L’art et la main

Détail de l’Affiche « L’art de la Main » 2017

La main du latin manus est située à l’extrémité de l’avant-bras et reliée à ce dernier par le poignet. De  nombreuses expressions tournent autour de la main :Avoir un poil dans la main = avoir le coeur sur la main = donner un coup de main = parler avec les mains = remettre en main propre = haut les mains = prendre son courage à deux mains = en venir aux mains = changer de main = mettre sa main à couper = mettre sa main au feu = mettre la main à la poche = mettre la main à la pâte = vote à main levée = s’en laver les mains = faire des pieds et des mains = un tour de main = pris la main dans le sac = compter sur les doigts de la main = politique de la main tendue = tendre la main à quelqu’un = avoir deux mains gauches = mettre la main sur … = mettre la dernière main = applaudir des deux mains = avoir la main heureuse = mains baladeuses = avoir les mains libres = avoir les mains liées = payer de la main à la main = avoir quelquchose sous la main = réussir haut la main = avoir une main de fer dans un gant de velours = unis comme les cinq doigts de la main = être entre bonnes mains = prêter main forte = passer la main = main dans la mai = main leste = main verte = avoir la main lourde = balayer du revers de la main = demander la main d’une femme = main courante.

Couverture de « La main dans l’art »

Les sculpteurs et les peintres ont exécuté des représentations de la/des mains. + cf. fichier à télécharger

Marc Chagall – Mains de l’artiste -1962Mains – peintures rupestres – Cueva de las Manos (Patagonie)Pyramides Louxor-Karnak – mains (détail) VidéoAuguste Renoir – Les mains d’ amantsJean-Baptiste ClesingerMoulage de la main gauche de ChopinSéraphin Soudbibine – MainAlbrecht Dürer – étude de mainsLéonard de Vinci – étude de mainsPablo Picasso  – mainsFernand Léger – MainsMario Irarrázabal Main dans le désertLouise Bourgeois MainsJean-Honoré Fragonard – Jeu de la main chaude Sandis Kondrats et Eva Suzuko McGrew

– Toutes les mains qui ont construit Riga

Michel Ange – Mains (détail) Chapelle SixtineGustave Courbet –  Autoportrait au ceinturon

Salvador Dali – Main ( Les remords de la conscience)Paul Cézanne Les joueurs de cartes – détail

Vincent Van Gogh – étude de mainsEugène Delacroix – étude de mains

Henry Moore – main d’artiste

Alesia Berahavaya – Saatchi Galllery

Rashid Johnson Mains Bruce Nauman – Installation  » sans titre »

Susan Bryant – Hand Collection – photographie

C’est le pied !

Le pied est la partie du corps humain située à l’extrémité des jambes. Mais le mot a beaucoup d’autres significations Par ailleurs, de nombreuses expressions contiennent le mot pied : Être sur pied = prendre son pied =faire du pied à quelqu’un = au pied de la lettre = être sur le pied de guerre = faire le pied de grue = mettre à pied = mettre (un projet) sur pied = haut le pied =sur un pied d’égalité = couper l’herbe sous le pied = se lever du pied gauche = avoir le pied marin = avoir bon pied, bon œil = avoir un pied dans la tombe = être six pieds sous terre = enlever une épine du pied = se tirer une balle dans le pied = bête comme ses pieds = fouer comme un pied = être casse-pieds =trouver chaussure à son pied = faire un pied de nez = avoir les pieds sur terre = avoir un pied dans la place = mettre le pied à l’étrier = mettre les pieds dans le plat = avoir le pied au plancher = avoir les deux pieds dans le même sabot = perdre pied = lever le pied = ne pas remettre les pieds (quelque part) = repartir du bon pied = agir comme un pied = colosse aux pieds d’argile = attendre de pied ferme = être de plein pied = être au pied du mur = être à pied d’œuvre . Et aussi des mots composés comme : pied-d’alouette – pied de nez – pied-de-poule – pied de biche, pied à coulisse, va-nu-pieds, etc . . . Les artistes aussi s’intéressent au pied

Auguste RodinPied gauche

Serge Saillan – Le pied (marbre)

