Les mouvements artistiques de 1800 à aujourd'hui +Les arts visuels depuis l'Antiquité jusqu'à l'orée du 19ème siècle.LesTechniques, manifestations, artistes, biographies, répertoires , carnets de liens + et bien d'autres choses
La Belgique ne possède pas un « post-impressionnisme » aussi nettement constitué que certaines écoles nationales. Le terme désigne plutôt un ensemble de chemins empruntés par des peintres qui, ayant assimilé l’expérience impressionniste, cherchent à la dépasser. Certains conservent la vibration lumineuse et la liberté de la touche ; d’autres substituent à la sensation immédiate une vision plus construite, plus symbolique ou plus intérieure.
Autour de 1900 à Sint-Martens-Latem petit village près de Gand, va naitre la peinture belge moderne, Une génération d’artistes découvre alors la campagne flamande. C’est un univers radicalement différent de la ville industrielle.Une communauté intellectuelle et artistique va se créer autour de : George Minne = Gustave van de Woestijne =Valerius De Saedeleer= Maurits Niekerk
Lorsque l’on parle de post-impressionnisme, on pense spontanément à Cézanne, Gauguin ou Van Gogh. Pourtant, le mouvement dépasse largement les frontières françaises. La Grande-Bretagne fut l’un des premiers pays à recevoir, à assimiler et à transformer ces nouvelles recherches.
Le phénomène prend une ampleur particulière à Londres au début du XXᵉ siècle. L’exposition Manet and the Post-Impressionists, organisée en 1910 à la Grafton Galleries par le critique et peintre Roger Fry, fait découvrir au public britannique les œuvres de Cézanne, Gauguin, Van Gogh et d’autres artistes modernes. L’exposition provoque un véritable choc esthétique.
Pour les paysagistes britanniques, cette découverte est déterminante. La question n’est plus seulement de saisir les effets fugitifs de la lumière, comme chez les impressionnistes. Le paysage peut désormais être construit par la couleur, simplifié, intensifié et interprété.
Les peintres britanniques prennent ces découvertes et les appliquent à leur propre environnement : parcs londoniens, jardins, banlieues, campagnes du Surrey, montagnes galloises, paysages du Yorkshire et lumières écossaises
A partir des années 1880 l’impressionnisme ne fait plus recette auprès des peintres, notamment des paysagistes. Ceux-ci, sont bientôt regroupés sous le terme de postimpressionnistes.C’est une catégorie historiographique commode mais assez artificielle, et surtout internationale. Le terme post-impressionnisme a été inventé par le critique d’art britannique Roger Fry qui organise l’exposition « Manet et les postimpressionnistes »
Le vocable « fourre tout » va désigner rétrospectivement des démarches très différentes apparues après ou parallèlement à l’impressionnisme, plutôt qu’une véritable école constituée.Ces artistes ne partagent qu’un point de départ : ils ont refusé les limites de l’impressionnisme. Ils trouvaient que l’impressionnisme se focalisait trop sur l’effet éphémère de la lumière et pas assez sur le sens profond, la structure ou l’émotion de l’œuvre.
Certains peintres vont tour à tour se trouver classés dans différents mouvements de l’époque le pointillisme ou néo-impressionnisme, le synthétisme, le symbolisme,les nabi
Ce qui rapproche donc ces peintres, malgré leurs styles très différents, est une même volonté de dépasser la simple imitation de la nature. Ils ne cherchent plus seulement à reproduire ce qu’ils voient : ils veulent exprimer une sensation, une émotion, une construction personnelle du paysage.
Le paysage peut être construit, simplifié, fragmenté ou intensifié. Une montagne n’est plus seulement une montagne ; elle devient un ensemble de formes. Un coucher de soleil n’est plus seulement un phénomène naturel ; il peut devenir une harmonie de couleurs. La réalité observée sert de point de départ à une interprétation personnelle.
‘L’impressionnisme s’est diffusé bien au-delà de l’Europe et de l’Amérique du Nord à la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle. De nombreux artistes venus du Japon, du Moyen-Orient ou encore de la Turquie ont étudié à Paris avant de réadapter le traitement de la lumière et la touche impressionniste aux paysages et à la culture de leur pays d’origine.
