Arts & Paysages – 37/..Les paysagistes impressionnistes+ de l’Europe centrale et orientale.

Les pays d’Europe centrale et orientale voient naître, à la fin du 19ème siècle et à l’orée du 20ème, une brillante génération de paysagistes qui s’approprient les recherches impressionnistes tout en les adaptant à leurs paysages et à leur culture.

Des plaines hongroises aux montagnes slovaques, des forêts polonaises aux campagnes roumaines, des vallées bohémiennes aux immenses étendues russes, chaque école développe une sensibilité originale où la lumière devient le principal sujet de la peinture.Ils peignent les hivers enneigés, les brumes automnales, les forêts profondes et les montagnes boisées ou arides.La lumière n’y est pas seulement éclatante ; elle est parfois diffuse, mélancolique, presque méditative.Cette approche confère à leurs paysages une profondeur émotionnelle particulière.

Nombre de ces artistes effectuent un séjour à Paris. Ils découvrent les œuvres de Monet, Pissarro ou Sisley, puis reviennent dans leur pays avec une nouvelle manière de peindre. Ils privilégient désormais le travail en plein air, les touches fragmentées, les couleurs lumineuses et les effets atmosphériques. Cependant, loin d’imiter les maîtres français, ils cherchent avant tout à révéler la beauté de leur propre territoire.Cette volonté contribue souvent à l’émergence d’une véritable identité artistique nationale.

La Hongrie se distingue avec la célèbre colonie artistique  de Nagybánya (aujourd’hui Baia Mare, en Roumanie), véritable laboratoire de la peinture de plein air.
Parmi les paysagistes hongrois il faut citer :Simon Hollósy, Béla Iványi-Grünwald, István Réti et János Thorma. Pál Szinyei Merse =Károly Ferenczy =Oszkár Glatz =Sándor Ziffer=István Csók =Tivadar Zemplényi

Les paysagistes tchèques de Bohème et de Moravie développent une peinture de paysage intimiste où les saisons occupent une place importante. Avec notamment Antonín Slavíček =Otakar Lebeda =František Kaván =Jaroslav Panuška et aussi Antonín Hudeček =Alois Kalvoda = Antonín Hlaváček

En Slovaquie :Ladislav Mednyánszky =Dominik Skutecký Certains peintres fréquentent lColonies de Zakopane où ils retrouvent leurs amis polonais.

En Pologne, l’impressionnisme demeure profondément attaché à la nature. Certains artistes se rassemblement au sein du Groupe Kazimierz Dolny d’autres font partie du mouvement Jeune Pologne. Parmi les paysagistes il y a eu Jan Stanisławski=Ferdynand Ruszczyc =Józef Pankiewicz =Stanisław Kamocki =Władysław Podkowiński et aussi Stanisław Kamocki =Władysław Podkowiński=Leon Wyczółkowski =
Julian Fałat =Kazimierz Sichulski

La Roumanie n’est pas en reste avec Nicolae Grigorescu=Ion Andreescu =Ștefan Luchian =Nicolae Vermont =Gheorghe Petrașcu et aussi Arthur Verona =Samuel Mützner=Octav Băncilă

En Bulgarie : Anton Mitov =Ivan Mrkvička Nikola Petrov

On peut aussi citer les serbes Nadežda Petrović = Kosta Miličević =Milan Konjović =les croates Vlaho Bukovac =Menci Clement Crnčić =Bela Čikoš Sesija

Arts & Paysages – 36/.. Les paysagistes impressionnistes ibériques

De l’autre coté des Pyrénées, l’Espagne et le Portugal ont vu émerger, à la fin du XIXᵉ siècle et au début du XXᵉ, des artistes qui, sans toujours se revendiquer de impressionnisme, ont su adopter une peinture de plein air où la lumière, les couleurs et de les vibrations de l’atmosphère occupent une place essentielle.

L’impressionnisme ibérique ne constitue pas une école homogène. Chaque région conserve son identité, son climat et sa palette. Les paysages de Castille, de Catalogne, de Valence, d’Andalousie ou encore du Portugal offrent aux peintres une extraordinaire diversité de motifs.

Contrairement aux ciels souvent voilés du nord de l’Europe, la péninsule Ibérique bénéficie d’une lumière plus vive et plus contrastée. Les ombres y sont profondes, les couleurs franches et les reliefs puissamment dessinés
.L’impressionnisme ibérique apparaît ainsi comme une interprétation originale du mouvement : plus solaire, plus colorée, parfois plus réaliste, mais toujours profondément attachée à la nature locale.

Les impressionnistes espagnols ne cherchent pas seulement à traduire les effets fugitifs de la lumière ; ils exaltent également la chaleur du soleil méditerranéen, les terres arides, les oliveraies, les vergers d’orangers, les plages lumineuses et les montagnes baignées d’une atmosphère cristalline.Cette lumière intense conduit souvent à une palette plus chaude que celle des maîtres français.

Parmi les paysagistes impressionnistes, Il y a eu en Espagne; le célèbre Joaquín Sorolla=Aureliano de Beruete =Darío de Regoyos Campuzano y Aguirre = =Dionís Baixeras i Verdaguer =Laureà Barrau Buñol =Manuel Benedito =Ricard Canals =José Pinazo Camarlench =Hermen Anglada Camarasa=José Pinazo Baldomer Galofre=Francesc Gimeno = =Carlos de Haes = Joan Llimona i Bruguera=Joaquim Mir =Alberto Pla y Rubio =Cecilio Pla==Santiago Rusiñol =Ricardo Verdugo Landi = =Modest Urgell i Inglada

Au Portugal il y a eu Silva Porto qui avait fréquenté l’école de Barbizon =José Malhoa =Henrique Pousão = =João Marques de Oliveira =Artur Loureiro =António Ramalho =Aurélia de Souza =Columbano Bordalo Pinheiro

Arts & Paysages -35/.. Les paysagistes impressionnistes scandinaves

Les peintres paysagistes impressionnistes scandinaves sont moins connus que leurs homologues français.A la fin du XIXᵉ siècle, les pays nordiques virent eux aussi naître une brillante génération de peintres qui adaptèrent les principes impressionnistes à leurs paysages et à leur climat.

Contrairement aux artistes français, fascinés par les effets de la lumière méridionale ou parisienne, les peintres scandinaves furent inspirés par une nature plus austère : les fjords de Norvège, les lacs finlandais, les forêts suédoises, les côtes danoises ou encore les nuits blanches de l’été boréal.

Leur palette diffère sensiblement de celle des impressionnistes français. Les bleus froids, les gris argentés, les verts profonds et les blancs lumineux dominent souvent leurs compositions. Les longues ombres de l’hiver, les reflets des eaux calmes et les ciels changeants deviennent les véritables sujets de leurs œuvres.

