques œuvres

alechinsky-central-parkPierre Alechinsky – Central Park 1965alechinsky-lincendie-du-froidPierre Alechinsky – L’incendie du froid 1991alechinsky-trompettes-de-la-solitudePierre Alechinsky – Les trompettes de similitudes – 1966alechPierre Alechinsky -Une foule de petits sujets – 1962alech-ephemeride-brouillePierre Alechinsky – Éphémérides brouillées – 1980alePierre Alechinsky – Manuscrit – 1981alech-bleu-de-chauffePierre Alechinsky – Bleu de chauffe – 1994/95alech-a-laveuglettePierre Alechinsky – A l’aveuglettealech-le-saut-de-lagePierre Alechinsky – Le saut de l’âge

alech-le-thetre-aux-armeesPierre Alechinsky -Le théâtre aux arméesalech-les-aiguillesPierre Alechinsky – Les aiguillesalech-les-tireurs-de-languePierre Alechinsky – Les tireurs de languealech-meule-du-tempsPierre Alechinsky – Le meule du temps

Les Fêtes de fin d’année

C’est Noël et bientôt Nouvel An. Les magasins regorgent de marchandises. Les vitrines et les rues brillent de leurs guirlandes et étoiles en Led( Light emitting diode ou diode électroluminescente) Je ne voudrais pas ternir ces moments de retrouvailles familiales ou  amicales. Cependant, en ces temps troublés, je n’avais pas envie d’assortir mes souhaits d’un visuel féérique voir bisounours .

Je  pensais donc illustrer mon envoi de vœux  avec cette image que j’ai envoyé à mes connaissances par courriel. J’avais choisi une œuvre de l’artiste syrien George Beylouni originaire d’Alep qu’il a fuit il y a 2 ans : Zénonie ensanglantée ( Zénobie Reine de Palmyre)

beylouniMais après réflexion j’ai voulu rester sur  une note d’espoir avec la colombe de la Paix de Pablo Picasso

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La jeune fille sans mains

grim-4Je viens de voir La jeune fille sans mains. Ce film d’animation de 76 mn est réalisé par Sébastien Laudenbach d’après un  conte  des  Frères Grimm.

L’auteur a construit son film « au fil du pinceau » avec des touches d’aquarelle à peine esquissées et des traits de crayons nerveux. . Le spectateur complète les dessins. C’est très animé, très vivant et très esthétique. Il fait l’objet d’une critique unanime dans tous les médias, notamment Le Monde, Télérama, La Croix, Arte

Quelques images

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L’hiver et les artistes 3/3 : Les musiciens

1-debussy-et-chouchouClaude Debussy (1862-1918) et sa fille Claude-Emma dite Chouchou

Claude Debussy – The Snow is Dancing – Children’s Corner No. 4

Antonio Vivaldi – Les quatre saisons – l’Hiver

Jacques Offenbach – Ballet des flocons de neige (voyage sur la lune)

Charles Koechlin – L ‘Hiver

Jules Massenet – Poème d’hiver

Joseph Haydn – Les saisons : l’hiver (der winter)

Peter Ilyich Tchaikovsky – Rêves d’hiver

Johan Sebastian Bach – Cantate BW214 – Hiver

L’hiver et les artistes 2/3 – Les poètes

poesies-pour-lhiverSource de l’image :  Bout de gomme

Hiver vous n’êtes qu’un vilain

Yver, vous n’estes qu’un villain

Yver, vous n’estes qu’un villain,
Esté est plaisant et gentil,
En tesmoing de May et d’Avril
Qui l’acompaignent soir et main.

Esté revest champs, bois et fleurs,
De sa livrée de verdure
Et de maintes autres couleurs,
Par l’ordonnance de Nature.

Mais vous, Yver, trop estes plain
De nege, vent pluye et grezil;
On vous deust banie en essil.
Sans point flater, je parle plain,
Yver, vous n’estes qu’un villain !

Poème de Charles d’Orléans 1394-1465

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Sur la route en linceul changée
Par deux longs mois de vent du nord,
La petite passe, chargée
De son lourd fagot de bois mort. Comme l’horizon s’illumine
Des lueurs d’un couchant d’hiver,
Sa silhouette se dessine,
Svelte et brune, sur le ciel clair. Et moi, j’imagine ta vie,
Enfant qui vas seule le soir,
Portant ton fagot et suivie
D’un vieux et paisible chien noir.

Pauvre, orpheline et sans famille,
Et sauvage avec les garçons,
Tu files l’hiver, humble fille,
Et tu vas glaner aux moissons.

Triste ramasseuse de branches
Qui cours si tard sans t’alarmer,
Tu n’as qu’un bonnet des dimanches,
Tu n’as qu’un vieux chien pour t’aimer.

