Les mouvements artistiques de 1800 à aujourd'hui +Les arts visuels depuis l'Antiquité jusqu'à l'orée du 19ème siècle.LesTechniques, manifestations, artistes, biographies, répertoires , carnets de liens + et bien d'autres choses
La Haute renaissance se situe en Italie pendant le Cinquecento, dans la continuité de la Première Renaissance. Cette période est marquée par une effervescence artistique en Italie, particulièrement à Florence, Rome et Venise. Les artistes cherchent à atteindre une combinaison idéale de beauté, de naturalisme et d’humanisme, influencés par les idées de l’Antiquité classique.
Comme leurs prédécesseurs du Quattrocento, les artistes de la Haute Renaissance cherchent à représenter les sujets de manière réaliste, en capturant les traits individuels et l’expression psychologique des personnages. Cependant ils ont tendance à idéaliser leurs sujets pour exprimer des valeurs esthétiques et morales. Les portraits cherchent souvent à montrer les individus sous leur meilleur jour, reflétant leur statut social et leur vertu.
L’art du Quattrocento, ou XVe siècle italien, marque une période de transition et d’innovation dans l’histoire de l’art. Ce siècle est souvent considéré comme le début de la Renaissance italienne, et plus spécifiquement la Première renaissance. C’est une époque où les artistes ont redécouvert et réinterprété les idéaux de l’art classique de la Grèce et de la Rome antiques.
Les artistes du Quattrocento ont cherché à représenter le monde de manière plus réaliste. Ils ont étudié l’anatomie humaine, la perspective et la lumière pour créer des œuvres plus fidèles à la réalité. L’invention de la perspective linéaire a permis aux artistes de créer un espace tridimensionnel sur une surface plane.
Les portraits du Quattrocento ne se contentent pas de représenter l’apparence physique des modèles, mais cherchent également à révéler leur personnalité et leur caractère intérieur. Les regards, les postures et les expressions faciales jouent un rôle crucial dans cette dimension psychologique. Ils incluent souvent des éléments symboliques qui reflètent le statut social, la profession ou les valeurs du modèle. Les artistes se sont inspirés des modèles classiques pour leurs compositions, leurs proportions et leurs thèmes. Ils ont redécouvert les œuvres de l’Antiquité et les ont intégrées dans leur propre travail.
Les Primitifs flamands sont un groupe de peintres actifs entre le XIVe et le XVIe siècle dans les régions correspondant aujourd’hui à la Belgique, aux Pays-Bas et au nord de la France. Ils ont révolutionné l’art du portrait en introduisant des techniques novatrices et en accordant une importance particulière au naturalisme et au détail. Les historiens parlent aussi de Renaissance flamande.
L’une des principales innovations des Primitifs flamands dans l’art du portrait réside dans leur souci du réalisme. Contrairement aux portraits médiévaux, souvent stylisés les peintres flamands cherchent à représenter fidèlement les traits de leur modèle, Ils utilisent la peinture à l’huile pour obtenir des dégradés subtils de couleurs et une illusion de volume et de profondeur.
Ces artistes sont renommés pour leur minutie dans le rendu des tissus, des bijoux et des reflets lumineux. De plus ils introduisent dans leurs portraits une nouvelle dimension psychologique souvent marquée par une expression sobre et une pose naturelle.
Les fonds des portraits flamands sont généralement sombres ou neutres, mettant ainsi en valeur le sujet et accentuant l’effet de tridimensionnalité. La lumière joue également un rôle essentiel : elle modèle le visage avec douceur, en créant des jeux d’ombres et de lumière qui renforcent l’effet de naturalisme.
Cela fait déjà plusieurs années que les écoles d’art territoriales alertent sur les difficultés auxquelles elles font face dans leur financement. L’École d’art et de design de Valenciennes fermera ainsi définitivement à la fin de l’année scolaire. En cause notamment, la baisse importante de subventions qui sont passées en dix ans d’1,4 million d’euros à 350 000 €. Même si les écoles d’art territoriales n’ont pas toutes vues leur budget baisser, toutes doivent faire face à des coûts de fonctionnement qui se sont accrus et à l’augmentation des salaires. À cela s’ajoute aussi un budget annuel qui dépend en grande majorité des subventions attribuées par les collectivités territoriales, à la différence des Écoles nationales supérieures d’art.
