Arts & Visages – 64/.. Portrait impressionniste en Amérique latine

L’impressionnisme arrive en Amérique latine par le biais des artistes qui voyagent et se forment en Europe, notamment à Paris àla fin du 19ème siècle.C’est surtout dans les grandes capitales (Buenos Aires, Rio, Montevideo, Caracas) que ces mouvements ont eu un impact notable.

Be
aucoup de peintres latino-américains ont intégré des éléments impressionnistes dans le portrait, tout en les mêlant à des traditions locales ou à des courants comme le réalisme et le romantisme.Le portrait impressionniste latino-américain est souvent plus intimiste, parfois plus bourgeois, et moins radical que chez les Français. Il est aussi plus tardif

Voici une liste de peintres impressionnistes latino-américains qui ont peint des portraits.
Argentine Fernando Fader = Ramón Silva
Brésil Eliseu Visconti= Belmiro de Almeida
Chili Alfredo Valenzuela Puelma = Pedro Lira
Cuba Leopoldo Romañach = Pérou Teófilo Castillo
Uruguay Pedro Figari =+ Carlos Federico Sáez
Venezuela Arturo Michelena = Armando Reverón

Fernando Fader -Mazamorra
Eliseu Visconti – Maternité
Belmiro de Almeida – Vieil_Artiste
Alfredo_Valenzuela_Puelma – Jeune femme au béret rouge
Pédro Lira – Au balcon
Leopoldo Romanach – Paysans
Teófilo Castillo Guas Portrait de Juan-Silvano Godoy
Carlos Federico Sáez_-_Portrait de Sir J.C.M
Arturo Michelena – Joyeuse compagnie
armando Reveron – Portrait femme

Arts & Visages -63/.. portraits impressionnistes en Amérique du Nord

En France, des jeunes artistes américains et canadiens se tournent vers la pratique de la peinture en plein air. Chaque été, ils quittent Paris et les académies pour la campagne. Ils se rassemblent , en colonies, dans des villages comme Grez-sur-Loing, Pont-Aven et surtout Giverny (*) où Claude Monet s’est installé en 1883.

De retour outre-atlantique, ces artistes vont entre les années 1890 et 1910 amener cette nouvelle façon d’aborder la peinture en l’adaptant à leur continent. C’est l‘impressionnisme américain mais aussi celui des peintres canadiens.

Pendant cette période l’Amérique du Nord vit une véritable effervescence artistique. Le portrait impressionniste s’y développe en lien direct avec les grands courants venus de France,Le portrait impressionniste nord-américain s’est ainsi situé à la croisée des chemins.

Les artistes nord-américains n’ont pas simplement imité l’impressionnisme français ; ils l’ont adapté à leurs contextes, leurs commanditaires et leur sensibilité, contribuant à faire émerger une voix artistique originale. Ils ont allié l’élégance européenne et le réalisme psychologique, l’influence de la modernité urbaine, une quête d’identité propre à un continent jeune, en pleine transformation.

Parmi les peintres impressionnistes américains un certain nombre ont réalisé des portraits et notamment Cecilia Beaux= Frank Weston Benson =Mary Cassatt=William Merritt Chase
Joseph DeCamp =Childe Hassam = Philip Leslie Hale = Robert Henri
= Willard Metcalf=Theodore Robinson=John Singer Sargent
Edmund Tarbell =John Henry Twachtman ==Julian Alden Weir

Chez les impressionnistes canadiens il y a eu
William Blair Bruce=Laura Muntz Lyall = James Wilson Morrice
= Helen McNicoll =Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté

Cecilia Beaux – Madame Théodore Roosevelt et sa fille Ethel,
Mary Cassatt -, Portrait de jeune femme au chapeau blanc
William Merritt Chase – L’estampe japonaise
Joseph DeCamp – La femme au chapeau noir
Willard Leroy Metcalf – Jeune femme
john-singer-sargent – Mme Fiske Warem et sa fille Rachel
Edmund Tarbell – Jeune femme
William Blair Bruce – Mère et son enfant à Giverny
Laura_Muntz_Lyall – Lecture
James Wilson Morrice – Blanche Baume
Helen McNicoll – A l’ombre de l’arbre
=Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté – Portrait de femme

Arts & Visages -62/.. portraits impressionnistes d’Europe

L’impressionnisme, né en France dans les années 1870, est souvent associé à des figures comme notamment Monet, Renoir ou Degas,. Mais ce mouvement s’est rapidement diffusé à travers l’Europe, où il a trouvé des interprètes originaux, notamment dans le domaine du portrait.

Après les premières expositions impressionnistes à Paris, le mouvement s’est exporté grâce aux voyages d’artistes, aux expositions internationales et aux échanges culturels.

En Europe, des peintres ont repris la technique impressionniste (coups de pinceau libres, effets de lumière, couleurs vibrantes) mais l’ont appliquée selon leurs traditions nationales et leurs sensibilités personnelles.Le portrait, forme traditionnelle et respectée, a été un terrain fertile pour expérimenter cette nouvelle esthétique.

Malgré leurs différences, ces artistes partagent un intérêt pour la lumière naturelle et l’instantané, des coups de pinceau visibles et rapides, Une recherche d’atmosphère plutôt qu’un strict réalisme.Une sensibilité psychologique du modèle, plus que la simple ressemblance.

Un certain nombre d’artistes des différents pays européens ont émergé et certains sont devenus célèbres. Ils étaient souvent d’abord paysagistes, peignaient des scènes de genre et aussi, parfois exclusivement des portraits.

Parmi eux l’on peut citer
Les britanniques Charles Conder = Walter Sickert =Philip Wilson Steer = =Henry Herbert La Thangue
Les néerlandais Isaac Israëls et le cercle impressionniste d’Amsterdam
Willem Bastiaan Tholen= Willem de Zwart =George Hendrik Breitner= Willem Witsen
Les belges (*) Théo van Rysselberghe Emile Claus =Anna Boch =Georges Lemmen
Les allemands Lovis Corinth –=Max Liebermann = Lesser Ury =Wilhelm Trübner
les autrichiens Theodor von Hörmann –=Carl Moll
Les espagnols Joaquín Sorolla = Darío de Regoyos =Ignacio Pinazo Camarlench
Les italiens Giuseppe De Nittis =Federico Zandomeneghi
Telemaco Signorini ==Silvestro Lega membre des Macchiaioli =Giovanni Boldini
Le Suédois Anders Zorn =Carl Larsson =–les danois Peder Severin Krøyer =Laurits Tuxen
==Michael Peter Ancher, membres des Peintres de Skagen
Les suisses =Félix Vallotton =Cuno Amiet = Giovanni Giacometti
Les russes Konstantin Korovin = Valentin Serov = La polonaise Olga Boznańska
Les australiens Tom Roberts =Arthur Streeton = Membres de l’Heidelberg School

