Arts & Visages – 30/.. Le portrait néoclassique en France

Le mouvement néo-classique émerge vers 1750 dans l’Europe des Lumières. Il s’inscrit d’abord dans un large rejet du style rococo. Il est contemporain et consécutif de la vogue du Grand Tour ainsi que de la découverte des sites romains de Pompéi et d’Herculanum. Son apogée se situe vers 1780 jusqu’à 1800. Il s’applique à l‘architecture mais aussi à la peinture dans une grande partie de l’Europe. L’initiateur du mouvement était l’allemand Johann Joachin Winckelmann

Le portrait néo-classique en France, s’inscrit dans un mouvement artistique plus large inspiré de l’Antiquité gréco-romaine. Il se caractérise par une représentation épurée, une composition rigoureuse et un souci de vérité psychologique. Les artistes néo-classiques cherchent à exprimer la dignité, la moralité et l’intelligence de leurs modèles.

Les portraits adoptent une structure stable, avec une pose digne et souvent frontale ou de trois-quarts. L’usage de contours nets et d’un dessin précis prévaut sur l’effet pictural et les touches visibles. Les couleurs sont souvent sobres, dominées par des tons terreux et des drapés inspirés de l’Antiquité. L’émotion est contenue, traduisant une noblesse d’âme et une grandeur morale.

Les peintres de cette époque sont réputés pour la Peinture d’Histoir Cependant un certains nombre ont également été des portraitistes réputés avec notamment Marie-Guillemine_Benoist =William_Bouguereau = Élise Bruyère= Marie-Gabrielle_Capet =Jacques-Louis_David = Joseph-Siffred Duplessis =François Gérard= Anne-Louis_Girodet = Antoine-Jean_Gros =Pierre-Narcisse_Guérin=Dominique_Ingres =Jérôme-Martin_Langlois Nicolas_Antoine_Taunay = Marie-Denise_Villers.

Anne-Louis_Girodet-Trioson – Chateaubriand
Marie-Gabrielle Capet – Portrait de Marie-Joseph Chenier
François Gérard – – Juliette Récamier
Jacques-Louis David – Napoléon 1er en costume du sacre
Jacques-Louis David – Portrait inachevé de Bonaparte
Pierre-Narcisse Guerin – Jeune fille en buste
Jacques-Louis David – Portrait de Madame Verninac
Anne-Louis Girodet -Jean-Baptiste_Belley
Joseph-Siffred_Duplessis – Portrait de Louis XVI
Marie-Gabrielle Capet- Françoise de Châlus
Nicolas_Antoine Taunay – Portrait de la Marquise de Belas
_Marie-Guillemine_Benoist – René_Delaville-Leroulx
William Adolphe Bouguereau – Elise Brugère



Arts & Visages – 29/.. Portraits rococo dans l’Empire germanique

Le style rococo, apparu au début du XVIIIe siècle en France, a rapidement conquis l’Europe, y compris l’Empire germanique. Il s’y est développé sous une forme unique, mêlant grâce française et traditions locales. Le portrait rococo dans l’espace germanique reflète ainsi une esthétique raffinée, empreinte de légèreté, de douceur et d’un goût marqué pour l’ornementation sophistiquée.

L’empire germanique
au XVIIIe siècle regroupe ce qui constitue de nos jours l’Allemagne, l’Autriche et la Hongrie. C’est un espace culturellement fragmenté, composé de nombreuses principautés et cours aristocratiques. Celles-ci, et notamment celle de Prusse avec le Rococo frédéricien comme au le palais de Sanssouci Elles sont influencées par le faste de Versailles et l’art baroque, adoptent progressivement le rococo, notamment dans l’architecture, les arts décoratifs et la peinture.

Si le style emprunte beaucoup à la France, il intègre des éléments germaniques, notamment dans la représentation des intérieurs et des paysages.

Les portraits rococo deviennent un symbole de statut social pour l’aristocratie et la haute bourgeoisie. Ils s’éloignent de la solennité baroque pour privilégier des poses naturelles et détendues. Les personnages sont dans des environnements bucoliques ou intimistes. Les teintes roses, bleues et dorées dominent, créant une atmosphère délicate. Les vêtements sont peints avec une minutie remarquable, mettant en valeur la finesse des étoffes, les broderies et les bijoux.

Plusieurs artistes se sont illustrés dans le portrait rococo dans l’Empire germanique notamment Antoine Pesne =Franz Xaver Winterhalter = Johann Kupetzky =Anna Dorothea Therbusch =Christian Friedrich Zincke = Johann Georg Ziesenis = Georg David Matthieu = Anton Graff =Johann Christoph Frisch

Antoine Pesne -Portrait d’un gentilhomme allemand
Antoine Pesne: – Barbara Campanini,
Anna Dorothea Therbusch –Henriette Herz
Christian Friedrich Zincke. – Elisabeth Butler
Johann_Georg_Ziesenis_le_Jeune – Frederic II de Prusse
Anton Graff -Frederich II de Prusse à 63 ans
 Johann Christoph Frisch – Gentleman et sa famille

Arts & Visage 28/.. Le portrait rococo anglais

Le XVIIIe siècle marque l’essor du style Rococo en Europe, caractérisé par son élégance, sa légèreté et son raffinement ornemental. Si ce style s’illustre surtout en France et en Allemagne, il trouve également une expression unique en Grande-Bretagne, notamment à travers l’art du portrait. Cette période voit émerger des artistes de renom qui adaptent le langage Rococo aux spécificités du goût britannique.

Contrairement à la France, où le Rococo se manifeste dans la peinture d’histoire et les scènes galantes, la Grande-Bretagne, ou plus exactement l‘Angleterre, privilégie le portrait, un genre en plein essor. Le portrait devient un moyen pour l’aristocratie et la bourgeoisie montante de montrer leur statut et leur raffinement.

L’influence du Rococo se manifeste par des compositions plus dynamiques, des couleurs plus claires et une atmosphère plus intime avec des fonds vaporeux. Les portraits de cette époque évitent la rigidité des compositions baroques. Les sujets sont souvent représentés dans des poses naturelles, avec des gestes gracieux et des attitudes détendues.Le paysage joue un rôle important dans de nombreux portraits et sert à renforcer l’impression de douceur et d’harmonie avec la nature.

Les portraits mettent en valeur les somptueux vêtements et accessoires de l’époque. L’attention portée aux tissus soyeux, aux dentelles et aux perruques poudrées traduit l’élégance de la société britannique du XVIIIe siècle. Les principaux portraitistes de cette époque de l’école anglaise sont notamment Thomas_Gainsborough ==Joshua Reynolds =Francis Cotes = Allan Ramsay = George_Romney = John Hoppner. On peut aussi citer William Hogarth = David Morier = = William Willams = Benjamin West = Charles Willson Peale =Ralph Earl = Lemuel Francis Abbott = Thomas Lawrence = George Henry Harlow = William Etty =John Jackson = Mary_Moser = William Beechey

Thomas Gainsborough – The Blue Boy
Thomas Gainsborough, Mr. et Mrs. Andrews.
Thomas Gainsborough – Conversation in a park
Francis Cotes – Portrait of a lady
_John Hoppner – The_Honourable Elizabeth Ingram
Joshua Reynolds -Elisabeth Ingram
Joshua Reynolds – Lady Sarah Bunbury née Lennox
George Romney – Lady Hamilton
Thomas_Lawrence – Queen_Charlotte
William Williams – The Wiley Family
Mary Moser – George Michael Moser et sa fille Mary.



