Les mouvements artistiques de 1800 à aujourd'hui +Les arts visuels depuis l'Antiquité jusqu'à l'orée du 19ème siècle.LesTechniques, manifestations, artistes, biographies, répertoires , carnets de liens + et bien d'autres choses
Et oui ! les artistes américains peuvent être rassurés, les mots watercorlor et watercolorist (aquarelle et aquarelliste). En effet,ils ne figurent pas sur la liste dressée par l’Administration du 47ème président des termes dont l’emploi est à éviter, limiter voire supprimés sur les sites web, les documents officiels… et même des programmes scolaires, par les agences fédérales américaines.
Mon titre est bien entendu provocateur, Trump n’a que faire, pour le moment de l’aquarelle et des aquarellistes. Mais il devrait se méfier, les pratiques picturales et toutes formes d’art peuvent être le ferment de mouvements de rébellion. Et l’on sait que les régimes autoritaires ont généralement muselé les artistes ou en a fixé des directives hagiographiques.
On a vu que le mouvement néo-classique notamment en peinture s’est étendu à la majorité des pays européens. Notre voyage nous a mené en Italie, dans l’Empire Germanique,en Grande-Bretagne et bien entendu en France.
Une centaine d’œuvres – peintures, dessins, gravures, médailles appartenant à des collections européennes publiques et privées – sont réunies pour la première rétrospective organisée en France sur cet artiste, considéré comme le plus important peintre de la période néo-classique au nord de l’Italie. L’exposition révèle un portraitiste attachant.
Pendant la seconde campagne d’Italie, Napoléon confie à Appiani la charge de sélectionner les œuvres d’art prélevées dans les églises et les couvents pour enrichir et faire rayonner les musées du Nord de la péninsule.
En Italie, ce mouvement néoclassique a particulièrement influencé la peinture de portrait, qui s’est distinguée par sa sobriété, son élégance et son idéalisation des sujets.
L’Italie, berceau de la Renaissance, a toujours eu une tradition picturale riche. Avec l’influence des idées des Lumières et la redécouverte des vestiges antiques à Rome et à Pompéi, les artistes italiens ont progressivement adopté un style plus classique, opposé aux excès du baroque et du rococo.
Les compositions sont dépouillées, avec peu d’ornements superflus. L’accent est mis sur les lignes nettes et les formes harmonieuses. Les teintes sont souvent douces, avec des contrastes modérés. Les traits du personnage sont épurés et embellis pour donner une impression de noblesse et de sérénité. Les fonds sont souvent unis ou représentent des éléments architecturaux antiques, généralement des ruines,
Le peintre allemand Anton Raphael Mengs (1728-1779) est le chef de file du mouvement néoclassique dans l’Empire Germanique qui regroupe alors les principautés et royaumes d’Allemagne, l’Autriche et de Bohème. Dans l’Empire germanique comme partout en Europe le néoclassicisme, inspiré de l’Antiquité gréco-romaine va chasser le style rococo.
Dans l’Empire germanique, le portrait néoclassique a servi à glorifier les Rois, les princes, les philosophes et les généraux et à souligner leur rôle social Ils sont souvent représentés dans des attitudes solennelles et empreintes de dignité. Le portrait exalte les valeurs de raison, de vertu et de patriotisme.
Les portraits néoclassiques de l’Empire germanique se distinguaient par une symétrie et une sobriété dans l’organisation de l’espace. Les artistes cherchaient à exalter la beauté et la dignité du modèle en s’éloignant de la réalité du modèle. Le sujet arbore souvent des tenues inspirées de la Grèce ou de Rome, pour souligner son importance. Comme chez leurs confrères européens, l’usage des couleurs était réduit à des tons neutres et pastels, et l’éclairage économe.
La période néo-classique britannique correspond à l’essor de l’Empire britannique, aux Lumières et à la Révolution industrielle. L’aristocratie et la bourgeoisie émergente cherchaient à affirmer leur statut social à travers des portraits qui exprimaient leur pouvoir, leur vertu et leur raffinement intellectuel.