Henry Herbert La Thangue – Jeune femme au chapeau
Walter Richard Sickert – Portrait de Sir_Hugh_Walpole
Willem de Zwart – Jeune femme en blanc
Isaac Israls – au café
Théo van Rysselberghe l- Lheure du thé
Lovis Corinth – Portrait de Centa Bré
Max_Liebermann – Portrait de Martha_Liebermann, artiste peintre
Joaquin_Sorolla_Marche sur la plage
Ignacio Pinazo Camarlench – Enfant de chœur jouant du tambourin
Giuseppe De Nittis – Journée d’hiver
Giovanni Boldini – Portrait de Giuseppe Verdi
Andres Zorn -Portrait de Frieda Schiff-Warburg
Michael Peter Ancher – Portrait de la peintre Helga Ancher,
Giovanni_Giacometti (le père) – Portrait d’Annetta
Valentin Serov – Portrait de Mika Morozov à4 ans
Olga Boznanska – Femme à la blouse blanche
Tom Robers – La femme en gris

Arts & Visages – 61/.. Le portrait impressionniste français

C’est vers 1860 que nait en réaction à l’académisme le mouvement ‘impressionnisme. . Le développement du réseau ferroviaire va amener les artistes dans la campagne et la forêt. Ils vont peindre en plein air sur le motif. Subjugués par la lumière naturelle ils la traitent par touches fragmentées dans des tonalités claires. La commercialisation des pigments en tubes leur permettent de restituer « leurs impressions » directement sur la toile, hors de leur atelier. Cette nouvelle approche les amène aussi à peindre en groupe au sein de colonies artistiques.

On le sait, le paysage occupe dans leurs œuvres une place centrale, chez les impressionnistes. Cependant un certain nombre d’entre-eux et plus souvent d’entre-elles ont réalisé des portraits impressionnistes plein d’une sensibilité nouvelle.

Le peintre recherche les effets de lumière, la spontanéité et la perception subjective du paysage comme du modèle plutôt que la stricte ressemblance et l’idéalisation.La représentation de l’instant et du mouvement, Le portraitiste s’intéresse d’avantage à la capture d’une atmosphère plutôt que d’une stricte ressemblance. La demande de portrait est généralement celle dd’un milieu aisé et urbain.

Les principaux portraitistes français de la mouvance impressionnistes ont été
Frédéric Bazille =Gustave Caillebotte= Edgar Degas= =Eva Gonzalès =
Armand Guillaumin =Berthe Morisot= Claude Monet= Auguste Renoir
et aussi surtout paysagistes : Paul Cézanne =Camille Pissarro =Alfred Sisley
et Édouard Manet qui père du mouvement ne pensait pas en faire partie

Frédéric Bazille – Vue de village (sic)
Gustave Caillebotte – Portraits de campagne
Edgar Degas – L’absinthe
Berthe Morisot – Deux jeunes filles
Auguste Renoir – Margot
Pissarro Camille -Le jeune fille à baguette
Édouard Manet – Portrait de Stéphane Mallarmé



Arts & Visages – 60/.. – Portrait chez les préraphaélites.

Le mouvement préraphaélite est essentiellement britannique, Il naît en 1848 avec la fondation de la Pre-Raphaelite Brotherhood (PRB) Leur idéal : revenir à la sincérité, la précision et l’intensité de la peinture médiévale et du début de la Renaissance.

Les préraphaélites peignent des portraits réalistes, poétiques, mystérieux, sensuels de grande précision. Les personnages sont idéalisés en référence à la mythologie, à la bible, à la littérature.

Ont appartenu à cette mouvance Dante Gabriel Rossetti =John Everett Millais , = William Holman Hunt =Edward Burne-Jones= Ford Madox Brown= Frederick Sandys =Marie Spartali Stillman. Leurs modèles les plus célèbres ont été Elizabeth Siddal,(peintre et modèle) Jane Morris, Fanny Cornforth.

Ce mouvement va inspirer les symbolistes comme Fernand Khnopff et Gustave Moreau. Les Nazaréens en Allemagne ou encore Tranquillo Cremona, italien de la Scapigliatura. ET aussi dans l‘art nouveau Aubrey Beardsley ou Gustav Klimt. Par contre il n’y a aucune connexité avec les Nabis et Arts & Crafts

Dante Gabriel Rossetti – La maîtresse de Fazio
Millais_john_Everett – Jeune fille en bord de la mer
William Holman Hunt – Femme dans son intérieur
Edward Burne-JonesLady Frances Balfour
Ford Madox Brown – Portrait de son épouse Emma
Frederick Sandys, – Mirande
Marie Spartali Stillman.- Jeune femme à la colombe
Elisabeth Siddal – Autoportrait

Arts & Visage – 59/.. – Portrait réaliste en Amérique latine

Au cours du 19ᵉ siècle, l’Amérique latine connaît de profondes mutations politiques et sociales, liées aux luttes d’indépendance et à la construction des jeunes nations.

Dans une région marquée par l’héritage colonial espagnol et portugais, la peinture de portrait avait longtemps été dominée par l’imagerie religieuse et baroque.Les écoles de beaux-arts naissantes (Rio de Janeiro, Mexico, Santiago, Buenos Aires) et les voyages d’artistes vers l’Italie ou la France diffusent ces nouveaux modèles esthétiques.

Le portrait réaliste en Amérique latine au 19ᵉ siècle dépasse le simple exercice académique. Il contribue à la définition des identités nationales en représentant les élites, les héros de l’indépendance, les intellectuels, mais aussi les métis, les femmes et les classes populaires. Il s’agit souvent d’un art engagé dans les processus de modernisation et d’institutionnalisation culturelle. C’est aussi un vecteur d’ascension sociale, de mémoire civique ainsi que d’exploration ethnographique et nationale. On parle pour cette approche du Costumbrismo.

Les artistes s’attachent à représenter avec fidélité les traits du modèle, ses vêtements, ses bijoux , Ils utilisent la lumière pour accentuer le volume et la matérialité. Bien qu’influencé par l’art académique européen il s’adaptent aux particularités locales.

