Philip Roth, dans « Un homme », ne parle pas que de la mort, mais aussi de peinture

Je viens de lire récemment  « Everyman » ou « Un homme » en français l’un des derniers romans de  l’écrivain américain Philip Roth

.http://www.lire.fr/critique.asp/idC=51820/idR=217/idG=4

On trouvera une biographie de ce grand romancier dans Wikipedia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Philip_Roth

Et un long entretien paru dans le magasine culturel Télérama

http://www.telerama.fr/livre/21654-aux_etats_unis_la_lecture_de_romans_est_un_art_desormais_mourant.php 

Il n’entre pas dans mes ambitions, de tenir un blog littéraire, Pierre Assouline et quelques autres le font avec compétence, sûreté du jugement et brio.  

Ce livre très noir, sur le destin, la confrontation avec la mort, la déchéance, suit de la naissance à la mort, un « homme » dont, comme jadis dans le « nouveau roman », on ne connaîtra ni le nom, ni l’aspect physique. Il a fait les « Beaux-arts » mais ensuite il a été directeur artistique dans une importante « boite de pub » à New York. A la retraite, il achète un « trois pièces » dans une luxueuse  résidence pour personnages âgées, à Starfish ,sur la cote atlantique, à une heure de N.Y. Il réalise son rêve de peindre tous les jours. Il a converti son « leaving » en atelier.  A un certain moment il propose des cours de peinture à ses co-résidents.

Outre l’enseignement de la peinture, c’est une véritable réunion de « tamalous » où chacun parle des ses petites ou grandes misères physiques. Philip Roth fait tenir à son personnage des propos comme celà :

A un élève qui dit qu’il se sentait ce jour là inspiré, il répond « Dans une interview, Chuck Close * a dit : c’est l’amateur qui cherche l’inspiration, nous autres (les professionnels), on se lève et au bouleau ! » « Il essaie de leur présenter la peinture comme un jeu plutôt que comme un art « Il leur dit d’être créatifs, pour qu’ils se détendent et peignent avec un mouvement de tout le bras, sans avoir peur, si possible ». « Il leur dit de ne pas essayer de reproduire fidèlement  des éléments. Il s’agit d’interpréter, c’est un acte de création »  «  Ce qu’il redoutait c’était l’œuvre d’imagination, mais cela les remplissaient d’enthousiasme. Très bien, faites ce qu’il vous plaît. Continuez, il y a encore du travail » « ça prend tournure » « n’en faite pas trop »
Cela rappellera sans doute des choses aux uns ou aux autres. Mais l’on est ici en plein dans le loisir créatif. Cela bien entendu ne nous concerne pas…quoi que. 
* Chuck Rose est un photographe et peintre hyperréaliste américain spécialisé dans le portrait 
   http://www.hyperrealism.net/Chuck%20Close.htm 

L’artiste et les « règles de l’art »

Cette expression signifie  par exemple, pour l’architecte, que sa réalisation a été conduite en respectant un certain nombre de prescriptions. Moyennant quoi, elles permettent d’obtenir un résultat conforme aux règles qui régissent sa pratique,. L’artisan, en respectant les règles de l’art, vise à produire un objet ou un service, conforme à une utilisation spécifique.

Ces règles de l’art s’appliquent-elles aux « Beaux-arts ». Une œuvre d’art est une expression singulière de la subjectivité d’un artiste. Le respect des règles s’imposait dans l’académisme, l’art pompier. Les mouvements artistiques qui se sont succédés depuis la fin du 19ème siècle, se sont tous libérés des formes, des manières de la génération, du mouvement précédent. La création artistique est dans son essence même révolutionnaire. La technique artistique est enseignée mais pas le « comment » de l’art créatif. L’artiste ira le chercher en lui-même, avec son vécu, son expérience, ses sentiments, son âme. C’est un peu cela que l’on retrouve dans l’ouvrage  de Kirk Varnedoe dans « Au Mépris Des Règles. En Quoi L’Art Moderne Est-Il Moderne ? »

Voici quelques œuvres d’artistes du 20ème siècle. Où est la règle ?