Le portrait néo-classique privilégie des lignes épurées, des compositions équilibrées et une certaine austérité. Les artistes intègrent des éléments inspirés de la sculpture antique, comme des poses dignes, des vêtements à l’antique (toges, drapés) et une simplification des traits. L’accent est mis sur la vertu, la raison et l’intellect du modèle plutôt que sur la frivolité et l’émotion. La palette est réduite, dominée par des tons terreux et pastels, Elle sert à donner une impression de sérénité et de grandeur.
Le mouvement néo-classique émerge vers 1750 dans l’Europe des Lumières. Il s’inscrit d’abord dans un large rejet du style rococo. Il est contemporain et consécutif de la vogue du Grand Tour ainsi que de la découverte des sites romains de Pompéi et d’Herculanum. Son apogée se situe vers 1780 jusqu’à 1800. Il s’applique à l‘architecture mais aussi à la peinture dans une grande partie de l’Europe. L’initiateur du mouvement était l’allemand Johann Joachin Winckelmann
Le portrait néo-classique en France, s’inscrit dans un mouvement artistique plus large inspiré de l’Antiquité gréco-romaine. Il se caractérise par une représentation épurée, une composition rigoureuse et un souci de vérité psychologique. Les artistes néo-classiques cherchent à exprimer la dignité, la moralité et l’intelligence de leurs modèles.
Les portraits adoptent une structure stable, avec une pose digne et souvent frontale ou de trois-quarts. L’usage de contours nets et d’un dessin précis prévaut sur l’effet pictural et les touches visibles. Les couleurs sont souvent sobres, dominées par des tons terreux et des drapés inspirés de l’Antiquité. L’émotion est contenue, traduisant une noblesse d’âme et une grandeur morale.
Le style rococo, apparu au début du XVIIIe siècle en France, a rapidement conquis l’Europe, y compris l’Empire germanique. Il s’y est développé sous une forme unique, mêlant grâce française et traditions locales. Le portrait rococo dans l’espace germanique reflète ainsi une esthétique raffinée, empreinte de légèreté, de douceur et d’un goût marqué pour l’ornementation sophistiquée. L’empire germanique au XVIIIe siècle regroupe ce qui constitue de nos jours l’Allemagne, l’Autriche et la Hongrie. C’est un espace culturellement fragmenté, composé de nombreuses principautés et cours aristocratiques. Celles-ci, et notamment celle de Prusse avec le Rococo frédéricien comme au le palais de Sanssouci Elles sont influencées par le faste de Versailles et l’art baroque, adoptent progressivement le rococo, notamment dans l’architecture, les arts décoratifs et la peinture.
Si le style emprunte beaucoup à la France, il intègre des éléments germaniques, notamment dans la représentation des intérieurs et des paysages.
Les portraits rococo deviennent un symbole de statut social pour l’aristocratie et la haute bourgeoisie. Ils s’éloignent de la solennité baroque pour privilégier des poses naturelles et détendues. Les personnages sont dans des environnements bucoliques ou intimistes. Les teintes roses, bleues et dorées dominent, créant une atmosphère délicate. Les vêtements sont peints avec une minutie remarquable, mettant en valeur la finesse des étoffes, les broderies et les bijoux.
Le XVIIIe siècle marque l’essor du style Rococo en Europe, caractérisé par son élégance, sa légèreté et son raffinement ornemental. Si ce style s’illustre surtout en France et en Allemagne, il trouve également une expression unique en Grande-Bretagne, notamment à travers l’art du portrait. Cette période voit émerger des artistes de renom qui adaptent le langage Rococo aux spécificités du goût britannique. Contrairement à la France, où le Rococo se manifeste dans la peinture d’histoire et les scènes galantes, la Grande-Bretagne, ou plus exactement l‘Angleterre, privilégie le portrait, un genre en plein essor. Le portrait devient un moyen pour l’aristocratie et la bourgeoisie montante de montrer leur statut et leur raffinement.
L’influence du Rococo se manifeste par des compositions plus dynamiques, des couleurs plus claires et une atmosphère plus intime avec des fonds vaporeux. Les portraits de cette époque évitent la rigidité des compositions baroques. Les sujets sont souvent représentés dans des poses naturelles, avec des gestes gracieux et des attitudes détendues.Le paysage joue un rôle important dans de nombreux portraits et sert à renforcer l’impression de douceur et d’harmonie avec la nature.
