A.T.C. Artist trading Cards – Cartes d’artistes à échanger

 

Le concept des « cartes d’artistes à échanger » ou  « Artist trading cards – ATC »  est beaucoup plus récent. Il a été inventé au milieu des années 1990 par un artiste suisse de Zurich, M. Vänçi Stirnemann. C’est alors qu’il assistait à des rencontres de hockey sur glace, qu’il a vu des adultes, à la façon des enfants dans les « cours de récré » échanger des petites cartes, genre Pokemon, qu’est née cette idée.

Il ne s’agit pas ici de cartes postales. Les ATC sont des oeuvres d’art miniatures, créées sur des cartons dont les dimensions sont nécessairement de 64 mm x 89 mm (2,5 x 3,5 pouces) Type pokemon. Elles peuvent être utilisées horizontalement ou verticalement.

Toutes les techniques peuvent être utilisées, les crayons, les stylos, les marqueurs, la gouache, l’aquarelle, la peinture acrylique, les collages, les découpages, les tampons en caoutchouc,  les images. Elles sont généralement en deux dimensions. Cependant les réalisations en trois dimensions sont admises.

Au départ il s’agissait de pièces uniques et les cartes étaient surtout  échangées. Elles ne transitent pas par la poste. Au verso de la carte sont généralement indiqués, le nom de l’œuvre, les coordonnées de l’artiste, la signature manuscrite et éventuellement une référence. Les A.T.C. ont de nombreux adeptes aux États-Unis et au Canada et en Suisse. Il existe des organisations officielles comme artist trading cards.org/  ou artist-trading-cards.ch/ .

Mais très vite le concept a été « récupéré » par les circuits mercantiles.  Les cartes d’artistes se vendent alors en série, en tirage limité, un peu comme les lithographies, bien que les prix soient plus modestes 

Des systèmes de diffusion et d’échange « ACEO – Art Cards, Editions and Originals » se sont mis en place avec notamment art-cards.org/ ou artcards.cc/ 

Il a aussi été créé des clubs d’artistes comme le whos who art.ch leillustratedatcs.com// ou des sites marchands comme artists cards ltd. ou art cards.co .Et puis des magazines en ligne comme  art trader mag.com// et altered arts ou   atc quarterlym/ .Et aussi des forums comme en anglais atcsforall et en français art-trading-card.superforum =Des sites d’apprentissage comme art junction.atcs ou d’information comme cedarseed.atc.html .et enfin quelques ouvrages ouvrages comme « Les ATC, créez et échangez vos cartes d’artistes d’ Emmanuelle Ballereau-  Laurie Batic et Séverine Sorbier ou « Les ATC, Artist Trading Cards » une aventure en miniature  d’ Isabelle Auroux Editions de Saxe, 2009 – 

Peinture en bâtons à l’huile , oil stick ou encore oilbar

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Voici un médium qui n’avait pas encore été évoqué.  Malgré sa présentation particulière, le « bâton à l’huile » ou « oil  stick » est une peinture à l’huile de qualité artistique, au même titre que les tubes. Il en a les mêmes avantages de consistance et de brillance.

Sa forme permet de le manipuler comme un crayon, une craie. Elle  procure une aisance d’utilisation comparable au pastel ou au fusain. Il est possible avec cet « outil » de dessiner directement sur la toile et bien entendu d’appliquer de la matière, de façon très souple, avec ou sans l’usage d’un pinceau. Le temps de séchage de la couche supérieure ne dépasse pas 24 heures.

Les couleurs sont pâteuses et onctueuses et miscibles entre elles. On peut pour les appliquer, outre les doigts, se servir des brosses, pinceaux, couteaux, pointes et autres cure-dents. Elles permettent les empâtements, mais aussi les fondus avec l’essence de térébenthine et l’estompage avec le papier « essuie-tout »

L’Oil stick peut être utilisé sur les supports rigides, tels que la toile, le carton, le contre-plaqué, le papier encollé.

A condition de respecter le principe du « gras sur maigre » il est possible d’utiliser ces pigments avec d’autres médiums, huile traditionnelle, alkydes, gouache

Les bâtons trouvent également à l’employer pour réaliser des pochades, faire des tracés préparatoires, faire de ajouts.

