Les mouvements artistiques de 1800 à aujourd'hui +Les arts visuels depuis l'Antiquité jusqu'à l'orée du 19ème siècle.LesTechniques, manifestations, artistes, biographies, répertoires , carnets de liens + et bien d'autres choses
Le n° 48 de l’Art de l’aquarelle débute par le concours des lecteurs et la page consacré au lauréat du numéro précédent, ici André Farnier. Il se poursuit avec l’Actualité des artistes et des salons.
L’ Oupeinpo réunit ses membres non pour produire ou discuter des œuvres. Il s’intéresse aux outils de création. Ils définissent des méthodes, dispositifs, manipulations, structures formelles appelées « contraintes oupeinpiennes ». Ces contraintes sont soit des obligations de moyens, des procédures ou des obligations de résultats en fixant des formes. Elles peuvent aussi à voir avec les mathématiques
L’Oupeinpo conçoit des expériences imaginaires dans lesquelles sont poussées des équations jusqu’au point de rupture. Ceci afin de ménager des replis, des vides, des excroissances. D’y ménager des aires de jeu ou de tricherie
Le Déconstructivisme ou Nouvelle architecture moderne est un autre mouvement architectural qui s’installe à la même époque. Il a des motivations comparables. Né dans les années 1990 le terme n’implique pas la démolition. Il exprime les contradictions, les dilemmes ou les conflits de la ville, reflets de la société et de la culture actuelle. Les approches complexes dérangent par leur façon de concevoir les configurations spatiales déroutantes.
The Bad painting, que l’on peut traduire par mauvaise peinture, n’est pas à proprement parler un mouvement mais un style artistique figuratif né aux États-Unis. On doit ce nom à Marcia Tucker, fondatrice en 1977 du New Museum of contemporary art de New-York. L’année suivante elle organise une exposition qu’elle nomme Bad painting. Pour elle , le terme de «mauvaise» peinture n’est pas péjoratif. Cette approche est à la fois drôle et émouvante, et souvent scandaleuse dans son mépris des normes du bon goût. C’est pour Marcia Tucker une façon d’ouvrir d’autres horizons pour l’Art
Ces artistes figuratifs utilisent les techniques des arts de la rue : graffitis, les pochoirs, affiches. Ils s’inspirent de l’art visuel punk, de la peinture afro-américaine et hispano-américaine. Ils s’opposent ainsi à l’art minimaliste et à l’art conceptuel. Le style volontairement « sale » et négligé peut se comparer avec la figuration libre. Du reste la Bad Painting est parfois considérée comme un précurseur du mouvement plus large du néo-expressionnisme
Les membres de Metacosa n’ont pas une unité de style. Par contre, ils partagent l’intuition que le véritable défi de l’art est de se confronter à nouveau au contenu de l’œuvre au travers d’une approche figurative explicite, mais surtout pas théorisée. Ils n’ont donc jamais publié de manifeste. Métacosa viendrait de metafisico la métaphysique
Die Neuen Wilden Les nouveaux sauvages ou encore – Les nouveaux Fauves en référence aux Fauves de l’orée du 20ème siècle, est un groupe d’artistes figuratifs allemand et autrichien, actif dans les années 1970-1980. Il émerge à Berlin mais aussi à Cologne sous le nom de Mülheimer Freiheit du nom de la rue ou ils sont basés.
La peinture des nouveaux fauves se caractérise par l’insouciance, l’hédonisme, des couleurs vives, parfois violentes et des coups de pinceau rapides et larges. Ils n’adhèrent ou plutôt s’opposent à l’ art minimal et à l’art conceptuel . Il sont dans la ligne de la Bad painting aux USA = le Figuration libre en France = la Transavantgardia en Italie.
Les artistes du mouvement intègrent dans leurs œuvres, aux couleurs vives, des éléments de la bande dessinée et des graffitis . Leurs personnages sont caricaturés De nombreuses expositions sont organisées pendant près de deux décennies Un certain nombre d’artistes de la rue sont considérés parfois comme faisant partie de cette mouvance
Ces peintres figuratifs et symbolistes prônent l’usage de la peinture et du dessin . Ils utilisent des couleurs joyeuses. Ils rejettent l’idée d’un progrès dans l’art.Leurs thèmes trouvent des racines dans les œuvres du passé. Les artistes représentent des figures poétiques, grotesques ou mythiques. Ils peignent des portraits réalistes, imaginaires ou allégoriques, des représentations mythologiques, religieuses et narratives.
The New spirit painting n’est pas un mouvement artistique. Il fait référence à la résurgence de la peinture expressionniste vers 1980. C’est un terme largement utilisé en Grande-Bretagne. Et c C’est d’abord le titre d’une exposition organisée en 1981 organisée par Norman Rosenthal à la Royal Academy of Arts de Londres.
