
Le synthétisme est un courant pictural de la fin du XIXe siècle, né vers 1888 à Pont-Aven, et du Pouldu en Bretagne, autour de Paul Gauguin et Émile Bernard. Il cherche à ne pas copier la nature, mais à en proposer une synthèse : formes observées, émotions de l’artiste et recherche esthétique. Le terme vient du verbe « synthétiser » : l’artiste réunit l’apparence des formes naturelles, ses sentiments personnels et les exigences de la couleur, de la ligne et de la composition
.Le mouvement apparaît en réaction à l’impressionnisme et au naturalisme, jugés trop attachés à la restitution directe du réel. Les synthétistes veulent au contraire libérer la peinture du réalisme et affirmer son autonomie.
Les peintres synthétistes utilisent plusieurs procédés visibles : les couleurs pures posées en aplats, sans modelé ni dégradés réalistes. Des cernes noirs ou foncés entourent les formes, à la manière d’un vitrail ou d’une estampe japonaise.
Les formes sont réduites à l’essentiel. Les règles de la perspective sont abandonnées au profit d’une surface picturale plus plane. Un arbre peut être peint en rouge ou en bleu non pas parce qu’il l’est réellement, mais parce que cette couleur exprime une sensation, une atmosphère ou un symbole. Un certain nombe d’adeptes du Synthétisme étaient des Nabis. L’approche a été adoptée par les peintres français mais aussi par d’autres artistes venus de l’étranger.
Les principaux tenants du synthétisme sont les français : Paul Gauguin = Émile Bernard = Paul Sérusier = Émile Jourdan =Charles Filiger =Charles Laval = Henry Moret =Armand Seguin. Maxime Maufra =
Mais il y a aussi le suisse Cuno Amiet = le britannique Robert Bevan = l’irlandais Roderic O’Conor = les polonais Władysław Ślewiński = Tadeusz Makowski, Jan Stanisławski,=les danois Mogens Ballin et Jens Ferdinand Willumsen = les néerlandais Jan Verkade et Jacob Meyer de Haan