Une situation qui engendre beaucoup d’incertitudes pour la trentaine d’écoles concernées comme l’explique Cédric Loire : « On peut se poser aujourd’hui la question de s’il faut changer leur statut ou en tout cas le réviser. Il permettait à l’origine d’associer différents membres fondateurs, dont l’État, dans le financement. Mais aujourd’hui, c’est cela qui fait défaut. Car ce statut n’engage pas véritablement les partenaires dans un financement pérenne. Ainsi, un membre fondateur peut tout à fait décider de son propre chef de réduire, voire de supprimer sa contribution à l’École. Et cela peut conduire à des situations qui sont extrêmement difficiles et qui deviennent ingérables. »
L’art du portrait au Moyen Âge reflète l’évolution des mentalités, des techniques artistiques et des fonctions de la représentation individuelle. Contrairement à l’époque moderne, où le portrait met en avant l’individualité et l’expression personnelle, le portrait médiéval répondait principalement à des objectifs religieux, politiques et symboliques.
Durant le Moyen Âge, ou Middle ages chez les britanniques, l’art est majoritairement tourné vers la religion. Les portraits sont souvent intégrés dans des œuvres religieuses, comme les retables ou les enluminures de manuscrits. Les donateurs (rois, nobles, ecclésiastiques) sont représentés en position de prière, généralement à côté de figures saintes ou du Christ, afin de montrer leur dévotion et leur lien avec le divin.
Les portraits servent aussi à affirmer le pouvoir et la légitimité des souverains et des grands seigneurs. On retrouve ainsi des représentations de rois et d’empereurs dans des fresques, des sculptures ou des vitraux. Ces images ne cherchent pas tant à être fidèles aux traits du modèle qu’à incarner son autorité et son rôle institutionnel.
Enfin, les portraits funéraires sculptés permettent de perpétuer le souvenir des défunts. Ces effigies, sculptées sur les gisants des tombeaux, montrent souvent le personnage dans une posture de recueillement, soulignant sa piété et son statut social.
Les portraits médiévaux sont souvent stylisés et idéalisés. L’accent est mis sur les attributs religieux et les signes distinctifs du rang social plutôt que sur l’individualité du modèle. L’art du portrait au Moyen Âge se développe d’abord dans l’enluminure et la mosaïque. Ces œuvres privilégient une représentation frontale et hiératique, souvent inspirée de l’iconographie byzantine.
À partir du XIIIe siècle, notamment avec l’essor du gothique, on observe une évolution vers un plus grand réalisme dans les portraits, notamment grâce aux progrès techniques de la peinture et de la sculpture. Les artistes commencent à accorder plus d’attention aux détails des visages et des expressions.
Le magazine Pratique des arts n° 179 débute avec la vie des salons, des associations et celles des musées. Il se poursuit avec 3 artistes en quête de lumière avec américaines Lyndmila Tomova Clark, Teresa Saia et la canadienne Marney Ward.
L’art du portrait en Chine impériale (-221 av. JC à 1912) est un domaine riche et complexe, reflétant à la fois les valeurs culturelles, les croyances spirituelles et les structures sociales des différentes époques.
Contrairement à la tradition occidentale, où le portrait vise souvent à capturer la ressemblance physique et la personnalité individuelle, le portrait chinois ancien était davantage axé sur la représentation du statut social, de la vertu morale et de l’harmonie avec l’univers. Ils mettaient l’accent sur des attributs symboliques, comme les vêtements, les postures, les objets. Ils sont fréquemment accompagnés de textes calligraphiés de poèmes, de maximes, de commentaires sur le sujet. Les artistes utilisaient principalement l’encre et le pinceau sur soie ou papier., dans des nuances subtiles.
Pendant la Dynastie Han (206 av. J.-C. – 220 ap. J.-C.), les premiers portraits chinois apparaissent sous la forme de peintures murales dans les tombes, représentant des figures importantes comme des empereurs, des fonctionnaires ou des divinités. Ces œuvres avaient une fonction funéraire et spirituelle, accompagnant les défunts dans l’au-delà. Les portraits au fil des période vont s’intégrer dans des paysages ou des décors naturels, reflétant la philosophie taoïste et confucéenne de l’harmonie entre l’homme et l’univers.