Voici quelques portraitistes réalistes notables de cette période :
Les mexicains José Agustín Arrieta = Félix Parra = Santiago Rebull
Les chiliens Raymundo Monvoisin= Pedro Lira Rencoret =
Les argentains Candido López = Carlos Morel =
Prilidiano Pueyrredón,Eduardo Sívori,
Les brésiliens Pedro Américo = Victor Meirelles=Rodolfo Amoedo =Manuel de Araújo Porto-Alegre
Les péruviens Pancho Fierro =José Gil de Castro Y Morales
Les colombiens Epifanio Garay =Ricardo Acevedo Bernal
Les vénézuéliens Martín Tovar y Tovar =Antonio Herrera Toro

Agustin Arieta – Portrait de la famille du Général Don Felipe Codallos
Felix_Parra -Galileo Galilei démontrant ses nouvelles théories astronomiques
Santiago Rebull – Portait de l’Empereur Maximilien et Charlotte
Raymondo Montvoisin – Portrait d‘ Andrés Bello
Pedro Lira – Femme du peuple
Candido Lopez – Portrait du Président Bartolomé Mitre
Carlos_Morel – Portrait de Don Florencio Escardó
=Manuel de Araújo Porto-Alegre -Portrait de Pierre 1er du Brésil
José Gil de Castro‐ Portrait de Bernardo_de_Torre_Tagle
Ricardo Bernal – Portrait de Simon Bolivar
Antonio Herrera Toro – La femme roumaine ?



Arts & Visages -58/.. – Portait réaliste Nord-Américain

Au XIXe siècle, alors que l’Europe est secouée par le romantisme, le réalisme et les grands mouvements révolutionnaires, l’Amérique du Nord – et plus précisément les États-Unis – forge son identité artistique dans un climat de modernisation rapide, d’expansion territoriale et de bouleversements sociaux. Dans ce contexte, le portrait réaliste devient un genre central, témoin intime des aspirations d’une société en pleine mutation.

Le réalisme nord-américain émerge en réaction aux idéalisations romantiques. Il s’agit de représenter les sujets avec sincérité, sans embellissement, dans toute leur humanité. Ce souci de véracité n’est pas que plastique : il traduit une volonté de documenter, d’honorer la diversité sociale et culturelle d’une Amérique en pleine expansion.

Avec l’essor de la classe moyenne, le portrait réaliste devient un outil de reconnaissance sociale. Les notables, entrepreneurs, médecins, avocats et femmes de la bonne société commandent des portraits pour affirmer leur statut. Les peintres les représentent dans des intérieurs sobres, souvent en habits du quotidien, avec une attention minutieuse aux traits du visage, au regard, aux mains – autant de signes de caractère.

Cependant dès les années 1840, l’invention du daguerréotype révolutionne le portrait. Plus accessible, plus rapide, la photographie bouleverse le marché. Les peintres s’adaptent : certains s’en inspirent pour leurs compositions, d’autres se reconvertissent. Mais le portrait peint garde un statut particulier, plus durable, plus intime, souvent plus flatteur.

À la fin du siècle, le réalisme prend une tournure plus psychologique. L’artiste ne se contente plus de représenter fidèlement l’apparence : il cherche à suggérer la vie intérieure. Le regard devient plus introspectif, l’arrière-plan plus épuré, les couleurs plus subtiles

Parmi les portraitistes réalistes américains il y a eu notamment : Thomas Sully = George Caleb Bingham = Thomas Eakins = Rembrandt Peale = Eastman Johnson = John Singer Sargent = William Morris Hunt =

Et parmi les canadiens : Paul Kane = John Arthur Fraser = Robert Harris = Charlotte Schreiber

George Caleb Bingham – John Quincy Adams –
Thomas Sully – Portrait d’ Andrew Jackson,
= Thomas Eakins = Portrait d’ Annie C. Lochrey-Husson
Rembrandt Peale – Portrait de Thomas Jefferson
Eastman_Johnson_-_Portrait de son épouse
John Singer Sargent – Portrait de Winifred Duchesse de Portland,
William Morris Hunt – Paysanne
Paul Kane – Mah-Min
John Arthur Frazer –Alice Starr Chipman-Tilley,
Robert Harris – Portrait d’Henry Morgan
Charlotte Schreiber- Femme au chapeau

Arts & visages -57/.. – Portrait réaliste des Balkans

Le XIXᵉ siècle marque une période de profondes mutations dans les Balkans : affaiblissement de l’Empire ottoman, affirmation des identités nationales, modernisation sociale et culturelle. Dans ce contexte, la peinture de portrait prend un essor inédit, portée par des artistes qui adoptent les principes du réalisme occidental, tout en les adaptant aux particularités locales.

Ces portraitistes jouent un rôle fondamental dans la constitution d’un art national moderne, ancré dans l’observation du réel et la valorisation de la figure humaine.

De nombreux artistes originaires des Balkans se forment dans les grandes académies européennes : Munich, Vienne, Paris ou encore Saint-Pétersbourg. Cette formation leur donne accès aux techniques du réalisme pictural, très en vogue au milieu du XIXᵉ siècle, qui privilégie l’étude attentive des traits humains, des expressions psychologiques, des vêtements et du cadre social.

Dans les Balkans du XIXᵉ siècle, le portrait réaliste ne se limite pas à une imitation de l’art occidental. Il devient le support d’une identité en devenir, un vecteur de reconnaissance sociale et nationale. En montrant des notables, des patriotes, des intellectuels, ces artistes racontent une histoire visuelle de l’émancipation culturelle.

Voici une liste des artistes réalistes originaires des Balkans :
Les serbes Uroš Knežević = Đura Jakšić =Nikola Aleksić =Stevan Todorović = Toma Rosandić
Les croates Vlaho Bukovac = Ferdo Quiquerez
Hugo Conrad von Hötzendorf =Josip Račić =Paja Jovanović
Les bulgares Stanislav Dospevski = Ivan Mrkvička =Georgi Danchov
Les roumains Theodor Aman =Nicolae Grigorescu =Carol Popp de Szathmári =Gheorghe Tattarescu
Le slovène Matej Sternen = Le bosniaque Gabrijel Jurkić
Les grecs =Constantinos Parthenis =Nikiforos Lytras = Spyridon Prosalentis =Dionysios Tsokos

Uroš Knežević – prince Alexandre Karađorđević
Đura Jakšić – Portrait de Mileva Zorić
Stevan Todorović – Portrait de Nathalie de Serbie
Josip_Račić – Femme en noir
Ivan Mrkvicka – Portrait d’ Amalia Gravilova
Nicolae Grigorescu – Jeune paysanne
Konstantinos Parthémis – Portrait de Sophia Laskaridou

Arts & Visages – 56.. – Portrait réaliste russe

Au XIXe siècle, la Russie connaît de profonds bouleversements : montée de la conscience sociale, réformes libérales,comme l’abolition du servage en 1861, développement de la classe bourgeoise, expansion culturelle…

Le XIXe siècle est un tournant majeur dans l’histoire de l’art russe.En effet, ces changements stimulent une quête de vérité dans les arts. L’influence des penseurs humanistes et des écrivains comme Gogol, Tourgueniev ou Tolstoï favorise une peinture engagée, tournée vers l’homme et sa condition réelle.