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Braque Violons

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Picasso Nature morte au violon

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Chagell Violonniste bleu

On voit que j’ai choisi le thème des instruments de musique, clin d’œil aux violoncelles de ma lutherie. Lorsque que j’ai peint cette aquarelle, où l’on peut trouver quelques « manques » au regard de la technique, j’ai voulu traduire l’impression que j’ai ressenti au cours de ma visite chez un luthier lillois. J’ai été fortement marqué par le nombre des violoncelles et puis  par la lumière qui baignait l’atelier. Je voulais donc traduire la multitude, la lumière, et le flou dans ma mémoire. Je n’ai donc pas cherché à représenter les instruments dans la manière des peintres « hyper-réalistes » Maintenant, savoir ce qui animait Marc Folly, que j’apprécie beaucoup, lorsqu’il a peint son atelier de luthier, lui seul le sait. Il a une technique éprouvée. Il travaille, si je me réfère à la vidéo qu’il a enregistrée pour Pratique des Arts en juin 2008, en mouillé sur mouillé (*)Personnellement, j’ai réalisé la mienne dans l’humide sur châssis. Et comme disait un ancien premier ministre « lui c’est lui et moi c’est moi » Je dis cela sans aucune prétention, mais pour signifier que chacun peint avec sa personnalité, ses tripes et essaie d’être créatif. Sinon l’on se contente de copies. L’un des forums d’aquarellistes que je consulte regorge de réalisations « à la manière de … » par exemple la scène de bergers de Cao Bei-an et bien d’autres. Et c’est ce qui plaît à beaucoup. C’est en montrant une aquarelle réalisée pendant ma première année, en cours,  d’après une œuvre d’un artiste américain Georges S. Labadie  http://www.gslabadie-aws.com/prints.htm que j’ai recueilli de nombreux commentaires élogieux.

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Confèrence au Dahomey, d’après Georges S. Labadie

Mais où est alors la création. Comme je veux progresser et trouver le « style masmoulin » je me suis très vite éloigné de cette pratique.

(*) Nathalie indique dans un commentaire, que Marc Folly travaille dans le mouillé sur sec.

Faut-il qu’une aquarelle « figurative » ait un dessin précis ?

Une fois par mois, un artiste peintre « huiliste » vient susciter la réflexion des membres de l’association artistique à laquelle je participe le vendredi. Hier soir il  nous a distribué pour les observer, par groupe de deux personnes, des reproductions d’œuvres picturales de Bonnard, Braque, Modigliani, Renoir et Breughel. Notre grille d’examen tenait compte d’un certain nombre de points, notamment :

Le thème ou sujet, le style, la couleur, la matière, la lumière, l’espace et la perspective, la composition ou mise en scène, les contrastes, l’harmonie, la tension, le rythme ou la dynamique, les lignes, le format, la forme et le fonds. C’était une approche très intéressante qui fait réfléchir sur le regard que l’on porte sur une œuvre.

A la fin de la séance, l’on peut montrer sa production récente. Je lui ai donc soumis mon aquarelle « dans la lutherie » que j’ai présentée dans mon précédent billet. Sa critique, outre qu’il fallait peut-être suggérer un peu d’ombre sur la droite, m’a déconcertée sur un point important. Il a relevé que mes instruments à corde étaient nombreux, que leur base était floue,  mais surtout qu’ils n’étaient pas dessinés avec précision. Il ne reconnaît pas, un violoncelle, ou un violon. Pour lui soit l’on est dans l’abstrait et alors l’on peut « faire ce que l’on veut » soit l’on est dans le « figuratif » et alors la représentation doit être fidèle. J’avoue être perplexe. Cet artiste tout à fait sympathique ne pratique  pas l’aquarelle, comme du reste la majorité des membres du groupe. Aussi, par moment, j’ai un peu l’impression de perdre pied. Je sais bien que c’est le regard des autres qui fait progresser. Mais c’est parfois  » dur-dur « . J’aimerais surtout savoir si je fais ou non fausse route et  bien recueillir vos avis. En effet, lorsque je visite les sites des aquarellistes reconnus, je ne vérifie pas la remarque de notre ami.

Coups de cœur pour les aquarellistes belges et français réputés

L’on m’a demandé pourquoi je ne parlais pas dans mes coups de cœur d’Ewa Karpinska. Je pense y avoir répondu par avance, dans une information permanente, en colonne de gauche en haut dans « Pourquoi de blog ? »

 » Mon propos ici, est donner un échos des sites  ou de blogs d’aquarellistes que je découvre, au fil de mes promenades sur la toile. Je compte évoquer des artistes d’horizons géographiques ou stylistiques variés. Et bien entendu des artistes connus et d’autres qui le sont moins »

Je ne pense que je ferais découvrir, quoi que ce soit de nouveau, à mes lecteurs, si je parlais des ces  aquarellistes belges et français dont les noms sont plus que connus.