Voici, classés par pays des paysagistes impressionnistes scandinaves :

Les norvégiens Frits Thaulow. =Kitty Lange Kielland=Harald Sohlberg =Amaldus Nielsen =Thorolf Holmboe = =Eilif Peterssen =Erik Werenskiold = Halfdan Egedius =Lars Jorde

Les suédois Karl Nordström ,=Nils Kreuger , =Gustaf Fjæstad du groupe des Opposants=Anna Boberg =Eugen Bernadotte=Otto Hesselbom =Alfred Wahlberg =Bruno Liljefors =Carl Trägårdh =Olof Arborelius =Arvid Mauritz Lindström =Richard Bergh =, Carl WilhelmsonEugen Jansson =Anshelm Schultzberg

Les danois Theodor Philipsen =Peder Severin Krøyer=Peder Mørk Mønsted =Vilhelm Kyhn =Godfred Christensen =Johan Rohde =Vilhelm Hammershøi ==Michael Ancher =Anna Ancher =Laurits Tuxen =Carl Locher =Holger Drachmann =

Les Finlandais Albert Edelfelt =Eero Järnefelt =Pekka Halonen=Akseli Gallen-Kallela=Victor Westerholm =Elin Danielson-Gambogi=Magnus Enckell =Väinö Blomstedt = Verner Thomé

Les islandais Þórarinn B. Þorláksson

Plusieurs colonies artistiques ont joué un rôle majeur dans la diffusion de l’impressionnisme :peintres de Skagen au Danemark = Grez-sur-Loing. en France =Varberg en Suède, = Jæren et les peintres des Iles Lofoten en Norvège.=Les rives du lac Tuusula et =Groupe_Septem =en Finlande

Arts & paysages -34/.. -Les paysagistes impressionnistes néerlandais

Les Pays-Bas ont vu naître une génération de peintres qui, tout en restant fidèles à leur propre tradition artistique, ont su intégrer les innovations impressionnistes. Leurs œuvres offrent une vision sensible d’un pays où l’eau, le ciel et la lumière composent un paysage d’une étonnante poésie.

L’impressionnisme néerlandais ne constitue pas un mouvement aussi structuré que son équivalent français. Il s’agit plutôt d’une évolution progressive de la peinture de paysage, nourrie à la fois par l’héritage de l’École de La Haye et par les découvertes des artistes français.

Les peintres néerlandais privilégient les effets atmosphériques, les variations de lumière et une touche plus libre, sans jamais renoncer à une certaine sobriété caractéristique de leur tradition nationale.Ce qui distingue les impressionnistes néerlandais est sans doute leur rapport particulier à la lumière.Contrairement aux couleurs éclatantes du Midi ou aux jardins de Giverny, ils s’intéressent aux ciels immenses, aux brumes matinales, aux reflets des canaux et aux nuances infinies du gris. Leur peinture est moins spectaculaire que contemplative. Elle célèbre une nature discrète, façonnée par l’eau, le vent et les saisons.

Parmi les artistes les plus notables il y a eu George Hendrik Breitner = Isaac Israëls = Willem Bastiaan Tholen =Floris Arntzenius =Jan Toorop =Willem De Zwart = Johan Barthold Jongkind.

Moins connus il y a eu également Willem Roelofs =Paul Gabrïel =Hendrik Willem Mesdag =Jacob Maris = Anton Mauve = Willem Maris = JJozef Israëls = Johannes Bosboom =David Adolph Constant Artz = =Marius Bauer Jan Hillebrand Wijsmuller =erman Johannes Van der Weele

Arts & Paysage – 33/.. – Les impressionnistes belges

Si l’impressionnisme est généralement associé aux rives de la Seine, aux jardins de Giverny ou aux falaises normandes, la Belgique a développé, à partir des années 1880, une interprétation originale de ce mouvement.

Les peintres belges ne se sont pas contentés d’imiter leurs homologues français : ils ont adapté les principes impressionnistes à leurs propres paysages, à leur climat et à une sensibilité profondément marquée par les ciels changeants de la mer du Nord, les plaines flamandes et les forêts ardennaises.

Le paysage impressionniste belge se distingue ainsi par une palette souvent plus nuancée, des atmosphères plus humides et une attention particulière aux variations de la lumière septentrionale. Les artistes français cherchaient fréquemment les effets éclatants du soleil méditerranéen ou de la campagne normande.

Les Belges privilégiaient les brumes, les crépuscules, les ciels nuageux et les reflets argentés des canaux et des rivières : vallée de la Lys = Environ de Gand (Gent) ou du Brabant =la Campine Les forêts des Ardennes =la côte de la mer du Nord.

Ils ne rompent jamais complètement avec la tradition réaliste et naturaliste qui dominait alors leur école nationale. Ils conservent souvent une construction solide de la composition tout en adoptant une touche plus libre et une étude attentive des effets atmosphériques.

Des peintres des groupes d’avant garde comme le Groupe des XX et la La Libre Esthétiquue vont faire découvrir les œuvres de Claude Monet, Camille Pissarro, Alfred Sisley, Berthe Morisot ou Auguste Renoir.

Parmi les peintres belges du la mouvance impressionnistes il y a Anna Boch = James Ansor =le « luministe de l’école de la Lys« Émile Claus = Théo Van Rysselbergheproche du divisionniste Paul Signac =Frantz Charlet = Willy Finch=Juliette Wytsman =Rodolphe Wytsman =Georges Buysse=Isidore Verheyden. = Guillaume Vaugel =Sans oublier Adrien-Joseph Heymans , le Chef de file de l’École de Kalmthout.

Moins connus il y a aussi Modeste Huys =Léon De Smet =Gustave De Smet=Georges Morren =Eugène Joors =Frans Hens= =Jacques Rosseels=Isidore Meyers ==Louis Van Engelen =Victor Gilsoul =Henri Cassiers =Richard Baseleer =Fritz de Brouckère =Félix Buelens ==Jean Colin =Georges Creten =Albert Dandoy =Maurice De Meyer =Pieter Franciscus Dierckx =Angelina Drumaux =Jef Dutilleux=Paula Évrard =Lucien Frank =Maurice Hagemans =Charles Houben =Jenny Montigny =Jules Postel =Marguerite Robyns =Eugène Van Mierlo =Ernest Welvaert =







Arts & paysage – 32/.. Impressionnistes germaniques

A la fin du XIXᵉ siècle, l’espace germanique – principalement l’Allemagne impériale – a développé une interprétation originale du mouvement impressionniste. Les innovations françaises, ont influencé des peintres d’outre-Rhin nourris par la tradition romantique

L’impressionnisme allemand apparaît plus tardivement que son homologue français. Les artistes allemands découvrent les innovations parisiennes grâce à leurs séjours d’études en France, mais ils ne se contentent pas d’en reproduire les formules. Ils associent la peinture en plein air, les effets fugitifs de lumière et la touche libre à une sensibilité héritée du romantisme germanique, plus contemplative et souvent plus mélancolique.

Le mouvement se développe notamment autour de la Sécession berlinoise, fondée en réaction au conservatisme académique.

Parmi les principaux paysagistes impressionnistes allemands il y a eu : Max Liebermann= Max Slevogte=Lovis Corinth =Walter Leistikow=Lesser Ury= Fritz von Uhde = Gotthardt Kuehl = Wilhelm Trübner= Ludwig Dill = Adolf Lier Il y a encore Otto Modersohn= Hans am Ende = Fritz Overbeck =

Sans oublier les artistes autrichiens comme Emil Jakob Schindler =Tina Blau =Carl Moll=Theodor von Hörmann

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Arts & Paysage -31/.. Impressionnistes britanniques

Dès les années 1880, un ensemble de peintres britanniques s’approprie les innovations françaises pour les adapter à la sensibilité insulaire. Sans constituer un mouvement aussi homogène que l’impressionnisme français, ces artistes développent une approche originale du paysage fondée sur l’observation directe de la nature, les variations atmosphériques et les effets fugitifs de la lumière.

L’impressionnisme britannique naît de plusieurs influences convergentes. De nombreux artistes se forment à Paris, fréquentent l’Académie Julian ou l’École des Beaux-Arts, et découvrent les œuvres de Monet, Manet ou Degas. D’autres puisent dans une tradition nationale plus ancienne, héritée de Turner et de Constable, déjà attentifs aux phénomènes météorologiques et aux changements de lumière.