Au Japon un certain nombre de peintres sont venus en Europe et de retour dans leur pays ont introduit en peinture le style style occidental dit yō-ga. Certains se sont regroupés dans l’association Hakuba-kai (le cheval blanc)
En Turquie un Groupe de peintres ottomans dit «1914 Kuşağı » ( Génération 1914) « est envoyé étudier à Paris,notamment à l’Académie Julian. À leur retour à Istanbul, ils ont adopté la palette impressionniste pour peindre le Bosphore, la vie quotidienne et les paysages locaux.
Yayoi Kusama, (1929-2026) qui est une artiste avant-gardiste japonaise, internationalement reconnue, vient de mourir à Tokyo, le 14 août, à 97 ans. Cette peintre et sculptrice avant-gardiste et aussi féministe, souffrait de troubles obsessionnels compulsifs (TOC) et d’hallucinations visuelles et auditives qu’elle expérimentait depuis l’âge de 10 ans.
Elle peint dès le plus jeune age et expose dès 16 ans au grand dam de ses parents et surtout de sa mère avec qui elle entretien des très mauvais rapport.
En 1957, la célèbre artiste américaine Georgia O’Keeffe l’encourage a venir aux États Unis et elle s’installe à New-York.Reconnue pour ses installations immersives, ses motifs à pois obsessionnels et ses célèbres citrouilles géantes, elle fascine par un univers artistique unique né de ses hallucinations.
Elle rentre au Japon , mentalement fatiguée en 1973. A partir de 1977, à sa demande elle s’installe dans l’hôpital psychiatrique Seiwa 清和病院 où elle dispose d’un atelier. Son équipe est installée dans un immeuble voisin.
Depuis 2004, son œuvre « Les Tulipes de Shangri-La » est installée sur l’esplanade François Mitterand à côté de la Gare de Lille Europe. Elle fait actuellement l’objet d’une restauration.
Ses œuvres ont été exposées dans tous les grands musées du monde/ A Tokyo dans le quartier animé de Shinjuku, un musée lui est consacré depuis 2017.
‘L’impressionnisme s’est diffusé bien au-delà de l’Europe et de l’Amérique du Nord à la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle. De nombreux artistes venus d’Australie, du Japon, du Moyen-Orient ou encore de la Turquie ont étudié à Paris avant de réadapter le traitement de la lumière et la touche impressionniste aux paysages et à la culture de leur pays d’origine.
En Australie, l »École de Heidelberg, mouvement artistique fondé à la fin des années 1880 près de Melbourne est l’équivalent australien de l’impressionnisme.
À la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle, l’impressionnisme s’impose comme un courant majeur en Amérique latine, porté par des artistes partis étudier à Paris ou à Madrid. De retour dans leurs pays respectifs, ces peintres appliquent le travail de la lumière et la peinture en plein air (plein airism) aux paysages locaux, très différents des panoramas européens : vallées andines, côtes caribéennes et végétation tropicale.
En effet, contrairement à la lumière douce du nord de l’Europe, les artistes latino-américains doivent capturer des contrastes thermiques extrêmes et un soleil zénithal éclatant. Ils utilisent les verts intenses, la terre cuite,les ocres chauds et les bleus intenses propres à la géographie du continent.
Voici un les noms, par pays, d’un certain nombre de paysagistes d’Amérique latine, qu’ils se sont inscrit dans la mouvance impressionniste :
Lorsque l’impressionnisme déferle sur l’Europe à la fin du XIXᵉ siècle, toute une génération de jeunes peintres canadiens traverse l’Atlantique pour se former à Paris, à l’Académie Julian ou aux Beaux-Arts.
Ces artistes ont découvert l’art en plein air.Ils ont jeté les ponts entre la tradition européenne et l’émergence d’un art proprement canadien. Ils ont appliqué en les adaptant les touches de lumière de l’impressionnisme aux paysages sauvages, aux villages, aux grands espaces et aux neiges du Canada.