Il ne faut pas confondre l’oil stick et le pastel à l’huile, bien qu’ils soient tous les deux élaborés à base de cire et d’huile. L’huile de lin, non siccative, de l’oil stick , est semblable à celle des peintures extra-fines traditionnelles. La cire quant à elle crée un film protecteur et accélère le séchage. Le pastel à l’huile est fabriqué avec une huile minérale qui ne sèche pas. Il peut être utilisé, non seulement sur le papier et le carton mais aussi sur le bois, le verre, le métal, les matières plastiques. Sa consitance s’apparente au rouge à lèvres.On trouve ce type de produit chez  Sennelier Winsor & Newton  Jack Richeson & Co  R & F   Kama Pigments 

Voici pour terminer une petite démonstration de Bruce Baker,  malheureusement elle est en anglais,. Mais ce sont les gestes qui comptent.

Le gesso

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Le « gesso » vient d’ un mot italien dérivé du latin « gypsum » et du grec « gypse ». γύψος  C’est un enduit, le « gesso duro » qui a été utilisé dans peinture artistique, depuis l’antiquité,  dans des compositions ornementales peintes et sculptées, comme par exemple à Cnossos.

Le gesso traditionnel est obtenu par mélange du gypse, une pierre naturelle, qui sert à fabriquer le plâtre, le blanc d’Espagne ou blanc de Meudon, avec de la colle de peau de lapin. On l’applique sur la surface à peindre bois,toile ou papier, etc… Une fois qu’il est sec il peut être poncé pour obtenir une surface parfaitement lisse mais adhérente, absorbante.

Le gesso se combine aussi, en techniques mixtes , pour donner des effets de matière,  avec tous les médiums, la peinture à l’huile, la peinture à l’acrylique mais aussi l’aquarelle.

Certains continue de fabriquer du gesso traditionnel. On trouve ici un mode opératoire .  et une vidéo de démonstration.

Mais de nos jours on utilise généralement  un gesso acrylique. C’est un produit à base de  carbonate de calcium mélangé à un polymère acrylique, un liant, des pigments et autres produits chimiques On le trouve dans le commerce, prêt à l’usage.

Ce produit est proposé par tous les fabricants de produits de Beaux-arts, mais aussi en produits de décoration.  Par exemple Golden –   Pébéo –    Sennelier 

Techniques mixtes et les grands peintres – Partie 2/3

Voici quelques exemples d’oeuvres où des techniques mixtes ont été utlisées

par des « grands peintres »

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Raoul Dufy – Présentation des chevaux – 1949 –  aquarelle et gouache

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Kandinsky –  Spitz im Werck (1927)  – aquarelle et encre sur papier marouflé

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Paul klee In the current six threshold -Huile et tempera 1929

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Henri Matisse – Fleur de neige – Aquarelle,  Gouache et papiers collés – 1951

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Pablo Picasso -Tête d’homme-

Gouache, huile et  crayon sur carton et toile –  1969

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Georges Rouault – Fille de cirque – Huile Fusain et craie

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Signac – Vue du port – aquarelle et pastel

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Picabia – La ville de New York aperçue à travers le corps – 1913

Gouache, aquarelle, crayon et encre de Chine sur papier

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Edward Munch – Promenade des anglais –  1891 – huile et pastel sur toile

 

Techniques mixtes et l’aquarelle, l’acrylique, l’huile – Mixed media en anglais – Partie 1/3

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Dans le milieu  des aquarellistes est de plus en plus souvent évoqué l’usage de techniques mixtes. Ce sont les Canadiens et les Américains qui ont les premiers a remettre cette pratique en vigueur. Au Canada et aux Etats Unis, des oeuvres issues de ces pratiques ,figurent dans les expostions et salons, Il est vrai que la définition de l’aquarelle y est plus large qu’en Europe. Mais ce n’est pas une pratique nouvelle, en effet, de grands artistes comme, Marc Chagall, Raoul Dufy, Paul Klee, Pablo Picasso, Edvard Munch, Paul Signac, Auguste Renoir, Georges Rouault, Vincent Van Gogh et bien d’autres y avaient recours il y a bien longtemps.