Le mouvement s’organise notamment autour du New English Art Club, fondé en 1886 comme alternative aux institutions académiques conservatrices.

L’impressionnisme britannique ne fut jamais une simple imitation du modèle français. Il se distingue par son attachement aux paysages côtiers, aux ambiances brumeuses et à une palette souvent plus retenue. Les artistes britanniques cherchent moins l’éclat des couleurs que la vérité atmosphérique d’un lieu.

Les principaux peintres de cette mouvance ont été Philip Wilson Steer, le plus célèbre et aussi Elizabeth Forbes = Stanhope Forbes = Lamorna Birch =Harold Harvey = Frederick Hall =membres de la colonie d’artistes dite l’école de Newlyn.

D’autres faisaient partie du groupe d’artistes dit de l’école de St-Ives : Julius Olsson, Louis Grier = Dorothea Sharp = Laura Knight =Alfred East =George Clausen = David Murray =Edward Stott=

L’Écosse a aussi ses paysagistes d’inspiration expressionniste , les Glasgow boys: = William York MacGregor, James Guthrie, John Lavery, George Henry et Edward A. Walton.


Arts & Paysage – 30/.. – Les impressionnistes français.

Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, la peinture française connaît une transformation profonde avec l’apparition de l’impressionnisme. Né dans les années 1870, ce mouvement rompt avec les conventions académiques et propose une nouvelle manière de représenter le monde.

Parmi les sujets privilégiés des impressionnistes, le paysage occupe une place centrale. Plus qu’une simple représentation de la nature, il devient un laboratoire d’expérimentation où les artistes cherchent à saisir les effets fugitifs de la lumière, les variations atmosphériques et les impressions visuelles de l’instant.

Le paysage impressionniste est ainsi l’expression d’une nouvelle sensibilité qui marque durablement l’histoire de l’art moderne.

Avant l’impressionnisme, le paysage était souvent considéré comme un genre secondaire. Les peintres académiques privilégiaient les scènes historiques, religieuses ou mythologiques. Toutefois, dès les années 1830, les artistes de l’École de Barbizon, installés à proximité de la forêt de Fontainebleau, commencent à peindre directement dans la nature.

Des peintres comme Théodore Rousseau, Jean-François Millet ou Charles-François Daubigny abandonnent progressivement les paysages idéalisés pour observer la campagne française telle qu’elle est réellement. Leur démarche influence profondément la génération impressionniste.

L’invention des tubes de peinture métalliques vers le milieu du XIXe siècle facilite également le travail en extérieur. Les artistes peuvent désormais transporter facilement leur matériel et peindre « sur le motif », c’est-à-dire directement devant le paysage observé.

Les impressionnistes ne cherchent plus à reproduire fidèlement les détails du paysage. Leur objectif est de saisir une impression visuelle immédiate.Pour eux, la nature est en perpétuelle transformation. La lumière change selon l’heure du jour, les saisons ou les conditions météorologiques. Le paysage devient alors le théâtre d’une observation attentive des phénomènes lumineux.

Les artistes utilisent des touches rapides et fragmentées, des couleurs pures juxtaposées et des contrastes subtils. Les contours s’effacent au profit de vibrations colorées qui restituent l’atmosphère du moment.

Cette approche révolutionnaire suscite d’abord l’incompréhension du public et de la critique, habitués à une peinture plus précise et plus finie.

La Seine constitue l’un des motifs favoris des peintres avec les bords du fleuve, les ponts, les villages et les activités nautiques, notamment à Argenteuil.

La Normandie offre des paysages maritimes particulièrement propices à l’étude de la lumière.Les changements rapides du ciel normand permettent aux artistes d’explorer les effets atmosphériques avec une grande liberté. Avec notamment les falaises d’Étretat, les ports du Havre, de Honfleur ou de Trouville.

Les environs de Paris fournissent également de nombreux sujets. Les promenades dominicales, les jardins, les guinguettes et les rives de la Seine deviennent des thèmes récurrents.La nature n’est plus isolée de l’activité humaine : elle est désormais intégrée à la vie moderne.

Parmi les précurseurs du mouvement impressionniste il y a eu=Eugène Boudin = Stanislas Lépine =Antoine Guillemet =Armand-Auguste Balouzet

Les peintres impressionnismes les plus reconnus sont été Claude Monet =Camille Pissarro ==Alfred Sisley=Armand Guillaumin =Édouard Manet (*) ==Gustave Caillebotte =Frédéric Bazille =Auguste Renoir =Berthe Morisot =Marie Bracquemond =Eva Gonzalès =Blanche Hoschedé

Mais il y a eu également Albert Lebourg = Henri Rouart= Édouard Béliard =Adolphe-Félix Cals ==Gustave-Henri Colin=Émilien Mulot-Durivage=

Et encore =Albert André =Eugène Baudouin = =Émile Beaussier =Pierre-Isidore Bureau =Frédéric Samuel Cordey =Charles Devillié =Émile Othon Friesz =Justin J. Gabriel ===Louis Latouche ==Victor Lecomte =Maurice Le Liepvre =Ludovic-Napoléon Lepic=Alphonse Maureau =Henri Michel-Lévy ==Abraham Mordkhine =Léon Ottin =Ludovic Piette =Ernest Quost==Jean-François Raffaëlli =Paul Renaudot ===Victor Vignon==Paul Vogler



Arts & Paysage – 29/.. L’école de Barbizon

Au cœur de la forêt de Fontainebleau un petit village de Seine-et-Marne allait devenir, au XIXᵉ siècle, l’un des berceaux de la peinture moderne. Barbizon, modeste bourg rural situé à la lisière d’une nature préservée, a donné son nom à un mouvement artistique qui a profondément renouvelé l’art du paysage : l’École de Barbizon.


À partir des années 1830, plusieurs peintres quittent progressivement les ateliers parisiens pour travailler directement au contact de la nature. À contre-courant de la peinture académique, qui privilégie alors les sujets historiques, mythologiques ou religieux, ces artistes choisissent de représenter les forêts, les plaines, les chemins de campagne et les scènes de la vie rurale avec un regard sincère et attentif.

La forêt de Fontainebleau devient leur principal terrain d’observation. Ils y trouvent une diversité de paysages exceptionnelle : chênes centenaires, rochers aux formes étonnantes, clairières baignées de lumière et sentiers ombragés offrent une source d’inspiration inépuisable.

Le nom qui a été retenu d’école de Barbizon est impropre puisqu’au artiste n’a eu le désir ou la prétention d’enseigner quoi que ce soit à ses congénères. Cependant cette « mouvance » doit être considérée comme précurseur des impressionnistes. Les artistes s’installent à Barbizon,mais aussi à Chailly-en-Bière, et à Bourron-Marlotte,

Parmi les figures majeures de l’École de Barbizon, Théodore Rousseau occupe une place centrale. Installé durablement dans le village à partir de 1847, il consacre l’essentiel de son œuvre à la représentation de la nature. Ses tableaux témoignent d’une observation minutieuse des arbres, des variations atmosphériques et des effets de lumière.

Autre figure emblématique du groupe, Jean-François Millet apporte une dimension sociale et humaine à la peinture de Barbizon. Ses œuvres mettent en scène les paysans dans leurs activités quotidiennes : semeurs, bergers ou glaneuses deviennent les héros silencieux de ses compositions.