Il n’y a pas une livraison de Pratique des Arts qui ne contienne un article sur l’une ou l’un d’entre eux.Toutes et tous animent des stages courus par les tous ceux qui n’ont pas reçu une formation académique. On retrouve également leurs œuvres dans les salons de Belgique et de France, où ils sont tour à tour l’« invité d’honneur »Il m’est donc apparu, que si j’inaugurais mon blog avec des articles consacrés à ces personnalités, j’enfoncerais des « portes ouvertes »

Lorsque j’ai construis ce blog, j’ai mis « en favoris » la plupart des ces aquarellistes, Il est vrai que le nom d’Ewa Karpinska que j’admire beaucoup n’y figure pas, Pour la bonne raison, qu’à ma connaissance, elle n’a pas de site personnel. A cette époque, j’ai pris la peine, d’avertir toutes les personnes concernées que je mettais un lien vers leur site, Quelle présomption! , En dehors de mes amis d’aquarellissime, seuls Janine Gallizia, Jean-François Contremoulin et Olivier Philippot, m’ont répondu, et de façon très gentille, Je profite de ce billet pour les remercier publiquement. A j’oubliais, j’ai reçu, d’autres personnes, deux ou trois propositions de stages…

Aquarellistes professionnels et amateurs : le bon grain et l’ivraie ?

Billet publié le 13 février et révisé (ou modéré si l’on veut)   le 14 février  2008

La Société Française d’Aquarelles a organisé une exposittion à Chamalières du 16 au 30 novembre 2008, L’on ne peut que se réjouir d’une telle manifestation dont le but est de promouvoir l’aquarelle auprès du public français,C’est vrai que pour ne plus chanter en coeur que  » la peinture à l’huile c’est plus difficile, mais c’est bien plus beau que la peinture à l’eau »il y a du chemin à parcourir

C’est donc avec un vif intérêt que j’ai découvert  le reportage qui  était consacré à cette manifestation par  Clermont Première, la télévison locale de la région de Clermont-Ferrand. 

http://www.wat.tv/video/clermont-premiere-actualites-13lx8_k1q2_.html

Aussi, j’ai été, pour le moins, déçu par les propos tenus par la Trésorière de la Société Française d’Aquarelles. Elle s’est cru obligée, pour défendre l’aquarelle (avec un grand A)  de dire que pour le grand public, l’aquarelle c’est une occupation de petites mémés qui à la retraite,,, et dans la foulée de dénigrer   ceux qui peignent des paysages.

J’ai eu tout à fait l’impression qu’elle tenait à séparer le bon grain des professionnels de l’ivraie de amateurs. C’est du reste bien le message qu’a retenu la journaliste., qui a bien précisé  qu’ici d’était une expositon de professionnels ! J’ose espèrer que ces propos ne traduisent pas l’exacte pensée  de cette aquarelliste. Et surtout, que ce n’est pas la  position officielle de la Société Française d’aquarelles,

J’avais initialement annexé à ce billet le texte d’un courriel que j’ai adressé jeudi 12 à la SFA. Un certain nombre de personnes qui fréquentent le forum aquarellissime m’ont dit que j’avais qu’elles n’avaient pas la même interprétation que moi de cette interview. Il n’est pas dans ma nature de créer des polémiques. Aussi, je retire ce « courriel ouvert » Je remarque cependant, qu’à ce jour, je n’ai pas reçu de réponse à mon message. Mais il me reste dans la mémoire le point de vue du collectionneur Jean Saurat dans la revue Pratique des Arts au Printemps, qui a laissé des traces chez les aquarellistes amateurs.