On peut définir par « technique mixte », toute pratique artistique qui, dans une même œuvre,  allie différentes  techniques d’expression, utilise  plusieurs médiums, ou encore plusieurs supports, ou divers matériaux.

On parle de techniques mixtes, mais aussi de Mixed media ou encore de Water media. Ces pratiques concernent tous les artistes peintres qu’ils utilisent la peinture à l’huile, à l’acrylique, l’aquarelle, la gouache, les pastels, etc.

Ils disposent pour cela de nombreux médiums ou matériaux, : l’aquarelle , la gouache , la peinture à l’acrylique , le gesso , la peinture à l’huile , le graphite en crayons ou bâtons, les carrés conté, les crayons aquarelle , l’encre de chine , le pastel sec , le pastel gras ou à l’huile, les crayons de couleurs,  la sanguine , la cire de couleur type « crayola », les craies ,  la paraffine, le fusain, les  feutres , la pierre noire , les papiers de soie ou autres, les journaux ou de magazines, les affiches, le transfert d’images , l’inclusion de sable, de graines, de perles, de coquillages, de plumes, de morceaux de tissus ou d’épices, les photographies, les empreintes de pochoirs. Les supports sont eux aussi très variés, le papier aquarelle, le papier kraft, la toile, le bois, le contraplaqué, les feuilles de métal, etc..

Les combinaisons sont multiples, on peut citer : l’aquarelle et l’encre de chine ou le fusain, l’aquarelle et la peinture à l’huile, l’aquarelle et la peinture à l’acrylique, l’aquarelle et le pastel sec ou gras. On peut ainsi allier la transparence de l’aquarelle et la douceur du pastel tendre, rehausser un lavis d’un trait de plume, faire un rehaut avec un pastel à l’huile, aviver un reflet d’une touche de gouache ou créer de la texture au moyen des matériaux les plus divers.

Des ouvrages développent ces techniques. Celui de  Ray Balkwill   » Aquarelles et Techniques mixtes », chez Eyrolles. Et celui de Michèle Reynier « Aquarelle et jeux de matières «  ou encore celui de Michael Wrigh  » introduction aux techniques mixtes  » chez Bordaset ausside Daniel Chompré chez Dessain & Tolra « Les techniques mixtes »

Parfois à vouloir agréger toutes sortes de matières, de la poudre de bronze et bien d’autres choses, j’ai l’impression de l’on s’oriente un peu vers le domaine de loisirs créatifs mais la frontière est ténue.Il suffit de parcourir les sites du  Le jardin du mixed media  de Couleurs et mixed media , le forum Mixed media France les Bulles dorées   et encore la Grenouille verte et le Scrapbooking  pour le constater.

Mais il y a bien entendu des artistes peintres qui travaillent essentiellement dans les techniques mixtes.Voici des galeries Fine america, la Galerie.be à Bruxelles  ou encore  World Wide Arts Resources 

On trouve un certain nombre de liens vers des sites d’artistes qui y ont recours sur l’annuaire « dmoz » J’ai également recensé divers sites d’artistes. Ce n’est bien entendu pas exhaustif. Il y en a bien entendu beaucoup d’autres, souvent d’outre-atllantique.

Joëlle Chen  qui pratique à base d’huile – Marie Hermance qui pratique  sur bois –Denis Blondel  Madone Simard  Nancy Barch  –  Nita Leland Pat avec l’encre et l’aquarelle, Terry Banderas ou encore Ruth Brownlee et pour terminer une démonstration de notre amie Catherine de Rycke

Quelques liens vers des vidéos de démonstrations, à l’acrylique, en trois parties III III et encore celle-ci et celle-là . Un article est aussi consacré aux oeuvres de grands peintres et d’artistes contemporains adeptes des techniques mixtes.