Après les influences classiques et romantiques du début du siècle, une nouvelle génération d’artistes émerge avec une volonté forte de représenter la réalité sociale et psychologique de leur époque. Le mouvement réalisme russe , trouve dans le portrait un terrain d’expression privilégié. Plus qu’un simple exercice de style, le portrait réaliste russe devient une enquête visuelle sur la vérité humaine et sociale.Le portrait cesse d’être un attribut aristocratique ou un simple symbole de statut. Il devient un miroir de la société, dans ses contrastes, ses douleurs, mais aussi ses dignités silencieuses. les artistes s’attachent à montrer la vérité d’une époque, notamment les figures du peuple, des intellectuels ou des marginaux.

Le peintre n’utilise aucun embellissement, aucun artifice. Les rides, les cernes, la fatigue sont représentés sans détour. Le portrait devient une analyse de caractère. Le regard, la posture, la lumière expriment des sentiments, des tensions intérieures.Les arrière-plans sont neutres, discrets, éclairage doux,
Le groupe des Ambulants, en russe Peredvijniki, fondé en 1870, est au cœur de cette transformation. Ces artistes rompent avec l’Académie impériale des beaux-arts, jugée trop rigide et déconnectée de la réalité. Ils organisent des expositions itinérantes à travers la Russie, rendant l’art accessible à un large public.

Parmi les peintres réalistes russes également portraitistes il y a eu notamment : Ilia Répine =Ivan Kramskoï= Vassili Perov =Nikolaï Gay= Vladimir Makovski = Grigori Miassoïedov = Nikolai Yaroshenko = Vassili Sourikov== Alexander Ivanov

Ilia Repine – La femme blonde (Tevashova)
Ilia Repine – Portrait de Rimsky Korsakov
Ivan Nikolayevich Kramskoi – Portrait de Anna Vollova
Ivan Nikolaevich Kramskoy – Portrait de Léon Tolstoï
Vassili Perov- Troika
Nikolaï Gay Portrait d’ Yelena Likhachova
Vladimir Makovski – L’optimiste et le pessimiste
Vlladimir Makovsky – Alexi Ivanovitch Strelkovsky
Grigori Myasoedov – Seul à seul ou le jeu d’échecs
Nikolai_Aleksandrovich_Yaroshenko_ Portrait de Vladimir_Soloviov
Vassili Sourikov – Portrait d’ A. N Tretyakova
Alexander Ivanov – Portrait de Vittoria Caldoni

Arts & visages – 55/.. – Portrait réaliste ibérique

Au XIXe siècle, la péninsule ibérique traverse d’importants bouleversements politiques et sociaux. L’Espagne et le Portugal, pris dans les soubresauts des guerres napoléoniennes, des révolutions libérales et des conflits internes, voient aussi leur paysage artistique évoluer en profondeur. Le portrait réaliste, en particulier, s’impose comme un miroir de ces sociétés en mutation, combinant héritage classique et recherche d’une vérité humaine nouvelle.

En Espagne comme au Portugal, les artistes du XIXe siècle héritent d’une tradition picturale profondément marquée par le Siècle d’or. Diego Velázquez et Francisco de Zurbaránsont encore des références majeures, notamment par leur manière de représenter les figures avec sobriété et densité psychologique. Ce legs influence durablement la pratique du portrait.

Le XIXe siècle inaugure une rupture, un moment de bascule. On assiste à la montée du libéralisme, au développement de la bourgeoisie et à l’effondrement progressif des structures monarchiques traditionnelles en Espagne mais aussi au Portugal.

Les artistes cherchent donc à représenter leurs contemporains dans leur individualité authentique, réaliste Ils vont dépasser la simple ressemblance physique. Le portait devient un lieu d’interrogation sur l’identité, le statut social, les émotions et parfois même les contradictions internes des modèles.

Les principaux peintres qui ont réalisé des portraits réalistes sont en Espagne :Francisco de Goya = Federico de Madrazo = Joaquín Sorolla= Antonio María Esquivel = Luis de Madrazo = José Casado del Alisal = Eduardo Rosales =Ignacio Pinazo Camarlench

Et au Portugal : Columbano Bordalo Pinheiro =Miguel Ângelo Lupi = Henrique Pousão = João Cristino da Silva = José Malhoa

Francisco de Goya – Les jeunes
-FraLa Famille du duc d’Osuna
Francisco de Goya –La Maja nue (*)
Federico de_Madrazo y Kuntz – Portrait d ‘Amèlia de Vilanova i Nadal-_
Joaquin Sorolla y Bastida – Jeune italienne aux fleurs
Joaquin Sorolla- Maria Sorolla
Antonio Mara Esquivel – Portrait du chanteur Ronconi
José Casado del Alisal – Manola
Eduardo Rosales – Comtesse de Santovenia
Ignacio Pinazo Camarlench – enfant de chœur jouant du tambourin
Columbano Bordalo Pinheiro -Portrait d‘Antero de Quintal
=Miguel Ângelo Lupi – Portrait du duc d’Avila é Bolama
Henrique Pousão – La dame en noir
João_Cristino_da_Silva -Jeune garçon
José Malhoa – Clara la lavandière.




Arts & visages – 54/.. – Portrait réaliste autrichien

Le Congrès de Vienne en 1815 est pour l’Autriche une période très faste avec la constitution de l’Empire d’Autriche et en 1867 de l’Empire Austro-Hongrois. L’influence de l’Autriche , sous le ministère du Chancelier Metternich est alors importante.

Si l’Autriche ne connaît pas une rupture aussi radicale que la France ou l’Allemagne dans l’approche du réalisme, elle développe une école du portrait raffinée, nourrie d’académisme, mais ouverte à une subtile exploration de l’intériorité.

L’Autriche impériale, et plus particulièrement Vienne, reste au XIXe siècle une capitale de la représentation officielle. Les portraits de cour dominent encore dans la première moitié du siècle. L’art reste soumis aux exigences de représentation sociale : hiérarchie, costume, fonction. Dans ce contexte, le portrait réaliste s’impose comme un genre central, où l’art du paraître se confronte progressivement à une exigence de vérité psychologique.

Le mouvement Biedermeier (1815–1848), propre à l’aire germanophone, marque une étape cruciale. Ce style, qui valorise , le « bon vieux temps, la vie privée, le confort domestique et la clarté formelle, trouve un écho fort dans le portrait. Loin des scènes historiques ou mythologiques, les artistes biedermeier s’attachent à représenter l’individu dans son environnement quotidien, sans emphase.