D’autres peintres sont également venu peindre en Foret de Fontainebleau. Certains s’y sont installés, d’autres y passèrent de longues périodes d’autres n’on fait que passer. Il y a eu les précurseur comme Jean-Baptiste Camille Corot, Théodore Caruelle d’Aligny, Camille Flers, Paul Huet, Alexandre Desgoffe puis Narcisse Diaz de la Peña = Charles-François Daubigny = Jean-François Millet = Charles Jacque et Théodore Rousseau Constant Troyon et aussi . Gustave Courbet = Antoine-Louis Barye = Félix Ziem César De Cock= Alfred de Knyff Henri Harpignies (=Alexandre-Gabriel Decamps= Louis Français = Léon-Victor Dupré =Adolphe Appian = Antoine Chintreuil (voir la liste complète ICI ).

Paysages & Arts visuels – 28/.. -Les peintres réalistes anglais du 19ème siècle

Au XIXe siècle, la peinture de paysage en Angleterre connaît une transformation décisive. Loin des compositions idéalisées héritées du classicisme, une génération d’artistes entreprend de regarder la nature telle qu’elle est : changeante, atmosphérique, souvent humble.Ce mouvement vers un réalisme du paysage ne constitue pas une école au sens strict, mais plutôt une sensibilité partagée, nourrie par l’observation directe et une attention nouvelle aux effets de lumière et de climat.
Les peintres du XIXe siècle vont progressivement abandonner l’idée d’un paysage construit selon des règles académiques pour privilégier une approche empirique : travailler sur le motif, observer les variations météorologiques, capter la singularité d’un lieu.

Parmi, les représentants de cette nouvelle approche il y a eu John Constable = Peter De Wint. et d’abord romantique= Joseph Mallord William Turner . Il y a aussi certains préraphaélites comme John William Inchbold = Edmund George Warren=George Price Boyce
Et plus tardivement les réalistes de l’époque victorienne :John Linnell =George Vicat Cole= Benjamin Williams Leader=Henry John Boddington =Alfred de Breanski=et encore l’écossais William McTaggart

John Constable – Wivenhoe_Park, Essex
Peter De Wint – St-Albans
John William Inchbold – A Study, in March
John Linnel – Harvest Time in Sussex
George Price Boyce – Petite vallée dans le Surrey
Edmund_George Warren – Grain harvest
George Vicat Cole – On Holmbury Hill
Benjamin Williams Leader -An english hayfield
Henry-John Boddington- the way tof the mill
Alfred de Breanski – A reach at_the Thames_above goring
William McTaggart Amongst the Bents


Paysages & arts visuels 27/.. Paysagistes romantiques scandinaves

Au XIXe siècle, alors que l’Europe artistique est traversée par le souffle du romantisme, les peintres scandinaves développent une vision singulière du paysage. Loin des ruines antiques italiennes ou des tempêtes dramatiques de leurs homologues allemands, ils trouvent dans la nature nordique une source d’émotion profonde, mêlant silence, lumière et spiritualité.

Le romantisme scandinave s’ancre dans une relation intime avec la nature. Celle-ci n’est pas seulement un décor : elle devient un miroir de l’âme. Les vastes forêts, les lacs immobiles et les ciels d’hiver traduisent des états intérieurs, souvent empreints de mélancolie et de contemplation.
Ce qui distingue ces paysagistes, c’est leur manière de représenter la lumière nordique. Diffuse, rasante, parfois presque irréelle, elle enveloppe les formes et suspend le temps. Les longues nuits hivernales et les jours d’été sans fin nourrissent une esthétique du contraste et de l’éphémère.

Le paysage romantique scandinave est aussi porteur d’une dimension nationale. À une époque où les identités nationales se construisent, peindre la nature locale devient un acte culturel fort. Les fjords norvégiens, les forêts suédoises ou les côtes danoises ne sont pas seulement beaux : ils incarnent une mémoire, un peuple, une histoire

Parmi les paysagistes scandinaves, il y a :
Les norvégiens Johan Christian Dahl = Hans Dahl =Thomas Fearnley =Peder Balke =Hans Gude =Johan Fredrik Eckersberg
=Joachim Frich = August Cappelen =Amaldus Nielsen
Les danois : Christoffer Wilhelm Eckersberg =Johan Thomas Lundbye =Peter Christian Skovgaard =Vilhelm Kyhn =Dankvart Dreyer =
Johan Ludwig Lund
Les suédois :Marcus Larson =Per Daniel Holm =Alfred Wahlberg =Edvard Bergh =
Les finlandais =Werner Holmberg —=Hjalmar Munsterhjelm =Berndt Lindholm =Fanny Churberg =Robert Wilhelm Ekman

Joachim Frich – Glacier landscape at Bøfjorden in the Sognefjord
Johan Christian Dahl – View of Nærøy Valley
Thomas_Fearnley_-_Road_in_coniferous_forest
Hans Dahl – Var-i-Norge-
Hans Gude -The Troll Peaks in Romsdalen,
Peder Balke– From Northern Norway
Marcus_Larson – Fjord en Norvège
Daniel Holm – sonnenuntergang ueber einer sumpf
Fanny_Churberg_-_Moonlight
ohan Fredrik Eckersberg – Nowagian valley
Johzan Thomas Lundye – View over Kattegat and Hesselø
August_Cappelen_-_Study_of_forest_floor
P.C._Skovgaard, – Parti_fra_udkanten_af_Tisvilde_Skov
Dankvart_Dreyer- Jysk_hedelandskab;optrækende_uvejr
werner-holmberg-road-in-hame-a-hot-summer-day
Alfred Wahlberg – Woman on meadow,
AmaldusNielsen – Sommerdag_Balestrand

Paysages & Arts visuels – 26/.. Les paysagistes romantiques russes.

Au XIXᵉ siècle, alors que l’Europe occidentale associe le romantisme à la ruine, au sublime alpin ou aux tempêtes maritimes, la Russie développe une vision singulière du paysage. Immense, contrasté, souvent hostile, le territoire russe devient un miroir moral et spirituel. Chez les peintres paysagistes romantiques russes, la nature n’est pas un simple décor : elle est mémoire, mélancolie, promesse, parfois même personnage.

Le romantisme pictural russe émerge plus tardivement qu’en France ou en Allemagne, principalement entre les années 1830 et 1870. Il se nourrit de plusieurs influences : le paysage classique hérité de l’Académie impériale, la peinture allemande (notamment Caspar David Friedrich), et la littérature russe, marquée par Pouchkine, Lermontov ou Gogol.

Mais à la différence du romantisme occidental, souvent centré sur l’individu face à la nature, le romantisme russe inscrit le paysage dans une conscience collective. La steppe, la forêt, la rivière ou la neige ne parlent pas seulement du moi intérieur : ils évoquent l’âme nationale, le temps long, la destinée historique.

Parmi les peintres russes romantiques paysagistes il y a eu notamment Sylvestre Chtchedrine =Ivan Aïvazovski =Alexeï Savrassov=Fiodor Vassiliev =Arkhip Kouïndji mais aussi Mikhaïl Lebedev = Ivan Chichkine = Vassili Polenov = Alexeï Bogolioubo =Mikhaïl Klodt =Constantin Bogaïevski =

Sylvestre Chtchedrine -A Sorente
Ivan Aïvazovski – Paysage d’hiver
Ivan Aïvazovski – Moisson
Ivan Chichkine =Forêt
=Alexeï Savrassov – vue depuis le pont Krymski
Fiodor Vassiliev – La lagune de la Volga
Arkhip Kouïndji – A la tombée de la nuit
Mikhaïl Lebedev – le boeuf au pied de l’arbre
= Vassili Polenov – Au bord de l’étang
Aleksei_Petrovich_Bogolyubov_-l’avenue_1867
=Mikhaïl Klodt -Orée de la forêt de chênes
Constantin Bogaïevski – Tropiques

Paysages & Arts visuels – 25/.. Les paysagistes romantiques espagnols

Longtemps restée dans l’ombre des grandes écoles française, anglaise ou allemande, la peinture de paysage romantique espagnole occupe pourtant une place singulière dans l’histoire de l’art du XIXᵉ siècle. Elle se développe à la croisée de plusieurs tensions : héritage du Siècle d’or, traumatisme de la guerre d’Indépendance contre Napoléon, redécouverte du territoire national et dialogue intense avec les courants européens. Le paysage y devient un espace chargé d’émotion, de mémoire et parfois de mélancolie politique.