Suminagashi et Ebru – L’art du papier marbré – Marbling (en anglais)

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Suminagashi

Le Suminagashi  vient du Japon. Son origine remonte au 12ème siècle. Les premières formes de marbrures sur papier japonais furent nommées « suminagashi », ou « encres flottantes ». L’artiste laisse tomber avec parcimonie des cercles d’encre de Chine mêlées de fiel de bœuf qui flottent sur un bain. Il souffle sur la surface de l’eau pour produire des motifs et des volutes aléatoires. Il dépose ensuite délicatement la feuille de papier, sur la surface de l’eau. Par absorption des « encres flottantes » le motif est transféré sur la feuille.

Au 15ème siècle, d’autres types de papiers marbrés furent développés dans l’empire ottoman et en Perse, notamment le papier turc l’ « Ebru » ou « art des nuages » Outre les encres, on utilise aussi la peinture à l’huile, à l’acrylique ou la gouache. Par ailleurs outre son souffle l’artiste se sert de toute une panoplie de peignes, aiguilles, compte-gouttes.

On utilise principalement ces papiers marbrés dans la reliure des livres, les albums de calligraphie.

Lesexplications d’un relieur d’art  Des réalisation de Véronique Agostini  Des exemples de papiers marbrés sur Bibliopolis    Il existe une Marbling society    Et on trouve  un mode opératoire sur « about.com .

Une vidéo

Et quelques exemples

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Papier marbré ancien de  1828

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Papier marbré ancien de  1830

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Papier marbré moderne de Nuri Pinar

Peinture à l’huile sans solvant

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Il n’est pas question d’opposer les tenants de la peinture à l’huile et ceux de la peinture à l’acrylique. On sait que la peinture à l’huile  l’on peut réaliser de nombreuses textures. Elle est appréciée pour sa brillance et sa transparence qui permet de réaliser des glacis. Mais avec certains adjuvants l’on arrive souvent aux mêmes résultats avec l’acrylique. Ce qui peut les différencier c’est le temps de séchage plus lent de l’huile qui permet de retravailler et retoucher sa peinture très longtemps.

Cependant, son usage est interdit à bien des artistes qui souffrent d’allergies  en raison des solvants utilisés, notamment, le White Spirit ou l’essence de térébenthine. Cela pose aussi des problèmes lorsque l’on travaille dans un habitation ou un atelier collectif.

Le fabricant de couleurs  Winsor et Newton a créé une nouvelle de peinture à l’huile sans solvants, sous la marque « Artisan » qui ne semble pas encore très connue.Ces couleurs à l’huile diluable à l’eau ont été spécialement développées pour ressembler à la couleur à l’huile traditionnelle et fonctionner de la même manière.

La base est l’huile de lin de Carthame modifiée. Ces peintures conservent une consistance crémeuse. La grande différence de ces huiles Artisan est leur capacité à se diluer et à se nettoyer à l’eau, sans autres solvants. Le temps de séchage varie entre 2 et 12 jours. Un certain nombre d’adjuvants permettent de pour varier les effets et les utilisations. Le nuancier comporte environ 40 nuances.

Il a été rejoint par Tallens qui lui aussi avec Cobra une huile diluable dans l’eau

L’art du lavis japonais : Sumi-e – suiboku-ga ou ink painting

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Le terme japonais « sumi-e » est composé de « sumi » qui désigne l’encre de Chine noire et « e » qui veut dire peinture ou voie. C’est à la fois une technique de peinture monochrome et une forme de méditation. Elle trouve son origine dans la calligraphie chinoise du 5ème siècle importée au Japon, par des moines Zen, au 14ème siècle. Il n’est pas utilisé d’autre nuance que le noir de l’encre, plus ou moins diluée, ce qui procure des nuances subtiles. La retouche ou la correction sont bannies. Cet art nécessite donc l’apprentissage de la maîtrise du geste et du trait qui doit être pur.