L’Art de l’Aquarelle n° 64

L’Art de l’Aquarelle n° 64 s’ouvre avec une nouvelle rubrique « Analyse d’œuvres » qui met en évidence une aquarelle d’un lecteur. Elle débute avec celles de la suédoise Annette Gustafsson = de l’américain Stan Miller= de l’islandaise Anna Olafsdottir Bjornsson (*). Il se poursuit avec les évènements artistiques, salons et musées.

Et voici les rencontres avec les américaines Carmella Tuliszewski =Michelle Nixon = Leslie Lambert =Marilyn Wear = le britannique Kendrick Snodin = les canadiennes Louise Lachance-Legault =Norma Bradley-Walker = la japonaise Yuko Nagayama = le grec George Politis = l’indien Rajkumar Shabathy

On revient également sur les 20 ans du salon de Saint-Yrieix-la-Perche

Enfin, le magazine se termine avec les « fiches outils » des britanniques Margaret Merry et les mélanges de verts et Andrew Pitt et ses conseils pour une aquarelle ‘fraîche »

Force est de constater que cette présente livraison est essentiellement internationale et qu’aucune rencontre ‘est consacré à un aquarelliste de notre « Douce France » Par ailleurs, il n’y a que des artistes figuratifs.


Arts & Visage -27/.. Portraits rococo en Espagne

L’art du portrait Rococo en Espagne, bien que moins prolifique qu’en France ou en Italie, a joué un rôle significatif dans l’évolution de la peinture espagnole du XVIIIe siècle. Ce style, caractérisé par son raffinement, son élégance et son goût pour l’ornementation, s’est développé sous l’influence des courants artistiques français et italiens tout en conservant une identité propre.

L’Espagne au 18ème siècle est marqués par le règne des Bourbons, notamment Philippe V et Charles III, qui favorisent un renouvellement artistique inspiré des tendances européennes. Le Rococo, arrivé tardivement en Espagne, s’intègre principalement dans la peinture de cour et dans le portrait, destinés à exalter le prestige des élites.

Comme en France et en Italie les artistes ont une palette douce et lumineuse.Le sujet est richement vêtu et entouré d’accessoires, La mise en scène est naturelle, Les portraits en pied ou en buste représentent souvent l’aristocratie et la cour royale.

Parmi les portraitistes espagnols du style Rococo, on peut citer : Francisco de Goya. =Eugenio Lucas Velázquez. = e Mariano Salvador Maella = Francisco Bayeu y Subías ses frères Manuel et Ramón,== José del Castillo. = Luis Paret y Alcazar

Goya – Portrait d’Antonia Zarate, actrice
Goya – Portrait du duc de Wellington
Francisco Goya – Les jeunes
Francisco Goya – Les vieilles
Veslasquez – Charles IV d’Espagne
Vélasquez – Les Ménines
Mariano Salvador de Maella – Portrait du roi Charles_III
– Francisco Bayeu y Subias – Paula Melzi de_Eril
Ramon bayeu – Pedro_Pablo_Abarca_de_Bolea,
Francisco Bayeu y Subias – Homme tenant un lettre
Jose_del_Castillo – Le marchand d’éventails
Luis Paret y Alcazar –Maria de las Nieves

Arts & Visages – 26/.. Le portrait rococo en Italie

Le style rococo, apparu au début du XVIIIe siècle, est un mouvement artistique qui s’est développé en Europe en réaction à la rigueur du style baroque.. Les artistes privilégient les formes plus douces, les couleurs pastel et une atmosphère légère, gracieuse, raffinée et exubérante.

En Italie, ce style a trouvé un écho particulier dans les cours aristocratiques et les centres artistiques surtout à Venise mais aussi à Rome et Naples. Il ne doit pas être confondu avec le Roccocò gâteau de Noël napolitain.

Les artistes utilisent le pastel qui permet une grande finesse des dégradés et des textures, dans des tons légers rehaussés d’or et d’argent.Les postures naturelles, les regards légers et sourires subtils. Les compositions installent des éventails, des perruques poudrées, des rubans, des dentelles Elles reflètent ainsi le statut social élevé de leurs commanditaires.

Plusieurs artistes italiens se sont illustrés dans le domaine du portrait rococo, parmi lesquels :Rosalba Carriera qui a introduit l’usage du pastel en France =Giambattista Tiepolo =Giandomenico Tiepolo= Lorenzo Tiepolo =Pietro Longhi =Giuseppe Nogari = =Giuseppe Ghislandi dit Fra’ Galgario =Alessandro Magnasco =Francesco Solimena

Rosalba Carriera – Portrait de Louis XV – dauphin
Rosalba Carriera –Portrait de Melchior de Polignac
Pietro Longhi -Mathilde Querini Da Ponte
Francesco Solimena – Charles III de Habsbourg
Jean-Baptiste Tiépolo – Chasseur à cheval
Jean-Dominique Tiépolo – Le menuet
Lorenzo Tiepolo – Tipos populares
Fra’ Galgario – Portrait du comte Giovanni Battista Vailetti
Giuseppe Nogari – Vieil homme barbu
Alexandro Magnasco – Gentilhomme dans la misère



Arts & Visages – 25/.. Le portrait Rococo en France

Le style rococo qui succède à la période baroque se diffuse à travers l’Europe entre 1725 environ et la révolution française. Langage d’une époque consciente de sa gloire à jamais passée et de son déclin, l’image rococo refoule les angoisses d’une société sous des apparences de légèreté, de gaieté, de lumière et de transparence. L’attention est à la fuite loin du réel devenu dérangeant, faute d’avenir certain. L’illusion est le maître mot du courant. A la fin du siècle le rococo s’effacera pour laisser place au néoclassicisme et au romantisme.

Le Rococo est souvent appelé en France, style rocaille ou encore style galant, se développe en France pendant la Régence puis le règne de Louis XV (1710-1774). Il est dit finissant sous le règne de Louis XVI

Ce style, caractérisé par son raffinement, son exubérance et ses couleurs pastel, a influencé différentes formes d’art, notamment la peinture et, en particulier, le portrait.

Le portrait rococo se distingue par ses couleurs claires et lumineuses qui contrastent avec les tonalités plus sombres du Baroque. Les artistes représentent avec précision les tissus soyeux, les dentelles et les bijoux. Les sujets sont souvent représentés dans des poses naturelles et détendues. les portraits mettent en avant la délicatesse et la douceur des modèles, souvent dans des cadres bucoliques ou domestiques.

En France les principaux portraitistes du style rococo ont été Pierre Antoine Baudouin =François Boucher, = Jean Siméon Chardin =Jean-Honoré Fragonnard= Jean-Baptiste Greuze (*) =Maurice Quentin de La Tour= Jean-Etienne Liotard = =Carle Van Loo, = Jean-Marc Nattier =Jean-François de Troy,, = Élisabeth Vigée-Lebrun = Jean-Antoine Watteau

Antoine Watteau – Pierrot ou Gilles
Antoine Wateau – L’embarquement pour Cythère
François Boucher – Madame de Pompadour
Élisabeth Vigée Le Brun – Marie-Antoinette d’Autriche – Reine de France
François Boucher – l’Odalisque brune
(voir aussi l‘odalisque blondeMarie-Louise Murphy)
Jean-Siméon Chardin – La fillette au volant
Jean-Siméon Chardin – La ratisseuse de navets
Jean-Honoré Fragonard – Le verrou Scène d’Amour ou de Viol
Jean-Marc Nattier – Catherine 1ère de Russie
François de Troy – Portrait d’ Adelade de Savoie
Maurice Quentin de la Tour – La Cantatrice Marie Fel (*)
Carle-van-Loo – Marie Leszczinska, reine de France
Maurice Quentin de la Tour – Maréchal Herman Maurice de Saxe
Jean-Baptiste Greuze – Mme Greuze – lavis d’encre de Chine
Jean-Etienne Liotard – Portrait d’un Grand Vizir de l’Empire ottoman

Arts & Visage – 24/.. Le portrait classique français.

