Arts & Visages – 56.. – Portrait réaliste russe

Au XIXe siècle, la Russie connaît de profonds bouleversements : montée de la conscience sociale, réformes libérales,comme l’abolition du servage en 1861, développement de la classe bourgeoise, expansion culturelle…

Le XIXe siècle est un tournant majeur dans l’histoire de l’art russe.En effet, ces changements stimulent une quête de vérité dans les arts. L’influence des penseurs humanistes et des écrivains comme Gogol, Tourgueniev ou Tolstoï favorise une peinture engagée, tournée vers l’homme et sa condition réelle.

Après les influences classiques et romantiques du début du siècle, une nouvelle génération d’artistes émerge avec une volonté forte de représenter la réalité sociale et psychologique de leur époque. Le mouvement réalisme russe , trouve dans le portrait un terrain d’expression privilégié. Plus qu’un simple exercice de style, le portrait réaliste russe devient une enquête visuelle sur la vérité humaine et sociale.Le portrait cesse d’être un attribut aristocratique ou un simple symbole de statut. Il devient un miroir de la société, dans ses contrastes, ses douleurs, mais aussi ses dignités silencieuses. les artistes s’attachent à montrer la vérité d’une époque, notamment les figures du peuple, des intellectuels ou des marginaux.

Le peintre n’utilise aucun embellissement, aucun artifice. Les rides, les cernes, la fatigue sont représentés sans détour. Le portrait devient une analyse de caractère. Le regard, la posture, la lumière expriment des sentiments, des tensions intérieures.Les arrière-plans sont neutres, discrets, éclairage doux,
Le groupe des Ambulants, en russe Peredvijniki, fondé en 1870, est au cœur de cette transformation. Ces artistes rompent avec l’Académie impériale des beaux-arts, jugée trop rigide et déconnectée de la réalité. Ils organisent des expositions itinérantes à travers la Russie, rendant l’art accessible à un large public.

Parmi les peintres réalistes russes également portraitistes il y a eu notamment : Ilia Répine =Ivan Kramskoï= Vassili Perov =Nikolaï Gay= Vladimir Makovski = Grigori Miassoïedov = Nikolai Yaroshenko = Vassili Sourikov== Alexander Ivanov

Ilia Repine – La femme blonde (Tevashova)
Ilia Repine – Portrait de Rimsky Korsakov
Ivan Nikolayevich Kramskoi – Portrait de Anna Vollova
Ivan Nikolaevich Kramskoy – Portrait de Léon Tolstoï
Vassili Perov- Troika
Nikolaï Gay Portrait d’ Yelena Likhachova
Vladimir Makovski – L’optimiste et le pessimiste
Vlladimir Makovsky – Alexi Ivanovitch Strelkovsky
Grigori Myasoedov – Seul à seul ou le jeu d’échecs
Nikolai_Aleksandrovich_Yaroshenko_ Portrait de Vladimir_Soloviov
Vassili Sourikov – Portrait d’ A. N Tretyakova
Alexander Ivanov – Portrait de Vittoria Caldoni

Arts & visages – 55/.. – Portrait réaliste ibérique

Au XIXe siècle, la péninsule ibérique traverse d’importants bouleversements politiques et sociaux. L’Espagne et le Portugal, pris dans les soubresauts des guerres napoléoniennes, des révolutions libérales et des conflits internes, voient aussi leur paysage artistique évoluer en profondeur. Le portrait réaliste, en particulier, s’impose comme un miroir de ces sociétés en mutation, combinant héritage classique et recherche d’une vérité humaine nouvelle.

En Espagne comme au Portugal, les artistes du XIXe siècle héritent d’une tradition picturale profondément marquée par le Siècle d’or. Diego Velázquez et Francisco de Zurbaránsont encore des références majeures, notamment par leur manière de représenter les figures avec sobriété et densité psychologique. Ce legs influence durablement la pratique du portrait.

Le XIXe siècle inaugure une rupture, un moment de bascule. On assiste à la montée du libéralisme, au développement de la bourgeoisie et à l’effondrement progressif des structures monarchiques traditionnelles en Espagne mais aussi au Portugal.

Les artistes cherchent donc à représenter leurs contemporains dans leur individualité authentique, réaliste Ils vont dépasser la simple ressemblance physique. Le portait devient un lieu d’interrogation sur l’identité, le statut social, les émotions et parfois même les contradictions internes des modèles.

