Les mouvements artistiques de 1800 à aujourd'hui +Les arts visuels depuis l'Antiquité jusqu'à l'orée du 19ème siècle.LesTechniques, manifestations, artistes, biographies, répertoires , carnets de liens + et bien d'autres choses
Auteur/autrice : Masmoulin
Blogueur depuis novembre 2008
Président fondateur des Aquarellistes en Nord
Il est utile, pour comprendre l‘art aborigène contemporain, de convoquer le passé.Les spécialistes pensent que les ancêtres des aborigènes sont venus d’Asie, il y a environ 40 000 ans, à pied sec, Ils ont à cette époque profité d’une baisse du niveau des mers entre l’Asie et l’Australie. Ils étaient organisés en tribus nomades.
Puis pendant toute la période de « colonisation » (+) ils ont été longtemps « concentrés », pour ne pas dire « parqués », dans les régions septentrionales, dans des réserves appelées « communautés » . Ils ignoraient toute forme d’écriture et la transmission du savoir était orale. La peinture rupestre, corporelle, celle sur les écorces ou sur le sable, ont toujours joué un rôle très important dans les cérémonies initiatiques du rite de passage ou Walkout. Les représentations picturales, évoquent le Dreamtime ou le Temps du rêve et la transmission du savoir entre les anciens et ceux qui sont initiés.
Dès 1934, le peintre australien Rex Batterbee enseigne, la peinture des paysages à l’aquarelle, à quelques artistes comme Albert Namatjira. Mais l’on reste dans la culture occidentale.
Mais c’est àGeoffrey Bardon,professeur de dessin, que l’on doit en 1971-1972, d’avoir initié la renaissance de l’art aborigène. Il a d’abord intéressé des adolescents puis des adultes de Papunya au nord est d’Alice Spring. Ceux-ci souhaitaient retrouver, préserver et de transmettre leur patrimoine culturel et artistique menacé. Leurs œuvres sont réalisées à la peinture acrylique, tout d’abord sur carton, puis sur toile. Ainsi est né Papunya Tula à la fois mouvement et coopérative d’artistes
L’essentiel des peintures sur toile reprend les motifs du « Temps du Rêve » : évocation des Grands Ancêtres, des sites liés à leur commémoration et de cérémonies sacrées organisées autour de points d’eau… Héritière des peintures rupestres, sur le sol et sur écorce, la peinture sur toile en reprend les symboles. Chaque symbole, renvoie à une codification esthétique précise. Enfin l’antique peinture sur sable influence la technique pointilliste dite « peinture à points ». La pratique picturale est très tactile, c’est, un art du toucher et de la matière.
L’école de Saint-Soleil est un mouvement pictural créé par Maud Robart et Jean-Claude Garoute alias Tiga. C’est d’abord un atelier communautaire. A partir de 1973 nos deux instigateurs rassemblent des habitants de Pétion-Ville près de Port-au-Prince. Les participants n’ont alors aucune formation artistique. Ils sont agriculteur,maçon, plombier, femme de ménage. Ces peintres naïfs sont inspirés par le syncrétisme vaudou .Le talent d’un certain nombre d’entre-eux va s’épanouir.
L’intérêt de ce foyer artistique est reconnu par André Malraux, ministre de la culture lors de sa venue à Soisson-la-Montagne en 1975. Il en ressort fasciné par ce qu’il a vu. Son texte dans l’Intemporel, va assurer une reconnaissance internationale à l’école de Saint Soleil. Mais elle est dissoute en 1978. Le groupe informel dit des cinq soleils va poursuivre l’œuvre entreprise
The post-minimalism / Postminimalisme , n’est pas à proprement parlé un mouvement, mais une tendance artistique. Le terme a été employé en 1971 par le critique d’art Robert Pincus-Witten . Il entendait désigner, dans le domaine des arts visuels et de la musique, le prolongement du minimalisme. Une autre approche est également évoquée l’ Antiform. Dans les arts visuels, les œuvres postminimalistes représentent généralement des objets du quotidien, des matériaux basique et une esthétique épurée.
L’Art visionnaire ou Visionnary Art n’est pas une exclusivité française, loin s’en faut.. Il a bien sur eu en France le mouvement visionnaire promu par Michel Random .Mais ce domaine artistique est partagé dans de nombreux pays. Mes recherches m’ont permis de dresser une liste non exhaustive des pratiquants de cet art. En cliquant sur les liens hypertextes l’on découvre tout un univers figuratif . . . mais éloigné du réel.