Le classicisme caractérise l’école de peinture française du XVIIème siècle. C’est en réaction au style baroque, notamment maniériste, qu’un certain nombre de peintres français, font marche arrière, en s’inspirant des maîtres de la renaissance . Ce style va devenir un langage pictural au service de la monarchie absolue, sous Louis XIII et à son apogée sous le Roi soleil.

Le classicisme français, se distingue par sa recherche d’harmonie, d’équilibre et de rigueur. Cette esthétique s’exprime avec éclat dans l’art du portrait, qui devient un moyen privilégié de représentation du pouvoir et de la grandeur.

Le portrait classique français obéit à des règles strictes inspirées de l’Antiquité et de la Renaissance italienne, Les compositions sont rigoureusement ordonnées. Les artistes cherchent à représenter la noblesse et la grandeur des personnages, tout en conservant une certaine ressemblance. Les décors sont souvent épurés afin de mettre en valeur le sujet. La lumière est utilisée pour souligner les volumes et créer un effet de profondeur. Dans les portraits royaux et aristocratiques, les attributs de pouvoir, vêtements luxueux, décors majestueux, sont omniprésents.

Cet art du portrait classique français a posé les bases du portrait officiel, influençant les générations suivantes.Jean-Baptiste Greuze et Jacques-Louis David reprendront et adapteront, avec le mouvement néo-classique, cette tradition, introduisant davantage de sensibilité et de naturalisme.

Les principaux portraitistes du classicisme français ont été Valentin de Boulogne (*)= Sébastien Bourdon =Charles Le Brun =Philippe de Champaigne = Claude Gellée dit le Lorrain =Pierre Mignard= Charles Le Brun =Louis Le Nain = Nicolas Poussin,=Hyacinthe Rigaud = Eustache Le Sueur= Jacques Stella = Henri Testelin=Georges de La Tour =Simon Vouet.

Georges de la Tour- Nouveau né
Louis Le Nain – Deux petites filles
Eustache Le Sueur – Portrait d’un jeune homme
Pierre Migniard- Portrait du Cardinal de Mazarin
Hyacinte Rigaud – Portrait de Louis XIV en costume de sacre
Charles Le Brun – Portrait de Louis XIV âgé de 23 ans
Philippe de Champagne- Le portrait du Cardinal de Richelieu
Valentin de Boulogne – Les tricheurs
Sébastien Bourdon – L’homme aux rubans noirs.
Henri Testelin – Le chancelier Seguier
Nicolas Poussin – L’inspiration du peintre

Arts & Visage – 23/.. Portraits baroques de l’age d’or de la peinture néerlandaise

L‘Age d’or de la peinture néerlandais d’épanoui au cours de ce que l’on a appelé le siècle d’or des République des Sept Provinces-Unies des Pays-Bas, correspondant à l’actuel royaume des Pays-Bas alors première puissance économique. Cette approche artistique est contemporaine de la peinture baroque flamande mais s’en distingue. Parmi les nombreux genres qui se sont développés à cette époque, le portrait occupe une place prépondérante, reflétant à la fois les mutations sociales et les ambitions individuelles.

Contrairement aux cours européennes où l’art était largement soutenu par l’aristocratie et l’Église, les Provinces-Unies étaient dominées par une bourgeoisie marchande prospère. Le portrait devient un moyen privilégié pour cette nouvelle élite d’affirmer son statut, sa richesse et son influence. Banquiers, marchands, médecins et magistrats commandent des portraits qui célèbrent leur réussite et leur moralité.

Les peintres néerlandais, influencés par l’art baroque flamand, cherchent à rendre avec une précision extrême les détails des visages, des vêtements et des objets, renforçant ainsi l’individualité de chaque modèle. Dans un contexte religieux dominé par le calvinisme, les portraits évitent toute exubérance et privilégient des compositions simples, des poses dignes et des arrière-plans sobres. Les accessoires, tels que les livres, les gants ou les globes, ne sont pas choisis au hasard. Ils véhiculent des messages sur la profession, la vertu ou la piété du modèle.

Une particularité du portrait néerlandais du XVIIe siècle réside dans le développement du portrait de groupe. Ces grandes compositions commandées par des guildes, des milices ou des institutions civiques mettent en scène plusieurs personnages dans une disposition souvent dynamique.

Les principaux portraitistes sont Johannes Vermeer = Frans Hals =Rembrandt =Jan Steen =Frans Hals ==Jan de Bray=. Thomas de Keyser, Bartholomeus van der Helst et Ferdinand Bol= Judith Leyster,=Jan Lievens et aussi Willem Pietersz. Buytewech, Adriaen van Ostade=. =Jan Miense Molenaer,=t Gérard Dou, Gabriel Metsu, Frans van Mieris l’Ancien et son fils Willem, Godfried Schalken et Adriaen van der Werff.=t Nicolas Maes, Gerard ter Borch et Pieter de Hooch, = Jan van Goyen et Willem Kalf, = Abraham Bloemaert et Joachim Wtewael = Adam Elsheimer =Pieter Lastman, Jan et Jacob Symonsz. Pynas =Abraham Bloemaert, Gerrit van Honthorst, Jan Steen et Paulus Bor,Hendrick ter Brugghen, Gerrit van Honthorst et Dirck van Baburen=. Gérard de Lairesse = Govert Flinck

Vermeer – Jeune fille à la flute
Vermeer – Maitresse et servante
Vermeer – Femme au chapeau rouge
Vermeer -La laitière
Frans_Hals – Sara Andriesdr épouse de Michel Jansz van Mierevelt
Jan de Bray – Portrait d’une jeune femme
Thomas de Keyser – Portrait de femme
Judith Lester – Joyeux buveur
Jan Lievens – Jeune homme à la robe jaune
Frans Hals – Portrait de René Descartes
Bartholomeus van der Helst – Banquet de la garde civile d’Amsterdam
Ferdinand Bol – Guilde des marchands de vin
Willem_Pietersz._Buytewech – Joyeuse compagnie
Adriaen can Ostade – Portrait de famille
Jan Miense Molenaer – Une famille de musiciens

Arts & Visage -22/.. Portraits baroques flamands

Dans les pays bas méridionaux qui demeurent sous la domination espagnole, après la séparation des Provinces unies vers 1580 et jusqu’en 1700. La période de la peinture baroque flamande (XVIIe siècle) est marquée par un art expressif, dynamique et somptueux. Le portrait y occupe une place importante, illustrant le statut social, la richesse et la psychologie des modèles.

Les Pays-Bas méridionaux, sont un centre artistique prospère grâce au mécénat de l’Église, de la noblesse et de la bourgeoisie. L’art baroque, influencé par le catholicisme et le goût pour le spectaculaire, met en avant le mouvement, la lumière et le naturalisme. Le portrait devient un moyen d’affirmer le pouvoir et le prestige des élites.