Au début des années 80, la pertinence de la peinture est remise en question. À l’échelle internationale, les nouveaux médiums tels que la photographie, la vidéo et l’installation dominent la scène artistique. De plus, les critiques d’art qui comptent comme Clement Greenberg . L’orthodoxie, c’est l’expressionnisme abstrait. Les œuvres figuratives qui expriment un point de vue personnel ou politique sont alors considérées comme rétrogrades. New Spirit in Painting a suscité l’intérêt renouvelé du monde de l’art pour le médium. Et cette exposition a été une « rampe de lancement « d’artistes alors inconnus et bien entendu d’autres reconnus. La plupart de ces artistes sont figuratifs et peuvent se rattacher au néo-expressionnisme (cf billet 453 A )
Il est utile, pour comprendre l‘art aborigène contemporain, de convoquer le passé.Les spécialistes pensent que les ancêtres des aborigènes sont venus d’Asie, il y a environ 40 000 ans, à pied sec, Ils ont à cette époque profité d’une baisse du niveau des mers entre l’Asie et l’Australie. Ils étaient organisés en tribus nomades.
Puis pendant toute la période de « colonisation » (+) ils ont été longtemps « concentrés », pour ne pas dire « parqués », dans les régions septentrionales, dans des réserves appelées « communautés » . Ils ignoraient toute forme d’écriture et la transmission du savoir était orale. La peinture rupestre, corporelle, celle sur les écorces ou sur le sable, ont toujours joué un rôle très important dans les cérémonies initiatiques du rite de passage ou Walkout. Les représentations picturales, évoquent le Dreamtime ou le Temps du rêve et la transmission du savoir entre les anciens et ceux qui sont initiés.
Dès 1934, le peintre australien Rex Batterbee enseigne, la peinture des paysages à l’aquarelle, à quelques artistes comme Albert Namatjira. Mais l’on reste dans la culture occidentale.
Mais c’est àGeoffrey Bardon,professeur de dessin, que l’on doit en 1971-1972, d’avoir initié la renaissance de l’art aborigène. Il a d’abord intéressé des adolescents puis des adultes de Papunya au nord est d’Alice Spring. Ceux-ci souhaitaient retrouver, préserver et de transmettre leur patrimoine culturel et artistique menacé. Leurs œuvres sont réalisées à la peinture acrylique, tout d’abord sur carton, puis sur toile. Ainsi est né Papunya Tula à la fois mouvement et coopérative d’artistes
L’essentiel des peintures sur toile reprend les motifs du « Temps du Rêve » : évocation des Grands Ancêtres, des sites liés à leur commémoration et de cérémonies sacrées organisées autour de points d’eau… Héritière des peintures rupestres, sur le sol et sur écorce, la peinture sur toile en reprend les symboles. Chaque symbole, renvoie à une codification esthétique précise. Enfin l’antique peinture sur sable influence la technique pointilliste dite « peinture à points ». La pratique picturale est très tactile, c’est, un art du toucher et de la matière.
L’école de Saint-Soleil est un mouvement pictural créé par Maud Robart et Jean-Claude Garoute alias Tiga. C’est d’abord un atelier communautaire. A partir de 1973 nos deux instigateurs rassemblent des habitants de Pétion-Ville près de Port-au-Prince. Les participants n’ont alors aucune formation artistique. Ils sont agriculteur,maçon, plombier, femme de ménage. Ces peintres naïfs sont inspirés par le syncrétisme vaudou .Le talent d’un certain nombre d’entre-eux va s’épanouir.
L’intérêt de ce foyer artistique est reconnu par André Malraux, ministre de la culture lors de sa venue à Soisson-la-Montagne en 1975. Il en ressort fasciné par ce qu’il a vu. Son texte dans l’Intemporel, va assurer une reconnaissance internationale à l’école de Saint Soleil. Mais elle est dissoute en 1978. Le groupe informel dit des cinq soleils va poursuivre l’œuvre entreprise
The post-minimalism / Postminimalisme , n’est pas à proprement parlé un mouvement, mais une tendance artistique. Le terme a été employé en 1971 par le critique d’art Robert Pincus-Witten . Il entendait désigner, dans le domaine des arts visuels et de la musique, le prolongement du minimalisme. Une autre approche est également évoquée l’ Antiform. Dans les arts visuels, les œuvres postminimalistes représentent généralement des objets du quotidien, des matériaux basique et une esthétique épurée.
L’Art visionnaire ou Visionnary Art n’est pas une exclusivité française, loin s’en faut.. Il a bien sur eu en France le mouvement visionnaire promu par Michel Random .Mais ce domaine artistique est partagé dans de nombreux pays. Mes recherches m’ont permis de dresser une liste non exhaustive des pratiquants de cet art. En cliquant sur les liens hypertextes l’on découvre tout un univers figuratif . . . mais éloigné du réel.
