La nourriture et les Arts -2/20 Chez les écrivains

La relation entre la nourriture et la littérature est riche et complexe, car la nourriture ne se limite pas à nourrir le corps, elle peut aussi inspirer la créativité, refléter des enjeux culturels, sociaux et symboliques, et jouer un rôle central dans la littérature.

De nombreux écrivains ont utilisé la nourriture comme thème principal ou secondaire dans leurs œuvres. En littérature, la nourriture est souvent chargée de significations symboliques : elle peut évoquer des émotions, des souvenirs, des cultures ou encore des tensions sociales.

Cela débute dès l’antiquité, où malgré son titre « Le Banquet« -380 av.JC du grec Platon ne parle pas de nourriture. De la Rome antique est parvenu « De re coquinaria » initié par le riche Marcus Gavius Apicius. Par contre le poéte Horace dans ses Satires parle de frugalité. Le philosophe Sénèque s’intéresse aux assaisonnements . Pétrone dans Festin chez Trimalcion extrait du Satyricon.Pline l’ancien dans son histoire naturelle s’intéresse aux céréales.

Au moyen âge, dans le roman de renart la faim est omniprésente . Un peu plus tard François Rabelais 1483-1553 parle de nourriture dans Gargantua et Pantagruel. Puis c’est au tour du dramaturge anglais William Shakespeare 1564-1616 pour qui la nourriture, le repas ont une place importante
La nourriture est aussi présente au 16ème siècle dans les pièces de la commedia dell’arte Au siècle suivant dans « A la Table de Molière » est évoquée la nourriture dans l’œuvre de Jean-Baptiste Poquelin 1622-1673.

Les contes de Charles Perrautl 1628-1703 la nourriture est aussi présente. Quant au fabuliste Jean de la Fontaine il n’est pas indifférent à la bonne chair. Les romanciers libertins du 18ème siècle glorifient l’Amour gourmand

Au cours du 19ème siècle beaucoup d’écrivains se sont intéressé si non à la nourriture au moins à la gastronomie, à la célébration des repas plus qu’aux aliments. Honoré de Balzac a écrit une physiologie gastronomique, Alexandre Dumas a rédigé un Grand dictionnaire de cuisine. publié en 1873. Il avait été précédé par La Reynière et son almanach des gourmands (1803)et la Physiologie du goût 1825 de ainsi que par Brillat-Savarin. Le romancier et nouvelliste Guy de Maupassant parle de la gourmandise dans Boule de suif. L’écrivain naturaliste Émile Zola, dans Le_Ventre_de_Paris nous plonge dans le monde des Halles, Sans oublier Gustave Flaubert et sa description du Repas de noces de Madame Bovary. Henry Beyle alias Stendhal n’est pas en reste avec les épinards.

La nourriture est aussi présente dans Cyrano de Bergerac d‘Edmond Rostand. L’écrivain britannique Charles Dickens, notamment dans Oliver Twist , s’intéresse lui aussi à la nourriture et à la faim.. L’écrivain, journaliste et humoriste Alphonse Allais dans Amours, délices et Orgues donne la recette du veau aux carottes. . Et qui n’a jamais évoqué, sans avoir lu A la recherche du temps perdu, la fameuse madeleine de Marcel Proust. Il y a aussi le Gâteau dans le Spleen de Paris de Charles Baudelaire. Le poète Guillaume Apollinaire auteur du Repas était aussi concerné par la nourriture.

Plus près de nous au 20ème siècle, la danoise Karen Blixen dont La ferme africaine a inspiré le célèbre film Out of Africa a ,dans son recueil de contes , donné le Festin de Babette.. L’universitaire Jean-Marc Quaranta constate dans Houellebecque aux fourneaux, la part importante de la nourriture dans l’œuvre de Michel Houellebecque. Est paru en 2017 « En cuisine avec Kafka » de Tom Gauld à propos de l’écrivain tchèque Franz Kafka