Les principaux peintres qui ont réalisé des portraits réalistes sont en Espagne :Francisco de Goya = Federico de Madrazo = Joaquín Sorolla= Antonio María Esquivel = Luis de Madrazo = José Casado del Alisal = Eduardo Rosales =Ignacio Pinazo Camarlench

Et au Portugal : Columbano Bordalo Pinheiro =Miguel Ângelo Lupi = Henrique Pousão = João Cristino da Silva = José Malhoa

Francisco de Goya – Les jeunes
-FraLa Famille du duc d’Osuna
Francisco de Goya –La Maja nue (*)
Federico de_Madrazo y Kuntz – Portrait d ‘Amèlia de Vilanova i Nadal-_
Joaquin Sorolla y Bastida – Jeune italienne aux fleurs
Joaquin Sorolla- Maria Sorolla
Antonio Mara Esquivel – Portrait du chanteur Ronconi
José Casado del Alisal – Manola
Eduardo Rosales – Comtesse de Santovenia
Ignacio Pinazo Camarlench – enfant de chœur jouant du tambourin
Columbano Bordalo Pinheiro -Portrait d‘Antero de Quintal
=Miguel Ângelo Lupi – Portrait du duc d’Avila é Bolama
Henrique Pousão – La dame en noir
João_Cristino_da_Silva -Jeune garçon
José Malhoa – Clara la lavandière.




Arts & visages – 54/.. – Portrait réaliste autrichien

Le Congrès de Vienne en 1815 est pour l’Autriche une période très faste avec la constitution de l’Empire d’Autriche et en 1867 de l’Empire Austro-Hongrois. L’influence de l’Autriche , sous le ministère du Chancelier Metternich est alors importante.

Si l’Autriche ne connaît pas une rupture aussi radicale que la France ou l’Allemagne dans l’approche du réalisme, elle développe une école du portrait raffinée, nourrie d’académisme, mais ouverte à une subtile exploration de l’intériorité.

L’Autriche impériale, et plus particulièrement Vienne, reste au XIXe siècle une capitale de la représentation officielle. Les portraits de cour dominent encore dans la première moitié du siècle. L’art reste soumis aux exigences de représentation sociale : hiérarchie, costume, fonction. Dans ce contexte, le portrait réaliste s’impose comme un genre central, où l’art du paraître se confronte progressivement à une exigence de vérité psychologique.

Le mouvement Biedermeier (1815–1848), propre à l’aire germanophone, marque une étape cruciale. Ce style, qui valorise , le « bon vieux temps, la vie privée, le confort domestique et la clarté formelle, trouve un écho fort dans le portrait. Loin des scènes historiques ou mythologiques, les artistes biedermeier s’attachent à représenter l’individu dans son environnement quotidien, sans emphase.

Parmi les portraitistes autrichiens notables il y a eu Friedrich von Amerling = Franz Xaver Winterhalter = Ferdinand Georg Waldmüller =Anton Romako = Gustav Klimt à ses débuts = Joseph Danhauser= Leopold Kupelwieser = Johann Baptist Reiter = Franz Eybl = August von Pettenkofen= Eduard Charlemont = Rudolf von Alt

Friedrich von Amerling – Empereur François II d’Autriche
Friedrich von Amerling_-Marie Freiin Vesque von Puettlingen
Winterhalter, Franz-Xaver – Louis-Philippe Ier, roi des Français
Franz Xaver Winterhalter -La duchesse de Montmorency
Ferdinand Georg Waldmüller – Ludwig von Beethoven
Anton Romako – Elisabeth_von_Nast-Kolb
Gustav Klimt – Jeune fille assise
Karl Ludwig von Littroww et son épouse
Eduard_Charlemont – un verre pour le batteur
Leopold Kupelwieser – Portrait de l‘archiduc jean d’Autriche
August XaverKarl von Pettenkofen – Pauvresse
Leopold Kupelwieser, – Albert, Moritz et Leopold von Neuwall
Johann-Baptist Reiter – l’aubergiste Barbara_Meyer

La 12ème rencontre USK France s’est tenue à Lyon en juin

C’est le collectif des croqueurs urbains lyonnais autrement dit les « Urban Sketchers » qui a accueilli à Lyon leurs homologue de toute la France du 7-8 et 9 juin 2025 pour la 12ème rencontre d’ USK France membre de la communauté mondiale des Urban Sketchers ( + wikipédia )