Le critique d’art Michel Random est à l’origine du mouvement visionnaire qu’il lance à l’occasion d’une exposition organisée en 1976 à la Galerie Michèle Broutta spécialisée dans les estampes. Elle rassemblait des artistes passionnés de gravure.qui se rencontrent chez Michèle Broutta ou à la galerie Bernier. Dans la foulée, Michel Random réalise un film d’une heure . Puis avec le même titre : « l’art visionnaire » un ouvrage en 1979
Les œuvres des artistes qu’il fédère sous le vocable d‘art visionnaire sont souvent influencées par les maîtres anciens comme William Blake, Hieronymus Bosch, Rodolphe Bresdin, Gustave Moreau ou encore Odilon Redon. Elles sont abstraites. L’artiste exprime à sa manière sa vision intérieure éloignée du monde réel. Il ne doit pas être confondu avec l ’art fantastique , tourné vers le rêve, l’horreur et la science fiction. Il ne faut pas non plus confondre l’Art visionnaire avec l’Art brut qui est le fait de personnes n’ayant pas reçu de formation artistique.
C’est moins vrai pour les Black Panters mouvement révolutionnaire et non pas artistique. Aussi, le W.W.A. a eu pour but d’amener les femmes artistes noires à une réelle autonomie. Elles se distinguent aussi du mouvement de libération de la femme qui défend la cause des femmes blanches. Le groupe fait la promotion de l’art auprès de la communauté afro-américaine. Il organise des ateliers dans les écoles, les prisons de femmes et aussi d’hommes et les centres culturels.
C’est une exposition nommée Where we at au Printemps 1971 qui rassemblait dans la galerie de Nigel Jackson 14 artistes noires qui est à l’origine de ce mouvement noir et féministe.
Finish Fetish ou fétichisme de la finition est le nom donné par John Coplans peintre et rédacteur en chef du magazine d »art contemporain Artforum. Ce n’est pas à proprement parler un mouvement, mais plutôt un style qui a la simplicité et l’abstraction du minimalisme. Mais aussi les couleurs vives des publicités détournées du Pop art.
Les artistes peintres et sculpteurs utilisent des résines, peintures et plastiques, et des procédés de fabrication issus de l’industrie. Les œuvres rappellent souvent les automobiles, les planches de surf colorées
Pour officialiser cette nouvelle compétence, vient d’être publié un album de B.D. Cet ouvrage retrace le déroulement de quelques procès célèbres. Ce Droit de l’Art se forme peu à peu dans les prétoires dès la fin du 19ème siècle.
Pour illustrer le propos sont passés en revue quelques affaires qui ont été importante dans l’évolution du Droit de l’Art :
A partir de 1973, on utilise en Europe le terme Hyper-Réalisme / hyperrealism inventé par le galeriste belge Isy Brachot. Les artistes présentent le plus souvent des scènes terre-à-terre du quotidien mais aussi des portraits. Ils sont au delà de la réalité. Ils imitent la photographique mais ,en supprimant des détails. Leurs œuvres ne traduisent aucune émotion.Le style est dans la précision. Certains artistes comme Denis Peterson, Latif Maulan et Gottfried Helnwein avaient une démarche de contestation politique.
Pour réaliser leurs œuvres les artistes utilisent souvent des retro-projecteurs, des épiscopes. La photographie originale sers agrandie de 10 à 20 fois, d’autres des pochoirs ou de la la technique de la mise au carreau. Certains usent de la brosse et du pinceau, d’autres de l’aérographe,. Ils se servent de leurs propres photos, ou de celles des magazines.. Pour certains c’est un travail davantage technique que créatif Et l’œuvre finale n’est plus qu’un effet de style dénué d’intérêt et de sens
Puis à partir des années 1980 souvent influencés par leurs ainés l’on rattache à cette mouvance les peintres et sculpteurs . Ces artistes ont maintenant à leur disposition pour leurs créations, la photographie numérique et les ordinateurs.
J’ai consacré une série de 21 billets aux nouvelles formes de l’Art qui ont émergé autour des années 1960. Certaines de ces formes artistiques sont éphémères Par exemple les performances = l’art corporel = le land art ou encore les inscriptions sur les murs (statements) de Lawrence Weiner. Elles ne sont plus, dans certains cas, d’être conservée en l’état, de la conserver au sens de la pratique muséale. En un mot elles se dématérialisent cf. émission de France Culture » la disparition de l’œuvre.«
L’écrivaine Lucy Lippard publie en 1966, en collaboration avec John Chandler, un essai intitulé » The dematerialization of the art » (+) Ils ont décrit un monde de l’art « ultra-conceptuel » sans objets et où l’atelier de production matérielle des œuvres disparait. En effet, l’art conceptuel s’oppose radicalement à la vision antérieure de l’art puisqu’il ne s’attache plus aux formes et aux matériaux, même s’ils peuvent subsister mais aux idées et aux sens.
Il remet essentiellement en question le statut traditionnel de l’objet d’art en tant qu’objet unique, de collection ou de marchandise. Ce phénomène de dématérialisation est depuis admis par le plus grand nombre. A lire l’article provocateur de Fred Guzda« L’Art conceptuel n’existe pas »