Sous la Dynastie Tang (618–907) l’art du portrait se développe considérablement. Les peintures deviennent plus réalistes et détaillées, reflétant l’influence des échanges culturels avec l’Asie centrale et l’Inde. Les portraits impériaux et ceux des nobles gagnent en sophistication.
La période de la Dynastie Song (960–1279) marque l’apogée de la peinture chinoise. Les portraits deviennent plus expressifs et psychologiques, tout en conservant une dimension symbolique. Les artistes cherchent à capturer l’essence spirituelle du sujet plutôt que sa simple apparence physique.
Sous les Dynasties Ming (1368–1644) et Qing (1644–1912) Le portrait devient plus accessible, représentant non seulement l’élite mais aussi des figures religieuses, des lettrés et des membres de la bourgeoisie. Les techniques s’affinent, avec une attention accrue aux détails et aux textures.
Les empereurs étaient souvent représentés dans des poses majestueuses, symbolisant leur autorité divine et leur rôle de médiateur entre le ciel et la terre.Les figures bouddhistes et taoïstes étaient peintes pour inspirer la dévotion et transmettre des enseignements spirituels. Les portraits des lettrés et des artistes étaient souvent représentés dans des scènes de contemplation ou de création, reflétant leur quête de sagesse et d’harmonie. Enfin, les portraits funéraires servent le défunt dans l’au-delà, en préservant son image et son essence spirituelle.
Les portraits du Fayoum appartiennent à la période dit de Égypte romaine (30 av. JC à 641 ap.JC) alors de le royaume lagide est annexé par Rome. Le nom de Fayoum correspond à une région de l’Égypte. Lesportraits du Fayoumsont des peintures funéraires réalisés du vivant de leurs modèles pour les accompagner dans l’au-delà, Les portraits du Fayoum perpétuent la tradition des rites funéraires égyptiens tout en s’inscrivant dans l’héritage pictural grec de l’école d’Alexandrie. Ce sont plus de mille portraits qui ont été découvert dans l’Oasis du Fayoum à la fin du 19ème siècle. On doit au Docteur Daniel-Marie Fouquet, collectionneur d’avoir fait connaitre des portraits. (+) Ces portraits étaient placés sur les momies, recouvrant le visage du défunt. Ils avaient pour but de préserver l’apparence du défunt dans l’au-delà, selon les croyances égyptiennes. Les portraits étaient peints sur des panneaux de bois ou directement sur des toiles. La peinture à base de pigments mélangés à de la cire chaude, permettant une grande vivacité des couleurs. Et aussi utilisé la technique de la détrempe.
Il s’agit de portraits réalistes avec des détails minutieux dans les traits du visage, les vêtements et les bijoux. Les compositions sont idéalisées et les couleurs symboliques montrent l’héritage égyptien mais aussi les traditions grecques. Les visages sont souvent sérieux et expressifs, avec des regards intenses et pénétrants.
Grâce au climat aride de l’Égypte, de nombreux portraits ont été bien préservés, offrant une rare fenêtre sur l’art du portrait antique. Ils sont considérés comme des précurseurs de l’art du portrait dans l’histoire de l’art occidental.
Les Étrusques, peuple de l’Italie antique, ont prospéré entre le VIIIᵉ et le IIIᵉ siècle avant J.-C., principalement dans la région de l’actuelle Toscane. Leur civilisation, influencée par les Grecs et les peuples italiques, a laissé un riche héritage artistique et culturel, notamment dans le domaine du portrait.
Les Étrusques accordaient une grande importance aux rituels funéraires, ce qui se reflète dans leurs œuvres artistiques. Les tombes étrusques étaient ornées de fresques, de sculptures et d’objets destinés à accompagner les défunts dans l’au-delà. L’art servait non seulement à honorer les morts, mais aussi à immortaliser leur image et leur statut social.
Contrairement aux Grecs, qui privilégiaient des représentations idéalisées, les Étrusques optaient pour un style plus réaliste dans leurs portraits. Cette tendance est particulièrement visible dans les sarcophages et les urnes funéraires, où les visages des défunts sont souvent sculptés avec soin. Les traits individuels, comme les rides, les expressions et la morphologie, étaient reproduits pour refléter la personnalité et l’apparence du défunt.