Il n’en demeure pas moins qu’à mon avis, il est important pour tout le monde de ne pas créer un fossé entre les aquarellistes professionnels et amateurs. Car ce ne serait pas le bon chemin pour faire sortir l’aquarelle française de son ghetto.Je dois aussi rappeler que les amateurs, parfois dédaignés, constituent les bataillons de connaisseurs qui fréquentent les stages et les salons des professionnels.Il est à mon avais urgent que les mentalités changent. Il faut que certains, et j’espère que c’est une minorité, cessent de prendre les artistes  amateurs, pour les soeurs et de frères « convers ». de la communauté des aquarellistes. Qu’ils le veuille ou non, nous sommes touts dans le même bâteau.Je constate que dans les pays anglo-saxons il n’y a pas la même frontière. Je donnerai l’exemple de Nicholas Simmons, artiste américain reconnu, qui  n’a pas hésiter à parler de mon site sur son propre blog et à me porter dans ses liens. On en est pas là en France

 J’aimerai avoir l’avis des un(e)s et des autres. Vous, aquarelliste professionnel ou amateur qui me faites l’honneur de visiter mon blog : que pensez vous de cela ?

Les commentaires des blogs et des sites d’artistes

Lorsque je visite un blog ou un site d’artiste pour la première fois, j’ai l’habitude de laisser un commentaire ou de signer le « livre d’or » s’il en existe un.

Je constate que le comportement des bénéficiaires de mes commentaires peut être répertorié en trois catégories égales :

  • 1/3 des intéressés ne se manifeste pas
  • 1/3 des intéressés  remercie
  • 1/3 remercie, visite mon blog et fait un commentaire directement sur le blog ou m’adresse un courrier  électronique

Il y a un peu d’égocentrisme dans ces comportements tout à fait humains. Les artistes n’y échappent pas. C’est ce que l’on rencontre dans la « vraie vie ». Dommage !!

L’aquarelle et les encyclopédies… du 21ème siècle

Je possède depuis plusieurs année l’encyclopédie sur DVD  © Encyclopædia Universalis.L’an dernier j’avais eu la curiosité de faire du recherche sur le mot aquarelle.A en croire le rédacteur de l’article : Jacques Carré *, les artistes professionnels ont cessé, sauf exception, d’utiliser l’aquarelle après 1914. J’avais pris la peine de laisser un message, via une boîte de dialogue mise à disposition du public, en disant mon étonnement et en citant un certain nombre d’artistes français et étrangers. Mon message n’a soit pas été lu soit n’a pas entamé les certitudes de l’auteur de l’article. En effet, la livraison de 2008 _ Version 13, il persiste dans son opinion.

Après avoir décrit les origines, l’explosion au 19ème siècle en Angleterre avec TURNER comme guide de plusieurs générations d’artistes, mais aussi en France, il conclu son article ainsi :

Au XXe siècle, la production d’aquarelles par les artistes professionnels se tarit progressivement après 1914, pour des raisons à la fois technologiques et esthétiques.

La photographie s’est mise dans une certaine mesure à jouer le rôle qu’avait eu l’aquarelle au XVIIIe et au XIXe siècle pour la représentation de monuments et de sites.

En outre, le paysage a perdu auprès du public son pouvoir d’attraction, et auprès des artistes son pouvoir de fascination.

Enfin, les artistes les plus novateurs ont jugé la technique de l’aquarelle peu propre à servir leurs recherches.

Seuls quelques-uns, comme Paul Nash (1889-1946), ont tenté de la mettre au service d’un langage pictural moderne, mais avec un succès limité.

      *  Jacques Carré est professeur d’université, en anglais.A la lecture de sa biographie et de sa blibliographie, l’on se rend compte qu’il n’est pas un spécialiste de l’art en général et de l’aquarelle en particulier. C’est lorsque qu’il était professeur à l’université de Clermont-Ferrand II entre 1981 et 1993 qui a rédigé cet article. Il est depuis 1993, Professeur à Paris IV-Sorbonne http://www.paris-sorbonne.fr/fr/spip.php?article4784   Universalis n’a jamais cru nécessaire d’actualiser cet article. Cet universitaire n’est bien entendu pas responsable du manque de mise à jour de l’encyclopédie                http://www.universalis.fr/

Le Quid, ne consacre à l’aquarelle qu’un modeste développement. Connue dès IIe s. av. J.-C. en Égypte. Détrempe à base d’eau, de gommes d’arbres et de miel. Couleurs diluées à l’eau, étalées sur un support sec ou humide (meilleur fondu). Lumières : blancs du papier laissés en réserve.S’y illustrèrent : Delacroix, Turner, Bonington, Jongkind, Boudin, Lami, Bottini, Signac, Cézanne, Vlaminick, Marquet, Dufy, Dunoyer de Segonzac, etc.Beaucoup de ces artistes ont vécu souvent au-delà des années 1960, voir 1970

http://www.quid.fr

Wikipedia  donne des jalons historiques, mais dans l’ensemble est plus technique.