L’écrivain américain Ernest Hemingway, dans Paris est une fête,évoque les repas partagés avec ses amis écrivains et artistes, dans les années 1920. L’oulipien touche à tout Georges Perec s’interessen lui aussi à la nourriture dans son inventaire extrait de l’infra-ordinaire. Dans l‘écume des jours , Boris Vian le Centralien, délivre une façon de cuisiner l’anguille. L’écrivaine Marguerite Duras a écrit un recueil de recettes « La cuisine de Marguerite » publié après sa mort. L’écrivaine et actrice Colette dans de nombreux romans évoque la nourriture l

L’américaine Toni Morrison, prix Nobel de littérature, parle de nourriture dans son célèbre roman Beloved. Pour elle la nourriture symbolise à la fois l’esclavage et la libération. Quant au colombien Gabriel García Márquez, lui aussi Prix Nobel de littérature, dans Cent ans de solitude, il utilise la nourriture pour illustrer la richesse de la culture latino-américaine. Et George Orwell, auteur du prémonitoire 1984 a dans son premier roman La Vache enragée évoqué les habitutes alimentaires des britanniques. En 2004 Amélie Nothomb publie une Biographie de la faim. La nourriture ou son absence sous le régime soviétique est, suivant cette étude de l’universitaire Giulia Gigante.très présente chez les écrivains russes de cette époque.

Par ailleurs de nombreux romans ont un titre qui contient le nom d’un aliment comme le Pain noir
de l’écrivain Georges-Emmanuel Clancie. On peut encore évoquer Charlie et la Chocolaterie de Roald Dahl. Et « the food » est aussi présente dans la littérature étrangère.

Ce relativement long billet n’a pourtant pas la prétention d’avoir abordé le sujet de la nourriture et des écrivains de façon exhaustive.

8ème Rencontres Lun’Aquarelle

Les 8èmes rencontres Lun’Aquarelle
du 12 au 19 octobre 2024
à Saint-Sériès dans l’Hérault
Avec Jean-Luc Decron , entouré de
Véronique Albert, Sahel Ardi, Dominique Boni, Claude Carretta, David Chauvin,
Claudie Decron, Christiane Denayer, Marie-Paule Dupuis, Isabelle Estrade,
Marion de Jerphanion, Stéphane Langeron, Jym Palfroix,
Catherine Rey, Alain Rolland, Lessia Scafi.

Pratique des Arts n°177

Le numéro 177 de Pratique des Arts est disponible. Il débute avec l’actualité des salons et des musées. Puis un dossier sur le dessin au stylo à bille pratiqué par Olivier Fisher et par Estelle Chauvin.
Voici les rencontres avec l’artiste numérique britannique Mark Munroe Preston = les aquarellistes Jérôme Guerry et Nicolas Pizy = les pastellistes Michèle Épinette et Marie-Hélène Vignal
Autour de l’élaboration du portrait officiel de l’anthropologue britannique Jane Goodal par Wendy Barratt La résidence à la Villa Sonneberg en Suisse de l’artiste indien Devdatta Pedekar

Il y a aussi le carnet de voyage en Inde de Gwenaëlle Scharlipp et une relation sur l’atelier de Patrick Martin ainsi que celui d‘André et Amandine Jude. Et pour terminer un publie-reportage consacré au fabricant Hanemühle qui fête de 440 ans de sa fondation.

Sans oublier le guide pratique avec Jean-Martin Vincent qui a testé les carnets de voyage Stillman & Birn = les croquis de personnages en mouvement de Ludivine Alligier = le stylo à bille de Louis Gibiard alias Vladinsk = Nicolas Barabé qui peint un paysage « alla prima » = une esquisse de portrait aux pastels à l’écu par Yves-Marie Salenson = la verrière de Nicolas Pizy qui fait la Une du magazine. Mettre de le lumière dans un paysage par l’acryliste Daniel Germain = les marines au pastel sec de José Daoudal = Un loup endormi par Corine Vuillemin qui utilise les crayons de couleur à base d’huile Lightfast de Derwent (Pub!).

La nourriture et les arts – 1 /20-Introduction : un peu d’histoire

La nourriture et l’alimentation renvoient à un besoin physiologique primordial et identique chez tous les humains et plus avant les hominidés.