L’artiste représente la nature, poissons, fleurs, oiseaux, paysages. Il ne détaille pas, il suggère. Il médite, maîtrise ses émotions avant de les restituer par le dessin. L’encre est extraite de la pierre à encre et appliquée à l’aide d’un pinceau en poils de chèvre, de loup, ou de cerf, sur le papier ou le tissus. C’est un art qui nécessite beaucoup de maîtrise de soi. Il est souvent pratiqué en même temps que la calligraphie. Le Sumie-e est encore appelé « suiboku-ga » qui veut dire peinture à l’encre de chine. Les anglo-saxons parlent de ink painting

Un artiste japonais Kazu Shimura propose une initiation sur son blog  On trouve quelques exemples de dessins traditionnels sur Web japan .Et puis un site où l’artiste a une approche moderne non orthodoxe.  Il existe un ouvrage en français édité par Fleurus « L’art du lavis japonais » Et voici une démonstration de Kazu Shimura. Par ailleurs, François Dujardin a publié ultérieurement  une série d’articles sur le sujet sur son site Polykrom

Et enfin quelques exemples de Sumi-e réalisés par Robert Faure

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Peinture à la caséine, peinture au lait ou milk paint

 

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Gustav Klimt – Frise Beethoven – Les forces hostiles – Caséine sur fond de stuc

En lisant un ouvrage consacré à Gustav Klimt j’ai constaté que ses fresques sur le stuc étaient souvent réalisées avec de la caséine. J’ai voulu en savoir un peu plus. Je vous livre le fruit de ma découverte.

La caséine vient du latin « caseus » qui signifie fromage. Les anglo-saxons parlent de « milk paint », littéralement « peinture au lait ».Scientifiquement, c’est une protéine acide contenue dans le lait et les fromages. . Cette sorte de « gouache médiévale » a été utilisée par les artistes dès le moyen âge, pour les fresques et les icônes.

C’est une peinture  qui de nos jours était totalement tombée en désuétude. Grâce à sa composition «  écolo » elle revient à la mode notamment dans la décoration des meubles peints.   Elle peut être utilisée pure ou avec de la chaux. La caséine s’étend à froid.  » On parle de « tempera à la caséine ». La caséine se situe entre la peinture à l’acrylique et l’aquarelle. Quelques heures après son application elle devient totalement imperméable. Elle permet une touche très précise et transparente. Après séchage elle dépose un film dur et très solide.  Elle est lavable. Elle s’applique sur le plâtre, le bois, le carton et le papier. En dehors des usages de décoration de  meubles peints, de fresques, elle commence à être utilisée par des artistes peintres. Quelques fabricants commercialisent des peintures à la caséine pure  comme Caséo ou encore associée à des résines, ce qui correspond alors à une variété de peinture à l’acrylique. Un mode opératoire sur le site de Kamapigment

 

Les nouvelles peintures à acryliques pour artistes

 

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On reproche aux peintures à l’acrylique de sécher trop rapidement. La marque Golden propose Open, un nouveau produit à séchage retardé. La peinture est prête à l’emploi, dès la sortie du tube, sans nécessiter l’emploi d’additifs. Les couches minces sèchent rapidement, par contre les couches d’une épaisseur supérieure à 2 millimètres sèchent très lentement. Ce fabricant revendique les meilleures propriétés de l’acrylique et de l’huile, une souplesse de travail dans les dégradés, les fondus, les glacis, les détails. Open permet d’utiliser des pinceaux à poil doux, de faire des portraits, des monotypes, de travailler en extérieur. Le produit est disponible en tubes e 59 ml en 40 nuances. On trouve le nuancier sur le site de Vaissière -peintures. L’artiste Denis Webb donne  sur son blog son avis sur ce nouveau produit.

Golden propose dans le même ordre d’idée, la ligne des « Glazes ». Cette peinture à l’acrylique a un temps de séchage également plus long. Elle est  préconisées en décoration intérieure et en utilisation « beaux-arts » pour les glacis et les fondus en couches fines.  Elle peut être utilisée sur papier comme « pastels liquides » Elle est proposée en 40 nuances. On trouve le nuancier sur le site de Golden

D’autres fabricants proposent aussi de nouvelles peintures à l’acrylique.

C’est d’abord  Winsor et Newton , avec sa peinture extra-fine « Artists’ acrylic ». Ce n’est pas tant l’allongement du temps de séchage qui est mis en avant. Ce sont les caractéristiques qui la rapprochent de l’usage de la peinture à l’huile, notamment la brillance, leur intensité, leur pouvoir couvrant, leur onctuosité. La gamme comporte 74 couleurs.