Les portraits baroques flamands se distinguent par leur dynamisme, leurs poses théâtrales et leur utilisation expressive de la lumière. Les artistes accordent une grande importance aux textures (vêtements, bijoux, étoffes) pour souligner le statut du modèle. Contrairement aux portraits rigides de la Renaissance, les portraits baroques cherchent à capturer la personnalité et l’émotion des sujets.

Les principaux portraitistes du baroque flamand ont été Pierre Paul Rubens, Antoine van Dyck et Jacob Jordaens = David Teniers le Jeune mais aussi Jan Boeckhorst = Jan Boeckhorst= =Gaspard de Crayer = =Lucas Franchoys le Jeune=Jean = Theodore Rombouts=Pieter Thijs = Cornelis de Vos,=Maarten de Vos

Portrait de Serena Rubens par son père
Rubens – Anne d’Autriche
Rubens – Louis XIII
Van Eyck – Le roi à la chasse
Gaspard de Crayer- Philippe IV roi d’Espagne
Jan Boeckhorst – Helena Fourment
Van Eyck – Isabella Brant
Pieter Thys – Portrait du peintre David_Teniers_II
Theodore Rombouts – Les joueurs de cartes
Lucas Franchoys- Portrait de Gérard van Opstal
Cornelus de Vos- Abraham Grapheus président d’une guilde
Maarten de Vos – Portrait d’une vieille femme

Arts & Visage -21/.. Portraits baroques espagnols.

A propos de l’Espagne, l’on parle du Siècle d’Or, pour la période qui s’étend de 1492 avec la prise de Grenade, la Découverte de l’Amérique par Christophe Colomb mais aussi l’expulsion des Juifs et 1681 avec la mort du poète et dramaturge Pedro Calderón,

Pour les arts c’est un age d’or qui est en peinture celui du baroque espagnol. L’art baroque s’ inscrit dans une volonté de magnifier le pouvoir et la foi catholique, tout en exprimant les tensions et les préoccupations du temps. Le portrait devient ainsi un instrument politique et spirituel, commandé par l’aristocratie, la royauté et l’Église.

Le portrait baroque espagnol se distingue par son réalisme . Les artistes cherchent à capter non seulement l’apparence physique, mais aussi l’âme de leurs sujets. Inspirés par le Caravagisme ils use et abuse du clair-obscur. Les portraits royaux et aristocratiques sont souvent marqués par une posture hiératique et des arrière-plans minimalistes. Les textures des vêtements, les bijoux et les accessoires sont rendus avec une grande précision.

Les principaux peintres qui ont réalisé de magnifiques portraits sont notamment Diego Velázquez = Francisco de Zurbarán =Bartolomé Esteban Murillo = José de Ribera =Juan Carreño de Miranda = Claudio Coello, = Alonso Cano,=Francisco Herrera el Viejo = Juan van der Hamen

Diego Velàsquez – Les_Menines
Velasquez – Portrait d’homme
– Francisco de Zurnaran -‘Alvar_Belasquez_de_Lara
Bartolomé Esteban Perez Murillo – Deux femmes à la fenêtre
José de Ribera – La femme au tambourin
_Juan Carreño de Miranda – L’infante Maria_Teresa à 14 ans
Claudio Coello – Portrait d’une jeune madrilène
Alonso_Cano – Portrait d’un roi d’Espagne
Francisco_Herrera – Portrait d’un marchand de balais
Juan van de _Hamen y León –Don_Francisco de la Cueva y Silva

Arts & Visage – 20/.. Portraits baroques en France

Le XVIIe siècle est marqué par le mouvement baroque, qui se déploie dans toute l’Europe et touche aussi bien l’architecture que la peinture et la sculpture. En France, l’art du portrait prend une importance particulière, reflétant le pouvoir, le statut social et la personnalité des modèles. Sous le règne de Louis XIII et surtout de Louis XIV, le portrait devient un instrument de propagande et d’affirmation de la monarchie absolue.

Les artistes cherchent à représenter fidèlement les traits physiques et le caractère du modèle. Inspirés par le ténébrisme de Caravage, certains peintres utilisent des contrastes marqués pour donner du relief aux figures. Les portraits baroques montrent des poses plus vivantes et des expressions marquées. Les vêtements luxueux, les décors raffinés et les attributs symboliques (couronnes, sceptres, armures) soulignent le rang et l’importance des modèles.

Sous le règne de Louis XIV, le portrait devient un outil politique et propagandiste. Hyacinthe Rigaud, par exemple, met en scène le roi avec faste et majesté, soulignant son autorité absolue. L’utilisation des portraits comme instruments de communication renforce l’image de la monarchie et sa présence à travers le royaume.

Plusieurs artistes se sont illustrés dans l’art du portrait au XVIIe siècle en France Simon Vouet =Hyacinthe Rigaud =Nicolas de Largillierre = Jean Nocret = Claude Lefèbvre =Pierre Mignard = Charles Le Brun = Robert Nanteuil et aussi Louise Moillon et d’autres

Jean Nocret – Anne d’Autriche
Nicolas de Largilliere – La belle strasbourgeoise
Louise Mouillon – La fruitière
Hyacinthe Rigaud – Marie Cadenne
Simon Vouet – portrait du prince_Giovan_Carlo_Doria



Arts & Visage -19/.. – Le portrait baroque en Italie

La période baroque, qui s’étend du début du XVIIe siècle jusqu’au début du XVIIIe siècle, marque un tournant dans l’histoire de l’art. Le portrait, en particulier, devient un moyen d’expression puissant, illustrant la grandeur, l’émotion et le dynamisme propres à cette époque. L’Italie, berceau du baroque, voit l’émergence de grands artistes qui révolutionnent l’art du portrait.

Contrairement aux portraits rigides de la Renaissance, les portraits baroques cherchent à capter le mouvement et l’expressivité des modèles.Le portrait témoigne d’une époque marquée par l’exubérance, la puissance et l’intensité émotionnelle.

Influencés par Caravage, les artistes baroques utilisent de forts contrastes entre lumière et ombre pour accentuer le drame et la profondeur psychologique des personnages. Les personnages sont souvent représentés dans des poses spectaculaires, entourés d’éléments décoratifs fastueux qui soulignent leur statut. Les peintres accordent une grande attention aux textures des vêtements, à la brillance des bijoux et à la finesse des draperies pour magnifier leurs sujets.

Les peintres réputés sont Le Caravage = Annibale Carracci = Pietro da Cortona = Guido Reni = Domenico Fetti = Giovanni Batista Gaulli =Carlo Maratta et ses élèves d= Giovanni Batista Moroni = Lucas Giordano = Ottavio Leoni = Domenico Parodi . Un certain nombre appartiennent au mouvement maniériste

et aussi des femmes comme Artemisia Gentileschi et d’autres qui justement étaient généralement cantonnées aux natures mortes et aux portraits : Sofonisba Anguissola = Lavinia Fontana = Fede Galizia = Orsola Maddalena Caccia = Giovanna Garzoni = Virginia da Vezzo = Elisabetta Sirani

Le Caravage – Les tricheurs
Guido Reni – Portrait de Béatrice Cenci
Guido Reni – Portrait de ma mère
Giovanni Battista Moroni – Le tailleur
Giovanna Garzoni – Victor Amédée de Savoie
Orsola Maddalena Caccia – Marie-Madeleine
Fede Galizia – Portrait de Paolo Morigia
Dominico Fetti – Jeune femme dormant
Annibale Carraci – – Monsignor Giovanni Battista Agucchi
Artemisia Gentileschi – Portrait de gonfalonnier
Pietro da Cortona, -Portrait du pape Urbain VIII
Carlo Maratta – Portrait de Clément IX
Baciccio – Portrait du Pape Clément IX
Lavinia_Fontana_- Portrait du Pape Grégoire XIII
Domenico Parodi – portrait d’un gentilhomme
Sofonisba Anguissola, – Autoportrait
Ottavio_Leoni,- Le Caravage
Olivio Leoni – Galileo Galilei

Arts & Visages – 18/.. Portraits de la Renaissance portugaise

Pendant la Renaissance, le Portugal est un empire florissant grâce aux Grandes Découvertes. Cette prospérité permit aux élites, notamment la noblesse et le clergé, de financer des œuvres d’art, y compris des portraits.