Un exemple emblématique est le Sarcophage des Époux, une sculpture en terre cuite datant du VIᵉ siècle avant J.-C. Ce sarcophage représente un couple allongé sur un lit de banquet, leurs visages exprimant une sérénité et une humanité touchantes. Ces portraits témoignent de l’importance des liens familiaux et de la convivialité dans la culture étrusque.
Le portrait dans la Rome antique est une forme d’art particulièrement importante, révélant des aspects sociaux, politiques et culturels de cette civilisation. Héritier des traditions étrusques et influencé par l’art grec, le portrait romain se distingue par son réalisme et sa fonction sociale.
Pendant la période dite royale (753-509 av JC)mal connue, l’on ne trouve pas de portraits. Il faut attendre la République (509-27 av. J.-C.) où les portraits sont marqués par un souci de réalisme, appelé vérisme, à ne pas confondre avec le mouvement italien de la fin du 19ème siècle. Les traits du visage, tels que les rides, les cicatrices ou les asymétries, sont minutieusement reproduits pour refléter la personnalité, l’âge et l’expérience de la personne représentée. Cela souligne la vertu romaine de la gravitas (dignité et sérieux).
Les portraits servaient à glorifier les individus, en particulier les magistrats, sénateurs et empereurs. Ils étaient souvent utilisés pour exprimer l’autorité, la légitimité politique et la continuité dynastique. Les statues ou bustes étaient placés dans des lieux publics comme les forums ou dans des demeures privées pour rappeler les accomplissements de leurs propriétaires.
Sous la République il y une prédominance du vérisme, avec des portraits de citoyens ordinaires et de dirigeants valorisant l’austérité et l’expérience.
Sous Auguste, l’idéalisation s’intensifie, influencée par l’art grec. Les portraits impériaux combinent réalisme et idéalisation pour renforcer le caractère divin ou héroïque de l’empereur. Puis less portraits deviennent plus stylisés, avec une accentuation des symboles religieux et abstraits, annonçant l’art paléochrétien. A l »époque impériale.Les portraits étaient réalisés en divers matériaux : marbre, bronze, ivoire ou fresques. Les bustes étaient particulièrement populaires, mais on trouve aussi des statues en pied ou équestres.
Dans l’Antiquité grecque, le portrait occupe une place particulière, reflétant les valeurs sociales, politiques et esthétiques de la société. Contrairement à l’idée moderne d’un portrait visant à représenter fidèlement l’apparence individuelle d’une personne, les portraits grecs anciens avaient souvent une dimension idéalisée et symbolique.
Les premiers exemples de portraits grecs apparaissent à l‘époque archaïque (VIIe – VIe siècles av. J.-C.), où les statues dites kouroi et korai représentaient des figures idéalisées, souvent destinées à honorer des dieux ou des défunts. Ces sculptures ne cherchaient pas à capturer les traits spécifiques d’une personne, mais à incarner des idéaux de beauté et de jeunesse.
À l’époque classique (Ve – IVe siècles av. J.-C.), sous l’influence de sculpteurs tels que Phidias et Polyclète, les portraits commencent à intégrer des caractéristiques plus individualisées, bien que l’idéalisation reste dominante. Les héros, philosophes et dirigeants étaient souvent représentés dans des poses majestueuses, mettant en avant leur excellence morale et intellectuelle plutôt que leur apparence physique exacte.
C’est à l’époque hellénistique. (IVe – Ier siècles av. J.-C.) que le portrait réaliste prend son essor. Influencés par les bouleversements politiques et sociaux, les artistes commencent à s’intéresser davantage aux traits individuels et à l’expression des émotions. Les portraits de cette période, tels que ceux des rois comme Alexandre le Grand, mêlent réalisme et idéalisation, montrant à la fois la grandeur et la vulnérabilité humaine.
Le portrait et le visage occupaient une place essentielle dans l’art de l’Égypte ancienne, où ils servaient à immortaliser l’identité et le statut des individus. Les Égyptiens ne cherchaient pas à représenter un visage réaliste, mais plutôt une image idéalisée qui reflétait l’éternité et la perfection. Les traits du visage étaient souvent stylisés et symboliques, mettant en avant la jeunesse, la sérénité et la dignité. Les pharaons et les nobles étaient représentés avec des expressions calmes et intemporelles, souvent accompagnées d’insignes de pouvoir.