Sennelier propose aussi une gamme de peinture à l’acrylique. Elle vise à offrir la consistance et le rendu  de l’huile extra-fine. Avec une texture de couleurs en pâte, crémeuse, onctueuse,  à haute teneur en pigments,  qui gardent la marque du pinceau ou du couteau. Elle est disponible en 120 couleurs en tubes de 60 ou 200ml

 

Les peintures à l’huile pour artistes. Elles sèchent plus vite – les alkydes et d’autres

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Huiles Griffin Alkyd de W & N

Les huiles alkydes sont de véritables couleurs à l’huile. Elles sont commercialisées depuis  25 ans. Alkyde est un néologisme né de la contraction d’alcool et d’acide. Ces peintures sont élaborées à partir de pigments et de résine modifiée à l’huile. Elles sont d’une consistance plus fluide que la peinture à l’huile traditionnelle. Certains peintres les considèrent comme de la peinture à l’huile améliorée. Les couleurs sont très lumineuses

Le temps de séchage est beaucoup plus rapide que pour la peinture à l’huile classique mais plus long que la peinture à l’acrylique. Il faut compter entre 8 et 24 heures pour que la toile soit sèche au toucher. On peut réaliser des glacis ou des empâtements

Jusqu’à récemment seul Winsor & Newton  proposait ce type de peinture sous la marque Griffin. On trouve une gamme d’une cinquantaine de nuances en tubes de 37 ml. Un nuancier sur le site de Vaissiere Peintures . Il y a aussi maintenant Ferrario, C.A.S. et Robert Gamblin

On notera que les alkydes sont également utilisées en décoration et par les peintres en bâtiment . mais c’est alors en bidon qu’on la trouve.

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Oil de Daler-Rowney

Il y a une autre peinture à l’huile qui est annoncée elle comme séchant deux fois plus vite que la peinture à l’huile  traditionnelle. C’est Oil de Daler-Rowney. Elle possède les mêmes caractéristiques, la même brillance. Les adjuvants utilisé avec la peinture à l’huile classique sont compatibles. Dans son commentaire de présentation le fabricant dit qu’elle  » peut être une très bonne passerelle pour quelqu’un qui souhaiterait passer de la peinture acrylique à la peinture à l’huile »  Elle est disponible en tubes de 120 ml dans 24 couleurs différentes. On trouve un nuancier sur le site de Pinceau d’or

 

Les feutres à dessiner

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Bien que l’on pense d’abord aux enfants et aux coloriages, la technique du dessin aux feutres est aussi utilisée par les plasticiens et de graphistes.

On citera par exemple les feutres Tombow ( ce n’est pas de la pub)

http://www.tomboweurope.com/index.php

Ils offrent  une large gamme de couleurs qui fusionnent entre elles. Ces feutres sont à deux pointes, l’une fine et rigide et l’autre souple en forme de pinceau. Ils permettent des dessins spontanés. Ils se diluent dans l’eau et permettent des rendus d’aquarelle, avec des dégradés et des ombres. Leur usage peut se combiner avec l’encre de chine, les crayons et bien entendu l’aquarelle

Bien qu’ils soient moins adaptés on peut encore citer les Feutres Triplus Color de Staedtler

http://www.staedtler.fr/triplus_color_fr.Staedtler?ActiveID=13910

Ou encore, le feutres Visa Color Xl de Bic et mieux  les ProMarker de Letraset, chers aux dessinateurs de Mangas

 http://www.letraset.com/


Le lavis à l’encre ou à l’aquarelle

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Victor Hugo – Larochette – 1871  -Plume et lavis d’encres brune et violette

Le terme lavis désigne à la fois la technique picturale et l’œuvre qui en résulte. Il vient du mot laver ou délaver…à l’eau.

La technique du lavis à l’encre est pratiquée par les chinois depuis le 6ème siècle de notre ère. Ils en sont avec les Japonais qui l’adoptèrent 10ème siècle, les maîtres incontestés. Elle est adoptée en Europe  à la Renaissance. Elle sera pratiquée par de nombreux peintres par exemple Rembrandt pour les « clairs obscurs » ou encore Nicolas Poussin

Le lavis est une technique de peinture consiste à n’utiliser qu’une seule couleur qui est diluée pour obtenir différentes intensités. C’est la blancheur du papier qui procure la couleur blanche. Il est parfois utilisé de la craie pour les rehauts.