Daniel Dewar et  Gregory Guicquel – pied (expo musée Rodin)

Ginza Tanaka – Pied gauche de Lionel Messi

Bezina – Pied

Pascale Raunet – Pieds en terre rouge

Andrea Mantegna – Lamentations sur le Christ mort – 1506

Salvador Dali – Dali et Gala

 Michel-François Dandré-Bardon – Étude de pieds

Lucian Freud – Pied (détail)

Théodore Géricault – étude de pieds et de mains

Paul Marcel Dammann  -étude de pieds et de mains

Roland Gaudillière – étude de pieds

Histoires de cloches

Fosse de coulée de cloches

La semaine passée, j’ai visité la fonderie de cloches Paccard à Sevrier au bord du lac d’Annecy.  L’entreprise familiale a été fondée en 1796. Guidé par Anne Paccard, on peut visiter un petit musée, visionner un film de présentation et assister à la coulée des cloches.

La fonderie travaille sur commandes qui pour 80 % viennent du monde entier. Les cloches sont destinées à des édifices religieux ou civils, des carillons de beffrois,pour de grands orchestres et opéras et aussi pour des installations sonores les Ars Sonora

Il ne reste plus en France que quelques fondeurs de cloches. Outre Paccard, il y a Bollé-1715, = Cornille-Havard -1865 = André Voegele = Obertino

A la belle saison, le fondeur se déplace avec du matériel ad hoc pour réaliser une cloche, en plein air. C’est alors le prétexte à un rassemblement festif très apprécié du public.

Quelques photos qui pourraient inspirer des aquarellistes, façon Marc Folly

Pour en savoir plus : le site d’un passionné des cloches = le guichet du savoir = Futura planète

Célestina de Pablo Picasso

Pablo Picasso – La Célestina – 1904

Pablo Picasso  1881-1974 peint La Célestina en 1904, pendant sa période bleue. C’est le portrait de Carlotta Valdivia la  tenancière d’une maison close de Barcelone. Le tableau est accroché à  l’Hôtel de SaléMusée Picasso L’oeil aveugle de cette vieille femme est troublant

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Celestina, c’est aussi le nom d’un cyclone tropical survenu en 1985. Il a donné le nom à un groupe d’amis dont je fais partie, qui se retrouvent chaque année, à la mi-mai, quelque part en France ou un peut plus loin. Cette année cela se passe, en semaine 20, autour du lac d’Annecy.

 A très bientôt !

Joyeuses Pâques ! Avec ou sans pysanky

Joyeuses Pâques

La Pâque orthodoxe se fête cette année le 29 avril. Tandis que chez les catholiques c’est ce dimanche 16 avril qu’ont lieu les Fêtes de Pâques.

 A quelques jours de la Pâque orthodoxe, les Ukrainiens peignent leurs œufs, le résultat s’appelle des pysanky. En plein centre de Kiev, ils prennent une taille démesurée et s’exposent. Les illustrations évoquent la bonté, l’amour, la paix… Les œufs  resterons jusqu’au 23 avril à Kiev puis seront exposés dans d’autres villes ukrainiennes et à l‘étranger.

Et voici une vidéo de Lorrie Popow qui montre comment décorer les œufs de Pâques

Je rappelle que l’on peut obtenir les sous-titres en Français

Drawing Now : le salon du dessin contemporain

La 11ème édition de Drawing Now s’est tenue à Paris, au Carreau du Temple, du 23 au 26 mars. Près de 70 galeries participaient à l’évènement. Le prix Drawing Now  a été décerné au dessinateur français de Nancy, Jochen Gerner qui expose à la Galerie Anne Barault . Il est membre de l’ Oubapo – Ouvroir de bande dessinée potentielle A ne pas pas confondre avec l’ Oulipo – Ouvroir de littérature potentielle

Les images de quelques œuvres de Jochen Gerner

Jochen Gerner – Iles britanniques

Jochen Gerner – Fotokino

Jochen Gerner – Grande vitesse

Jochen Gerner – sans titre ?