Ces portraits, sculptés ou peints, étaient destinés à garantir l’immortalité de l’âme dans l’au-delà, en servant de support à l’esprit du défunt (le « ka »). Ainsi, le visage dans l’art égyptien transcende la simple représentation physique pour devenir un symbole de vie éternelle. . En voici quelques exemples. Bien entendu, le plus souvent l’on ne connait pas le nom de l’artiste.
L’autoportrait, représentation de soi par l’artiste lui-même, est un genre artistique fascinant qui évolue en traversant les époques Il dépasse la simple imitation pour devenir un outil d’introspection, d’affirmation ou d’expérimentation.
Dans l’Antiquité, les artistes étaient souvent anonymes, et peu d’autoportraits sont documentés.
Pendant le Moyen Âge, l’art était principalement religieux, et l’artiste n’était pas considéré comme un individu créatif, mais comme un serviteur de Dieu. Cependant, certains artistes médiévaux intègrent discrètement leur visage dans des scènes religieuses, comme une signature visuelle. Il faut atteindre la fin du Moyen age pour trouver des autoportraits
Avec la Renaissance, l’humanisme replace l’individu au centre des préoccupations. Les artistes gagnent en reconnaissance et commencent à se représenter, affirmant leur rôle et leur statut. l’Allemand Albrecht Dürer, avec ses autoportraits minutieux et empreints de grandeur, est l’un des premiers à se représenter de manière autonome, affirmant son talent et son individualité. Il y a aussi le flamand Jan Van Eyck ou l’italien Léonard de Vinci et d’autres.
A partir du 16ème siècle l’autoportrait est un moyen pour l’artiste de se représenter sous un jour favorable. Le peintre se représente souvent avec des attributs liés à leur métier les pinceaux, les palettes, le chevalet. L’autoportrait aussi utilisé pour exprimer des états d’âme.
Au XIXe siècle, l’autoportrait connait un essor important. Il devient un moyen d’explorer les sentiments intérieurs et les états d’âme tourmentés.e Vincent van Gogh avec ses célèbres autoportraits, exprime ses émotions et son état mental, souvent marqué par la solitude et la souffrance. Avec l’invention de la photographie, certains artistes et les amateurs vont l’utiliser pour réaliser leur autoportrait.
Le XXe siècle voit une explosion de styles et d’expérimentations.L’autoportrait est un moyen pour l’artiste d’explorer ses émotions, ses pensées et son identité, son statut, sa singularité. Mais l’artiste ne cherche plus seulement à se représenter fidèlement, mais à explorer leur identité à travers des formes nouvelles. C’est ce que l’on observe dans le cubisme, le surréalisme, l’expressionnisme. Sans oublier le Pop-art et les autoportraits réalisés avec un Polaroïd
Le portrait est l’un des thèmes fondamentaux de l’histoire de l’homme et de l’art. La représentation de soi et de l’autre – l’ami, l’amante, le modèle, le personnage publique,- révèle la notion de dualité, narcissique ou philanthropique. De la Renaissance, où se définit plus clairement le sujet, jusqu’à la modernité où il subit des bouleversements formels, la quête incessante de la figure, du visage, se traduit de façon assez générale, par le désir de ressemblance ou de vraisemblance.
Le portrait, représentation artistique d’un individu, est une forme d’expression qui traverse les époques et les cultures. Que ce soit à travers la peinture, la sculpture, la photographie ou le numérique, le portrait reflète des évolutions artistiques, techniques et sociales.
Les premiers portraits remontent à l’Antiquité, où ils avaient une fonction souvent religieuse ou politique. Dans l’Égypte antique, les portraits servaient à immortaliser les pharaons et les dieux, comme en témoignent les sculptures et fresques. Ces œuvres étaient idéalisées, montrant des figures divinisées plutôt que réalistes.
En Grèce, les portraits idéalisés visaient à refléter l’harmonie et la perfection. À Rome, le portrait évolue vers un réalisme accru, notamment dans les bustes funéraires, qui mettaient en valeur les traits spécifiques des individus, symbolisant leur statut social et leur mémoire.