Le critique d’art Michel Random est à l’origine du mouvement visionnaire qu’il lance à l’occasion d’une exposition organisée en 1976 à la Galerie Michèle Broutta spécialisée dans les estampes. Elle rassemblait des artistes passionnés de gravure.qui se rencontrent chez Michèle Broutta ou à la galerie Bernier. Dans la foulée, Michel Random réalise un film d’une heure . Puis avec le même titre : « l’art visionnaire » un ouvrage en 1979
Les œuvres des artistes qu’il fédère sous le vocable d‘art visionnaire sont souvent influencées par les maîtres anciens comme William Blake, Hieronymus Bosch, Rodolphe Bresdin, Gustave Moreau ou encore Odilon Redon. Elles sont abstraites. L’artiste exprime à sa manière sa vision intérieure éloignée du monde réel. Il ne doit pas être confondu avec l ’art fantastique , tourné vers le rêve, l’horreur et la science fiction. Il ne faut pas non plus confondre l’Art visionnaire avec l’Art brut qui est le fait de personnes n’ayant pas reçu de formation artistique.
C’est moins vrai pour les Black Panters mouvement révolutionnaire et non pas artistique. Aussi, le W.W.A. a eu pour but d’amener les femmes artistes noires à une réelle autonomie. Elles se distinguent aussi du mouvement de libération de la femme qui défend la cause des femmes blanches. Le groupe fait la promotion de l’art auprès de la communauté afro-américaine. Il organise des ateliers dans les écoles, les prisons de femmes et aussi d’hommes et les centres culturels.
C’est une exposition nommée Where we at au Printemps 1971 qui rassemblait dans la galerie de Nigel Jackson 14 artistes noires qui est à l’origine de ce mouvement noir et féministe.
Finish Fetish ou fétichisme de la finition est le nom donné par John Coplans peintre et rédacteur en chef du magazine d »art contemporain Artforum. Ce n’est pas à proprement parler un mouvement, mais plutôt un style qui a la simplicité et l’abstraction du minimalisme. Mais aussi les couleurs vives des publicités détournées du Pop art.
Les artistes peintres et sculpteurs utilisent des résines, peintures et plastiques, et des procédés de fabrication issus de l’industrie. Les œuvres rappellent souvent les automobiles, les planches de surf colorées
Pour officialiser cette nouvelle compétence, vient d’être publié un album de B.D. Cet ouvrage retrace le déroulement de quelques procès célèbres. Ce Droit de l’Art se forme peu à peu dans les prétoires dès la fin du 19ème siècle.
Pour illustrer le propos sont passés en revue quelques affaires qui ont été importante dans l’évolution du Droit de l’Art :
A partir de 1973, on utilise en Europe le terme Hyper-Réalisme / hyperrealism inventé par le galeriste belge Isy Brachot. Les artistes présentent le plus souvent des scènes terre-à-terre du quotidien mais aussi des portraits. Ils sont au delà de la réalité. Ils imitent la photographique mais ,en supprimant des détails. Leurs œuvres ne traduisent aucune émotion.Le style est dans la précision. Certains artistes comme Denis Peterson, Latif Maulan et Gottfried Helnwein avaient une démarche de contestation politique.
Pour réaliser leurs œuvres les artistes utilisent souvent des retro-projecteurs, des épiscopes. La photographie originale sers agrandie de 10 à 20 fois, d’autres des pochoirs ou de la la technique de la mise au carreau. Certains usent de la brosse et du pinceau, d’autres de l’aérographe,. Ils se servent de leurs propres photos, ou de celles des magazines.. Pour certains c’est un travail davantage technique que créatif Et l’œuvre finale n’est plus qu’un effet de style dénué d’intérêt et de sens
Puis à partir des années 1980 souvent influencés par leurs ainés l’on rattache à cette mouvance les peintres et sculpteurs . Ces artistes ont maintenant à leur disposition pour leurs créations, la photographie numérique et les ordinateurs.
J’ai consacré une série de 21 billets aux nouvelles formes de l’Art qui ont émergé autour des années 1960. Certaines de ces formes artistiques sont éphémères Par exemple les performances = l’art corporel = le land art ou encore les inscriptions sur les murs (statements) de Lawrence Weiner. Elles ne sont plus, dans certains cas, d’être conservée en l’état, de la conserver au sens de la pratique muséale. En un mot elles se dématérialisent cf. émission de France Culture » la disparition de l’œuvre.«
L’écrivaine Lucy Lippard publie en 1966, en collaboration avec John Chandler, un essai intitulé » The dematerialization of the art » (+) Ils ont décrit un monde de l’art « ultra-conceptuel » sans objets et où l’atelier de production matérielle des œuvres disparait. En effet, l’art conceptuel s’oppose radicalement à la vision antérieure de l’art puisqu’il ne s’attache plus aux formes et aux matériaux, même s’ils peuvent subsister mais aux idées et aux sens.
Il remet essentiellement en question le statut traditionnel de l’objet d’art en tant qu’objet unique, de collection ou de marchandise. Ce phénomène de dématérialisation est depuis admis par le plus grand nombre. A lire l’article provocateur de Fred Guzda« L’Art conceptuel n’existe pas »
L’holographie est basée sur l’optique électronique et le Laser. Cette technologie sera disponible à partir de 1968. Elle permet d’enregistrer le volume d’un objet en 3D et le restituer dans une image.