L’Art de l’Aquarelle n° 64 s’ouvre avec une nouvelle rubrique « Analyse d’œuvres » qui met en évidence une aquarelle d’un lecteur. Elle débute avec celles de la suédoise Annette Gustafsson = de l’américain Stan Miller= de l’islandaise Anna Olafsdottir Bjornsson (*). Il se poursuit avec les évènements artistiques, salons et musées.
Enfin, le magazine se termine avec les « fiches outils » des britanniques Margaret Merry et les mélanges de verts et Andrew Pitt et ses conseils pour une aquarelle ‘fraîche »
Force est de constater que cette présente livraison est essentiellement internationale et qu’aucune rencontre ‘est consacré à un aquarelliste de notre « Douce France » Par ailleurs, il n’y a que des artistes figuratifs.
L’art du portrait Rococo en Espagne, bien que moins prolifique qu’en France ou en Italie, a joué un rôle significatif dans l’évolution de la peinture espagnole du XVIIIe siècle. Ce style, caractérisé par son raffinement, son élégance et son goût pour l’ornementation, s’est développé sous l’influence des courants artistiques français et italiens tout en conservant une identité propre.
L’Espagne au 18ème siècle est marqués par le règne des Bourbons, notamment Philippe V et Charles III, qui favorisent un renouvellement artistique inspiré des tendances européennes. Le Rococo, arrivé tardivement en Espagne, s’intègre principalement dans la peinture de cour et dans le portrait, destinés à exalter le prestige des élites.
Comme en France et en Italie les artistes ont une palette douce et lumineuse.Le sujet est richement vêtu et entouré d’accessoires, La mise en scène est naturelle, Les portraits en pied ou en buste représentent souvent l’aristocratie et la cour royale.
Le style rococo, apparu au début du XVIIIe siècle, est un mouvement artistique qui s’est développé en Europe en réaction à la rigueur du style baroque.. Les artistes privilégient les formes plus douces, les couleurs pastel et une atmosphère légère, gracieuse, raffinée et exubérante.
En Italie, ce style a trouvé un écho particulier dans les cours aristocratiques et les centres artistiques surtout à Venise mais aussi à Rome et Naples. Il ne doit pas être confondu avec le Roccocò gâteau de Noël napolitain.
Les artistes utilisent le pastel qui permet une grande finesse des dégradés et des textures, dans des tons légers rehaussés d’or et d’argent.Les postures naturelles, les regards légers et sourires subtils. Les compositions installent des éventails, des perruques poudrées, des rubans, des dentelles Elles reflètent ainsi le statut social élevé de leurs commanditaires.
Le style rococo qui succède à la période baroque se diffuse à travers l’Europe entre 1725 environ et la révolution française. Langage d’une époque consciente de sa gloire à jamais passée et de son déclin, l’image rococo refoule les angoisses d’une société sous des apparences de légèreté, de gaieté, de lumière et de transparence. L’attention est à la fuite loin du réel devenu dérangeant, faute d’avenir certain. L’illusion est le maître mot du courant. A la fin du siècle le rococo s’effacera pour laisser place au néoclassicisme et au romantisme.
Ce style, caractérisé par son raffinement, son exubérance et ses couleurs pastel, a influencé différentes formes d’art, notamment la peinture et, en particulier, le portrait.
Le portrait rococo se distingue par ses couleurs claires et lumineuses qui contrastent avec les tonalités plus sombres du Baroque. Les artistes représentent avec précision les tissus soyeux, les dentelles et les bijoux. Les sujets sont souvent représentés dans des poses naturelles et détendues. les portraits mettent en avant la délicatesse et la douceur des modèles, souvent dans des cadres bucoliques ou domestiques.
Le classicisme caractérise l’école de peinture française du XVIIème siècle. C’est en réaction au style baroque, notamment maniériste, qu’un certain nombre de peintres français, font marche arrière, en s’inspirant des maîtres de la renaissance . Ce style va devenir un langage pictural au service de la monarchie absolue, sous Louis XIII et à son apogée sous le Roi soleil.