Dès le Paléolithique, l‘homo habilis il y a environ 2 millions d’années est omnivore . C’est aussi le cas de l’homo erictus , cueilleur de fruits, de plantes, et de racines, d’insectes mais aussi charognard et chasseur de petits animaux.

L‘homo sapiens , le premier humain, est selon les scientifiques, chasseur, cueilleur, nomade. Il consomme moins de végétaux, moins de viande mais y ajoute des céréales, des produits laitiers, des sucres et des légumes. C’est autour de 400.000 ans avant notre ère que l’homme découvre le feu. A partir de là les aliments vont être cuits et se sont le prémices de la cuisine.

Le Néolithique il y a environ 10.000ans est un tournant important dans la quête de nourriture. C’est en effet à cette époque que l’homme va commencer à cultiver la terre et a élever du bétail.

Dans l’Antiquité, en Mésopotamie, l’une des plus anciennes civilisations, l’on consomme des céréales, l’orge, le blé amidonnier et l’épeautre, sous la forme de farines, gruaux et pains levés ou non. La boisson principale était la bière, préparée quotidiennement par les femmes à partir de la macération ou fermentation d’orge.
Dans l’Égypte ancienne les aliments de base étaient le pain de forme et de composition diverses et la bière fabriqués à partir de l’orge et de l’amidonnier. Il était complété par du poisson, de volailles de viande de mouton de porc, plus rarement de bœuf n de fruits (dattes, figues, grenades, melons et raisins) et des légumes (ail, chou, concombre, fève, laitue, lentille, oignon, poireau, petit pois et radis). Enfin, le miel, produit dans des ruches entrait dans la composition des desserts et de nombreux remèdes.
L‘alimentation dans la Grèce antique repose sur la triade méditerranéenne , culture de terre aride , le blé, l’olivier et la vigne. Il s’agit principalement de céréales le blé dur, l’épeautre et l’orge, de légumes choux, épinard, oignons, laitue, radis, lentilles, fèves, pois chiches). La consommation de poisson, de viande et de miel est réservée aux plus riches.les Grecs consomment beaucoup de produits laitiers, et surtout du fromage .
La cuisine de la Rome antique était à l’origine assez fruste.Elle va évoluer au fil de ses conquêtes et de l’influence grecque. Le pain est la base de la nourriture ,Il est accompagné de choux, de poireaux, de chicorée, de concombres, de navets de raves, de fèves, d’ artichauts.Ces légumes sont relevés d’une combinaison d’arômes : menthe, ail, coriandre, céleri, aneth et fenouil, Parmi les fruits, il y a la figue qui accompagne le pain, la poire et le raisin.Les Romains consomment de la viande bouillie en petite quantité :le porc, l’agneau, le canard la biche, le sanglier.

Au moyen âge l‘alimentation varie selon les régions, les perturbations climatiques. Certaines vont du reste entrainer de terribles périodes de famines. Les céréales, le blé, le seigle, l’orge, l’avoine et l’épeautre sont préparés en pains, les bouillies et les pâtes. Seuls les nobles et les bourgeois ont accès de façon régulière à la viande, porc, biche, et poisson morue, hareng.

A la Renaissance, avec la découverte de l’Amérique, l’introduction de nouvelles plantes contribuèrent à l’émergence d’une « nouvelle cuisine » et de nouveaux usages de table. Ce « nouveau monde » apporte sur les tables des mets inédits : petit pois, tomate, maïs, piment, café, chocolat, dinde, pomme de terre. Il y a aussi l’asperge, l’artichaut, l’aubergine . La cuisine italienne introduit les épices et les techniques et recettes apportées d’Orient et d’Asie, notamment par les routes de la soie

A l‘époque moderne il faut distinguer les « gens de peu« , c’est à dire la majorité de la population qui se nourrit de pain et de soupe et de viande dans de rares occasions. Et les privilégiés, les gens d’étude ou de loisir – bourgeois, clercs, nobles », à l’estomac plus délicat du pain blanc, du vin blanc, de la volaille. et le développement de la gastronomie

A l’époque contemporaine, l‘alimentation, avec la société de consommation est synonyme, dans les pays occidentaux d’abondance mais aussi de gaspillage. C’est aussi à cette époque que les gens vont fréquenter les restaurants et leurs déclinaisons.