L’art du portrait pendant la Renaissance portugaise est un sujet fascinant qui s’inscrit dans le contexte plus large de l’essor des arts en Europe entre le XVe et le XVIe siècle. Influencée par les courants artistiques italiens et flamands, la peinture portugaise a développé une approche unique du portrait, mêlant tradition gothique tardive et innovations de la Renaissance italienne en matière de perspective et de proportions. Les rois Manuel I (1495-1521) et João III (1521-1557) ont été des mécènes importants

Les artistes mettaient l’accent sur les textures (vêtements, bijoux, ornements), souvent avec une grande finesse. Les portraits de rois, de nobles et de dignitaires religieux reflétaient leur pouvoir et leur piété. Contrairement aux paysages élaborés de la Renaissance italienne, de nombreux portraits portugais privilégiaient un fond sombre ou neutre pour mettre en valeur le sujet.

Les œuvres de l’âge d’or de la Renaissance portugaise étaient mal connues en France. Le Louvre lui a heureusement consacré une exposition en 2022

Parmi les peintres de cette époque il y a eu Nuno Gonçalves =Cristóvão de Figueiredo = Gregório Lopes =Cristóvão Lopes=Jorge Alfonso =Cristóvão de Figueiredo=Francisco Henriques = Grão Vasco = https://fr.wikipedia.org/wiki/Cristavo_de_Morais. Malheureuement beaucoup d’œuvres ont été perdue lors du séisme de Lisbonne en 1755 et le grand incendie du 25 Août 1988.

Alonso_Sánchez_Coello_- Portrait de Jeanne d’Autriche
Cristóvão de Figueiredo – Ecce_Homo
Cristovao Lopes- Portrait de Jean III du Portugal
Cristóvão_de_Morais –Jeanne Princesse du Portugal
Nuno Gonçalves – Jeanne du Portuugal
Catherine de Bragance – auteur inconu
Nuno_Gonçalves -Polyptique de Saint-Vincent
_Cristóvão_de_Morais – Sébastien 1er du Portugal
Cristóvão_Lopes – Jean III du portugal

Arts & Visages – 17/.. – Le portrait dans la Renaissance espagnole

L’Espagne est également influencée par la Renaissance dans les domaines de la peinture et de l’architecture. Cette période coïncide avec l’expansion du pouvoir des Rois Catholiques et la montée en puissance de la monarchie des Habsbourg avec Charles Quint et Philippe II. L’art est influencé par les échanges culturels avec l’Italie et les Flandres, notamment à travers des artistes espagnols formés en Italie et des peintres étrangers travaillant en Espagne.

Contrairement aux portraits idéalisés de la Renaissance italienne, les artistes espagnols privilégient une représentation fidèle et sobre des traits physiques et de la personnalité du modèle. L’usage du détail minutieux et des jeux de lumière rappelle les œuvres des maîtres flamands.Les portraits espagnols intègrent souvent des éléments religieux ou symboliques, reflétant la forte spiritualité de l’époque. La noblesse et la cour d’Espagne commanditent de nombreux portraits pour affirmer leur pouvoir et leur statut.

L
es peintres portraitistes les plus connus sont Fernando Yáñez de la Almedina = Juan de Juanes = Alonso Sánchez Coello: =Le Greco. Il y a eu aussi Pedro Berruguete = Juan Pantoja de la Cruz

El Greco – Le cardinal de Guise
Alonso_Sánchez_Coello – Anne d’Autriche
Juan Pantoja de la Cruz- Portrait de Philippe_III
Pedro Berruguete – Le Pape Sixte IV
– Le Greco – portrait de Giulio Clovio
Le Greco – Autoportrait
Juan de Juanes – Alphonse V d’Aragon
Juan de Juanes- Portrait d’un cavalier

Arts & Visage 16/.. Portrait à la Renaissance allemande

La Renaissance allemande se déroule dans un contexte de profondes mutations culturelles et religieuses, avec la Réforme protestante. L’influence des primitifs flamands, avec le souci du détail et le rendu des textures et la perspective et la monumentalité inspirée des portraits italiens.L’art est emprunt d’un réalisme minutieux, son symbolisme subtil et son influence humaniste.

Les artistes cherchent à capturer fidèlement les traits physiques et la personnalité des sujets. Les détails comme les rides, la pilosité et les imperfections sont souvent accentués. Les portraits incluent des éléments allégoriques ou des objets qui reflètent le statut, la profession ou les croyances du modèle avec une une gravité marquée. Outre les portraits individuels, on trouve des diptyques, des portraits en pied et des représentations de mécènes dans des retables religieux.

Les artistes majeurs dominés par Albrecht Dürer sont notamment Hans Holbein le Jeune = Lucas Cranach le jeune = Heinrich Dürer Aldegrever =Hans Baldung Grien = Leonhard Beck = Georg Pencz =Barthel Beham = Sebald Beham =Hans_Burgkmair

Albrecht_Dürer – Portrait de Jakob Fugger,
Albrecht Dürer –Adam et Eve
Hans Holbein lejeune – Nicolas Kratzer astronome
Leonhard Beck – Portrait d’homme avec une bague
Georg_Pencz_-Martin_Luther (?)
Hans_Baldung_Grien_-_Portrait de femme
Barthel_Beham_-Hans_Urmiller et son fils
Barthel Berham – Louis X de Bavière
Hans Burgkmair the Elder –  Portrait de Hans Schellenberger
Lucas Cranach le jeune- Maurice de Saxe
Lucas Granach l’ancien – Homme à la casquette
Lucas_Cranach l’ancien- Jean Frédéric 1er de Saxe, jeune

Arts & Visage – 15/.. Portrait de la Renaissance flamande

La Renaissance hollandaise et flamande s’étend des maniéristes anversois , peintres anonymes du début du 16ème siècle jusqu’aux maniéristes du Nord au début du 17ème siècle. . Le portrait, genre déjà florissant à l’époque de Jan Van Eyck et Rogier van der Weyden, évolue alors sous l’impulsion d’artistes comme Quentin Metsys=Joos van Cleve = Pieter Pourbus et Anthonis Mor, mais aussi Jan van Hemessen, Catharina van Hemessen, Frans Pourbus l’Ancien

Le réalisme est toujours présent mais les artistes flamands adoptent des innovations italiennes, comme le clair-obscur et la perspective atmosphérique. Les portraits de cette époque cherchent à mieux capturer la psychologie du modèle. On passe d’une représentation hiératique et symbolique à une mise en scène plus naturelle.L’influence italienne popularise le portrait de trois-quarts, plus dynamique que le portrait de profil hérité des traditions médiévales. L’arrière-plan est parfois neutre ou paysager, créant une atmosphère plus intime.