Le classicisme français, se distingue par sa recherche d’harmonie, d’équilibre et de rigueur. Cette esthétique s’exprime avec éclat dans l’art du portrait, qui devient un moyen privilégié de représentation du pouvoir et de la grandeur.
Le portrait classique français obéit à des règles strictes inspirées de l’Antiquité et de la Renaissance italienne, Les compositions sont rigoureusement ordonnées. Les artistes cherchent à représenter la noblesse et la grandeur des personnages, tout en conservant une certaine ressemblance. Les décors sont souvent épurés afin de mettre en valeur le sujet. La lumière est utilisée pour souligner les volumes et créer un effet de profondeur. Dans les portraits royaux et aristocratiques, les attributs de pouvoir, vêtements luxueux, décors majestueux, sont omniprésents.
Cet art du portrait classique français a posé les bases du portrait officiel, influençant les générations suivantes.Jean-Baptiste Greuze et Jacques-Louis David reprendront et adapteront, avec le mouvement néo-classique, cette tradition, introduisant davantage de sensibilité et de naturalisme.
Contrairement aux cours européennes où l’art était largement soutenu par l’aristocratie et l’Église, les Provinces-Unies étaient dominées par une bourgeoisie marchande prospère. Le portrait devient un moyen privilégié pour cette nouvelle élite d’affirmer son statut, sa richesse et son influence. Banquiers, marchands, médecins et magistrats commandent des portraits qui célèbrent leur réussite et leur moralité.
Les peintres néerlandais, influencés par l’art baroque flamand, cherchent à rendre avec une précision extrême les détails des visages, des vêtements et des objets, renforçant ainsi l’individualité de chaque modèle. Dans un contexte religieux dominé par le calvinisme, les portraits évitent toute exubérance et privilégient des compositions simples, des poses dignes et des arrière-plans sobres. Les accessoires, tels que les livres, les gants ou les globes, ne sont pas choisis au hasard. Ils véhiculent des messages sur la profession, la vertu ou la piété du modèle.
Une particularité du portrait néerlandais du XVIIe siècle réside dans le développement du portrait de groupe. Ces grandes compositions commandées par des guildes, des milices ou des institutions civiques mettent en scène plusieurs personnages dans une disposition souvent dynamique.
Dans les pays bas méridionaux qui demeurent sous la domination espagnole, après la séparation des Provinces unies vers 1580 et jusqu’en 1700. La période de la peinture baroque flamande (XVIIe siècle) est marquée par un art expressif, dynamique et somptueux. Le portrait y occupe une place importante, illustrant le statut social, la richesse et la psychologie des modèles.
Les Pays-Bas méridionaux, sont un centre artistique prospère grâce au mécénat de l’Église, de la noblesse et de la bourgeoisie. L’art baroque, influencé par le catholicisme et le goût pour le spectaculaire, met en avant le mouvement, la lumière et le naturalisme. Le portrait devient un moyen d’affirmer le pouvoir et le prestige des élites.
Les portraits baroques flamands se distinguent par leur dynamisme, leurs poses théâtrales et leur utilisation expressive de la lumière. Les artistes accordent une grande importance aux textures (vêtements, bijoux, étoffes) pour souligner le statut du modèle. Contrairement aux portraits rigides de la Renaissance, les portraits baroques cherchent à capturer la personnalité et l’émotion des sujets.
Pour les arts c’est un age d’or qui est en peinture celui du baroque espagnol. L’art baroque s’ inscrit dans une volonté de magnifier le pouvoir et la foi catholique, tout en exprimant les tensions et les préoccupations du temps. Le portrait devient ainsi un instrument politique et spirituel, commandé par l’aristocratie, la royauté et l’Église.
Le portrait baroque espagnol se distingue par son réalisme . Les artistes cherchent à capter non seulement l’apparence physique, mais aussi l’âme de leurs sujets. Inspirés par le Caravagisme ils use et abuse du clair-obscur. Les portraits royaux et aristocratiques sont souvent marqués par une posture hiératique et des arrière-plans minimalistes. Les textures des vêtements, les bijoux et les accessoires sont rendus avec une grande précision.