En Espagne, le romantisme pictural s’affirme plus tardivement que dans le nord de l’Europe, principalement à partir des années 1830–1840. Cette temporalité décalée n’est pas un simple retard : elle reflète une situation historique spécifique, marquée par l’instabilité politique, l’exil de nombreux artistes et la lente modernisation des institutions artistiques.

Le paysage romantique espagnol se nourrit d’une double source. D’un côté, l’influence étrangère — notamment britannique et française — introduit une vision du paysage comme expérience sensible et subjective. De l’autre, les peintres espagnols puisent dans leur propre territoire : montagnes arides, plaines castillanes, ruines médiévales, monastères isolés et sites chargés d’histoire deviennent des motifs privilégiés.

Un trait distinctif du romantisme paysagiste espagnol réside dans l’importance accordée à la ruine et au paysage historique. Là où les romantiques allemands méditent sur l’infini et la spiritualité, les Espagnols inscrivent souvent la mélancolie dans une temporalité nationale.

Les ruines gothiques ou islamiques ne sont pas de simples motifs décoratifs : elles incarnent la stratification culturelle de l’Espagne et les fractures de son histoire. Cette sensibilité rejoint celle des voyageurs romantiques étrangers — écrivains et artistes fascinés par l’Espagne — mais elle est ici vécue de l’intérieur.

Parmi les paysagistes de cette époque il y a eu: Francisco de Goya Genaro Pérez Villaamil = Eugenio Lucas Velázquez. = Francisco Javier Parcerisa =Valeriano Domínguez Bécquer =Vicente Camarón y Torra =Manuel Barrón y Carrillo =Rafael Monleón y Torres =Valentín Carderera =Francisco Javier Parcerisa

Francisco_de_Goya – La_pradera_de_San_Isidro
Genaro Perez Villaamil – Vue de Tolède
Francisco_Javier_Parcerisa – Paysage
Valeriano Domínguez Bécquer – Scène de genre avec un paysage
Vicente_Camaron – paysage
=Manuel Barrón y Carrillo -Paysage
=Rafael Monleón y Torres
Valentin_Carderera –monastère de Sigena

Paysages & Arts visuels -24/.. Paysagistes romantiques allemands

Le romantisme allemand, qui s’épanouit entre la fin du XVIIIᵉ siècle et le milieu du XIXᵉ, accorde au paysage une place centrale et inédite. Loin d’être un simple décor, la nature devient un miroir de l’âme, un espace de méditation métaphysique et un lieu de confrontation avec l’infini. Chez les peintres paysagistes romantiques allemands, le paysage est chargé d’émotions, de symboles et de silence : il est une expérience intérieure autant qu’une vision du monde.

Le romantisme allemand naît dans un climat intellectuel marqué par la philosophie idéaliste (Kant, Fichte, Schelling), la redécouverte du Moyen Âge, la poésie de Goethe et de Novalis, et une réaction contre le rationalisme des Lumières. La nature y est perçue comme un organisme vivant, traversé par une dimension spirituelle.

Contrairement à la tradition classique, qui privilégiait un paysage ordonné et souvent idéalisé, les artistes romantiques allemands s’attachent à des sites sauvages, solitaires, parfois inquiétants : forêts profondes, montagnes escarpées, ruines envahies par la végétation, mers brumeuses. Le paysage devient l’espace du sublime, au sens philosophique : ce qui dépasse l’homme, l’élève et l’angoisse à la fois.

Parmi les peintres paysagistes romantiques il y avait Caspar David Friedrich = Philipp Otto Runge = Carl Gustave Carus = Johan Christian Dahl = Ernst Ferdinand Oehme = Carl Blechen mais aussi= =Adrian Ludwig Richter= Johann Martin von Rohden = Christian Friedrich Gille =August Heinrich

Caspar David Friedrich – Paysage d’hiver
Caspar David Friedrich – Paysage à l’arc-en-ciel
Philipp Otto Runge = Paysage forestier avec rivière
Carl Gustave Carus -Matin brumeux-+
Johan_Christian_Dahl_-Danish_Winter_Landscape_with_Dolmen-_
Ernst Ferdinand Oehme – Procession in the fog
Carl Blechen – Paysage de dunes
Adrian Ludwig Richter -Un berger et ses moutons
Johann Martin von Rohden – Italian Landscape
Christian Friedrich Gille – Paysage en Suisse
August Heinrich -Sunset over the Lofoten

Paysages & Arts visuels -24/.. Les paysagistes britanniques romantiques

Au tournant du XIXe siècle, la Grande-Bretagne occupe une place centrale dans le renouveau de la peinture de paysage en Europe, dans un contexte pleinement marqué par la sensibilité romantique. Longtemps considérée comme un genre mineur, cantonné à l’arrière-plan ou à la topographie descriptive, la représentation du paysage devient alors un champ d’expérimentation esthétique majeur. Les peintres britanniques du début du XIXe siècle transforment la nature en véritable sujet artistique, porteur d’émotion, de mémoire et de réflexion sur le monde moderne.

Plusieurs facteurs expliquent cet essor spectaculaire du paysage en Grande-Bretagne. D’une part, la Révolution industrielle bouleverse profondément les territoires, les modes de vie et les rapports à la nature. Face à l’urbanisation rapide et à la mécanisation, le paysage devient un lieu de refuge imaginaire, un espace de contemplation et parfois de résistance symbolique.Le paysage n’est plus seulement observé : il est vécu, ressenti, interprété. Enfin, la tradition de l’aquarelle et du dessin sur le motif, très développée en Grande-Bretagne, favorise une observation directe du réel et une grande liberté d’exécution.

Le paysage britannique du début du XIXe siècle ne se contente pas de refléter son époque : il en façonne durablement l’imaginaire visuel. En affirmant la valeur expressive du paysage ordinaire, en explorant les effets atmosphériques et en revendiquant une subjectivité assumée, ces peintres ouvrent la voie à des évolutions majeures de l’art européen.

Parmi les paysagistes britanniques de ce courant, souvent aquarellistes, il y avait John Constable =Joseph Mallord William Turner, mais aussi Thomas Girtin =John Sell Cotman =Peter De Wint =Anthony Vandyke Copley Fielding =Francis Towne

Les membres de lécole de Bristol comme William Müller. Francis Danby= Samuel Jackson, John Eagles, George Cumberland.
Edward Villiers Rippingille, Samuel Jackson, James Johnson, Nathan Cooper Branwhite, William West, James Baker Pyne, George Arthur Fripp = Paul Falconer Poole

Sans oublier les membres de l’école de Norwich notamment John Crome = Joseph Stannard = James Stark =George Vincent = Robert Ladbrooke =Edward Thomas Daniell =Miles Edmund Cotman .