Parmi les portraitistes autrichiens notables il y a eu Friedrich von Amerling = Franz Xaver Winterhalter = Ferdinand Georg Waldmüller =Anton Romako = Gustav Klimt à ses débuts = Joseph Danhauser= Leopold Kupelwieser = Johann Baptist Reiter = Franz Eybl = August von Pettenkofen= Eduard Charlemont = Rudolf von Alt

Friedrich von Amerling – Empereur François II d’Autriche
Friedrich von Amerling_-Marie Freiin Vesque von Puettlingen
Winterhalter, Franz-Xaver – Louis-Philippe Ier, roi des Français
Franz Xaver Winterhalter -La duchesse de Montmorency
Ferdinand Georg Waldmüller – Ludwig von Beethoven
Anton Romako – Elisabeth_von_Nast-Kolb
Gustav Klimt – Jeune fille assise
Karl Ludwig von Littroww et son épouse
Eduard_Charlemont – un verre pour le batteur
Leopold Kupelwieser – Portrait de l‘archiduc jean d’Autriche
August XaverKarl von Pettenkofen – Pauvresse
Leopold Kupelwieser, – Albert, Moritz et Leopold von Neuwall
Johann-Baptist Reiter – l’aubergiste Barbara_Meyer

La 12ème rencontre USK France s’est tenue à Lyon en juin

C’est le collectif des croqueurs urbains lyonnais autrement dit les « Urban Sketchers » qui a accueilli à Lyon leurs homologue de toute la France du 7-8 et 9 juin 2025 pour la 12ème rencontre d’ USK France membre de la communauté mondiale des Urban Sketchers ( + wikipédia )

En marge de ce weekend, un concours était organisé par Hahnemüehle le fournisseurs de papier d’art.
En voici les gagnants : : Karine Saunier et 19 autres Goé LH =Nathalie Delarge Dionis = Giselle Bianchi =Sarah Plage =Try Stan =Martine Pittet=Mona Edulesco Art =Caroline Hicks=Chantal Ninou=Sophie Brunelin=Regine Galland=Nathalie Lefebvre=Severine Colmet Daage=Marie du Plessis=Christine Wantz=Mihaela Ogescu=Solène Héry =Katy-anna Gibbe =Gwénola Guidé =

Quelques uns des dessins gagnants

La première biennale de Saint-Priest (Rhône)

Voici le genèse de la 1ère Biennale d’Aquarelle de Saint-Priest, telle que ses responsables me l’on exposé. Plutôt que de résumer ce texte, j’ai préféré le publié ici en totalité, sauf à y introduire quelques liens

 » L’Association d’Intérêt Local de Manissieux, la Fouillouse, mi plaine est une association de Saint-Priest (Rhône) qui fête ce mois de juin 2025 ses 60 printemps. Elle compte plus de 450 adhérents.La section aquarelle a eu 20 ans au mois de janvier 2025; elle propose 5 cours hebdomadaires où les 60 adhérents passionnés d’aquarelle se retrouvent autour de leur professeur. La section propose également des cours de carnet de croquis, des stages autour d’artistes aquarellistes qu’elle invite. L’année se termine par une exposition des réalisations des adhérents.En 2023, la section aquarelle, portée par Brigitte Paillier son professeur, a proposé à l’AIL d’organiser une Biennale d’Aquarelle .

Nos objectifs: Pareille animation n’existe pas sur l’Est Lyonnais et nous voulons créer un moment où se rencontreront peintres professionnels et amateurs..Nous souhaitons favoriser les liens sociaux autour de l’art par une ouverture à un large public.

L’AIL s’est engagée dans le projet avec enthousiasme tout comme le Maire de Saint-Priest, Monsieur Gascon, qui est notre fervent soutien. Ce dernier a suggéré que les enfants de Saint-Priest participent également à ce projet; les enfants de 8 groupes scolaires, exposeront leurs réalisations sur le thème des émotions (l’expo des gones) qui se mêleront aux tableaux des adultes.

Outre la ville de Saint-Priest, plusieurs sponsors nous apportent leur aide: Aquarelle et pinceaux et le géant des beaux arts. Nous avons noué également un partenariat avec l‘école Brassart de Lyon, une école de Design graphique. Ses étudiants nous ont apporté un regard neuf pour la création des affiches, logo, site Internet et sur la mise en scène de l’évènement.

Pour cette première édition, nous avons souhaité privilégier des artistes professionnels régionaux; une vingtaine ont répondu à notre appel; pas de comité de sélection cette année.Les artistes amateurs quant à eux sont soumis à un comité de sélection; 26 ont déjà été retenus. »

Je rappelle que cette première biennale se tiendra les 10-11 et 12 octobre
à Saint-Priest (69800) à l‘Espace Mosaïque

L’Art de l’aquarelle n° 65

Le numéro 65 de l’Art de l’aquarelle est disponible.Il débute par l’analyse des œuvres primées par L ‘American watercolor society – AWS, à savoir celles des américains Dan Mitchell = Andy Evansen des chinois Yan Liang = Jianzhong Zhou. Puis vient la rubrique sur l’actualité des salons et des artistes.

Ce sont ensuite les Rencontres avec la chinoise Michelle Lin et ses bouquets = les américaines Annette Smith et ses portraits = Chris Krupinski et ses fruits = Laurie Golsdtein-Warren et ses verreries = Mary Jansen et ses oiseaux = l’américain Michael Holter et ses structures rouillées = la française résidant en Allemagne Christine Berelison-Esser et ses fleurs lumineuses +les britanniques Nicholas Poullis installé dans l’Hérault et ses élèvements architecturaux = Cathy Veale et ses paysages côtiers du Dorset .

Pour conclure, des « fiches outils » pour composer des paysages proposés par le britannique Lancelot Richarson

Donc une livraison essentiellement anglophone , Heureusement il y a un album (portfolio en anglais) consacré au trentenaire français Alexis Le Borgne.

Arts & Visages – 53/.. – Portrait réaliste en Belgique et aux Pays-bas

Le congrès de Vienne (1815), avait réuni en un même royaume les Pays-Bas et la Belgique, L’indépendance de la Belgique s’établie en 1830, Les arts vont alors être un vecteur de l’éveil-de-la-nation-belge, Les deux pays, comme partout en Europe vont vivre la révolution industrielle les transformations profondes de la société,

Le réalisme belge et néerlandais du XIXe siècle s’inscrit dans une longue tradition picturale. Les artistes regardent vers leurs illustres prédécesseurs —le néerlandais Rembrandt, les anversois Frans Hals et Rubens — non pour en copier le style, mais pour en raviver l’esprit d’observation. Le jeu subtil des lumières, l’attention aux tissus, aux rides, à la carnation : ces éléments, déjà chers aux maîtres du XVIIe siècle, trouvent une nouvelle vie sous le pinceau des réalistes du XIXe.