En marge de ce weekend, un concours était organisé par Hahnemüehle le fournisseurs de papier d’art.
En voici les gagnants : : Karine Saunier et 19 autres Goé LH =Nathalie Delarge Dionis = Giselle Bianchi =Sarah Plage =Try Stan =Martine Pittet=Mona Edulesco Art =Caroline Hicks=Chantal Ninou=Sophie Brunelin=Regine Galland=Nathalie Lefebvre=Severine Colmet Daage=Marie du Plessis=Christine Wantz=Mihaela Ogescu=Solène Héry =Katy-anna Gibbe =Gwénola Guidé =

Quelques uns des dessins gagnants

La première biennale de Saint-Priest (Rhône)

Voici le genèse de la 1ère Biennale d’Aquarelle de Saint-Priest, telle que ses responsables me l’on exposé. Plutôt que de résumer ce texte, j’ai préféré le publié ici en totalité, sauf à y introduire quelques liens

 » L’Association d’Intérêt Local de Manissieux, la Fouillouse, mi plaine est une association de Saint-Priest (Rhône) qui fête ce mois de juin 2025 ses 60 printemps. Elle compte plus de 450 adhérents.La section aquarelle a eu 20 ans au mois de janvier 2025; elle propose 5 cours hebdomadaires où les 60 adhérents passionnés d’aquarelle se retrouvent autour de leur professeur. La section propose également des cours de carnet de croquis, des stages autour d’artistes aquarellistes qu’elle invite. L’année se termine par une exposition des réalisations des adhérents.En 2023, la section aquarelle, portée par Brigitte Paillier son professeur, a proposé à l’AIL d’organiser une Biennale d’Aquarelle .

Nos objectifs: Pareille animation n’existe pas sur l’Est Lyonnais et nous voulons créer un moment où se rencontreront peintres professionnels et amateurs..Nous souhaitons favoriser les liens sociaux autour de l’art par une ouverture à un large public.

L’AIL s’est engagée dans le projet avec enthousiasme tout comme le Maire de Saint-Priest, Monsieur Gascon, qui est notre fervent soutien. Ce dernier a suggéré que les enfants de Saint-Priest participent également à ce projet; les enfants de 8 groupes scolaires, exposeront leurs réalisations sur le thème des émotions (l’expo des gones) qui se mêleront aux tableaux des adultes.

Outre la ville de Saint-Priest, plusieurs sponsors nous apportent leur aide: Aquarelle et pinceaux et le géant des beaux arts. Nous avons noué également un partenariat avec l‘école Brassart de Lyon, une école de Design graphique. Ses étudiants nous ont apporté un regard neuf pour la création des affiches, logo, site Internet et sur la mise en scène de l’évènement.

Pour cette première édition, nous avons souhaité privilégier des artistes professionnels régionaux; une vingtaine ont répondu à notre appel; pas de comité de sélection cette année.Les artistes amateurs quant à eux sont soumis à un comité de sélection; 26 ont déjà été retenus. »

Je rappelle que cette première biennale se tiendra les 10-11 et 12 octobre
à Saint-Priest (69800) à l‘Espace Mosaïque

L’Art de l’aquarelle n° 65

Le numéro 65 de l’Art de l’aquarelle est disponible.Il débute par l’analyse des œuvres primées par L ‘American watercolor society – AWS, à savoir celles des américains Dan Mitchell = Andy Evansen des chinois Yan Liang = Jianzhong Zhou. Puis vient la rubrique sur l’actualité des salons et des artistes.

Ce sont ensuite les Rencontres avec la chinoise Michelle Lin et ses bouquets = les américaines Annette Smith et ses portraits = Chris Krupinski et ses fruits = Laurie Golsdtein-Warren et ses verreries = Mary Jansen et ses oiseaux = l’américain Michael Holter et ses structures rouillées = la française résidant en Allemagne Christine Berelison-Esser et ses fleurs lumineuses +les britanniques Nicholas Poullis installé dans l’Hérault et ses élèvements architecturaux = Cathy Veale et ses paysages côtiers du Dorset .

Pour conclure, des « fiches outils » pour composer des paysages proposés par le britannique Lancelot Richarson

Donc une livraison essentiellement anglophone , Heureusement il y a un album (portfolio en anglais) consacré au trentenaire français Alexis Le Borgne.

