Quel est l’intérêt d’exposer ses aquarelles dans un restaurant ?

Exposition dans un restaurant

Il y a de nombreuses façons de montrer ses œuvres. Dans son magazine  en ligne, Amylee, artiste professionnelle, recense 14 façons de les exposer. Notamment dans  les restaurants, brasseries, salons de coiffure ou boutiques de mode. Personnellement j’ai exposé à plusieurs reprises mes œuvres dans des restaurants.

Tout récemment, pendant tout le dernier trimestre 2017, j’ai avec une acryliste qui peint en noir et blanc et un photographe, accroché une quinzaine d’aquarelles. Le restaurant est bien placé en centre ville, jouit d’une bonne réputation gastronomique et accueille chaque jour ouvrable une clientèle nombreuse.

Cependant, mes amis artistes et moi-même n’avons réalisé aucune vente. L’on va peut-être me dire que c’est parce que les œuvres étaient médiocres ou que  les thèmes abordés n’ont pas conquis le public. A titre d’exemple lors de la 3ème biennale des Aquarellistes en Nord qui a eu lieu à l’Hospice d’Havré à Tourcoing, j’ai vendu les quatre aquarelles que j’avais accrochées.

Personnellement, je ne suis pas prêt à recommencer l’expérience. Pourquoi ? Parce que la clientèle fréquente ces établissements pour rencontrer leurs amis, leurs invités, leurs clients et . . . se restaurer. Généralement, ils n’ont pas un regard pour les œuvres exposées

  Qu’en pensez-vous ?

45ème Festival de la Bande dessinée d’Angoulême

Le 45ème Festival de la Bande dessinée s’est ouvert hier 25 janvier à Angoulême. Il a été inauguré par la Ministre de la Culture

 Il est ouvert jusque dimanche 28 janvier 2018. 70 ouvrages  sont en compétition avec la présence de nombreux auteurs On peut trouver tous les reportages sur la chaine Youtube du Festival. Cette année l‘Asie est à l’honneur, avec notamment Naoki Urasawa et Osamu Tezuka  Le Grand Prix a été attribué au dessinateur américain Richard Corben et le prix René Goscinny au français  Jean Harambat.

Quelques images d’œuvres de Richard Corbin

 

Donation Éveline Taslizky au Musée d’art et d’histoire du judaïsme

Boris Taslitzky – Autoportrait – 1927

Évelyne Taslitzky a fait donation au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme d’un certain nombre d’œuvres peintes ou dessinées par son père.

Elles sont exposées jusqu’au 22 avril 2018

Boris Tasliteky

Boris Taslitzky 1911-2015 est un peintre français qui s’inscrit dans le courant du réalisme socialiste à la française. Ses parents étaient de juifs originaires de Russie. . En 1928 le jeune Boris  entre à  l’École des beaux-arts de Paris. En 1933, il adhère à l’‘Association des écrivains et artistes révolutionnaires et en 1935 il adhère au Parti communiste français. Au cours de la guerre 39-45 il est fait prisonnier, s’évade, entre dans la Résistance, est arrêté, est fait prisonnier puis en 1944 est déporté au camp de concentration de Buchenwald. Il y exécutera en cachette autour de 200 dessins. Il a été professeur à l’école supérieure des arts décoratifs pendant 10 ans

 Boris Taslitzky – Le petit camp à Buchenwald

Boris Taslitzky – Dépression

Boris Taslitzky – Portrait de Julien Cain

Boris Taslitzky – La mort de Danielle Casanova

Boris Taslitzky –  Enfants dans la rue en Algérie coloniale

Boris Taslitzky – Famille d’un mineur de Beni Saf

Boris Taslitzky Insurrection victorieuse

Patrick Adam, aquarelliste en pays champenois

C’est par hasard que j’ai découvert les aquarelles de Patrick Adam. Ce professeur de lettres retraité plante son chevalet en Champagne depuis 30 ans. Il expose ses aquarelles dans toute la région ( ReimsÉpernayFère-en-Tardenois …)Il donne des cours dans son atelier ainsi qu’aux Diablotins.  Il a récemment publié , aux éditions de l’Effervescence : Aquarelles en pays champenois 96 pages – broché -Format 25×25 –80 aquarelles  33 €. On peut voir ses aquarelles sur son site et sur Google. Il plante son chevalet bien au delà de la Champagne, en Bretagne,  aux bords de la Marne, , en Sologne