Durant le Moyen Âge, le portrait en temps que représentation d’une personne disparaît presque complétement. L’art est principalement au service de la religion. Les portraits sont souvent inclus dans des œuvres religieuses (icônes, fresques) et représentaient des saints ou des mécènes dans une posture de piété. L’individu était subordonné à la gloire de Dieu, et l’aspect symbolique prédominait sur le réalisme. Les visages étaient figés, les proportions peu respectées, et les expressions neutres. Cela reflétait l’idée que l’âme et non l’apparence physique était essentielle.
A la Renaissance, l’humanisme replace l’homme au centre des préoccupations. Le portrait devient un genre majeur, mettant en valeur la personnalité, les émotions et le statut social du modèle.
Des artistes comme Léonard de Vinci et Raphaël introduisent des techniques de la perspective, du clair-obscur et du sfumato, conférant aux portraits une profondeur et un réalisme sans précédent. Par exemple, « La Joconde »est célèbre pour son regard énigmatique et son rendu subtil.Les portraits servent souvent à affirmer le pouvoir et la richesse, comme en témoignent les œuvres du Titien ou d’ Holbein le jeune, qui immortalisaient les élites.
Au XVIIe siècle, le style baroque, en France, sous le règne de Louis XIV (1638-1715) sers à l’affirmation du pouvoir absolu du monarque. Son portrait officiel, en est la manifestation la plus flagrante. Le mouvement baroque est aussi significatif ailleurs en Europe, notamment en Flandres, en Italie et en Espagne
Au 19ème siècle, l’invention de la photographie dans les années 1830 transforme le portrait. Désormais, il est accessible à un plus grand nombre et permet de capturer avec précision les traits du modèle. Les portraits photographiques, tels que ceux de Nadar, démocratisent cette pratique.Les artistes vont réagir à la concurrence de la photographie en explorant de nouvelles voies. Les impressionnistes privilégient les émotions et les sensations, tandis que les expressionnistes se concentrent sur l’intériorité et les angoisses.
Hier samedi 18 janvier 2025 a eu lieu à partir de 18heures 30 le vernissage de la 7ème biennale des Aquarellistes en Nord.
Je présente le reportage photos réalisé par André Verdière, notre reporter accrédité depuis le début de notre aventure, par ailleurs époux d’Anne Verdière membre de notre groupe.
Et sous l’album photo est proposée, en vidéo, la visite de la septième biennale des Aquarellistes en Nord
Les Arts en prisons jouent un rôle essentiel dans la réhabilitation des détenus placés « sous main de justice » Ils apportent des moyens d’expression, de développement personnel et de réinsertion sociale. Ils ne se limitent pas à une activité récréative . Ils peuvent jouer un rôle important dans le processus de réhabilitation,. En effet, ils peuvent aider les détenus volontaires à se reconstruire, à se reconnecter avec eux-mêmes et avec la société.
Les arts en prison peuvent prendre la forme d’Atelier de peinture et de dessins, de confection collective de fresques murales, de photographie. Cela permet aux détenus de développer leur créativité et de communiquer leurs émotions à travers des œuvres.
Il y a aussi la possibilité, encadrés par des comédiens de monter des pièces de théâtre. Cela développe la confiance en soi, la gestion des émotions et les compétences relationnelles. cf film Un triomphe (+) sorti en 2020 d’Emmanuel Courcol le réalisateur en 2024 d’ En fanfare
Existent également des ateliers de danse. Ils offrent un moyen d’exprimer des émotions complexes et favorisent la conscience corporelle. La musique a aussi sa place dans des cours , des concerts, des chorales ou l’écriture de chansons.: Ces activités stimulent la concentration et permettent aux détenus de s’investir dans un projet créatif.
Enfin existent également des ateliers d’écriture qui ouvrent à la poésie, à l’écriture de les nouvelles ou même des journaux ou blogs personnels. Ils permettent aux détenus de structurer leurs pensées et de réfléchir sur eux-mêmes. De même les clubs de lecture encouragent les échanges et l’enrichissement intellectuel. Il faut préciser que les actions entreprises, compte tenu des durées d’incarcération ne sont pas les mêmes en maison d’arrêt, , centre de détention et maison centrale
Un rapport paru en 1997, soir il y a 28 ans intitulé l’Action culturelle en milieu pénitentiaire faisait un analyse des données quantitatives sur les programmes d »insertion par les arts. Il ne semble pas qu’un autre rapport ait été rédigé depuis.