L’ingrédient majeur en Asie est le riz. Mais chaque région a ses spécificités et ses influences diverses : Cuisine iranienne =Cuisine birmane =Cuisine cambodgienne =Cuisine cantonaise =Cuisine chinoise =Cuisine coréenne =Cuisine hongkongaise =Cuisine indienne =Cuisine israélienne =Cuisine japonaise =Cuisine laotienne =Cuisine libanaise =Cuisine malaisienne =Cuisine mongole =Cuisine ouzbek =Cuisine pakistanaise =Cuisine philippine =Cuisine singapourienne =Cuisine srilankaise =Cuisine thaïlandaise =Cuisine tibétaine =Cuisine timoraise =Cuisine turque =Cuisine vietnamienne
En Afrique, l‘alimentation de base est constituée suivant les régions de blé, d’orge, de pois chiches , de lentilles de manioc et Afrique australe de farine de maïs, de pommes de terre, et de riz.

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Dès l’Antiquité les dirigeants vont vouloir gérer les stocks de nourriture et autres richesses. La naissance de l’écriture, l’invention des chiffres que vont maitriser les scribes et autres comptables va répondre à cette attente.

L’augmentation des populations, la recherche d’herbes plus grasses va générer les conquêtes de territoire par les guerres.. Les religieux vont également se mêler de la nourriture . Ils vont édicter des normes alimentaires.

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L’Art de l’aquarelle n°62

L’art de l’aquarelle n° 62 vient de paraître. Il débute par l’analyse de quatre aquarelles :Out of the blue 56×38 du grec George Politis = Douce France 26×40 du belge Paul van Cleven = A very personnal collection 71×101 de l’américain Laurin McCracken = The other side 38×56 du néerlandais Jan Min.

Puis vient l’actualité des artistes et des salons français et étrangers. Ensuite deux révélations l’allemande Svitlana Eccles-Kuznetsova et la mexicaine Linda Whynman .
Suivent les rencontres de: les américains Catherine McClung et ses oiseaux = Jerald Silva qui s’amuse avec les transparences = le Biélorusse Andrei Zadorine et ses personnages = l’espagnol César Gordillo Aguilar.= le bulgare Svetlin Sofroniev , les ukrainiens Slawa Prischedko et Samira Yanushkova = la française Anne Baron et ses abstractions aquarellées = la philippine Kyle Fortu-Legaspi et ses roses épanouies = l’allemande Wiebke Meier et ses marines

On trouve aussi un album consacré au britannique David Norman et pour terminer un article consacré à l’écossais Arthur Melville (1855-1904) et ses scènes orientalistes.

Les symboles dans l’Art pictural

Source : Livre de Clare Gibson chez Larousse

Parmi les définitions du mot symbole donnée par le Robert on relève celle-ci  » un Être, un objet ou un fait perceptible, identifiable, qui, par sa forme ou sa nature, évoque spontanément (dans un groupe social donné) quelque chose d’abstrait ou d’absent. Par exemple : La colombe, symbole de la paix.

De tous temps les artistes ont utilisé des symboles pour exprimer des idées complexes qui ne peuvent être facilement décrites par des mots. Un même symbole peut avoir des significations différentes pour différents publics à des époques différentes.
Dans l’Égypte antique l’Ânkh ou croix égyptienne, souvent associé à la déesse Isis, symbolise la Vie (qu’ils pensent éternelle) et le scarabée (*) représente le dieu Khépri symbole de la Renaissance du soleil. Il y a aussi l’œil préservé d’Horus qui signifie la puissance, le victoire du bien sur le mal.
Chez les Grecs, associé à la déesse Hera, ou à Junon chez les Romains le Paon est symbole de fécondité et d’immortalité. Il est également symbole d’éveil en Inde,
Dans les tableaux religieux du Moyen age la colombe est le symbole du Saint-Esprit et plus tard celui de la paix . Quant à l‘agneau il évoque le Christ et la Vierge Marie est généralement vêtue en bleu. Par ailleurs tout un bestiaire est représenté dans l’art médiéval à commencer par le lion qui symbolise la justice, la bravoure, la force. La roue de la Fortune traduit l’instabilité du destin.