Le paysage cesse d’être seulement un sujet pictural et devient progressivement une représentation de l’identité nationale.
Longtemps ignorées par une histoire de l’art dominée par les récits masculins, les femmes artistes ont joué un rôle crucial dans la diffusion et la modernisation de l’impressionnisme au Canada
L’impressionnisme s’implante assez rapidement aux États-Unis. Dès les années 1880, les expositions françaises connaissent un véritable succès. Par ailleurs de nombreux peintres américains font le voyage, en France. On les retrouve à Paris et et au sein des colonies d’artistes comme autour de Giverny et de Pont-Aven , Concarneau ou encore Grez sur Loing On peut citer l’exemple de Theodore Robinson ami de Claude Monet.
Les artistes américains adaptent l’approche impressionniste à leurs paysages La lumière et les espaces américains deviennent leur véritable sujet.En Nouvelle-Angleterre les paysages du Connecticut, du Massachusetts, du Maine, du New Hampshire deviennent de véritables laboratoires de peinture en plein air.
La Californie avec ces paysages de montagnes, ces eucalyptus,cles champs de coquelicots, ces vallées baignées de soleil constituent se distingue de la Cote ‘Est.Il faut signaler le mouvement impressionniste de Pennsylvanie
Martine Humbert, peintre aquarelliste (Membre des Aquarellistes en Nord) exposera ses Paysages du Nord et d’ailleurs à la Halle aux Draps de Douai Les 18, 19 et 20 septembre 2026
Le numéro 188 de Pratique des Arts intitulé « Spécial Eté » vient « paraître. Comme d’habitude il débute par la Vie des arts Côté Salons puis côté Musées.
Paolo Conte,n’ a été que peu de temps avocat. On le savait auteur-compositeur-interprète hors pair, xylophoniste, tromboniste et pianiste émérite, improvisateur toqué d’onomatopées. On le découvre aujourd’hui plasticien, à la faveur de l’exposition « Paolo Conte Original ». Il y qui présente soixante-dix de ses dessins et aquarelles
Ma nuit au musée est une collection de récits, créée en 2018, par Alina Gurdiel, aux éditions Stock.Enfermé seul dans le musée de son choix, pendant la nuit avec un lit de camp, l’écrivain·e, (mais pas que) à l’issue de ce moment unique, s’engage à écrire le texte que cette nuit lui a inspiré. Les « élus » sont généralement choisis parmi les écrivains reconnus, récompensés par des prix littéraires. C’est aussi me semble-t’il parfois, » un entre-soi » journalistique ou de l’édition.
Cette biographe de Marcel Proust, qui a publié en 2004 Madame Proust et en 2017 Une jeunesse de Marcel Proust parcours le musée et redécouvre les portraits et évocations des femmes que Marcel à pu rencontrer dans les salons ,pendant la belle époque qui finit à la déclaration de la 1ère guerre mondiale.
Les pays d’Europe centrale et orientale voient naître, à la fin du 19ème siècle et à l’orée du 20ème, une brillante génération de paysagistes qui s’approprient les recherches impressionnistes tout en les adaptant à leurs paysages et à leur culture.
Des plaines hongroises aux montagnes slovaques, des forêts polonaises aux campagnes roumaines, des vallées bohémiennes aux immenses étendues russes, chaque école développe une sensibilité originale où la lumière devient le principal sujet de la peinture.Ils peignent les hivers enneigés, les brumes automnales, les forêts profondes et les montagnes boisées ou arides.La lumière n’y est pas seulement éclatante ; elle est parfois diffuse, mélancolique, presque méditative.Cette approche confère à leurs paysages une profondeur émotionnelle particulière.
Nombre de ces artistes effectuent un séjour à Paris. Ils découvrent les œuvres de Monet, Pissarro ou Sisley, puis reviennent dans leur pays avec une nouvelle manière de peindre. Ils privilégient désormais le travail en plein air, les touches fragmentées, les couleurs lumineuses et les effets atmosphériques. Cependant, loin d’imiter les maîtres français, ils cherchent avant tout à révéler la beauté de leur propre territoire.Cette volonté contribue souvent à l’émergence d’une véritable identité artistique nationale.