John Constable – Cornfield
John Constable -Stratford mill
William Turner -Landscape near Petworth
William Turner – Storm at the Mouth of the Grand Canal, Venice,
Thomas Girtin – Kirkstall Abbey, Yorkshire
John Sell Cotman – Mountainous Landscape, North Wales
Peter DE Wint – Landscape
Anthony_Vandyke-Copley- Fielding – Richmond Hill
Francis Towne – Le pont du diable
Francis Danby – Torrent and mountain
William Muller – At the edge of the wooks

Paysages & Arts visuels -23/.. Paysagistes romantiques français

Au début du XIXᵉ siècle, le paysage cesse progressivement d’être un simple décor. Il devient un espace de projection intérieure, un lieu où se mêlent la contemplation, l’inquiétude, l’élan spirituel et parfois la solitude. En France, le romantisme transforme en profondeur la peinture de paysage : la nature n’y est plus ordonnée selon des règles héritées du classicisme, mais ressentie, vécue, traversée par l’émotion humaine.

Les paysagistes romantiques français s’inscrivent en réaction contre le paysage académique des siècles précédents, dominé par l’idéalisation à la manière de Claude Lorrain ou de Poussin. Là où le paysage classique proposait une nature stable, harmonieuse et intemporelle, le romantisme introduit le mouvement, l’instabilité et le sublime.

La nature devient changeante, parfois menaçante. Les ciels se chargent de nuages, les arbres se tordent sous le vent, les montagnes et les forêts imposent leur grandeur silencieuse. Le paysage romantique est moins un lieu qu’une expérience.

Parmi les paysagistes romantiques il y a eu Théodore Géricault = Eugène Delacroix mais aussi Achille-Etna Michallon =Paul Huet == Alexandre-Gabriel Decamp =Narcissa Virgilio Diaz de la Peña = Jules Dupré = Isidore Dagnan =Théodore Caruelle d’Aligny =Jean-Baptiste Camille Corot = Gustave Doré = Horace Vernet

Théodore Géricault – Grand paysage d’Iralie
Eugène Delacroix – La mer vue des hauteurs de Dieppe
Eugène Delacroix – Paysage à Champrosay
Achille-Etna Michallon – Cascade au Mont Dore
Paul Huet – Le gouffre
Alexandre-Gabriel Decamp = Paysage
Narcissa Virgilio Diaz de la Peña – En forêt de Fontainebleau
Jules Dupré -Paysage foredtier
IsidoreDagnan – Boulevard Poissonnière en 1834
=Théodore Caruelle d’Aligny = Bosquet d’arbres
Camille Corot – Pont de Narni
Gustave Doré – Paysage écossais
Horace Vernet – L’ascension du Vésuve

Le paysage & les Arts visuels -22/.. Paysage au 19ème siècle- Généralités

Au XIXᵉ siècle, le paysage cesse définitivement d’être un genre secondaire pour devenir un lieu central de l’expérience artistique. Héritier des traditions classiques et du paysage idéal hérité du XVIIᵉ siècle, il se transforme profondément sous l’effet des bouleversements politiques, sociaux, scientifiques et techniques qui marquent le siècle.

Au tournant du siècle, le paysage s’émancipe de la construction intellectuelle héritée de Poussin ou de Claude Lorrain. Il n’est plus seulement une composition harmonieuse destinée à illustrer des valeurs morales ou mythologiques, mais un espace observé, ressenti, parfois éprouvé. La nature devient un sujet autonome, digne d’être représenté pour elle-même, dans sa diversité, sa rudesse ou sa banalité.

Le XIXᵉ siècle voit émerger une nouvelle relation à la nature, profondément marquée par la sensibilité romantique. Le paysage devient le miroir des états d’âme, des émotions et de l’imaginaire. Montagnes, forêts, tempêtes, ruines ou horizons infinis sont investis d’une charge symbolique forte : la nature sublime, inquiétante ou mélancolique exprime la fragilité humaine face à l’immensité du monde. Même lorsque le romantisme s’efface, cette subjectivité demeure : le paysage n’est jamais neutre, il porte le regard singulier de l’artiste.

Le XIXᵉ siècle est aussi celui du retour à l’observation directe. Les progrès techniques (tubes de peinture, pigments industriels), mais aussi l’arrivée du Chemin de Fer, permettent aux artistes de travailler hors de l’atelier. Le paysage se construit désormais sur le motif, face au réel, au fil des saisons et des variations de lumière.Cette pratique renouvelle profondément l’approche du paysage : les effets atmosphériques, les ciels changeants, les jeux de lumière deviennent des sujets en soi. La nature est saisie dans son instabilité plutôt que dans une forme idéale.

Parallèlement, le paysage du XIXᵉ siècle intègre progressivement les transformations du monde moderne. Routes, chemins de fer, ponts, ports, villes en expansion, campagnes travaillées par l’homme apparaissent dans les œuvres.Le paysage n’est plus seulement sauvage ou pastoral : il devient un espace habité, façonné, parfois menacé.Cette tension entre nature et civilisation traverse tout le siècle, opposant souvent nostalgie d’un monde rural idéalisé et fascination pour le progrès.

Le paysage du XIXᵉ siècle se caractérise par une grande diversité d’approches :expressives ou analytiques,poétiques ou documentaires,intimes ou monumentales. Le paysage devient un laboratoire artistique où s’inventent de nouvelles manières de voir, de peindre et de penser le monde. Il accompagne les mutations profondes de la société tout en offrant aux artistes un espace de liberté et d’expérimentation sans précédent.

C’est dans ce cadre général que chaque pays développera ses propres sensibilités, écoles et traditions paysagères. C’est ce qui sera abordé dans la suite de billets consacrés au paysage au 18ème siècle.

Paysages & Arts visuels 21/.. Les paysagistes de l’Amérique latine au 18ème siècle

Au XVIIIᵉ siècle, le paysage dans les Amériques se trouve à la croisée de plusieurs dynamiques: C’est celui des grandes expéditions scientifiques commandées par la monarchie espagnole, comme l’ expédition Malaspina. Ces entreprises produisent un immense corpus visuel, souvent méconnu en Europe, qui constitue l’un des plus vastes ensembles paysagers du continent. C’est aussi une période de colonisation, Et aussi d’ émergence d’identités locales.

Bien avant l’âge d’or du paysage romantique au XIXᵉ siècle, une génération d’artistes fascinés par le Nouveau Monde, topographes, ingénieurs, voyageurs ou illustrateurs — contribue à façonner les premières représentations picturales des espaces américains.

Ces paysages ne sont pas encore pensés comme des domaines autonomes de l’art, mais ils constituent des documents précieux : visions mêlant précision scientifique, exotisme et affirmation culturelle.

Les principaux paysagistes de l’Amérique du Sud ont été notamment,José Joaquín Magón =Francisco Javier Matís =José del Pozo= Fernando Brambila =Tomás de Suria = Carlos Julião =Juan Patricio Morlete Ruiz = Juan de la Cruz Cano y Olmedilla = José Joaquim Freire =João Francisco Muzzi =Alexandre Rodrigues Ferreira = José Joaquim Codina =Juan Ravenet

Alexandre Rodrigues Ferreira
José Joaquín Magón
Francisco Javier Matís=
José del Pozo
Fernando Brambilla
Alexandre Rodrigues Ferreira
Francisco_Muzzi
Joaquim_Freire
José Joaquim Codina
Juan de la Cruz Cano y Olmedilla
Juan_Patricio_Morlete_Ruiz

Paysages & Arts visuels 20/.. Les paysagistes d’Amérique du Nord au 18ème siècle

Au cours du XVIIIᵉ siècle, la peinture de paysage en Amérique du Nord émerge progressivement comme un langage visuel capable d’exprimer la relation singulière entre les colons européens, les populations autochtones et un territoire encore largement perçu comme vaste, sauvage et mystérieux. Si l’art colonial reste longtemps dominé par le portrait, le paysage commence alors à s’affirmer, d’abord comme élément secondaire dans des scènes topographiques ou des vues de villes, puis comme sujet autonome.