Le grand public a découvert cette technique, lors de concerts posthumes où des artistes comme Dalida =Claude François, apparaissaient en scène … comme s’ils étaient toujours de ce monde. La technique a été également utilisée par l’homme politique Jean-Luc Melanchon lors de la dernière campagne présidentielle
A l’origine, dans la plupart des créations de pixel art, la palette de couleurs est de taille extrêmement limitée avec 16 nuances et parfois se réduit au noir et au blanc. Les premiers demomakers sont des informaticiens qualifiés. Mais ils ne disposent que d’ordinateurs aux capacités techniques limitées . Les représentations sont sommaires, inspirées des mosaïques , de la broderie, du tricot, du point de croix, du tissus Jacquard et les pixels pushers , ne sont pas des graphistes. On ne peut pas encore parler de Pixel-art. Mais l’image constituée de pixel est déjà familière dès l’arrivée en 1972, de Odyssey de Magnavox, la la première console de jeux vidéos conçue par Ralph Baer . On parle aussi de Pixel game art.
Une poignée d’artistes se sont intéressés à cette idée de l’humain augmenté, . Ils ont souvent « payé de leur personne , parfois suite à un accident, en se faisant l’implanter des puces électroniques, des implants neuronaux, des antennes reliées au cerveau ou encore des membres artificiels. Ils se produisent généralement dans le cadre de performances de body-art. En voici quelques personnes Cyborg et souvent artistes :
Dès le début des années 1990; ces inventions sortent des laboratoires et des brevets sont déposés. Et « dans la foulée » plusieurs firmes se lancent dans la fabrication d’ imprimantes 3D à destination de l’Industrie : Stratasys Ltd = EOS GmbH = Solidscape = Z Corporation = Sculpteo pour l’impression en ligne et aussi au dans le secteur médcal (+) avec la fabrication d’organes humains.
C’est à la même période que les artistes, notamment les sculpteurs commencent à intéresser aux possibilités créatives de l’impression 3 D. Mais au départ l’art 3D est surtout l’apanage des universités. Pour faire fonctionner les imprimantes il faut savoir manier les algorithmes . Mais des logiciels presque tous gratuits sont maintenant disponibles : FreeCAD = Autodesk = Art of illusion = Blender = BRL-CAD = K – 3D etc .Cependant ces facilités peuvent amener certaines personnes à enfreindre les règles de la propriété intellectuelle
Avant de parler de Mobile Art il me semble intéressant de s’intéresser à l’appareil qui a permis le développent cette nouvelle forme de création artistique
C’est en 1983 que la firme américaine Motorola a lancé sur le marché le premier téléphone mobile encore appelé Smartphone . C’est en juillet 1992 que France Télécom, qui deviendra Orange, lance le premier réseau français, sous le nom d’ Itineris.. C’est au début des années 2000 que le portable devient un moyen de communication omniprésent dans la vie quotidienne des Français. En 2007, Apple lance l’ iPhone à écran tactile. Deux ans plus tard, le coréen Samsung Electronics commercialise le Galaxy. Lui aussi, véritable PC de poche, qui fonctionne avec l’ O.S. de Google appelé Android . Grace au développement des applications ou applis le mobile multifonction (terminologie officielle) est devenu un véritable PC de poche. Il gère l’agenda et le carnet d’adresse = est doté d’un traitement de texte, d’une calculatrice, d’un chronomètre, d’une boussole, d’une lampe de poche. Il donne accès à l’Internet et aux messageries, à la TV, à la radio, aux vidéos et à la musique. Il sert aussi de GPS. Et puis il permet de prendre des photos, de les retraiter et aussi de dessiner
Le mobile art concerne non seulement les arts visuels mais les installations, les performances , l’interactivité. C’est un art démocratique fondé sur la participation et la liberté, accessible au plus grand nombre sans s’imposer. Ce qui n’est pas sans conséquence pour l’artiste-photographe professionnel. Il prend des clichés puis les diffuse via FlickR, = Instagram(+) = EyeEm = 500Pxl. = Unsplash L’évolution des possibilités technologiques des smartphones influence le Mobile art. De même le pinceau pour écran tactile Leona Ebruch IS 1 mis au point par la firme bretonne Bullier va faciliter la vie des artistes adeptes de la peinture numérique
Par ailleurs, les faiblesses du rendu des clichés réalisés avec un smartphone permettent à l’artiste de créer d’intéressants effets visuels, plus facilement qu’avec un Reflex. Par exemple en usant du retardateur, en le déplaçant, en le manipulant. Il peut aussi joue avec la balance des blancs, la valeur d’exposition, l’ISO, le mode de mesure, le contraste, la saturation et la mise au point C’est souvent le format carré d’Instagram qui est adopté, Ce qui rappelle le format Polaroid.
Mais cette immatérialité des œuvres ne souvient ni aux artistes professionnels, ni aux galeristes, ni aux collectionneurs.C’est pour cette raison que Pierre Le Govic a créé Out Of The Phone