Pixies raw materials

Le Corse fleuri de Bormes-les-Mimosas – Quelques photos de Masmoulin

Dimanche 26 février 2017 s’est déroulé le 79 ème Corso  fleuri de Bormes-les-Mimosas. Une foule nombreuse se pressait le long de la route qui mène au village médiéval.

Il y avait 16 chars fleuris et des figurants, des danseuses et danseurs, des musiciens et aussi un très beau soleil. Voici quelques unes des photos que j’ai prises pendant l’évènement.

©Masmoulin 2017

Les livres de coloriages pour adultes : une mode éphémère ?

coloruages-adultes-1Tous les enfants ont à un moment ou à un autre mis en couleurs des cahiers de coloriage. Le premier livre à colorier a été, semble-t-il, publié en 1879 sous le titre The little folks par les frères MacLoughlin.

En 1961 est publié The executive colouring book qui peut être considéré comme le premier livre de coloriage pour adultes. Il a un caractère politique, polémiste. L’année 1975 voit la publication par la militante féministe Tee Corinne de Cunt  coloring book.

Il faut attendre 2012 pour que se développe en France la diffusion du  livre de coloriage pour adultes  et autres mandalas et dès 2014 aux Usa. Voici une sélection des meilleures ventes en France  et aux Etats Unis. Notamment ceux de l’écossaise Johanna Basford Les éditeurs présentent ces ouvrages comme ayant un pouvoir de détente, d’anti-stress. Ils permettraient de développer la créativité, d’améliorer la coordination œil/mai, de prendre son temps et de permettre un retour à l’enfance.

Le coloriage a sans doute une action apaisante. Mais, de mon point de vue, ce n’est pas une pratique artistique. Et il ne développe pas la créativité. Ce n’est pas non plus selon certains spécialiste de  l’Art-thérapie.

N’empêche que c’est un succès commercial pour les librairies de France comme des États-Unis. Il faudra attendre un peu pour savoir si cet engouement est durable ou s’il s’agissait d’un effet de mode

L’hiver et les artistes 2/3 – Les poètes

poesies-pour-lhiverSource de l’image :  Bout de gomme

Hiver vous n’êtes qu’un vilain

Yver, vous n’estes qu’un villain

Yver, vous n’estes qu’un villain,
Esté est plaisant et gentil,
En tesmoing de May et d’Avril
Qui l’acompaignent soir et main.

Esté revest champs, bois et fleurs,
De sa livrée de verdure
Et de maintes autres couleurs,
Par l’ordonnance de Nature.

Mais vous, Yver, trop estes plain
De nege, vent pluye et grezil;
On vous deust banie en essil.
Sans point flater, je parle plain,
Yver, vous n’estes qu’un villain !

Poème de Charles d’Orléans 1394-1465

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Sur la route en linceul changée
Par deux longs mois de vent du nord,
La petite passe, chargée
De son lourd fagot de bois mort. Comme l’horizon s’illumine
Des lueurs d’un couchant d’hiver,
Sa silhouette se dessine,
Svelte et brune, sur le ciel clair. Et moi, j’imagine ta vie,
Enfant qui vas seule le soir,
Portant ton fagot et suivie
D’un vieux et paisible chien noir.

Pauvre, orpheline et sans famille,
Et sauvage avec les garçons,
Tu files l’hiver, humble fille,
Et tu vas glaner aux moissons.

Triste ramasseuse de branches
Qui cours si tard sans t’alarmer,
Tu n’as qu’un bonnet des dimanches,
Tu n’as qu’un vieux chien pour t’aimer.

Et cherchant, toujours solitaire,
Blé pour ton pain, bois pour ton feu,
Tu vis de ce qu’on trouve à terre
Comme les oiseaux du bon Dieu.
Poème de François Coppée  1842-1908

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Dans la nuit de l’hiver

galope un grand homme blanc
c’est un bonhomme de neige
avec une pipe en bois
un grand bonhomme de neige
poursuivi par le froid

il arrive au village
voyant de la lumière
le voilà rassuré.
Dans une petite maison
il entre sans frapper

et pour se réchauffer
s’assoit sur le poêle rouge,
et d’un coup disparait
ne laissant que sa pipe
au milieu d’une flaque d’eau
ne laissant que sa pipe
et puis son vieux chapeau.