Et cherchant, toujours solitaire,
Blé pour ton pain, bois pour ton feu,
Tu vis de ce qu’on trouve à terre
Comme les oiseaux du bon Dieu.
Poème de François Coppée  1842-1908

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Dans la nuit de l’hiver

galope un grand homme blanc
c’est un bonhomme de neige
avec une pipe en bois
un grand bonhomme de neige
poursuivi par le froid

il arrive au village
voyant de la lumière
le voilà rassuré.
Dans une petite maison
il entre sans frapper

et pour se réchauffer
s’assoit sur le poêle rouge,
et d’un coup disparait
ne laissant que sa pipe
au milieu d’une flaque d’eau
ne laissant que sa pipe
et puis son vieux chapeau.

Poème de Jacques Prévert

Nuits d’hiver

Comme la nuit tombe vite !
Le jour, en cette saison,
Comme un voleur prend la fuite,
S’évade sous l’horizon.

Il semble, ô soleil de Rome,
De l’Inde et du Parthénon,
Que, quand la nuit vient de l’homme
Visiter le cabanon,

Tu ne veux pas qu’on te voie,
Et que tu crains d’être pris
En flagrant délit de joie
Par la geôlière au front gris.

Pour les heureux en démence
L’âpre hiver n’a point d’effroi,
Mais il jette un crêpe immense
Sur celui qui, comme moi,

Rêveur, saignant, inflexible,
Souffrant d’un stoïque ennui,
Sentant la bouche invisible
Et sombre souffler sur lui,

Montant des effets aux causes,
Seul, étranger en tout lieu,
Réfugié dans les choses
Où l’on sent palpiter Dieu,

De tous les biens qu’un jour fane
Et dont rit le sage amer,
N’ayant plus qu’une cabane
Au bord de la grande mer,

Songe, assis dans l’embrasure,
Se console en s’abîmant,
Et, pensif, à sa masure
Ajoute le firmament !

Pour cet homme en sa chaumière,
C’est une amère douleur
Que l’adieu de la lumière
Et le départ de la fleur.

C’est un chagrin quand, moroses,
Les rayons dans les vallons
S’éclipsent, et quand les roses
Disent : Nous nous en allons !

Oh ! Reviens ! printemps ! fanfare
Des parfums et des couleurs !
Toute la plaine s’effare
Dans une émeute de fleurs.

La prairie est une fête ;
L’âme aspire l’air, le jour,
L’aube, et sent qu’elle en est faite ;
L’azur se mêle à l’amour.

On croit voir, tant avril dore
Tout de son reflet riant,
Éclore au rosier l’aurore
Et la rose à l’orient.

Comme ces aubes de flamme
Chassent les soucis boudeurs !
On sent s’ouvrir dans son âme
De charmantes profondeurs.

On se retrouve heureux, jeune,
Et, plein d’ombre et de matin,
On rit de l’hiver, ce jeûne,
Avec l’été, ce festin.

Oh ! mon coeur loin de ces grèves
Fuit et se plonge, insensé,
Dans tout ce gouffre de rêves
Que nous nommons le passé !

Je revois mil huit cent douze,
Mes frères petits, le bois,
Le puisard et la pelouse,
Et tout le bleu d’autrefois.

Enfance ! Madrid ! campagne
Où mon père nous quitta !
Et dans le soleil, l’Espagne !
Toi dans l’ombre, Pepita !

Moi, huit ans, elle le double ;
En m’appelant son mari,
Elle m’emplissait de trouble… –
O rameaux de mai fleuri !

Elle aimait un capitaine ;
J’ai compris plus tard pourquoi,
Tout en l’aimant, la hautaine
N’était douce que pour moi.

Elle attisait son martyre
Avec moi, pour l’embraser,
Lui refusait un sourire
Et me donnait un baiser.

L’innocente, en sa paresse,
Se livrant sans se faner,
Me donnait cette caresse
Afin de ne rien donner.

Et ce baiser économe,
Qui me semblait généreux,
Rendait jaloux le jeune homme,
Et me rendait amoureux.

Il partait, la main crispée ;
Et, me sentant un rival,
Je méditais une épée
Et je rêvais un cheval.

Ainsi, du bout de son aile
Touchant mon coeur nouveau-né,
Gaie, ayant dans sa prunelle
Un doux regard étonné,

Sans savoir qu’elle était femme,
Et riant de m’épouser,
Cet ange allumait mon âme
Dans l’ombre avec un baiser.

Mal ou bien, épine ou rose,
A tout âge, sages, fous,
Nous apprenons quelque chose
D’un enfant plus vieux que nous.

Un jour la pauvre petite
S’endormit sous le gazon… –
Comme la nuit tombe vite
Sur notre sombre horizon !

Victor Hugo, Les quatre vents de l’esprit

On peut trouver des poèmes sur l’hiver sur les sites

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