Avec la montée des Habsbourg et le rôle croissant des élites bourgeoises, les portraits deviennent des symboles de statut social.Les vêtements luxueux, les bijoux et les attributs de pouvoir sont soigneusement détaillés.

Quentin Metsys – La changeur et sa femme
Anthonis Mor -Autoportrait
Anthonis Mor – Marie, reine d’Angleterre
Anthonis Mor_-Portrait_d’Hubert Goltzius
Pieter Pourbus – Portrait de Jacquemyne Buuck,
Joos_van_Cleve – Autoportrait
Jan va _Hemessen – femme à la balance d’or
Pieter Pourbus – Portrait de Jan van Eyewerve

Un tableau de Laviana Fontana refait surface à la Chartreuse de Douai

Laviania Fontana – Portrait d’un Gentilhomme,de sa fille et de sa servante

Dans le cadre d’un important programme d’étude et de restauration de sa collection de peintures italiennes, mené l’an dernier, au Musée de la Chartreuse de Douai, que Philippe Costamagna, expert en maniérisme florentin, reconnait la patte d’ Livania Fontana (1552-1614) , artiste maniériste réputée de la Renaissance Italienne, pour un tableau attribué à Peeter Jansz Pourbus (1523-1584) peintre de la Renaissance flamande

Laviania Fontana
est une maniériste italienne de l’École romaine, native de Bologne, était très réputée de son vivant pour ses portraits, ses tableaux religieux et ses scènes mythologiques. Fait très rare pour l’époque, son mari, Gian Paolo Zappi, lui aussi peintre, avait renoncé à sa carrière pour devenir son assistant et son agent. Elle est la fille du peintre Prospero Fontana (1512-1597), Elle a donné naissance à onze enfants.

Elle est la première femme de l’histoire de l’art à avoir été élue à l’Académie des beaux-arts de Rome. Des commandes publiques lui sont faite par les papes et le pouvoir civil

Laviana Fontana – Autoportrait
Lavinia Fontana-autoportrait-au-clavecin
Lavinia Fontana – Portrait d’ Antonietta Gonsalvus-
Lavinia Fontana – Portrait de Constanza Alidosi
Lavinia Fontana – Portrait de la famille Gozzadini
Laviana Fontana – Portrait de jeune fille
Lavinia Fontana.- Portrait du Pape Gregoire XIII
aviana – LFontana Minerve s’habillant
Lavinia Fontana. Vierge du Silence (1580-1600)



Arts & Visages – 14/.. Portraits de la Renaissance anglaise

La Renaissance anglaise influencée par l’Italie s’étend de la fin du XVe siècle au début du XVII° siècle. Elle fait suite à la Réforme anglaise qui a entrainé une vague iconoclaste (1530-1540) La quasi-totalité de l’art religieux médiéval. va être détruit. Ce sera le sort de la tombe et les reliques de Thomas Becket.

A cette période peu favorable aux arts visuels va débuter la Dynastie des Tudor fondée par Henr iVII qui règne de 1485 à 1509.Et alors promut la nouvelle peinture anglaise. Celle-ci va alors être dominée par le portrait et notamment le portrait miniature et plus tard par le paysage. La Cour va attirer des artistes venus notamment de Flandres. Parmi eux, il y avait Hans Holbein le Jeune = Levina Teerlinc = John Bettes =Hans Eworth, Marcus Gheeraerts le Jeune = Nicholas Hilliard = John de Critz =John Peake = Isaac Oliver.

Les artistes anglais, bien que formés à l’extérieur du pays, sont profondément influencés par la nécessité de représenter la noblesse dans un cadre spécifiquement anglais. Les portraits de la période Tudor sont souvent réalisés à l’huile, une technique importée d’Italie, qui permet une grande finesse de détails et une palette de couleurs plus riche.

Les portraits étaient souvent réalisés pour être accrochés dans les salles d’apparat, servant de référence visuelle et de marqueur de statut social. Il était également courant qu’un même portrait soit reproduit à plusieurs exemplaires, permettant à un individu de diffuser son image dans des contextes variés, notamment dans les maisons de famille ou les ambassades. Ils se concentrent sur des éléments spécifiques : l’habillement, les bijoux et la posture. Ces détails sont chargés de significations sociales et symboliques, et chaque portrait était une sorte de narration visuelle de la vie et du statut du sujet.Au-delà des portraits royaux, l’art du portrait de la Renaissance anglaise s’étend également aux membres de la noblesse et aux personnes de statut élevé.

Portrait d’Henry VIII
Nicholas Hilliard – Elisabeth 1ère, Reine d’Angleterre
Portrait d’Elisabeth 1ère attribué à William_Segar
Marie 1ère par Master John
Thomas Wyatt par Hans Holbein le jeune
Jane Seymour par Holbein le jeune
Catherine d’Aragon reine coonsort — Anonyme

Enchère record à Orléans pour « l’Âge mur » de Camille Claudel.

Ce dimanche 16 février 2025, Matthieu Semont, commissaire priseur a, au cours d’enchères tenues à Orléans, attribué l’exemplaire n° 1 d’un bronze de Camille Claudel (1864-1943) titré l « L’Âge Mur » pour la somme de 3,1 millions d’euros. Les spécialistes connaissaient l’existence de trois exemplaires de cette œuvre majeure de la sœur du diplomate et dramaturge Paul Claudel, l’une au Musée Rodin, l’autre au musée d’Orsay et une autre au Musée Camille Claudel à Nogent sur Seine

La sculpture encore connue sous les appellations « La Destinée », « Le Chemin de la vie » ou encore « La Fatalité »
a été commandé par l’État français en 1895. Elle représente un cycle de vie, incarné par trois personnages dont une jeune femme agenouillée, symbolisant, pour certains critiques d’art, la passion déchirante entre la sculptrice et Auguste Rodin, On sait malheureusement comment cela se termine avec l’internement de Camille
qui la rayera du monde pendant trente ans de 1913 à 1943.


Le bronze aux dimensions de 61,5 x 85 x 37,5 centimètres, il est signé «C. Claudel» et porte le cachet du fondeur et ami indéfectible de la sculptrice, «Eugène Blot Paris», ainsi que le numéro 1.

L’exemplaire vendu ce dimanche a été découvert , sous un drap, par Maître Semont au cours d’un inventaire successoral, réalisé le 17 septembre 2024, dans un appartement inhabité depuis plus de 15 ans, situé au pied de la Tour Eiffel.

Somsak Hanumas, artiste thaïlandais

Hier de retour du marché je suis entré, avec mes cabas dans cette galerie d’art J’y ai découvert un artiste très intéressant :

Somsak Hanumas est né en 1980 à Bangkok la capital »e de la Thaïlande. Initialement formé comme ingénieur à l’Institut Royal du Roi Mongkut de Ladkrabang, il est revenu à sa première passion, la peinture, à laquelle il se consacre pleinement depuis 15 ans.