Parmi les expériences d’Arts en Prison, il y a notamment : Wake up café implanté en Ile de France, à Nantes, Marseille, Lyon, etc = art-exprim association basée à Paris = Art & Prison = Cinq années d’insertion d’Olivier Brunhes = Théâtre en prison » où des compagnies montent des spectacles avec les détenus, souvent présentés à des publics extérieurs.
En Grande-Bretagne « Prison Arts Foundation« propose des ateliers artistiques pour les détenus, avec des expositions publiques des œuvres. Aux États-Unis « Arts in Corrections » : Programme qui offre des ateliers artistiques variés pour améliorer le bien-être des détenus.
Une charte pour l’éducation artistique et culturelle a été établie. En note liminaire il est précisé que l’éducation nationale a pour mission d’apporter une culture humaniste à tous les élèves et de développer leur formation sensible au travers des pratiques artistiques. Cela passe par l’éducation artistique et culturelle et la valorisation des enseignements de langues et cultures de l’Antiquité. Parce qu’ils nous font mieux appréhender le monde, parce qu’ils participent de l’épanouissement des élèves et qu’ils sont les facteurs essentiels d’une véritable égalité des chances, les arts et la culture sont au cœur de l’École. Depuis 2017, le ministère porte cette politique au rang de ses priorités en complément des savoirs fondamentaux.
Les activités artistiques scolaires et péri-scolaires contribuent à donner aux enfants e confiance en leurs capacités. Elles créent davantage du lien social, développe leur concentration, permet d’évacuer les émotions négatives de la journée, favorise l’audace et la créativité, améliore leur bien-être émotionnel.
Parmi les pratiques artistiques il y a notamment, les arts plastiques, peinture, dessin, modelage, collages, les arts du spectacle et de la scène. Arts manuels. … Arts visuels tel que la photographie, et numériques.,l’immersion musicale, les rencontres d’artistes, les visites de musées.
En combinant l’art et la santé dans le cadre scolaire, les institutions éducatives favorisent non seulement le développement des compétences artistiques des élèves, mais aussi leur bien-être physique et mental, contribuant ainsi à une éducation holistique et équilibrée.
En France un peu plus de 15 millions de personnes sont retraitées. Parmi elles, une peu moins d’un million vivent dans une maisons de retraite dont environ 800.000 dans un Ehpad. C’est l’introduction des arts dans le champ des établissements d’hébergement pour personnes âgées, que l’on va s’intéresser.
Certaines de ces structures, ont été accusées de maltraitance envers leurs résidents. L’on peut penser que l’entrée des Arts dans leurs établissements n’était pas leur préoccupation première. Ce sont les autres, souvent du secteur associatif, qui vont attirer notre attention.
L’intégration des arts dans les maisons de retraite (EHPAD) a pris une importance croissante ces dernières années. Ces initiatives visent à améliorer la qualité de vie des résidents, à stimuler leurs capacités cognitives et à favoriser les interactions sociales.
Dans le meilleur des mondes, les programmes de stimulation-cognitive permettent de mobiliser la mémoire, la concentration et la réflexion, notamment chez les personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer. La création artistique favorise la libération d’endorphines, réduit le stress, l’anxiété et la dépression et renforce le lien social.
Parmi les réalisations, parfois en liaison avec des écoles et association, peuvent-être réalisés, des ateliers d’arts plastiques, de théâtre, de chant, de musicothérapie, de danse et aussi la pratique de l’art-thérapie
Lorsque qu’est évoqué l’art à l’hôpital, c’est d’abord l’Art-Thérapie qui s’impose d’abord. Cependant d’autres approches sont développées en milieu hospitalier ou encore dans les Maison de retraite. Parmi elles des initiatives qui permettent d’améliorer, l’accueil et le cadre de vie des patients et des soignants.
Une association comme art dans la cité propose des œuvres d’art, innovantes et durables pour tous les espaces des établissements de soins.Ceci pour améliorer les conditions d’accueil et de séjour à l’hôpital. En sollicitant les émotions, la créativité et la contemplation apportent plus d’humanité et accompagnent alors harmonieusement le parcours de soins patients/soignants.