Arts & Visages – 53/.. – Portrait réaliste en Belgique et aux Pays-bas

Le congrès de Vienne (1815), avait réuni en un même royaume les Pays-Bas et la Belgique, L’indépendance de la Belgique s’établie en 1830, Les arts vont alors être un vecteur de l’éveil-de-la-nation-belge, Les deux pays, comme partout en Europe vont vivre la révolution industrielle les transformations profondes de la société,

Le réalisme belge et néerlandais du XIXe siècle s’inscrit dans une longue tradition picturale. Les artistes regardent vers leurs illustres prédécesseurs —le néerlandais Rembrandt, les anversois Frans Hals et Rubens — non pour en copier le style, mais pour en raviver l’esprit d’observation. Le jeu subtil des lumières, l’attention aux tissus, aux rides, à la carnation : ces éléments, déjà chers aux maîtres du XVIIe siècle, trouvent une nouvelle vie sous le pinceau des réalistes du XIXe.

Les portraits réalistes du XIXe siècle se distinguent par leur volonté de vérité. Ils ne flattent pas. Ils montrent. Ils révèlent. Ainsi, les visages ne sont pas idéalisés : les cernes, les rides, les regards las ou pénétrants sont représentés avec la même intensité que les accessoires ou les décors. Le modèle n’est pas un symbole, c’est une personne — un individu saisi dans sa réalité sociale et psychologique.

Parmi les portraitistes il y a eu les belges Charles de Groux né à Comines = Constantin Meunier = Eugène Laermans, =Antoine Wiertz =Louis Gallait =Joseph Stallaert =Théodore-Joseph Canneel =Alfred Stevens = Certains sont à la frontière du symbolisme comme Léon Frédéric ou Fernand Khnopff

Et du coté des Pays-bas il y a eu notamment Jozef Israëls et son fils Isaac Israëls =Hendrik Willem Mesdag =Thérèse Schwartze =David Bles

Charles de Groux – Honoré de Balzac
Charles de Groux – Richard Wagner
Constantin Meunier – Portrait de Théo Van Rysselberghe
Eugèbe Laermans – Le vieux jardinier
Eugène Laermans – les émigrants
Antoine_Joseph_Wiertz – Maria Mertens
Louis Gallait – La femme et la fille du peintre –
Joseph Stalllaert – Femme endormie
Alfred Stevens – Portrait Sarah Bernhardt.
Léon Frédéric – Jeunes paysans
Fernand Khnopff- Je ferme ma porte sur moi-même
Jozef Israël – Femme de pécheur
Isaac Israël – Jeune fille lisant sur un divan
Hendrik Willem Mesdag – Maria Hermina épouse de Menno de Limburg Stirum
Thérèse-Schwartze – Le botaniste Hugo-de-Vries
David Bles – Le repos

Arts & visage – 52/.. Portrait réaliste allemand

Au XIXᵉ siècle, l’Allemagne connaît une série de bouleversements politiques, sociaux et culturels majeurs : l’effondrement du Saint-Empire romain germanique, les guerres napoléoniennes, l’unification allemande en 1871, mais aussi l’essor du nationalisme, de la bourgeoisie et de la pensée philosophique et scientifique. Ce contexte agité façonne profondément la production artistique, notamment le portrait, qui devient un lieu d’affirmation identitaire, sociale et existentielle.

Le réalisme s’impose progressivement à partir des années 1840-1850, en réponse à une volonté d’ancrer l’art dans le vécu quotidien, à rendre compte de la réalité sociale.Le portrait réaliste, en particulier, devient un outil privilégié pour explorer les tensions entre l’individu et son époque.

Le portrait réaliste allemand adopte une sobriété formelle et une précision minutieuse, souvent influencée par la peinture flamande du XVIIᵉ siècle.Dans les portraits réalistes allemands, le regard du modèle est souvent grave, pensif, comme suspendu dans une tension psychologique. Le fond est souvent neutre ou discret, concentrant toute l’attention sur le visage et la présence.

Influencé par les académies et cercles artistiques de Munich, Berlin et Düsseldorf, le portrait devient dans les milieux bourgeois et scientifiques un marqueur de respectabilité, C’est un instrument de transmission de l’image de soi dans la société industrielle émergente.