Il parle de ce qu’il appelle les différents outils, des particularité des pinceaux, du papier, etc. Il cite deux ouvrages« L’aquarelle : la couleur et la transparence » de Michel Clarke chez Gallimard, traduction P. Bachelard et P. Bonafoux  et « Aquarelle l’eau créatrice » Jean-Louis Morelle, Éditions Fleurus Il renvoi aussi, par des liens à plusieurs institutions  :Le Salon de l’aquarelle de Belgique – La Société française de l’aquarelle (SFA) L’École d’aquarelle namuroise –

http://fr.wikipedia.org/wiki/Peinture_%C3%A0_l%27eau

 Knol, la nouvelle encyclopédie de Google a repris dans son corpus, l’ensemble des développement relatifs à la technique qui se trouvaient sur le site d’une aquarelliste de la région lilloise «  arts web group » que j’ai déjà évoqué dans  l’un de mes premiers billets

http://knol.google.com/k/knol/system/knol/pages/Search?q=aquarelle&restrict=general&cx=000594330844389129669%3Aqwugul23si0&cof=FORID%3A11&ie=UTF-8

 Nationmaster, l’encyclopédie australienne, en ligne, renvoie vers beaucoup de liens, mais ne possède pas à proprement parler, d’articles rédactionnels sur le sujet.

http://www.nationmaster.com/index.php

Encarta, de présente aucun article spécialement consacré à l’aquarelle

http://fr.encarta.msn.com/

Europana, le site culturel de la communauté européenne, qui est encore en phase de test,  ne comporte pas d’article sur l’aquarelle. Par contre, il y a notamment une riche collection de reproductions des aquarelles d’Eugène Delacroix.

http://www.europeana.eu/portal/index.html

Agora, l’encyclopédie canadienne traite de l’aquarelle au travers des artistes, jusqu’à la première guerre mondiale. On apprend, ainsi que les frères Goncourt, avant de s’intéresser à la littérature, pratiquaient le dessin et l’aquarelle sur le motif 

http://agora.qc.ca/

L’aquarelle, une technique mal aimée ?

La Ville du Lavandou organisait  cet été son 35ème Prix de Peinture.Le Règlement du Concours, dans son article 1 précisait que « Ce concours se décompose en cinq prix distincts:

 

PRIX DE LA CREATION
Huile, acrylique

Premier prix

1.000 euros   

Deuxième prix

700 euros   

Troisième prix

500 euros   

PRIX de l’œuvre sur papier
Aquarelle, gouache, pastel

400 euros   

PRIX RIZKALLAH
Dans l’esprit du fondateur

600 euros   

PRIX de l’Association des Varois de PARIS
attribué à une œuvre représentant la Provence (toutes techniques)

250 euros   

PRIX du PUBLIC
Toutes techniques

400 euros  

 

Ce n’est pas, bien entendu pas  la Ville du Lavandou qui est ici en cause,. J’aurais pu trouver bien d’autres exemples. C’est surtout pour donner un exemple de  l’attitude du public français vis à vis de l’aquarelle en France. Cette technique est souvent jugée comme un art mineur. Alors que dans les pays anglo-saxons elle a toute la place qu’elle mérite. Le clliché suivant lequel « la peinture à l’huile, c’est plus difficile, mais c’est bien plus beau que la peinture à l’eau » , si injuste et si faux, a la vie dure..

Aussi, pour contredire cette opinion ,je ne résiste pas à l’envie de reprendre in extenso, le billet que Jérôme Cossé, aquarelliste professionnel talentueux a publié sur son site :

http://www.aquarellune.com/

Il a été repris par la Société Française d’aquarelle

http://www.sfaquarelle.org/

  » L’aquarelle est mésestimée, mais pour quelles raisons au juste ? Un art mineur ? Sûrement pas… D’ ailleurs personne ne devrait le penser…

Ah oui c’est vrai, mais c’est bien sûr, l’aquarelle servait de travail préparatoire à l’époque des grands maîtres, qui avant de peindre leurs oeuvres à l’huile réalisaient souvent des esquisses à l’aquarelle. Allons, un peu de sérieux, resterions-nous bloqués sur des « principes » vieux de plus de deux siècles! Ce serait ignorer les oeuvres remarquables de Turner, Delacroix, Blanche Odin et tant d’autres !