De l’autre coté des Pyrénées, l’Espagne et le Portugal ont vu émerger, à la fin du XIXᵉ siècle et au début du XXᵉ, des artistes qui, sans toujours se revendiquer de impressionnisme, ont su adopter une peinture de plein air où la lumière, les couleurs et de les vibrations de l’atmosphère occupent une place essentielle.
L’impressionnisme ibérique ne constitue pas une école homogène. Chaque région conserve son identité, son climat et sa palette. Les paysages de Castille, de Catalogne, de Valence, d’Andalousie ou encore du Portugal offrent aux peintres une extraordinaire diversité de motifs.
Contrairement aux ciels souvent voilés du nord de l’Europe, la péninsule Ibérique bénéficie d’une lumière plus vive et plus contrastée. Les ombres y sont profondes, les couleurs franches et les reliefs puissamment dessinés .L’impressionnisme ibérique apparaît ainsi comme une interprétation originale du mouvement : plus solaire, plus colorée, parfois plus réaliste, mais toujours profondément attachée à la nature locale.
Les impressionnistes espagnols ne cherchent pas seulement à traduire les effets fugitifs de la lumière ; ils exaltent également la chaleur du soleil méditerranéen, les terres arides, les oliveraies, les vergers d’orangers, les plages lumineuses et les montagnes baignées d’une atmosphère cristalline.Cette lumière intense conduit souvent à une palette plus chaude que celle des maîtres français.
La Garde républicaine lors du défilé du 14 juillet 2022
Ce n’est que depuis 1880, sous la 3ème république, qu’en France la Fête nationale est célébrée le 14 juillet. Les députés ne souhaitaient pas faire de référence à la Dévotion de 1789. Par contre les anglo-saxons la désignent par « Bastille Day »
Le 14 juillet est l’occasion de défilé à Paris mais aussi un peu partout en France. Il y a aussi des drapeaux, des fanions, de guirlandes. La veille sont dans certains endroits organisées de « retraites en flambeaux. Et enfin, le soir du 14 juillet il y a le « Bal du 14 juillet » La débauche de couleurs des manifestations a inspiré les peintres. Voici quelques unes des œuvres inspirées du 14 juillet.
Les peintres paysagistes impressionnistes scandinaves sont moins connus que leurs homologues français.A la fin du XIXᵉ siècle, les pays nordiques virent eux aussi naître une brillante génération de peintres qui adaptèrent les principes impressionnistes à leurs paysages et à leur climat.
Contrairement aux artistes français, fascinés par les effets de la lumière méridionale ou parisienne, les peintres scandinaves furent inspirés par une nature plus austère : les fjords de Norvège, les lacs finlandais, les forêts suédoises, les côtes danoises ou encore les nuits blanches de l’été boréal.
Leur palette diffère sensiblement de celle des impressionnistes français. Les bleus froids, les gris argentés, les verts profonds et les blancs lumineux dominent souvent leurs compositions. Les longues ombres de l’hiver, les reflets des eaux calmes et les ciels changeants deviennent les véritables sujets de leurs œuvres.
Voici, classés par pays des paysagistes impressionnistes scandinaves :
Les Pays-Bas ont vu naître une génération de peintres qui, tout en restant fidèles à leur propre tradition artistique, ont su intégrer les innovations impressionnistes. Leurs œuvres offrent une vision sensible d’un pays où l’eau, le ciel et la lumière composent un paysage d’une étonnante poésie.
L’impressionnisme néerlandais ne constitue pas un mouvement aussi structuré que son équivalent français. Il s’agit plutôt d’une évolution progressive de la peinture de paysage, nourrie à la fois par l’héritage de l’École de La Haye et par les découvertes des artistes français.