Les portraitistes réalistes allemands notables ont été notamment :Wilhelm Leibl =Franz von Lenbach = Adolf Menzel = Karl Gussow = Anton von Werner = Gabriel Ritter von Max = Fritz von Uhde = Max Liebermann = Wilhelm Trübner = Hans Thoma

Wilhelm_Leibl – Femme au chiffon de tête blanc
Wilhelm Leibl – Couple improbable
Franz von Lenbach – Marion fille de l’artiste
Franz von Lenbach – Portrait de Richard_Wagner
Adolph Menzel – Prince Otto von Bismarck
Adolph Menzel – Karoline Arnold, baronne Treusch von Buttlar-Brandenfels
Karl Gussow – Portrait d’une dame au chapeau
Karl Gussow- Miadame Hedwig-Woworsky née Heckmann
Anton von Werner – Le Congrès de Berlin
Anton von Werner – Portrait de Guillaume II
Gabriel Ritter von Max – Le miroir
Gabriel Ritter von Max – L’anatomiste
Fritz von Uhde – Portrait de la danseuse Thérèse Karl
Max Liebermann -Jeanette Onnes van Nijenrode-Cockuijt
Wilhelm-Trubner- Tête de gorgone
Wilhelm Trübner – Portrait de Karl Schuch .

Arts & Visage – 51/.. Portrait réaliste italien

Au XIXe siècle, l’Italie traverse une période de profondes mutations : politiques, sociales, et esthétiques. Marqué par le Risorgimento – mouvement d’unification nationale – et par les bouleversements de l’ère industrielle,

Le pays voit aussi naître une peinture plus attentive au réel, à la vie quotidienne, et surtout à l’individu. Dans ce contexte, le portrait réaliste s’impose comme un genre de premier plan, combinant finesse psychologique et observation du monde contemporain.

Le réalisme, en Italie, ne se résume pas à une école unique comme c’est le cas en France avec Courbet. Il prend plusieurs visages selon les régions, les influences et les objectifs des artistes. En matière de portrait, il s’agit moins d’une rupture violente que d’une évolution progressive : on quitte les figures idéalisées du néoclassicisme pour s’ancrer dans la vérité des visages, des chairs, des regards.

Le portrait réaliste italien n’a pas pour but d’idéaliser ou de flatter, mais de rendre compte de la vérité du visage humain, de ses marques de vie, de sa singularité. Il conjugue finesse d’exécution et sincérité du regard. Le modèle y est à la fois un individu et un miroir de son époque.Les modèles ne sont plus seulement des aristocrates ou des figures mythologiques : ce sont aussi des bourgeois, des intellectuels, des patriotes des artistes, des femmes et leurs enfants, voire des paysans.

Les figures majeures du portrait réaliste italien sont notamment Giovanni Fattori, lui et plusieurs autres ont fait partie des Macchiaioli = qui annonce d’impressionnisme = Antonio Mancini =Domenico Morelli =Federico Faruffini =Giuseppe Pellizza da Volpedo =Vincenzo Cabianca =Giovanni Boldini =Tranquillo Cremona,membre de la Scapigliatura =Mosè Bianchi

Giovanni Fattori – Portrait de la femme du peintre
Giovanni Fattori – Portrait d’Augusta Cecci-Siccoli
Antonio Mancini – Femme avec un encrier
Antonio Mancini – Le père de l’artiste
Domenico_Morelli –Francesco_Nullo, lieutenant de Garibaldi
Dominico Morelli – Thérèse de Gas soeur d’Edgar
FedericoFaruffini – La lectrice
Giuseppe Pellizza – Santina Negri – Mémoire d’une douleur
Vincenzo Cabianca- Portrait d’une nonne
Giovanni_Boldini_- Portrait de Madame R.L.
Tranquillo Cremona – Camillo Cavour
Mosé Bianchi – Flora

5ème salon d’aquarelle de Saint-Égrève

5ème salon de Saint-Égrève (près de Grenoble)
du 11 au 22 juin 2025
Artistes invités : la carnettiste Alice Raconte = le bédéiste Tommy Redolfi = l’illustrateur Marco Lallemant -entourés des artistes régionaux
Aloys Andreo =Francis Bernard = Béatrice Chanard= Régis Coulomb = Annie Lemaire =Pauline Panel =Pascale Ronayette-Tortech= Umberto Rossini =Marie Tholozan =Guy tournier = Komlan Videgla

2ème festival d’aquarelle de Bresse-Saône

Le second festival d’aquarelle de Bresse & Saône
se tient à Église Romane de Saint-André-de-Bâgé (Allier)
du 14 au 18 juin 2025
Artistes exposants
Violaine Abbatucci =Emmanuelle Germaneau =Corinne Izquierdo
Valery Kruchkovski =Amanda Lapierre Ibanez =Éric Laurent
Alexis Leborgne =Nicolas Lopez = Théo Sauer =Lessia Scafi
En marge du salon sont proposés des animations et des stages


Arts & Visages -50/.. Le portrait réaliste britannique

Au XIXe siècle, la Grande-Bretagne connaît une transformation artistique majeure, marquée par l’émergence du réalisme dans le domaine du portrait. Ce mouvement s’inscrit dans règne victorien(1837–1901) C’est une période caractérisée la révolution industrielle, une expansion coloniale et une structure sociale hiérarchisée.