Poème de Jacques Prévert

Nuits d’hiver

Comme la nuit tombe vite !
Le jour, en cette saison,
Comme un voleur prend la fuite,
S’évade sous l’horizon.

Il semble, ô soleil de Rome,
De l’Inde et du Parthénon,
Que, quand la nuit vient de l’homme
Visiter le cabanon,

Tu ne veux pas qu’on te voie,
Et que tu crains d’être pris
En flagrant délit de joie
Par la geôlière au front gris.

Pour les heureux en démence
L’âpre hiver n’a point d’effroi,
Mais il jette un crêpe immense
Sur celui qui, comme moi,

Rêveur, saignant, inflexible,
Souffrant d’un stoïque ennui,
Sentant la bouche invisible
Et sombre souffler sur lui,

Montant des effets aux causes,
Seul, étranger en tout lieu,
Réfugié dans les choses
Où l’on sent palpiter Dieu,

De tous les biens qu’un jour fane
Et dont rit le sage amer,
N’ayant plus qu’une cabane
Au bord de la grande mer,

Songe, assis dans l’embrasure,
Se console en s’abîmant,
Et, pensif, à sa masure
Ajoute le firmament !

Pour cet homme en sa chaumière,
C’est une amère douleur
Que l’adieu de la lumière
Et le départ de la fleur.

C’est un chagrin quand, moroses,
Les rayons dans les vallons
S’éclipsent, et quand les roses
Disent : Nous nous en allons !

Oh ! Reviens ! printemps ! fanfare
Des parfums et des couleurs !
Toute la plaine s’effare
Dans une émeute de fleurs.

La prairie est une fête ;
L’âme aspire l’air, le jour,
L’aube, et sent qu’elle en est faite ;
L’azur se mêle à l’amour.

On croit voir, tant avril dore
Tout de son reflet riant,
Éclore au rosier l’aurore
Et la rose à l’orient.

Comme ces aubes de flamme
Chassent les soucis boudeurs !
On sent s’ouvrir dans son âme
De charmantes profondeurs.

On se retrouve heureux, jeune,
Et, plein d’ombre et de matin,
On rit de l’hiver, ce jeûne,
Avec l’été, ce festin.

Oh ! mon coeur loin de ces grèves
Fuit et se plonge, insensé,
Dans tout ce gouffre de rêves
Que nous nommons le passé !

Je revois mil huit cent douze,
Mes frères petits, le bois,
Le puisard et la pelouse,
Et tout le bleu d’autrefois.

Enfance ! Madrid ! campagne
Où mon père nous quitta !
Et dans le soleil, l’Espagne !
Toi dans l’ombre, Pepita !

Moi, huit ans, elle le double ;
En m’appelant son mari,
Elle m’emplissait de trouble… –
O rameaux de mai fleuri !

Elle aimait un capitaine ;
J’ai compris plus tard pourquoi,
Tout en l’aimant, la hautaine
N’était douce que pour moi.

Elle attisait son martyre
Avec moi, pour l’embraser,
Lui refusait un sourire
Et me donnait un baiser.

L’innocente, en sa paresse,
Se livrant sans se faner,
Me donnait cette caresse
Afin de ne rien donner.

Et ce baiser économe,
Qui me semblait généreux,
Rendait jaloux le jeune homme,
Et me rendait amoureux.

Il partait, la main crispée ;
Et, me sentant un rival,
Je méditais une épée
Et je rêvais un cheval.

Ainsi, du bout de son aile
Touchant mon coeur nouveau-né,
Gaie, ayant dans sa prunelle
Un doux regard étonné,

Sans savoir qu’elle était femme,
Et riant de m’épouser,
Cet ange allumait mon âme
Dans l’ombre avec un baiser.

Mal ou bien, épine ou rose,
A tout âge, sages, fous,
Nous apprenons quelque chose
D’un enfant plus vieux que nous.

Un jour la pauvre petite
S’endormit sous le gazon… –
Comme la nuit tombe vite
Sur notre sombre horizon !

Victor Hugo, Les quatre vents de l’esprit

On peut trouver des poèmes sur l’hiver sur les sites

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 Florilège de la poésie française