 

L’aquarelle a tout simplement été mise dans sa petite boîte dans laquelle on l’ a injustement enfermée.S’il est vrai que l’aquarelle permet une oeuvre sur le motif peut être plus  » accommodante « , il en a été de même lorsque les peintres d’atelier virent arriver l’électricité ou la peinture en tube! L’image du peintre avec son chapeau de paille et sa petite boîte d’aquarelle existe, c’est sûr je la pratique également ainsi, mais l’aquarelle ce n’est pas que ça et elle ne doit en aucune manière être considérée comme une oeuvre légère, sans envergure et sans force. Cela semble tenir dans ce cas davantage d’un « choix de langage d’expression  » que de quelque chose d’innée chez l’aquarelle que d’être légère. D’ ailleurs, entre nous, la frontière entre les différents médiums… On va dire d’une aquarelle qu’elle est gouachée et d’une gouache ou d’une acrylique qu’elles sont aquarellées !


Ah mais monsieur, ce n’est pas pareil, l’aquarelle ce n’est que de la peinture à l’eau…

Ah ! Et l’acrylique se dilue avec quoi ? Que l’aquarelle mette du temps à se faire entendre, soit, mais arrêtons de mettre en avant des raisonnements de la sorte ! D’ ailleurs un ami « aquarelliste » a eu à ce sujet des mots très justes…Le fait est que nous sommes tous catalogués par les mots. Dire de quelqu’un  » Tiens, lui là bas c’est un aquarelliste « , et pourquoi pas  » acryliste » ou  » huilliste » !

Nous sommes peintres voilà tout !!!!!  

Les aquarelles avec les aquarelles et surtout, ne pas la mélanger avec la « vraie » peinture sur toile! Et bien désolé mais l’aquarelle peut également être pratiquée sur toile…  L’aquarelle est sans aucun doute l’un des moyens d’expression le plus difficile à comprendre qui soit, car il faut bien comprendre que contrairement à l’huile ou l’acrylique, le geste de peindre en apportant une touche de couleur sur la toile n’est que le début à l’aquarelle. Là ou tout commence, car cette touche est seulement en train de naître…

 

L’aquarelle demande une concentration et une disponibilité que l’on ne retrouve pas ailleurs, elle fait intervenir l’âme tout entière, où le corps dans sa totalité devient « pinceau d’expression ». Tantôt nerveux, tantôt souple…Pourquoi alors mésestimer l’aquarelle? Par ce que l’on ne peut pas prendre une pause café dès qu’on le désire ? Allons soyons sérieux car une fois les vieux clichés mis de côté, le rideau tombe!


Comment ?
 La fragilité !  Certes ! L’aquarelle est fragile.
Et c’ est parce qu’ elle est fragile qu’ elle se vend fois 5 fois moins cher que dans d’ autres pays ou que de l’huile et l’acrylique ? Une sculpture en cristal se vendrait donc moins cher qu’une sculpture en bois. La beauté d’une oeuvre n’est pas matérielle, loin de là! Ce raisonnement typiquement français se retrouve également dans l’habitat, on est très vieilles pierres ! Pourtant en Norvège par exemple certaines constructions en bois sont en parfait état de conservation et date de plusieurs centaines d’années. Une maison en vieilles pierres bâti sur un terrain non stabilisée ou inondable nous montre à quel point elle reste fragile aussi….  « Mais vous savez une aquarelle se conserve moins longtemps… »