Les peintres néerlandais privilégient les effets atmosphériques, les variations de lumière et une touche plus libre, sans jamais renoncer à une certaine sobriété caractéristique de leur tradition nationale.Ce qui distingue les impressionnistes néerlandais est sans doute leur rapport particulier à la lumière.Contrairement aux couleurs éclatantes du Midi ou aux jardins de Giverny, ils s’intéressent aux ciels immenses, aux brumes matinales, aux reflets des canaux et aux nuances infinies du gris. Leur peinture est moins spectaculaire que contemplative. Elle célèbre une nature discrète, façonnée par l’eau, le vent et les saisons.
Si l’impressionnisme est généralement associé aux rives de la Seine, aux jardins de Giverny ou aux falaises normandes, la Belgique a développé, à partir des années 1880, une interprétation originale de ce mouvement.
Les peintres belges ne se sont pas contentés d’imiter leurs homologues français : ils ont adapté les principes impressionnistes à leurs propres paysages, à leur climat et à une sensibilité profondément marquée par les ciels changeants de la mer du Nord, les plaines flamandes et les forêts ardennaises.
Le paysage impressionniste belge se distingue ainsi par une palette souvent plus nuancée, des atmosphères plus humides et une attention particulière aux variations de la lumière septentrionale. Les artistes français cherchaient fréquemment les effets éclatants du soleil méditerranéen ou de la campagne normande.
Les Belges privilégiaient les brumes, les crépuscules, les ciels nuageux et les reflets argentés des canaux et des rivières : vallée de la Lys = Environ de Gand (Gent) ou du Brabant =la Campine Les forêts des Ardennes =la côte de la mer du Nord.
Ils ne rompent jamais complètement avec la tradition réaliste et naturaliste qui dominait alors leur école nationale. Ils conservent souvent une construction solide de la composition tout en adoptant une touche plus libre et une étude attentive des effets atmosphériques.
Des peintres des groupes d’avant garde comme le Groupe des XX et la La Libre Esthétiquue vont faire découvrir les œuvres de Claude Monet, Camille Pissarro, Alfred Sisley, Berthe Morisot ou Auguste Renoir.
Les organisateurs de la 40ème « Estivale des Arts » d’Étaples ont donné à Aquarellistes en Nord, une carte blanche. 22 membres sur 33 ont exposé 2 et parfois 3 aquarelles. Dans une variété de styles qui font la force artistique de notre groupe. Notre exposition a été installé dans le hall d’accueil du Pôle Corderie
9 des 22 membres d’Aquarellistes en Nord
Vue partielle du hall d’accueil où sont exposées les aquarelles d’A en N.
Notre groupe était accueilli dans le cadre d’une exposition plus vaste d’aquarellistes, de pastellistes, d’huilistes, d’acrylistes et de dessinateurs qui ont postulé auprès du service Culture de la ville d’Étaples sur Mer. Comme dans les manifestions de ce type les œuvres de qualité côtoient le quelconque. C’est la Loi du genre.
Les personnalitésLe public pendant les discours.Les exposants primésUne vue partielle du publicça discute !
22 d’entre-eux participent à l’exposition et des démonstrations seront proposées par le français Jacques Lefevre, l’actuel président du groupe & le belge Jacques Blavier
La France et l’Europe traversent actuellement une période de température qui atteint des records. Le Giec depuis maintenant près de 30 ans, alerte le monde sur les changements et désordres climatiques qui touchent la planète entière. La planète se réchauffe et la France est aux avants postes. Dans l’urgence, les gouvernements et les médias s’activent.
On nous alerte que ces périodes de canicule vont perdurer et s’intensifier.. Magali Reghezza-Zitt, géographe, ancienne membre du Haut Conseil pour le climat a déclaré sur France Info que 2026 risque d’être la période la plus froide, eu égard à l’évolution prévisible au cours de prochaines décennies.
Pendant des siècle le vocable « canicule » concernait une période précise, que dès l’Antiquité, les Anciens avaient observé. En effet, Sirius l’étoile la plus brillante de la Constellation du Grand chien se levait et se couchait avec le soleil, entre le 22 juillet et le 23 août. Cela correspondait à une période de fortes chaleurs. Ils ont appelé cette étoile Canicula. De nos jours le terme canicule a totalement changé de signification est désigne une période de forte chaleur où la température reste élevée pendant la nuit.