Autodidacte, il développe une technique personnelle qui exige une extrême patience en lui offrant le temps de réfléchir au sens de sa peinture. Après avoir peint un fond sur la toile, Somsak y ajoute de nombreux points colorés, dont il parsème la toile en suivant un dégradé dont l’idée générale est gravée dans son esprit. Après cette étape à l’aide d’un pinceau plus fin,il trace des séries de lignes en superpositions sur les points, jusqu’à en couvrir l’ensemble de la toile.Sa technique n’ a rien avoir avec le dripping d’un Jackson Pollock, mais bien que l’artiste ne s’y identifie pas son œuvre s’inscrit à mon avis au mouvement de expressionnisme abstrait (cf. Number One sous la vidéo d’Asiart)

Ce travail, long et répétitif nécessite une extrême patience. Il offre à l’artiste, le temps de réfléchir au sens de sa peinture et, plus loin encore, au sens de la vie et du temps qui passe. Une toile nécessite en moyenne 8 à 12 semaines avant d’être achevée.

Somsak peint également des paysages qui l’ont marqué – une plage de Bangkok, un champ battu par la mousson, la lisière d’une jungle – en y ajoutant une touche personnelle, propre à sa technique.

Les œuvres de Somsak Hanumas ont été exposées dans des lieux prestigieux tels que la Saara and Björn Wahlroos foundation en Finlande, En France à L’Institut culturel Bernard Magrez et à la galerie Asiart En 2022, il a participé à la 59e Biennale de Venise, où ses tableaux ont attiré l’attention des amateurs d’art.
On peut voir un certain nombre de ses œuvres sur Art Majeur

Somsak Hanumas – Sans titre
Somsak Hanumas – Temple
Somsak Hanumas – Sans titre
Somsak Hanumas – Sans titre
Somsak Hanumas dans son atelier
Jackson Pollock – Number one

Arts & Visage 13/.. Le portrait à la Renaissance française

La Renaissance française (XVe et XVIe siècle) est influencée par l’art italien, notamment grâce aux guerres d’Italie menées par Charles VIII et de François 1er. C’est à ce dernier que l’on doit la création de l’ École de Fontainebleau.On distingue la 1ère et la 2ème école. Il invite à la Cour des artistes italiens comme Rosso Fiorentino , le Primatice , Niccolò dell’Abate , Luca Penni, mais aussi Léonard de Vinci qu’il installe au Clos Lucé.

.Le portrait, qui gagne en popularité, devient un outil puissant d’affirmation du statut social, politique et intellectuel. Il répond à une nouvelle perception de l’individu et à un intérêt pour le réalisme et la représentation fidèle des traits. Les artistes cherchent à capter les expressions et les détails physiques avec précision.

L’usage de la perspective et du clair-obscur confère un volume plus réaliste aux visages.Ils peignent à l’huile sur bois ou sur toile avec des dégradés subtils et une grande richesse chromatique. Les portraits ne sont pas de simples représentations physiques : ils mettent en avant la richesse, la noblesse et le pouvoir des sujets à travers des détails vestimentaires, des armoiries et des accessoires symboliques.

Parmi les peintres de la Renaissance française il y avait notamment Antoine Caron= François Clouet =Jean Clouet =Jean Cousin l’Ancien =Jean Cousin le Jeune =Nicolas Dipre ==Ambroise_Dubois =Benjamin Foulon = Jean de Gourmont

François Premier par Jean Clouet
Portait d’Henri IV en Mars – Jacob Brunel
François_Clouet – La dame au bain
Corneille_de Lyon René_de_Batarnay,
La duchesse d’Angoulême – Jean Clouet
Élisabeth d’Autriche, reine de France par François Clouet
Guillaume Budé Bibliothécaire de François par Jean Clouet
Portrait de femme – Anonyme
Catherine de Médicis par une élève de François Clouet
Femme de la Renaissance – Anonyme



Olivier Dangla – Dessins de presse et portraits

C’est en fin de semaine, en illustration d’une interview de Michelle Perrot, parue dans le journal Le Monde du 8 février 2025 que j’ai découvert le portrait, par Olivier Dangla, de l’historienne qui s’est intéressé au Monde ouvrier et aux femmes.

Olivier Dangla est Graphiste, Dessinateur, Illustrateur, Peintre, Photographe. Il est né en 1969 à Toulouse et vit dans le Roussillon. Il s’est formé à l’école Penninghem à Paris.

Il a suivi pour le journal Le Monde, le procès des attentats de janvier 2015. Ils a réalisé 80 dessins d’audience. Le Musée Tomi Ungerer (+) de Strasbourg lui en a acheté une cinquantaine. Il a un site Fabrique 69. Il collabore aussi à la Revue XXI

Michelle Perrot – historienne
Jean-Baptiste Fressoz -Historien de l’écologie
Daniel Pauly – Biologiste,spécialiste des océans
Claude de Ribaupierre, alias Derib,
Marielle Laruelle – Historienne et politiste
Carlos_Ghosn – ancien dirigeant de Renault-Nissan
Blaise Cendrars -Écrivain
Zarie Sibony, caissière de l’Hyper Cacher,
Nabiha, soeur d’Ahmed Merabet policier abattu
Jean-Sébastien Bayol, policier membre de la BAC Paris 11ème
Photographie d’Olivier Dangla
Olivier Dangla – Photographie
Olivier Dangla – Soldat

Les Arts et l’Intelligence artificielle – 2/2 Ce que les humains en pensent

Dans un billet précédent, j’ai demandé à plusieurs Chatbots de faire un exposé sur les rapports entre les Arts et l’Intelligence artificielle. Mais qu’en pensent les humains ?

L’intelligence artificielle est une discipline qui a été initiée en 1956 par deux jeunes étudiants, du Massachusetts Institute of Technology (MIT) :John McCarthy et Marvin Minsky.

Qu’en pense les scientifiques et les utilisateurs effectifs ou futurs. Ce que d’aucuns et notamment l’Unesco qualifie de quatrième révolution industrielle. Pour le neuroscientifique Stanislas Dehaene, président du Conseil scientifique de l’Éducation nationale, « Le cerveau humain a besoin de beaucoup moins de données que l’IA pour tirer les conclusions … » Si l’on résume le cerveau humain est pour l’instant plus performant que l’IA.

En 2018, The conversation posait déjà cette question « Que doit-on craindre davantage : l’intelligence artificielle ou la bêtise humaine ? » Les chercheurs mettent en évidence trois types de risques : les utilisations malveillantes (+) = les dysfonctionnements et les « risques systémiques. C’est ce qui ressort de l » International Scientific Report on the Safety of Advanced AI , publié en janvier 2025 en anglais (cf note de synthèse en français)

Les domaines où l’I.A. est déjà utilisées sont nombreux et divers. Tout d’abord dans le domaine de la Santé, en radiologie, en dermatologie, ou encore en ophtalmologie, l’IA permet de détecter des maladies invisibles à l’œil nu et d’établir des prévisions et de poser des diagnostiques. Ou encore avec les robots chirurgicaux.

En finances l’utilisation du trading algorithmique dans la gestion des risques Dans la logistique des transports se développe le système de transport intelligent et l’usage des drones de livraison des colis. L’IA est aussi largement utilisée pour la détection des spams dans la gestion des courriels ou encore lal traduction boostée par le Deep learning

L’Intelligence artificielle commence aussi à investir l’Éducation nationale qui vient de publier un rapport intitulé Intelligence artificielle et éducation : apports de la recherche et enjeux pour les politiques publiques » et en liaison avec l’Unesco IA pour les enseignants – un manuel ouvert .