Influencés par les traditions picturales britanniques et hollandaises, les artistes nord-américains adaptent ces modèles à un environnement où la nature impose son immensité, ses contrastes et ses promesses. Ce glissement progressif vers la représentation du territoire annonce l’essor, au début du siècle suivant, d’une véritable sensibilité paysagère propre au Nouveau Monde, où le paysage devient le vecteur privilégié d’identités nationales en formation et de visions idéalisées de la frontière.

Parmi les peintres paysagiste enAmérique du Nord il y a eu notamment John Smybert =Thomas Davies = George Heriot =William Winstanley= Rufus Hathaway =Nicholas Pocock =@ Aux caraïbes Agostino Brunias =Jean-Baptiste du Tertre = Philip Wickstead = Isaac Mendes Belisario

Thomas Davies
Nicholas Pocock
George Heriot
Jean-Baptiste_du_Tertre
John_Smybert
Philip Wickstead
William Winstanley
Agostino_Brunias

Paysages & Arts visuels – 19/.. Les paysagistes du 18ème siècle en Europe centrale et de l’Est

Dans l’Empire des Habsbourg et dans les provinces d’Europe de l’Est, les peintres sont souvent formés à Vienne, Dresde ou à l’Académie de Saint-Pétersbourg, centres où l’on apprend la perspective, la composition et l’art du paysage idéal à la manière de Claude Lorrain ou de Gaspard Dughet.

Dans ces régions politiquement fragmentées — Pologne-Lituanie, Empire des Habsbourg, États germaniques, Bohême, Hongrie — la peinture de paysage devient un espace d’expérimentation esthétique, mais aussi un miroir des identités territoriales et sociales.

Le XVIIIᵉ siècle est un moment de transition pour le paysage en Europe de l’Est et en Europe centrale. La demande change : les aristocraties locales et les cours impériales souhaitent des vues topographiques, des paysages réels, témoignant de leurs domaines, de leurs villes et de leurs campagnes. Cette tension entre paysage idéalisé et paysage observé caractérise tout le siècle.

Parmi les peintres paysagistes de cette époque il faut citer Norbert Grund =Václav Vavřinec Reiner = Zygmunt Vogel = Ivan Cheski =Fiodor Alexeev = =Johann Nepomuk Steiner=Józef Wall =Semyon Shchedrin

Norbert Grund
Fyodor_Yakovlevich_Alexeev
Johann_Nepomuk_Steiner
Semyon_Shchedrin
Wenzel_Lorenz_Reiner
Zygmunt-vogel

Paysage & Arts visuels – 18/.. Les paysagistes scandinaves du 18ème siècle

Bien avant l’explosion romantique du XIXᵉ siècle — avec ses fjords dramatiques, ses ciels polaires et ses vastes forêts devenues emblèmes nationaux — la Scandinavie du XVIIIᵉ siècle a posé les bases d’une véritable culture du paysage.

Marqués par l’héritage baroque, l’essor des académies et une sensibilité croissante à la nature locale, les peintres danois, suédois et norvégiens ont contribué à définir l’identité visuelle du Nord européen.

Le XVIIIᵉ siècle scandinave est dominé par deux centres majeurs : Stockholm, où l’Académie royale suédoise voit le jour en 1735 et Copenhague, où l’Académie royale des beaux-arts est fondée en 1754. Ces institutions encouragent l’étude de la nature, la pratique du dessin topographique et l’idéal de « vérité » propre à l’esthétique néoclassique naissante. Elles servent également à former des artistes capables de documenter le territoire — un enjeu essentiel pour des monarchies engagées dans la connaissance de leurs régions éloignées.

Un certain nombre de peintres scandinaves du 18ème siècle se sont intéressés au paysage :

Les suédois Elias Martin = Johan Sevenbom = Johan Philip Korn =Carl Johan Fahlcrantz =Carl Gustaf Pilo = ==Olof Arenius =Johan Fredrik Martin @@@ Les danois Johan Frederik Clemens =Jens Juel =Erik Pauelsen =Johan Mandelberg = Nikolaj Abraham Abildgaard =Johannes Wiedewelt = Johan Jacob Bruun =Georg Haas @@@Les norvégiens Johan Christian Dahl= Peder Aadnes =Johan Nordhagen @@@=Les finlandais Magnus von Wright =Johan Georg Geitel

Carl Gustaf Pilo
Carl_Johan Fahlcrantz
Erik_Pauelsen
Georg_Haas
Jens_Juel
Johan_Christian_Dahl
Johan_Edvard Mandelberg
Johan_Fredrik Martin
Johan_Jacob_Bruun
Johan_Philip_Korn
Johan Stevenboom
Johan-Frederik_Clemens
Johannes_Wiedewelt
Nicolai_Abraham_Abildgaard
Olof_Arenius
Peder_Aadnes

Paysage & arts visuels 17/.. Les paysagistes germanophones du 18ème siècle

À la croisée des Lumières et du sentiment préromantique, le paysage peint en pays germanophones connaît au XVIIIᵉ siècle une transformation profonde. Il ne se contente plus d’être un simple décor pour des scènes historiques ou religieuses : il devient progressivement un genre autonome, porteur d’une sensibilité nouvelle, oscillant entre observation du réel et idéalisation morale.

Au début du XVIIIᵉ siècle, la plupart des artistes s’inscrivent dans la tradition du paysage idéalisé, héritier de Poussin et Lorrain. Cette esthétique se nourrit d’une vision philosophique : représenter la nature comme miroir d’un ordre harmonieux, reflet du cosmos régulé par la raison.

Parmi les figures majeures il y a Johann Alexander Thiele =Ferdinand Kobell = Christian Wilhelm Ernst Dietrich

À partir des années 1750–1770, l’esprit des Lumières valorise l’expérience directe du monde. Le paysage devient observé sur le motif, avant même l’essor du plein air du XIXᵉ siècle. Le résultat : une nature moins héroïque, plus proche du quotidien, voire teintée d’une subtile mélancolie.

Parmi les artistes de cette période il y a les allemands=Jakob Philipp Hackert =Johann Georg von Dillis =Franz Kobell == Johann Christian Reinhart = Johann Gottlieb Prestel =Johann Heinrich Tischbein le Jeune =
Les autrichiens Johann Christian Brand =Joseph Brand = Franz Edmund Weirotter= Martin von Molitor = Lorenz Schönberger
Les suisse germanophones Caspar Wolf = Johann Ludwig Aberli =Adrian Zingg = Johann Gottfried Steffan = Gabriel Ludwig Lory = Johann Heinrich Füssli = Johann Jakob Biedermann =

Ferdinand Kobell
Adrian Zingg
Caspar Wolf
Christian Wilhelm Ernst Dietrich
Franz Edmund Weirotter
Franz Kobell
Gabriel Ludwig Lory
Georg von Dillis
Jacob Philipp Hackert
Johann Christian Brand
Johann Alexander Thiele
Johann Christian Reinhart
Johann Gottfried Steffan
Johann Heinrich Fussli
Johann Heinrich Tischbein
Johann-Jakob Biedermann
Johann-Ludwig Aberli
Lorenz Adolf Schonberger
Martin_von_Molitor

Paysages & arts visuels 16/.. Les paysagistes italiens du 18ème siècle

Le XVIIIᵉ siècle en Italie voit le paysage s’imposer non plus seulement comme décor ou arrière-plan d’une scène religieuse ou mythologique, mais comme sujet autonome — souvent empreint d’une poésie arcadienne, d’un goût pour l’idylle pastorale ou la rêverie ruiniste, reflet des aspirations plus larges de l’époque au « pittoresque » et à la contemplation d’une nature idéalisée .Cependant, contrairement à ce qu’on observe plus tard en France ou en Angleterre la tradition italienne reste en grande partie « construite. imagée » : paysages composés, souvent imagés, mêlant éléments naturels, ruines, villages, rivières — des paysages qui expriment un équilibre entre nature, histoire, et humanité.