Par contre est rarement évoqué l »été 1911 l’un des plus torrides du début du XXᵉ siècle. Pendant plusieurs semaines, la France suffoque sous des températures exceptionnelles. Les récoltes souffrent, les villes étouffent et les chroniqueurs décrivent un paysage figé dans une lumière blanche et vibrante. Cette chaleur extrême, bien que rarement représentée de manière explicite, imprègne pourtant la peinture de cette époque.
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Des peintres ont tenté, à leur manière, d’illustrer ces périodes de fortes chaleurs. Mais les artistes ne peignent pas la température ; ils peignent ses effets. Les couleurs s’éclaircissent, les ombres deviennent plus courtes, les contours se dissolvent dans une atmosphère presque aveuglante.
Plus d’un siècle plus tard, les canicules du XXIᵉ siècle modifient à nouveau notre regard sur les paysages. Les artistes contemporains ne cherchent plus seulement à célébrer la lumière ; ils interrogent désormais les conséquences du réchauffement climatique.
Les ciels prennent des teintes orangées à cause des fumées d’incendies, les rivières s’assèchent, les arbres brunissent avant l’automne. Les peintres contemporains comme les photographes et les artistes numériques représentent une nature sous tension, marquée par les sécheresses, les feux de forêt ou les vagues de chaleur répétées.
Au début du 20ème siècle,, la canicule apparaît comme un événement exceptionnel, presque une curiosité météorologique. Aujourd’hui, les épisodes extrêmes se succèdent avec une fréquence qui transforme durablement les paysages et inspire une nouvelle génération d’artistes engagés.
Pourtant, un fil relie ces deux époques : la lumière. Celle qui fascinait les impressionnistes et les postimpressionnistes est devenue aujourd’hui un symbole ambigu. Autrefois synonyme de beauté estivale, elle évoque désormais aussi les excès climatiques.
Les peintres nous rappellent ainsi que la chaleur ne se mesure pas seulement avec un thermomètre. Elle se lit dans la couleur des ombres, dans l’intensité du ciel, dans l’immobilité des arbres et dans cette lumière si particulière qui transforme le paysage.
Il existe relativement peu de tableaux intitulés ou explicitement consacrés à la « canicule », mais de nombreux artistes ont traduit ses effets : lumière écrasante, végétation desséchée, immobilité de l’air, paysages brûlés par le soleil. Voici quelques peintres particulièrement intéressants.
Parmi les peintres célèbres ayant traité de la chaleur estivale écrasante il y a eu notamment :Claude Monet = Vincent van Gogh = =Paul Signac =Henri-Edmond Cross =Gustave Caillebotte=.Paul Cézanne = William Hopper = Georgia O’Keeffe = David Hockney =Anselm Kiefer =Maya Lin, =Alex Katz
Des peintres mineurs ont aussi de nos jours traduit ces dérèglements climatiques en titrant tout simple leurs œuvres « canicule
Les méfaits de la chaleur : une victime de l’insolation. Illustration de couverture du Petit Journal : supplément illustré du 13 août 1911
Claude Monet – MeulesPaul Cézanne – La montagne Sainte-VictoireHenri Edmond Cross – Plage de Saint-ClairJoachin Sorola – Enfants sur la plagePaul Signac – Vu de Saint-TropezVincent Van Gogh – Moisson en ProvenceGustave Caillebotte – Canotage
A la fin du XIXᵉ siècle, l’espace germanique – principalement l’Allemagne impériale – a développé une interprétation originale du mouvement impressionniste. Les innovations françaises, ont influencé des peintres d’outre-Rhin nourris par la tradition romantique
L’impressionnisme allemand apparaît plus tardivement que son homologue français. Les artistes allemands découvrent les innovations parisiennes grâce à leurs séjours d’études en France, mais ils ne se contentent pas d’en reproduire les formules. Ils associent la peinture en plein air, les effets fugitifs de lumière et la touche libre à une sensibilité héritée du romantisme germanique, plus contemplative et souvent plus mélancolique.
Le mouvement se développe notamment autour de la Sécession berlinoise, fondée en réaction au conservatisme académique.