Par la suite les artistes vont se servir d’allégories: la balance et le glaive que tient la déesse Thémis, pour représenter par exemple la justice,. Ou encore de la pomme, évoquant le mythe d‘Adam & Eve pour symboliser la connaissance et la tentation.

A la fin du 19ème siècle l’on ne peut ignorer le symbolisme. Chaque artiste, à sa manière, va traduire la mélancolie, la peur de la mort, le rêve. Le viennois Gustav Klimt utilise des feuilles d’or pour créer un univers magique et érotique. Gustave Moreau peuple ses œuvres de créatures mythologiques et religieuses . Fernand Khnopff élabore des patchworks. Plusieurs vont, dans une misogynie assumée représentent la « femme fatale » pour symboliser la séduction et le danger .
Les surréalistes ont utilisé des symboles pour plonger dans l’inconscient et explorer les rêves. Salvador Dalí, avec son utilisation des montres molles dans « La Persistance de la Mémoire », symbolise la relativité du temps et la fluidité de la réalité.
Les artistes contemporains utilisent une variété de symboles pour aborder des thèmes sociaux, politiques. Comme par exemple dans les fresques de street art de Jean-Michel Basquiat ou encore le monde iconique de Banksy et sa « Girl with balloon » qui symbolise l’espoir, l’innocence, la fragilité de la vie.
A consulter « Comprendre les symboles de l’art » = « la symbolique des couleurs » « le symbolisme des animaux« 

L’Ânkh
Œil d’Horus
Dieu Khépri – scarabée
Représentation du Paon, animal mythologique
L’agneau chrétien
La Colombe – le baptême
La roue de la Fortune
Thémis – déesse de la Justice
Adam & Eve et la pomme
Gustav Klimt – Le Baiser
Gustave Moreau – l’apparition
Fernand Khnopff – Caresses

Salvador Dali – La persistance de la mémoire ou les Montres molles
Jean-Michel Basquiat
Banksky – La petite fille au balon

Les joyaux de la Galerie Borghèse quittent Rome pour Paris

Le musée Jacquemart-André à Paris rouvre ses portes après plus d’un an de travaux. Mais c’est au tour à Rome, pour la Galerie Borghèse d’entamer dès l’Automne 2024 des travaux de rénovations. La galerie romaine prête au musée parisien une partie de ses chefs d’œuvres.

Exposition des Chefs d’œuvres de la Galerie Borghèse
du 6 septembre 2024 au 5 janvier 2025

C’est le Cardinal Scipione Caffarelli-Borghese 1577-1633 qui a fait construire la villa qui porte le nom de sa famille. Il a su en usant de « tous les moyens » constituer une collection éclairée des peintres les plus notables de son temps (période de la Renaissance puis du Baroque)

Ont franchi les Alpes, des œuvres des plus grands peintres italiens des XVIe et XVIIe siècle :
Avec notamment Raffaello Sanzio dit Raphaël = Antonello da Messina = Girolamo Mazzuoli, dit Parmigianino = Lorenzo Lotto =Tiziano Vecellio, sir le Titien = Paolo Caliari dit Véronèse= Michelangelo Merisi da Caravaggio dit Le Caravage, Gian Lorenzo Bernini dit Le Bernin = Annibale Carracci = Guido Reni = Giuseppe Cesari dit Le Cavalier d’Arpin =Jacopo Bassano= Domenico Zampieri, dit le Dominiquin Il y a aussi deux flamands qui ont résidé en Italie : Pierre-Paul Rubens= Gerrit von Honthorst