C’est une technique qui se situe entre le dessin et la peinture.

Cette technique est également utilisée pour le lavis à l’aquarelle. Pour réaliser un lavis on peut,

Soit diluer la couleur et ensuite l’appliquer sur le papier sec. C’est ce qui est fait dans la vidéo de démonstration. Il ne faut pas revenir en arrière.

Soit mouiller le papier puis appliquer la couleur qui va alors se diluer.

Soit poser la couleur et la retravailler avec un pinceau gorgé d’eau. On utilise des pinceaux à lavis à la touffe très fournie et finissant en pointe et du papier aquarelle de préférence d’un grammage d’au moins 300 grammes.

 Le lavis à l’aquarelle constitue le plus souvent le départ d’une œuvre. Mais il peut aussi servir pour les fonds dans les techniques mixtes.

On distingue le « lavis uniforme » d’une seul couleur, sans variation de l’intensité. Le « lavis dégradé » où l’on part de la nuance la plus foncé pour aller vers la plus claire.  On pose le pigment puis l’on descend en vidant progressivement le pinceau de sa couleur, avec un apport d’eau. Le « lavis  nuancé » où l’on utilise plusieurs couleurs de tonalité proche. Le « lavis coulé » où on recherche les « coulures » pour réaliser des effets.

Outre l’encre de Chine et l’aquarelle, les artistes utilisent parfois, le brou de noix, le café, de thé. Les lavis sont également utilisés par les encadreurs pour décorer les passe-partout.

Un ouvrage à été consacré à « L’aquarelle en lavis » par Leslie Worth, mais il semble actuellement épuisé

http://www.priceminister.com/offer/buy/369356/Worth-L-aquarelle-En-Lavis-Livre.html

Les médiums de transfert d’images

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Avez-vous déjà entendu parler du médium transfert « Transcryl » de Lefranc & Bourgeois?

http://www.lefranc-bourgeois-loisirs.com/index.php?page=accueil&gamme=additifs&catalogue=transfertimages

C’est un produit liquide à appliquer sur n’’importe quelle image non glacée. Son principe est de transférer l’’encre du papier vers le film plastique que deviendra le médium en séchant. Cette image devenue souple et résistante à l’eau peut être collée sur presque tous les supports, le tissu, le plastique, le bois, le métal, le verre. Ici, l’on se trouve dans l’univers des « loisirs créatifs ». Cependant la décalcomanie ainsi obtenue, peut, appliquée sur du papier aquarelle « grains fins » ,s’intégrer dans une œuvre en « techniques mixtes ». Je pense que je vais un jour ou l’autre tenter l’expérience.

Je ne vais pas répéter le mode opératoire qui est très bien expliqué dans les sites « Benita-Loca » un magazine web de décoration et le blog « murmures » de Nadja

http://www.benita-loca.com/fprat_transcryl.html
http://www.murmures.org/article-37109760.html

En dehors de Transcryl qui est un vernis,  il existe d’autres procédés, à base de colle comme Cléopatre, ou le Caporol, ou encore l’acétone

 http://www.deco.fr/forum-deco/questions-reponses-loisirs-creatifs/transfert-de-photocopies-a-l-acetone-id30030-page1.html

http://www.colle-cleopatre.com/index.html

« Effet + » Transfert d’images de Pebeo

http://www.pebeo-deco.com/

La bande dessinée – La BD : le Louvre, la couleur, l’aquarelle et l’ordinateur

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La Joconde par Nicolas de Crécy – Aquarelle

Au début de l’année 2009, le musée du  Louvre a organisé une exposition consacrée au 9ème Art, intitulée ‘Le Louvre invite la bande dessinée ».

http://www.louvre.fr/llv/exposition/detail_exposition.jsp?CONTENT%3C%3Ecnt_id=10134198674118667&CURRENT_LLV_EXPO%3C%3Ecnt_id=10134198674118667&pageId=2

On pouvait y voir des planches originales d’albums coproduits par le musée et l’éditeur de BD Futurolis. « Période glaciaire » de Nicolas de Crécy, dessinateur-coloriste, peintes directement à l’aquarelle – « Sous sols du Révolu » de Marc-Antoine Mathieu à l’encre de Chine – des croquis de composition  de « Aux heures impaires » d’Eric Liberge. Bernard Yslaire et Jean-Claude Carrière, auteurs de l’album  « le ciel au-dessus du Louvre » dessiné directement sur ordinateur faisaient la démonstration de leur technique.