Les portraits réalistes du XIXe siècle se distinguent par leur volonté de vérité. Ils ne flattent pas. Ils montrent. Ils révèlent. Ainsi, les visages ne sont pas idéalisés : les cernes, les rides, les regards las ou pénétrants sont représentés avec la même intensité que les accessoires ou les décors. Le modèle n’est pas un symbole, c’est une personne — un individu saisi dans sa réalité sociale et psychologique.

Parmi les portraitistes il y a eu les belges Charles de Groux né à Comines = Constantin Meunier = Eugène Laermans, =Antoine Wiertz =Louis Gallait =Joseph Stallaert =Théodore-Joseph Canneel =Alfred Stevens = Certains sont à la frontière du symbolisme comme Léon Frédéric ou Fernand Khnopff

Et du coté des Pays-bas il y a eu notamment Jozef Israëls et son fils Isaac Israëls =Hendrik Willem Mesdag =Thérèse Schwartze =David Bles

Charles de Groux – Honoré de Balzac
Charles de Groux – Richard Wagner
Constantin Meunier – Portrait de Théo Van Rysselberghe
Eugèbe Laermans – Le vieux jardinier
Eugène Laermans – les émigrants
Antoine_Joseph_Wiertz – Maria Mertens
Louis Gallait – La femme et la fille du peintre –
Joseph Stalllaert – Femme endormie
Alfred Stevens – Portrait Sarah Bernhardt.
Léon Frédéric – Jeunes paysans
Fernand Khnopff- Je ferme ma porte sur moi-même
Jozef Israël – Femme de pécheur
Isaac Israël – Jeune fille lisant sur un divan
Hendrik Willem Mesdag – Maria Hermina épouse de Menno de Limburg Stirum
Thérèse-Schwartze – Le botaniste Hugo-de-Vries
David Bles – Le repos

Arts & visage – 52/.. Portrait réaliste allemand

Au XIXᵉ siècle, l’Allemagne connaît une série de bouleversements politiques, sociaux et culturels majeurs : l’effondrement du Saint-Empire romain germanique, les guerres napoléoniennes, l’unification allemande en 1871, mais aussi l’essor du nationalisme, de la bourgeoisie et de la pensée philosophique et scientifique. Ce contexte agité façonne profondément la production artistique, notamment le portrait, qui devient un lieu d’affirmation identitaire, sociale et existentielle.

Le réalisme s’impose progressivement à partir des années 1840-1850, en réponse à une volonté d’ancrer l’art dans le vécu quotidien, à rendre compte de la réalité sociale.Le portrait réaliste, en particulier, devient un outil privilégié pour explorer les tensions entre l’individu et son époque.

Le portrait réaliste allemand adopte une sobriété formelle et une précision minutieuse, souvent influencée par la peinture flamande du XVIIᵉ siècle.Dans les portraits réalistes allemands, le regard du modèle est souvent grave, pensif, comme suspendu dans une tension psychologique. Le fond est souvent neutre ou discret, concentrant toute l’attention sur le visage et la présence.

Influencé par les académies et cercles artistiques de Munich, Berlin et Düsseldorf, le portrait devient dans les milieux bourgeois et scientifiques un marqueur de respectabilité, C’est un instrument de transmission de l’image de soi dans la société industrielle émergente.

Les portraitistes réalistes allemands notables ont été notamment :Wilhelm Leibl =Franz von Lenbach = Adolf Menzel = Karl Gussow = Anton von Werner = Gabriel Ritter von Max = Fritz von Uhde = Max Liebermann = Wilhelm Trübner = Hans Thoma

Wilhelm_Leibl – Femme au chiffon de tête blanc
Wilhelm Leibl – Couple improbable
Franz von Lenbach – Marion fille de l’artiste
Franz von Lenbach – Portrait de Richard_Wagner
Adolph Menzel – Prince Otto von Bismarck
Adolph Menzel – Karoline Arnold, baronne Treusch von Buttlar-Brandenfels
Karl Gussow – Portrait d’une dame au chapeau
Karl Gussow- Miadame Hedwig-Woworsky née Heckmann
Anton von Werner – Le Congrès de Berlin
Anton von Werner – Portrait de Guillaume II
Gabriel Ritter von Max – Le miroir
Gabriel Ritter von Max – L’anatomiste
Fritz von Uhde – Portrait de la danseuse Thérèse Karl
Max Liebermann -Jeanette Onnes van Nijenrode-Cockuijt
Wilhelm-Trubner- Tête de gorgone
Wilhelm Trübner – Portrait de Karl Schuch .

Arts & Visage – 51/.. Portrait réaliste italien

Au XIXe siècle, l’Italie traverse une période de profondes mutations : politiques, sociales, et esthétiques. Marqué par le Risorgimento – mouvement d’unification nationale – et par les bouleversements de l’ère industrielle,

Le pays voit aussi naître une peinture plus attentive au réel, à la vie quotidienne, et surtout à l’individu. Dans ce contexte, le portrait réaliste s’impose comme un genre de premier plan, combinant finesse psychologique et observation du monde contemporain.

Le réalisme, en Italie, ne se résume pas à une école unique comme c’est le cas en France avec Courbet. Il prend plusieurs visages selon les régions, les influences et les objectifs des artistes. En matière de portrait, il s’agit moins d’une rupture violente que d’une évolution progressive : on quitte les figures idéalisées du néoclassicisme pour s’ancrer dans la vérité des visages, des chairs, des regards.

Le portrait réaliste italien n’a pas pour but d’idéaliser ou de flatter, mais de rendre compte de la vérité du visage humain, de ses marques de vie, de sa singularité. Il conjugue finesse d’exécution et sincérité du regard. Le modèle y est à la fois un individu et un miroir de son époque.Les modèles ne sont plus seulement des aristocrates ou des figures mythologiques : ce sont aussi des bourgeois, des intellectuels, des patriotes des artistes, des femmes et leurs enfants, voire des paysans.