Antonello da Messina, Portrait d’homme
Bernin, Autoportrait à l’âge mûr
Caravage, Garçon à la corbeille de fruits,
Le Dominiquin – Sybile
Le Caravage – Samson enchainé
Léonard de Vinci Léida et le cygne
Lorenzo Lotto – Vierge à l’Enfant avec saint Ignace d’Antioche et saint Onuphre
Michele di Ridolfo del Ghirlandaio – Léda
Pierre Paul Rubens – Suzanne et les vieillards
Raphaël – La Dame à la licorne
Le Titien – Christ flagellé
Raphaël, La Dame à la licorne

La condition des artistes

Manifestation “Art en grève” à Paris le 5 décembre 2019

L‘Art en grève a été initié par le collectif « La Buse » fondé en 2018 par Émilie Moutsis. Les revendications des artistes restent souvent mal définies. En effet, l’artiste est multiple, plasticiens, gens du spectacle, etc. Mais pourquoi donc ont-ils il y a cinq ans manifesté.

Dans la société l’art a longtemps été perçu comme passion, et non comme un travail. Et d’aucuns pensaient qu’“On ne paie pas le vent, ni les volcans, alors pourquoi les artistes ? » Pour ces raisons historique, les artistes ne bénéficient que d’une protection limitée voir inexistante.

A ma connaissance seuls les artistes du spectacle vivant, du cinéma et de l’audio-visuel,peuvent bénéficier du régime des intermittents du spectacle. Mais qu’en est-il des peintres, sculpteurs, photographes ? Selon une étude de l’Insee, « les métiers artistiques :des conditions d’emploi spécifiques, des disparités de revenus marquées par Marie Gouyon et Frédérique Patureau » il y aurait en France autour de 34.000 plasticiens et 18.500 photographes. Plus de la moitié d’entre eux réside en région parisienne. Très peu d’artistes peintres arrivent à vivre exclusivement de leur art et la majorité d’entre eux a recours à des travaux dits « alimentaires »

La revue l’Étudiant remarque des carrières disparates pour les anciens élèves des écoles d’art .Un certain nombre de plasticiens vont vivre modestement de leur création, quelques uns vont tirer leur épingle du jeu . Certains vont devenir enseignants en arts plastiques et d’autres exerceront dans des domaines parfois très éloignés du monde de l’art.

Voir « Les chiffres clés de la Culture et de la Communication de 2013 , étude publiée par le Ministère de la Culture. L’on constate que toutes sources confondues le résultat moyen est de 29.400 € soit 8% plus élevé que la moyenne générale.


Quand la classe visite un musée

Des scolaires en visite dans un musée

Qui n’a pas rencontré un groupe de scolaires en visite dans un musée. C’est attendrissant d’observer ces jeunes enfants qui écoutent un intervenant leur donner des explications sur une œuvre. C’est réjouissant de les voir attentifs. Cette approche des arts, promue par le corps enseignants, est très intéressante. Elle constitue une ouverture vers le domaine des arts. Elle laissera des traces chez ces élève qui, sans ce disposit if, pour beaucoup d’entre-eus, ne seraient jamais entrés dans un musée.

L’Éducation nationale en liaison avec la nuit des musées a créé un dispositif culturel appelé « La classe, l’œuvre » à l’intention des élèves des classes de primaire, collège et lycée. Tout au long de l’année scolaire ils étudient une œuvre qu’ils vont ensuite découvrir dans un musée proche de leur établissement.

Par ailleurs de nombreux musées en région parisienne et en province, en liaison avec l’Éducation Nationale, favorisent les visites scolaires..Voici une liste non exhaustive de musées qui encouragent cette démarche :

Dans une certain nombre de musées de la Ville de Paris = Au musée d’art moderne de la Ville de Paris = le Centre Pompidou = le Musée d’Art et d’Industrie de Saint-Étienne = le Mac Val de Vitry-sur-Seine = le Musée Picasso = le Musée des Beaux-arts de Lyon = Celui de Lille = le CNAM = Le Louvre = Le Louvre-Lens = la Piscine de Roubaix = le LaM = la Criée à Rennes = le Mrac Occitanie et beaucoup d’autres.