Dans cette ligne a été développé le système audio-visuel Illuminart Ce dispositif interactif et immersif, nomade, est conçu pour les chambres et les espaces de soins de l’hôpital.Le système projette des contenus artistiques, interactifs et immersifs, choisis par l’utilisateur, associant le visuel, le sonore
il a été tout d’abord été expérimenté dans les « chambres bulles » des services d’ onco hématologie pédiatrique, puis déployé, depuis 2017, dans tous les services des hôpitaux, et pour tous les publics.
Par ailleurs à l’initiative de l’État a été créé le « dispositif Culture et Santé » (*) qui vise notamment à encourager le développement de partenariats singuliers entre les professionnels de la culture, de la santé, les publics et les œuvres, et la production de nouveaux dialogues et points de vue riches d’enseignements partagés dans ces domaines, Ces projets sont mis en place par le « Responsable culturel en Hôpital. » (*)
Projections immersives
La danse à l’Hôpital -Pôle Culture & Santé en Nouvelle-Aquitaine
L’on sait de nos jours que visiter un musée, regarder une œuvre d’art en conscience, c’est bon pour la santé .L’art a des effets profonds et variés sur les personnes qui le contemplent, visitent un musée ou assistent à une exposition. On parle de muséothérapie . Mais ce peut-être une exposition temporaire, la visite d’un atelier d’artiste ou encore une fresque du street-art.
Elle donne l’opportunité d’appréhender l’Histoire de l’Art, les techniques créatives. Cette contemplation peut apporter de nouvelles idées et encourager des façons originales de penser ou de résoudre des problèmes. La visite des musées a des effets bénéfiques sur la mémoire.
L’art engage le cerveau dans des processus complexes, tels que l’interprétation, l’analyse ou la recherche de significations. La démarche par la découverte des des styles artistiques variés, des époques et des cultures enrichit les perspectives personnelles.
Mais comment réagit notre cerveau ? Les neurosciences cognitives nous apprennent que face à une œuvre d’art, nous activons nos « neurones miroirs », également appelés « neurones empathiques ». Ceux-ci jouent un rôle dans la cognition sociale, notamment dans l’apprentissage par imitation, mais aussi dans les processus affectifs, tel l’empathie.
Une étude menée parla London University a utilisé des IRM fonctionnelles pour démontrer que regarder des œuvres d’art active les mêmes zones du cerveau associées à la sensation de plaisir que lorsque l’on écoute de la musique ou que l’on tombe amoureux. Les œuvres d’art activent le cortex préfrontal et les circuits neuronaux liés à la récompense, augmentant ainsi les niveaux de dopamine (hormone du plaisir). Un autre enquête a montré que 79 % des participants se sentaient détendus après une visite au musée.
Une recherche de l’Université de Westminster (2019) a révélé que visiter un musée ou une galerie réduit les sentiments d’isolement, surtout chez les personnes âgées. Les neurosciences ont montré que regarder des œuvres représentant des émotions humaines stimule les zones du cerveau liées à l’empathie et aux interactions sociales.
Une étude publiée dans The British Medical Journal -BMJ(2019) a révélé que les personnes qui visitent régulièrement des musées ou des galeries ont 31 % moins de risques de mourir prématurément. Cela pourrait être dû à la réduction du stress et à l’augmentation de l’activité cognitive.
Une étude canadienne (2017) a observé une diminution des symptômes dépressifs chez des patients ayant participé à des visites guidées de musées. Les programmes d’art adaptés aux personnes atteintes d’Alzheimer ou de démence (comme le projet « Meet Me at MoMA« ) montrent une amélioration de l’humeur et de l’interaction sociale. Des expériences de muséothérapie sont développées en France, notamment par le Palais des Beaux-arts de Lille = au Palais de Tokyo = à l’Institut du Monde arabe
En somme, l’art enrichit non seulement l’esprit, mais aussi l’âme et le bien-être global. Les musées et expositions ne sont pas simplement des espaces culturels, mais de véritables sanctuaires pour l’épanouissement personnel. Les bienfaits de l’art sur ceux qui le contemplent ne sont pas uniquement subjectifs : ils reposent sur des bases neuroscientifiques solides. Qu’il s’agisse d’améliorer la santé mentale, de stimuler la cognition ou de renforcer les liens sociaux, l’art a un impact mesurable et positif sur la qualité de vie.