L’art du portrait, longtemps réservé à l’aristocratie, s’ouvre désormais à la bourgeoisie montante, qui cherche à affirmer son statut social à travers des représentations fidèles et dignes d’elle-même.Il devient un véritable miroir de la société britannique du XIXe siècle. Il traduit les valeurs de respectabilité, de discipline et d’ascension sociale, tout en laissant transparaître les tensions intérieures d’une époque marquée par de profonds changements. Il incarne aussi l’individualisme croissant et la volonté de laisser une trace durable de soi.

L’artiste cherche à représenter le modèle avec exactitude, sans idéalisation excessive et à capter non seulement les traits physiques, mais aussi la personnalité, les émotions et le statut social de la personne. La pose devient plus naturelle, le regard plus introspectif, et les décors sont souvent révélateurs de la profession ou des goûts du modèle. Il s’intéresse aussi aux effets de la lumière et aux textures, Les tissus, les cheveux, la carnation sont minutieusement reproduits. Cette attention aux détails reflète une influence de la science positiviste et des avancées dans la compréhension de l’anatomie humaine.

L’invention de la photographie dans les années 1830-1840 bouleverse l’art du portrait. Les artistes ne peuvent plus se contenter de reproduire simplement les traits physiques : la peinture doit désormais offrir quelque chose de plus – une profondeur psychologique, une mise en scène symbolique, une touche d’interprétation personnelle. Cela pousse le portrait réaliste vers une dimension plus introspective et artistique.

Les artistes les plus représentatifs de ce courant ont été notamment
Thomas Lawrence entre romantisme et réalisme =William Charles Ross = John Everett Millais un des fondateurs du mouvement préraphaélite= George Frederic Watts = mais aussi = William Etty =Richard Dadd = Ford Madox Brown = George Richmond =Frank Holl = Walter William Ouless = Philip Hermogenes Calderon

Thomas Lawrence – Lady Maria Conyngham
John Evereet Millais -Alice Sophia Caroline Wortley.
William Charles Ross – Jane Digby Lady Ellenborough
Richard Dadd Portrait d‘Alexander Morison
William Etty – Elizabeth Potts
Ford George Madox – William Michael Rossetti
George Frederic Watts – Portrait d‘Ellen Terry
Walter William Ouless – Portrait de Robert W. Darwin
Philip Hermogenes Calderon -; Margaret
Frank Hell – Portrait de Lord Thomas Brassey

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Brueghel & Van Balen, artistes & complices au Musée de Flandre à Cassel

Le Musée de Flandre à Cassel (Nord)
présente jusqu’au 28 septembre 2025
Brueghel & Van Balen, artistes & complices

Jan Brueghel l’Ancien (1568-1625) dit Brueghel de velours est dernier fils du grand Pieter Bruegel l’Ancien (1535-1569),est un peintre baroque flamand. Orphelin à un an, il est initié à la peinture par sa grand-mère, la miniaturiste, Marie de Bessemers, veuve de Pieter Coecke van Aelst. Grace à un sens de la couleur et à une touche précise il est spécialiste des paysages, des fleurs, des fruits et des animaux,


Une amitié étroite l’unissaut à Pierre-Pau Rubens. Mais il était aussi très proche de son ami, élève , collaborateur et voisin Hendrick van Balen, Cet artiste aujourd’hui méconnu eut pourtant une brillante carrière. Il a peint des retables d’églises et des tableaux plus intimistes prenant pour sujet la mythologie ou la Bible. Très souvent les deux amis, intervenaient sur une même oeuvre, Brueghel se chargeait du paysage, des fleurs, des fruits, des petits animaux et Van Balen des personnages.

L’actuelle exposition du Musée de Flandre met à l’honneur le fruit de la relation nouée entre les deux artistes.

Jan Brueghel l’ancien – La bataille d’Issus
Brueghel & Van Balen -Allégorie des cinq sens
Brueghel & Van Balen – Banquet
Hendrick van Balen – Europa_maitrisant un taureau
Brueghel l’ancien – l’Adoration des mages