Effectivement, la gomme arabique est sur ce point moins performante que l’huile, mais restons conscient que tout ceci dépend également de l’environnement où l’oeuvre est exposée. La stabilité des pigments à la lumière doit faire parti de nos préoccupations premières dans le choix des couleurs que nous utilisons. Sur ce sujet d’ailleurs, Janine Galizia fait un travail remarquable de communication et d’information. Certain pigments ne sont pas stables, évitons donc de les utiliser car dans certains cas elles peuvent « passer » au bout de 6 mois ! En tant que peindre il est désormais nécessaire de ne plus utiliser n’importe quels pigments. Le choix du support et surtout sa qualité est lui aussi très important. Acheter un grand cru classé et le conserver à -6° ou 30° ne remet pas en question la qualité de ce vin, même s’il est fragile et demande une attention toute particulière pour son bon vieillissement…il est donc nécessaire de prendre garde !
L’aquarelle n’est pas la seule pourtant à subir les effets du temps. Certaines oeuvres peintes à l’huile peuvent elles aussi très mal se conserver par abus de siccatif par exemple et l’on se rend également compte que l’acrylique ne se conserve pas si bien que cela…
La peinture rupestre que l’on peut encore observer de nos jours dans différentes cavernes tout autour du monde, reste certainement la première trace connue d’aquarelle, le liant y était généralement la salive du peintre, les pigments se limitant à de l’ocre et du noir. Dans la civilisation chinoise, son utilisation est sensiblement liée à l’invention même du papier, il y a environ 2000 ans. L’aquarelle se retrouve durant tout le Moyen Âge, en Afrique de l’Est et dans toute l’Asie du Moyen-Orient à l’Extrême-Orient, en passant par L’Asie centrale, comme en Iran où l’art Persan a laissé de nombreuses aquarelles. Pour la petite histoire on a quand même retrouvé des motifs d’aquarelles sur les murs des tombeaux des pharaons vieilles de plus de 5000 ans ! A l’abri de la lumière certes mais plusieurs milliers d’année quand même! (En Égypte l’aquarelle est utilisée depuis au moins 1250 av JC ).


L’aquarelle et sa facilité de transport permettront alors de représenter les découvertes du Nouveau Monde…et c’est bien de ça dont il s’agit encore aujourd’hui, L’aquarelle nous fait bel et bien découvrir un nouveau monde.  Celui de l’humilité, du partage et du dialogue.
Imaginez donc ce qu’ est le parcours à accomplir pour l’ aquarelle, et ce en France tout particulièrement.

L’aquarelle est le moyen d’expression le plus utilisé dans le monde, et devrait continuer à être considérer comme un art mineur ?
Sûrement pas !
Je ne suis pas là pour impressionner par quelconque technicité ni faire de l’ aquarelle « le médium » par excellence mais simplement trouver le langage qui me correspond en continuant d’ espérer que l’ aquarelle puisse enfin retrouver sa place, celle qu’ elle n’ aurait jamais dû quitter, celle d’ un art majeur.  »
Texte de Jérôme Cossé

***

Bien entendu, je ne suis pas un artiste professionnel et je ne suis donc pas aussi impliqué, mais je partage tout à fait l’opinion de ce Peintre, à part entière

 

La peinture à l’huile c’est plus difficile, mais c’est bien plus beau que la peinture à l’eau…

Cette chanson enfantine et familière ne favorise pas la réputation de l’ aquarelle, par rapport aux autres médiums notamment  l’ huile ou  l’ acrylique. Pourtant, dès que l’on aborde cette technique, l’ on s’aperçoit qu’il y a pas mal de contraintes d’exécution.

Tout d’ abord, il faut être très modeste. En effet, très vite l’on constate que l’ eau est toujours imprévisible. Elle n’en « fait qu’à sa tête », souvent, du reste,  pour notre plus grande joie.

Ensuite, il ne peut pas y avoir de « repentirs ». Pour parler simple, sauf procédés plus ou moins efficaces, l’ on ne peut pas retoucher son travail.Il faut partir des couleurs les plus claires aux couleurs les plus foncées.

Par ailleurs, pour rendre la nuance blanche, l’on se sert du  blanc du papier, ce qui donne cette tonalité et cette transparence à l’aquarelle, lorsqu’elle est réussie.Il faut donc, avant de démarrer une nouvelle aquarelle, beaucoup réfléchir à ce que l’ on veut faire et montrer.

Dans ce blog, je voudrais, sans aucune prétention, puisque je suis un presque débutant, faire part de mes expériences, indiquer les trucs que j’ ai récolté, et puis bien sûr montrer mes réalisations.

Je parlerai aussi du dessin, si important, des autres arts visuels, notamment de la photographie numérique et de son corolaire, la retouche.

Et puis des sujets divers, qui à un moment ou à un autre me tiendront à cœur.

Sans oublier, de vous relater mes découvertes, lors de mes pérégrinations sur le Net. Vaste programme.

Masmoulin