Les figures majeures du portrait réaliste italien sont notamment Giovanni Fattori, lui et plusieurs autres ont fait partie des Macchiaioli = qui annonce d’impressionnisme = Antonio Mancini =Domenico Morelli =Federico Faruffini =Giuseppe Pellizza da Volpedo =Vincenzo Cabianca =Giovanni Boldini =Tranquillo Cremona,membre de la Scapigliatura =Mosè Bianchi

Giovanni Fattori – Portrait de la femme du peintre
Giovanni Fattori – Portrait d’Augusta Cecci-Siccoli
Antonio Mancini – Femme avec un encrier
Antonio Mancini – Le père de l’artiste
Domenico_Morelli –Francesco_Nullo, lieutenant de Garibaldi
Dominico Morelli – Thérèse de Gas soeur d’Edgar
FedericoFaruffini – La lectrice
Giuseppe Pellizza – Santina Negri – Mémoire d’une douleur
Vincenzo Cabianca- Portrait d’une nonne
Giovanni_Boldini_- Portrait de Madame R.L.
Tranquillo Cremona – Camillo Cavour
Mosé Bianchi – Flora

5ème salon d’aquarelle de Saint-Égrève

5ème salon de Saint-Égrève (près de Grenoble)
du 11 au 22 juin 2025
Artistes invités : la carnettiste Alice Raconte = le bédéiste Tommy Redolfi = l’illustrateur Marco Lallemant -entourés des artistes régionaux
Aloys Andreo =Francis Bernard = Béatrice Chanard= Régis Coulomb = Annie Lemaire =Pauline Panel =Pascale Ronayette-Tortech= Umberto Rossini =Marie Tholozan =Guy tournier = Komlan Videgla

2ème festival d’aquarelle de Bresse-Saône

Le second festival d’aquarelle de Bresse & Saône
se tient à Église Romane de Saint-André-de-Bâgé (Allier)
du 14 au 18 juin 2025
Artistes exposants
Violaine Abbatucci =Emmanuelle Germaneau =Corinne Izquierdo
Valery Kruchkovski =Amanda Lapierre Ibanez =Éric Laurent
Alexis Leborgne =Nicolas Lopez = Théo Sauer =Lessia Scafi
En marge du salon sont proposés des animations et des stages


Arts & Visages -50/.. Le portrait réaliste britannique

Au XIXe siècle, la Grande-Bretagne connaît une transformation artistique majeure, marquée par l’émergence du réalisme dans le domaine du portrait. Ce mouvement s’inscrit dans règne victorien(1837–1901) C’est une période caractérisée la révolution industrielle, une expansion coloniale et une structure sociale hiérarchisée.

L’art du portrait, longtemps réservé à l’aristocratie, s’ouvre désormais à la bourgeoisie montante, qui cherche à affirmer son statut social à travers des représentations fidèles et dignes d’elle-même.Il devient un véritable miroir de la société britannique du XIXe siècle. Il traduit les valeurs de respectabilité, de discipline et d’ascension sociale, tout en laissant transparaître les tensions intérieures d’une époque marquée par de profonds changements. Il incarne aussi l’individualisme croissant et la volonté de laisser une trace durable de soi.

L’artiste cherche à représenter le modèle avec exactitude, sans idéalisation excessive et à capter non seulement les traits physiques, mais aussi la personnalité, les émotions et le statut social de la personne. La pose devient plus naturelle, le regard plus introspectif, et les décors sont souvent révélateurs de la profession ou des goûts du modèle. Il s’intéresse aussi aux effets de la lumière et aux textures, Les tissus, les cheveux, la carnation sont minutieusement reproduits. Cette attention aux détails reflète une influence de la science positiviste et des avancées dans la compréhension de l’anatomie humaine.

L’invention de la photographie dans les années 1830-1840 bouleverse l’art du portrait. Les artistes ne peuvent plus se contenter de reproduire simplement les traits physiques : la peinture doit désormais offrir quelque chose de plus – une profondeur psychologique, une mise en scène symbolique, une touche d’interprétation personnelle. Cela pousse le portrait réaliste vers une dimension plus introspective et artistique.

Les artistes les plus représentatifs de ce courant ont été notamment
Thomas Lawrence entre romantisme et réalisme =William Charles Ross = John Everett Millais un des fondateurs du mouvement préraphaélite= George Frederic Watts = mais aussi = William Etty =Richard Dadd = Ford Madox Brown = George Richmond =Frank Holl = Walter William Ouless = Philip Hermogenes Calderon

Thomas Lawrence – Lady Maria Conyngham
John Evereet Millais -Alice Sophia Caroline Wortley.
William Charles Ross – Jane Digby Lady Ellenborough
Richard Dadd Portrait d‘Alexander Morison
William Etty – Elizabeth Potts
Ford George Madox – William Michael Rossetti
George Frederic Watts – Portrait d‘Ellen Terry
Walter William Ouless – Portrait de Robert W. Darwin
Philip Hermogenes Calderon -; Margaret
Frank Hell – Portrait de Lord Thomas Brassey

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Brueghel & Van Balen, artistes & complices au Musée de Flandre à Cassel

Le Musée de Flandre à Cassel (Nord)
présente jusqu’au 28 septembre 2025
Brueghel & Van Balen, artistes & complices

Jan Brueghel l’Ancien (1568-1625) dit Brueghel de velours est dernier fils du grand Pieter Bruegel l’Ancien (1535-1569),est un peintre baroque flamand. Orphelin à un an, il est initié à la peinture par sa grand-mère, la miniaturiste, Marie de Bessemers, veuve de Pieter Coecke van Aelst. Grace à un sens de la couleur et à une touche précise il est spécialiste des paysages, des fleurs, des fruits et des animaux,


Une amitié étroite l’unissaut à Pierre-Pau Rubens. Mais il était aussi très proche de son ami, élève , collaborateur et voisin Hendrick van Balen, Cet artiste aujourd’hui méconnu eut pourtant une brillante carrière. Il a peint des retables d’églises et des tableaux plus intimistes prenant pour sujet la mythologie ou la Bible. Très souvent les deux amis, intervenaient sur une même oeuvre, Brueghel se chargeait du paysage, des fleurs, des fruits, des petits animaux et Van Balen des personnages.

L’actuelle exposition du Musée de Flandre met à l’honneur le fruit de la relation nouée entre les deux artistes.

Jan Brueghel l’ancien – La bataille d’Issus
Brueghel & Van Balen -Allégorie des cinq sens
Brueghel & Van Balen – Banquet
Hendrick van Balen – Europa_maitrisant un taureau
Brueghel l’ancien – l’Adoration des mages

Pratique des Arts n°181

Le n° 181 de Pratique des Arts s’ouvre sur la rubrique consacrée aux des salons et aux expositions muséales. Suit un dossier sur trois approches du portait par Jane Beata à l’aquarelle, Ilene Gienger au pastel et Oliver Sin au fusain.

Voici les rencontres avec les huilistes Carol Maguire et Sheila Davis de Ray Balkwill et Didier Valhère , James Bartholomew adeptes de la technique mixte, l’aquarelliste Birgit O’Connor. sans oublier Tida Anaibar qui peint des animaux avec du café, liquide ou solide. C’est original, mais elle aurait le même résultat si elle utilisait du brou de noix.