Dans les médias l‘I.A. est aussi utilisée non sans réserve de la part des journalistes. Une quarantaine de journaux français demandent à la justice de bloquer News Fay FR , un site qui utilise, selon eux, l’intelligence artificielle (IA) pour « dérober » leurs articles en ligne et les reproduire automatiquement,

Il ne faut pas oublier les usages militaires de l’IA (+) notamment l’analyse des données acoustiques , ou pour l’Armée de terre, le concept du Combat collaboratif.

Et dans le domaine des Arts ? Et les arts et l’intelligence artificielle cela pose problème pour les artistes qui se rebellent contre l’IA. Ils reprochent à se système de se servir dans des banques d’images sans rémunérer les artistes. Au mépris des réglementations sur les droits d’auteur. Plus de 36000 viennent de lancer une tribune sur « les dangers de l’IA pour leurs professions

Que pensent les écrivains de l’entrée de l’IA dans leur univers. Par exemple Julien Deslangle dans une tribune du magazine en ligne Usbek & Rica se montre sinon pessimiste, pour le moins inquiet pour l’avenir des écrivains. Certains comme James Frey , écrivain de science fiction, utilisent l’I.A. Stéphanie Parmentier se pose la question « IA et « sensitivity readers » : vers une littérature aseptisée ?

Les musiciens se posent des questions sur leur avenir alors que d’autres s’en réjouissent

Et les peintres et autres plasticiens là aussi certains y voient des opportunités quand d’autres se posent des questions. Voir aussi Quel rapport y a-t-il entre l’intelligence artificielle et l’art chez l’agence de conférenciers WeChamp. On parle de Prompt art (+) (++) pour la technologie qui consiste à créer des œuvres d’art au moyen de l’intelligence artificielle. Ce n’est pas sans interpeler les écoles d’art.

Matthieu Cord, professeur en informatique spécialisé en intelligence artificielle (IA), et Hugo Caselles-Dupré, cofondateur du collectif Obvious dans un débat sur Sorbonne Université pensent que pour l’instant, l’idée d’une machine capable de créer de manière autonome reste de l’ordre de la science-fiction. Mais il peut aider les artistes dans l’élaboration par exemple d’esquisses, de travaux préparatoires.

Par ailleurs l’IA a déjà fait son entrée dans l’art numérique avec le Crypto art et les Jetons non fongibles ou NFT (non-fungible token ). IA risque aussi d’impacter la photographie et peut-être la tuer.
Beaucoup d’intervenants se posent la question de la véracité des images, entre manipulation ou Deepfakes et images truquées.

Les Arts & l’Intelligence artificielle -1/2 Les chabots

L‘Intelligence artificielle en abrégé l’I.A. les médias l’évoque régulièrement. Et bien entendu avec le Sommet international pour l’action sur l’Intelligence artificielle qui s’ouvre à Paris ce 10 février.
Il m’est donc venu à l’idée de demander à plusieurs « Chatbots ou système d’IA générative de me faire un exposé sur l’incidence de l’IA sur les arts.

J’ai ainsi questionné les plus connus : les américains ChatGPT d’ OpenAI = Copilot de Microsoft = Gemini de Google = le français Le Chat Mistral AI = le Chinois DeepSeek. Il y en a bien entendu quelques autres comme Midjourney = Hugging Face = Leoforce aide aux recrutements.

Voici l’exposé qui a été généré par ChatGPT. Les autres Chabots que j’ai questionné ont produit des exposés comparables. A noter que les liens hypertexte n’ont pas été donnés par l’IA mais collectés par mes soins.

Introduction :L’utilisation de l’IA dans l’art remonte aux années 1960, avec les premières expériences d’art génératif utilisant des algorithmes. Cependant, c’est avec l’avènement des réseaux de neurones et de l’apprentissage profond dans les années 2010 que l’IA a véritablement commencé à transformer le monde de l’art. l’IA ouvre de nouvelles perspectives tout en soulevant des questions sur la créativité et l’originalité. Dans cet exposé, nous explorerons l’impact de l’IA sur les arts, ses applications et les défis qu’elle pose.
I – L’I.A . et la Création artistique :
1. Art visuel et peinture numérique :
L’IA est utilisée pour générer des œuvres d’art à l’aide d’algorithmes avancés comme les réseaux de neurones et les GANs (Generative Adversarial Networks).Ils peuvent analyser des milliers d’œuvres d’art pour créer de nouvelles pièces au style particulier. Parmi les exemples notables :Deep Dream Generator = Deep Art = Al Painter = DALL·E = MidJourney
A titre de réalisations l’on peut citer le portrait d’Edmond de Belamy, créé par le collectif Obvious vendue aux enchères pour 432 500 $. (voir ci-dessous)
2. Musique et composition automatisée : Des logiciels comme AIVA (Artificial Intelligence Virtual Artist) = OpenAI Jukebox = Open AI’s MuseNet, Amper Music ou LANDR Ils composent des morceaux en imitant des styles variés. Certains artistes utilisent l’IA pour générer des mélodies ou réinterpréter des œuvres classiques.
3. Littérature et écriture assistée, Des IA comme ChatGPT permettent de rédiger des poèmes, des romans et même des scénarios. Elles peuvent analyser des styles littéraires et produire du contenu similaire à celui des grands écrivains.
4. Cinéma et animation : L’IA est employée dans le montage vidéo, la création d’effets spéciaux et même la génération de visages réalistes avec le deepfake ou Runway Elle aide aussi à écrire des scripts et à améliorer le rendu des images, comme par exemple le court-métrage de 9 minutes créé en 2016 « Sunspring » (voir ci-dessous)

II. L’impact de l’IA sur la créativité et le rôle de l’artiste
1. Une nouvelle collaboration entre humains et machines :Loin de remplacer l’artiste, l’IA devient un outil de co-création. Les artistes utilisent ces technologies pour explorer de nouvelles formes d’expression et repousser les limites de leur imagination.
2. Débats sur l’originalité et l’authenticité :Les œuvres générées par IA posent la question de l’originalité : une machine peut-elle être considérée comme un artiste ? Qui détient les droits d’auteur sur une création faite par une IA ?
3. Risques et critiques :La surproduction d’images et de textes pourrait entraîner une saturation du marché artistique. L’IA pourrait standardiser l’art et limiter la diversité des styles. Certains craignent que l’IA remplace les artistes dans certains domaines, mettant en péril leur emploi.

III. L’avenir de l’IA et de l’art
1. Vers une démocratisation de la création artistique :L’IA permet à un plus grand nombre de personnes de créer des œuvres, même sans compétences artistiques préalables.
2. De nouvelles formes d’art : L’IA pourrait donner naissance à des formes d’art inédites, comme des expositions interactives ou des performances artistiques en collaboration avec des robots.
3. Une réglementation nécessaire : Il sera essentiel d’établir des cadres légaux pour protéger les droits des artistes et éviter les abus liés à l’IA .

Conclusion :
L’intelligence artificielle est une révolution dans le monde de l’art. Elle offre de nouvelles possibilités aux créateurs, tout en soulevant des défis éthiques et philosophiques. L’avenir de l’art avec l’IA dépendra de la manière dont ces technologies seront utilisées : comme un simple outil ou comme un véritable acteur créatif.

Je me propose dans un second article, sans l’aide d’un chabot, de traiter avec les ressources de l’Internet de traiter le sujet avec l’aide de ma propre intelligence. Je le fais sans esprit de compétition et non pas comme l’affrontement en 1996 entre le champion d’échecs Garry Kasparov et Deepblue d’IBM