Louvre Lens : Musiques : échos de l’Antiquité. Une magnifique exposition . Elle est close depuis hier et part en Espagne

Pour différentes raisons c’est hier, le dernier jour, que j’ai visité Musiques : Échos de l’Antiquité que proposait le Louvre-Lens depuis la mi-septembre.

Le musée du Louvre-Lens a présenté durant 4 mois,  une exposition, la première du genre,  consacrée à la musique dans les grandes civilisations de la Méditerranée antique, de Rome à la Mésopotamie en passant par la Grèce et l’Égypte.

C’est le résultat d’un travail de recherche et de collecte de plus de 10 ans menées avec des spécialistes de ces civilisations antiques, des archéologues des écoles d’Athènes et de Rome, d’ethnomusicologues, des spécialistes des sons, des chercheurs au CNRS.

Un fléchage au sol, entrainait le visiteur pour découvrir 16 modules circulaires en toile. Y étaient présentés près de 400 pièces : figurines, statuettes, ex-voto, papyrus,instruments de musique en bon état de conservation ou fragments. Travaux de reconstitution contemporain. Et aussi de attributions erronées comme dans Aida de Verdi.

La musique a d’abord servi à honorer les divinités, puis les monarques,à la Cour,  dans leurs festivités puis lors de leurs campagnes guerrières, pour impressionner l’adversaire, donner du moral aux troupes, glorifier le vainqueur. Elle est  aussi présente lors des épousailles et des funérailles. Elle incite à la danse, à la mélancolie.

L’exposition s’intéresse aux instruments, à ceux qui les ont fabriqués et à ceux qui en jouaient. La transmission était orale, il n’y avait pas de partitions. Cependant, par des moyens scientifiques modernes, des hymnes ont été reconstitués  (exemples autres que ceux de Louvre-Lens)par l’interprétation de tablettes  ainsi que le son d’un instrument comme le cornu

Un certain nombre de  médias ont parlé de cette très belle exposition : Le Point = France 3 = France Culture = Connaissance des Arts = La Croix = Média de Bruxelles = France-Musique =Libération = Culture Box  = Le Figaro Mais pas tous, sauf erreur je n’ai rien trouvé dans Le Monde Télérama et quelques autres. Mais c’est vrai que pour une certaine intelligentzia parisienne Lens c’est loin de Paris, ce qui n’est pas pareil pour Lyon ou Marseille. Mais j’arrête de faire du mauvais esprit

Hymne de Seikilos reconstitué

Medellín, une histoire colombienne des années 1950 à aujourd’hui aux Abattoirs de Toulouse

Les Abattoirs de Toulouse présentent pour l’année France-Colombie  Columbia

Les occitans et les autres ont encore une semaine pour découvrir cette exposition . Elle est organisée par le musée d’ Antioquia à Médellin et les abattoirs de Toulouse. Elle permet de découvrir le regard des artistes sur cette période dominée par la guérilla des F.A.R.C. Lorsque l’on évoque la Colombie l’on pense à Fernando Botero. Ici ce sont une centaine d’œuvres de 40 artistes peu ou inconnus en Europe qui sont accrochées à Toulouse : des peintures, des photographies, des installations et des vidéos.