Les paysages sont idéalisés et poétiques avec des ruines, des bergers, des rivières, des forêts, villages, des ponts, des maisons. Une attention particulière est portée à la lumière, à l’atmosphère, aux transitions — au crépuscule, à l’aube, à la douceur d’un après-midi — donnant au paysage une dimension émotionnelle et sensible. Le paysage italien du XVIIIᵉ ne se limite pas aux campagnes — il s’étend aux côtes, aux lagunes, aux villes avec le Védutisme, aux ports. Ces paysages étaient appréciés non seulement par la noblesse, et la bourgeoisie), mais aussi exportés notamment en Angleterre

Voici quelques-uns des paysagistes italiens de cette époque, plus ou moins connus et parfois tombé dans l’oubli :
Francesco Zuccarelli =Giuseppe Zola =Paolo Anesi=Antonio Diziani =Giovanni Battista Cimaroli =Andrea Locatelli =Michele Marieschi =Francesco Foschi =Marco Ricci =Sebastiano Ricci =Giovanni Paolo Panini =Giuseppe Bernardino Bison =Domenico Brandi =Carlo Bonavia =Giovanni Battista Busiri =Pietro Fabris =Fabio Berardi =Giovanni Antonio Canaletto=Francesco Guardi.

Andrea Locatelli
Antonio Diziani
Francesco Zuccarelli
Carlo_Bonavia
Francesco Foschi
Francesco Guardi
Canaletto
Giovanni_Battista_Busiri
Giovanni Battista Busiri
Giuseppe Berdardino Bison
Giuseppe_Zola
Michele Marieschi
Paolo Anesi
Pietro Fabris
Sebastiano Ricci

Paysages & Arts visuels -15/.. Les paysagistes britanniques du 18ème siècle

Jusqu’au début du 18ᵉ siècle, la peinture en Grande-Bretagne privilégiait les portraits, scènes d’histoire, et sujets religieux ou mythologiques, Comme ailleurs à cette époque, le genre du paysage était considéré comme secondaire, utilitaire, ou purement décoratif. Mais progressivement, sous l’influence conjointe de maîtres continentaux (hollandais, français, italiens) et d’un intérêt croissant pour la nature, l’environnement rural et la science naturelle, le paysage s’affirme comme sujet digne d’intérêt esthétique et philosophique.

C’est dans ce contexte que va émerger l’“école paysagiste britannique” Les artistes commencent à peindre la nature non plus comme arrière-plan, mais comme sujet principal, avec des préoccupations esthétiques, poétiques, voire morales.

Voici quelques-uns des peintres majeurs de ce renouveau paysager britannique au 18ᵉ siècle — avec leurs approches, innovations et apports.
Richard Wilson “père du paysage moderne britannique”=Thomas Gainsborough = Alexander Cozens = John Robert Cozens = Thomas Jones =George Lambert =Paul Sandby, le « Père de l’aquarelle anglaise ».=Michael “Angelo” Rooker =Francis Towne=John Hamilton Mortimer =Philip James de Loutherbourg = Joseph Farington =William Hodges =John Rathbone =George Barret Senior. =Thomas Hearne

Thomas_Gainsborough
Thomas_Gainsborough
Thomas_Gainsborough
Richard Wilson
Alexander Cozens
Francis Stones
Francis Stones
George Barret
John Hamilton Mortimer
John Rathbone
John_Robert Cozens
Joseph Farington
Michael_Angelo_Rooker
Paul Sandby
Philippe-Jacques_de_Loutherbourg
Richard Wilson
Thomas Jones
Thomas Jones
Thomas Hearne
William_Hodges.

Le paysage et les arts visuels 14/.. Les paysagistes du 18ème siècle en France.

Au XVIIIᵉ siècle, le paysage en France connaît une véritable mutation esthétique et intellectuelle. Longtemps considéré comme un genre secondaire — inférieur au grand genre de la peinture d’histoire selon la hiérarchie académique.

À l’Académie royale de peinture et de sculpture, le paysage n’est pas prioritaire. Influencée par l’héritage du classicisme du XVIIᵉ siècle (Poussin, Lorrain), l’institution valorise le paysage héroïque : une nature ordonnée, élevée, support d’histoires morales ou mythologiques.Ce modèle reste puissant jusqu’au milieu du siècle, perpétué notamment par Jean-Baptiste Oudry ou Pierre Patel à travers des compositions équilibrées, pensées comme des architectures naturelles.

Le 18ème siècle va voir se succéder le mouvement baroque, puis le style rococo et enfin le néoclassicisme.

Le paysage va bientôt devenir l’un des champs privilégiés d’exploration des artistes de la fin du siècle. Cette évolution s’opère dans un contexte philosophique et culturel où la nature est repensée : on la veut à la fois miroir du sensible et territoire du sublime.

De nombreux artistes français voyagent en Italie grâce au Prix de Rome. Ils et y découvrent les maîtres du paysage classique. Mais ils y rencontrent aussi le goût du pittoresque, venu d’Angleterre, et l’observation directe de la nature, diffusée par les philosophes des Lumières La nature commence alors à être perçue pour elle-même, non plus seulement comme décor d’une narration.

Le XVIIIᵉ siècle français est ainsi un moment charnière dans l’histoire du paysage : un passage du paysage-narratif au paysage-sujet, du modèle idéal à l’expérience vécue.En ouvrant la voie à une contemplation plus directe de la nature, les peintres de ce siècle ont préparé les grandes révolutions esthétiques du siècle suivant.

Parmi les peintres du 18ème siècle qui se sont intéressés au paysage, il y a eu d’abord les tenants de l’académisme comme Jacques-André-Joseph Aved =Louis-Gabriel Blanchet =Pierre-Henri de Valenciennes

Et plus dans l’air du temps Hubert Robert =Jean-Siméon Chardin =Claude-Joseph Vernet =François Boucher = Jean-Honoré Fragonard = =Jean-Baptiste Greuze= Alexandre-François Desportes =Nicolas Lancret =Étienne Jeaurat =Jean-Baptiste Le Prince = Jean-Baptiste Pillement =Jean-Baptiste Wicar = Antoine Watteau =Antoine-François Callet =Simon-Mathurin Lantara =Jean-Germain Drouais élève de Jacques-Louis David=François-Marius Granet.

Et aussi, quelques peintres oubliés :
Gabriel de Saint-Aubin =Jean-Jacques de Boissieu=Antoine-Xavier Saint-Aubert = Louis Bélanger

Antoine François Callet
Jean-Siméon Chardin
Jean-Baptiste Wicar
François Boucher
François Desporte
François MariusGranet
Jean-Baptiste Greuze
Hubert Robert
Jean_Honore_Fragonard
Jean-Antoine_Watteau
Pierre-Henri_de_Valenciennes
Jean-Baptiste Leprince
Louis Belanger
Nicolas Lancret
Pierre Platel
Jacques-Louis David
Simon-Mathurin_Lantara
Jean_Pillement