Le réalisme socialiste dans les arts, les dissidences, et l’après -20/ 31 en Yougoslavie – Billet n° 510

La Yougoslavie qui signifie Pays des slaves du Sud a été créée à la fin de la première guerre mondiale en 1918 sous la forme d’un royaume. Le pays est envahit en 1941 par les forces de l’Axe et le pays est démembré. Il s’en suit une période de division mais aussi de résistance, menée par les Partisans d’inspiration communiste dirigés par Josip Broz Tito.

Le Maréchal Tito prend en 1945, avec la Ligue des communistes, direction de la République fédérative socialiste de Yougoslavie qui regroupe alors la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la Macédoine, le Monténégro, la Serbie et la Slovénie. Mais le pays n’a jamais constitué une nation. En 1980, à la mort de Tito le pays se divise et la dislocation aboutit en 1991 à la disparition de la Yougoslavie.

Le constat international sera suivi de conflits violents inter-ethniques qui secouèrent la région pendant une décennie et se terminent en 2001.

Mais ce qui nous intéresse ici c’est la période 1945 à 1980 qui est sous l’emprise de Tito et de son régime communiste. Au départ en 1945 la Yougoslavie fait partie du Bloc de l’Est mais dès 1948 intervient la rupture entre Tito et Staline et l‘expulsion du parti communiste yougoslave du Kominform

Le Titisme reste un régime autoritaire et répressif et s’instaure le Culte de la personnalité de son chef. Comme dans tous les pays communiste les citoyens sont étroitement surveillés par la police politique, l‘UDBA.

Le régime souhaiterait voir émerger un Art yougoslave. Mais faire cohabiter ensemble des peuples antagonistes était une utopie toutefois, au départ c’est le réalisme socialiste qui est imposé aux artistes . Il concerne les arts visuels mais aussi l’architecture dite brutaliste (+) Aux yeux de Belgrade, c’est surtout d’un art serbe dont il s’agit. Mais en Croatie c’est l’art naîf (+) qui permet d’échapper aux règles étatiques.

Bien que la dissidence ait été souterraine, des groupes ont pu se constituer comme « Le groupe de Décembre » ou encore en Slovénie le Skupina OHO ou ecore EXAT 51. Il y a aussi le Neue Slowenische Kunst – Nouvel art Slovène en 1984 ou encore le croate Gorgona Grup . Il est vrai qu’à partir des années 1960 la censure est moins pesante. A l’orée des années 1980 est aussi apparu sur les murs de Belgrade,le Street art.

Il y a bien entendu pendant toute cette période sous domination communiste des peintres ou sculpteurs serbes, croates, slovènes, macédoniens ou bosniaques.
On peut citer pour la Serbie Đorđe Andrejević Kun = Stevan Bodnarov =Janko Brašić =Aleksandar Cvetković = Boža Ilić =Petar Lubarda // pour la Croatie ==Ferdinand Kulmer =Orlando Mohorović =Edo Murtić =Ivan Picelj =Ivan Rabuzin =Ivo Tijardović =Ivan Večenaj // Pour la Slovénie Božidar Jakac = Mitja Tušek //Pour la Macédoine Petar Gligorovski =Dimitar Kondovski =Janko Konstantinov =Nikola Martinoski =Petar Mazev // Pour la Bosnie-Herzégovine Alojz Ćurić (+) =Emir Dragulj =Ismet Mujezinović =Sreten Stojanović + 10-artistes contemporains de Bosnia-Herzegovina

-Soldats yougoslaves sur le front italien
La mère de la Yougoslavie
Petar_Lubarda – bataille du Kosovo
Dragan Malesevic Tapi
Maréchal Tito
Groupe de partisans
Guerre froide
Bozha-Ili—Sondirane-terena-na-Novom-Beogradu-1948
Sanja Iveković – New Zagreb People behind Windows, 1979
Affiche de propagande
Stojan Aralica- Birth House of Comrade Tito –
Dušan Otašević – Camarade Tito, violette blanche notre jeunesse vous aime -1969.

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