Et pour compléter le carnettiste Fabien Denoël, par ailleurs les Urban Sketchers sont mis à l’honneur, en marge de leur 12ème rencontre qui se déroulera à Lyon les 7,8 et9 juin 2025.

Il y a aussi un reportage de 4 page, quel privilège !, du futur salon de Saint-Yrieix-la-Perche, qui va se tenir du 19 juillet au 27 août 2025. Ainsi qu’un publi-reportage de la marque Lefranc-Bourgeois qui met en avant deux artistes, qui bien entendu utilisent ses produits : Agnès Cecile et Kelly Anna

Et pour terminer l’habituel « guide pratique » avec les tests par Jean-Marie Vincent, des aquarelles Horodan naturals de Schmincke = Un port de Marseille à l’aquarelle par Jean-François Arnaud = une pochade à l’aquarelle et à la gouache de Sennelier par Jean-Marie Salanson = toujours à l’aquarelle le carnet de voyage de Sandra Roussy-Menia = des musiciens à la peinture acrylique par Daniel Germain = une jaguar jaune , croquis coloré par Sylvain Cnudde = la gravure sur Tetra Pak par Florence Tedeschi = peindre des coquelicots rouge pourpre par Estelle Léa S.

Arts & Visages – 49/.. – Le portrait réaliste français

Le mouvement du réalisme qui s’affirme vers 1848, s’oppose aux excès de l’idéalisme romantique pour représenter la vie telle qu’elle est. Dans le domaine du portrait, cela se traduit par une représentation sincère et parfois crue des individus, au-delà des conventions académiques. La révolution de 1848 et l’émergence de la conscience sociale changent la donne : on veut représenter le vrai, y compris les couches populaires et les aspects moins flatteurs de la condition humaine.

Le portrait devient un outil pour montrer la réalité d’un individu dans son époque, sans chercher à la sublimer. L’artiste peint les rides, les traits marqués, les regards las ou interrogateurs.Les poses sont naturelles, souvent frontales, sans symbolisme excessif. Il peint : un paysan, un ouvrier ou une vieille femme avec autant d’attention qu’un aristocrate. Le personnage est installé sur un fond neutre , en vêtements vêtements du quotidien dans des tons terreux, avec une lumière diffuse,

Les peintres réalistes ne cherchent pas à rivaliser avec la photographie naissante, Il vont exprimer l’intériorité, l’humanité profonde. Leurs contemporains jugent parfois ces portraits, vulgaires,

Parmi les peintres qui ont réalisé des portraits il y avant notamment : Alexandre Antigna = Rosa Bonheur
= Jules Breton =François Bonvin =Camille Corot = Gustave Courbet=,Honoré Daumier, Jean-François Millet, Léon Bonnat, Jean-Baptiste Carpeau =Constantin Guys = Henri Fantin-LatourDésiré François Laugée= Alphonse Legros =Édouard Manet= Jean-François Raffaëlli, Léon Lhermitte

Gustave Courbet – Le désespéré
Gustave Courbet – La belle Irlandaise
Alexandre Antigna – Portrait d’enfant
Jules Breton – Les amies
Rosa Bonheur – Autoportrait
François Bonvin – Servante tirant de l’eau
Honoré Daumier – L’avocat et son client
Honoré Daumier
Jean-François Millet – le semeur
Jean-François Millet – Portrait d’ Armand Ono, ami du peintre
Jean-François Millet – Louise-Antoinette Feuardent
Léon Bonnat _ Portrait de Victor Hugo
Henri Fantin-Latour – Charlotte Dubourg, belle-sœur de l’artiste
Léon Bonnat – Portrait de Marguerite Steinheil ( cf.l’affaire Steinheil )
Jean-François Raffaëlli – Portrait de Gustave Geffroy,
Constantin Guys – Femmes au balcon
Désiré François LaugéePaul-Donatien Malezieux
Alfonse Legros – Portrait de femme
Edouard Manet – Portrait de M. et Mme Auguste Manet

Le photographe Sebastião Salgado vient de mourir

Le grand reporter-photographe franco-brésilien Sebastião Salgado est décédé hier 23 mai à l’age de 81 ans. Il était célèbre pour ses photos en noir et blanc des conflits du monde ainsi que des désastres écologiques de la forêt amazonienne. Il était membre de l’Académie des Beaux-arts depuis 2016.

Une grande exposition lui est actuellement consacrée à l’espace culturel « Les franciscaines » de Deauville. Il était venu récemment sur les ondes de France Info présenter le travail de son fils Rodrigo, trisomique et peintre, créateur de vitraux. Un exposition lui est consacrée du 27 mai au 10 septembre 2025 dans l’atelier Simon-Marq. Celui-ci est installé dans l’ancienne église du Sacré-Cœur à Reims,

Rodrigo Salgado


L’art déco à cent ans – 1/.. Dans les Hauts-de-France.

La ville de Saint-Quentin (Aisne) célèbre le centenaire de l’Art nouveau
avec l’exposition » L’élégance et la Modernité »
depuis le 17 mai et jusqu’au 21 septembre 2025
au Palais de l’Art déco14, rue de la Sellerie à Saint-Quentin

Les origines de L’Art déco remontent aux années 1910. Mais après la 1ère Guerre mondiale, au cours des année folles entre 1920 et 1929 que le mouvement artistique de l‘Art déco trouve son épanouissement. Alors pourquoi célébrer le centenaire en 2025 et non en 2010.

En fait c’est le 28 avril 1925 que le Président Gaston Doumer a inauguré à Paris, autour des Grand et Petit Palais L’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes .

Le Musée des Arts décoratif de Paris quant à lui célèbrera ce centenaire du 21 octobre 2025 au 22 février 2026. Et un peu partout en France des expositions sont organisées en cette année 1925 pour célébrer ce centenaire.
Je me propose de consacrer plusieurs billets en parcourant les expositions par régions . Je débute par les Hauts-de-France où se déploient notamment le Printemps de l’Art Déco. En effet la région, durement sinistrée pendant la 1ère guerre mondiale a du se reconstruire. Aussi les architectes mandatés par les villes ont édifié beaucoup de bâtiments dans le style art déco.
C’est par exemple le cas de Roubaix et sa piscine devenue un musée réputé = Lille = Lens et de sa gare et les Grands bureaux des Houillères = Chauny et des fresques de ses villas = Bruay-la-Buissière et sa piscine et aussi Amiens = Arras =Calais = Boulogne sur Mer = Croix = le Douaisis = le Cambrésis