Archivo Pacifista, Diego Arango, Iván Argote, Débora Arango, Fernando Arias, Maria Jose Arjona, Taller 4 Rojo, Marcos Avila Forero, Álvaro Barrios, Adolfo Bernal, Fernando Botero, Benjamin de la Calle, Francisco Antonio Cano, Antonio Caro, Christina Castagna, Natalia Castaneda, Luz Elena Castro, Carlos Correa, Wilson Díaz, Juan Manuel ,Echavarría, Clemencia Echeverri, Gonzalo Escovar, Umberto Giangrandi, Ethel Gilmour, Béatriz González, Carlos Granada, Juan Fernando Herran, Albeiro Lopera Hoyos, Rafael Mesa, Laura Huertas Millán, Pablo Mora, Delcy Morelos, Oscar Muñoz, Viki Ospina, Ana Patricia Palacios, Libia Posada, Federico Rios, Miguel Ángel Rojas, Camilo Restrepo, José Alesandro Restrepo, Rodriguez, Rafael Sàenz, Carlos Uribe, Santiago Vélez, Nirma Zarate

Ivan Argote

Viki Ospina – réunion de caciques

Fernando Botero, El beso de Judas, 2010.

Débora Arango, La procesión, 1941.

 

A Musée Vous, A Musée Moi

Les téléspectateur familiers d’Arte, connaissent  « La Minute vieille » une mini-série, incorrecte,  de 175 sketches. L’auteur en est le cinéaste Fabrice Maruca

Cette fois ce sont les tableaux célèbres des musées du monde entier qu’il nous donne à voir avec «À Musée Vous, A Musée Moi» . A l’intérieur d’un cadre, les personnages s’animent. Les scénettes loufoques, aux dialogues anachroniques,  sont réalisées dans des décors, les costumes , les accessoires identiques aux tableaux qui les inspirent.

D’après un tableau de

Grant Wood American Gothic 1930 – Huile sur isorel

Dans cette série de 10 épisodes l’on a déjà pou voir : Pierrot et Arlequin  d’André Derain = Dans la serre d’Édouard Manet = Degas et Évariste de Valernes d’Edgar Degas. A suivre actuellement et jusqu’au 3 Mars 2018 sur Arte avec notamment la Joconde de Léonard de Vinci, les Raboteurs de parquet de Gustave Caillebotte, etc.

Un autre salon belge a aussi jeté l’éponge : Libramont

L’association La couleur et l’eau, qui en 2015 avait organisé son 25ème Printemps de l’aquarelle a annoncé sur Facebook qu’elle n’en organisera pas d’autre.

C’était hier

Mais malheureusement c’est fini . . . . et de deux !

Heureusement dans le royaume de Belgique il reste deux belles structures l’une néerlandophone et l’autre francophone qui organisent des salons annuels. Sans oublier les Aquarellades de Mons

Longue vie à ces trois salons belges !!

A la suite de ce billet, l’on m’a fait observer, que Namur demeure un pole important de l’enseignement de  l’aquarelle en Belgique avec  l’École d’aquarelle namuroise. créée en 1990

Salon de l’Aquarelle de Belgique à Namur . . . c’est fini ?

L’an passé en Février,  Frédéric Lurquin,  m’avait informé que le prochain salon de l’aquarelle de Belgique se déroulerait du 19 au 27 mai 2018 En préparant le calendrier des exposions que j’ai publié le 2 janvier 2018, j’avais en vain cherché des éléments à propos de cet évènement.

J’ai du constater que le site n’apparaissait plus sur l’Internet. Une des lectrices du Blog de Masmoulin, m’a indiqué que le salon était annulé. J’ai contacté Frédéric au téléphone. Il m’a confirmé cette triste nouvelle. Il a été amené à « jeter l’éponge » faute de réactions positives d’un grand nombre d’artistes qu’il avait appelé à exposer. C’est une belle aventure qui se termine.

Mais gardons une note optimisme. Peut-être qu’à l’avenir, il faut l’espérer,  une personne passionnée ou un organisation intéressée reprendra le flambeau.

Souvenons nous de ces évènements passés :

  Namur Expo en 2011

A Bruxelles à Tour et Taxis en 2015