Je joins le dossier de presse sous format PDF. bd-au-louvre.1256105731.pdf

Cette exposition sera prochainement présentée à Angoulême et à Bruxelles.

A titre d’exemple une illustration en aquarelle par Nicolas de Crécy de Manchotmelomane

manchotmelomane-de-crecy.1256105428.jpg

Nicolas de Crécy Manchot mélomane-Aquarelle

Et une vidéo de démonstration de mise en couleur d’une « case » par ordinateur

Et Gilles Ciment, publie sur son site, un essai très intéressant sur « La couleur dans la bande dessinée » 

http://gciment.free.fr/bdessaicouleur.htm

Il existe aussi un ouvrage « colorisation de BD : du traditionnel au numérique » de Stéphane Baril et Naïts, considéré comme la blble en la matière.

http://www.amazon.fr/Colorisation-BD-Du-traditionnel-num%C3%A9rique/dp/2212115083

On trouve des informations générales sur Wikipedia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bande_dessin%C3%A9e

Un cours complet sur la réalisation des bandes dessinées sur le site de « crayons.be »

http://www.crayons.be/illustration_bd/liens.htm

Deux bases de données consacrée à la BD

http://www.bedetheque.com/

http://www.lambiek.net/fr/auteurs.html

Deux sites consacrés à l’actualité de la BD

http://www.neuvieme-art.com/

http://www.du9.org/

Quelques unes des galeries spécialisées dans la BD

http://www.galerie9art.com/

http://www.danielmaghen.com/fr/index.htm

http://www.galerietg.com/

 

Pourquoi ce tour d’horizon des diffèrents médiums

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Si j’ai procédé à un tour d’horizon des médiums, c’est pour permettre bien entendu de les découvrir ou de les redécouvrir. Cela s’inscrit aussi surtout dans mon projet de voir si les uns ou les autres peuvent être utilisés entre eux et surtout avec l’aquarelle.

Je me propose, en effet, dans des billets ultérieurs, d’évoquer les techniques mixtes encore appelées mixed media ou watermedia.

 

Fournitures pour artistes – la peinture à l’huile

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La peinture à l’huile bénéficie d’un immense héritage. Les frères Van Eyck ne sont pas les inventeurs de ce medium qui remonte au XIV ème siècle. Mais on leur doit de l’avoir fait découvrir et adoptée par les peintres flamands. Les plus grands artistes à travers le monde Rembrandt, Véronèse, le Greco, Van Gogh, Monet, Matisse, Picasso, etc. ont peint à l’huile. Elle est devenue au fil des siècles la technique  » reine « . A l’époque la technique  » à l’huile  » avait révolutionné la peinture par sa richesse chromatique, sa solidité, ses possibilités d’utilisation. La technique a évolué au fil de temps, glacis, empattements, incorporations d’autres matériaux, décomposition des couleurs par les pointillistes…

La peinture a l’huile est constituée de pigments et d’un liant. Jusqu’à la fin du 19ème siècle les artistes broyaient eux-mêmes les pigments des couleurs, en poudre, avec l’huile de lin ou d’oeillette. Elles étaient siccatives et restaient transparentes en séchant. Bien entendu il fallait les utiliser dès leur fabrication. De nos jours les peintres achètent des tubes de couleur toute préparée.

Des  produits auxiliaires, siccatifs, diluants, solvants permettent de varier les effets ou enrichir la texture. Il faut toujours peindre « gras sur maigre »

Les supports les plus variés peuvent être utilisés la toile, mais aussi, le bois, le contreplaqué, le métal, le carton, le papier.

 Il est souhaitable de disposer d’un atelier, d’une pièce aérée indépendante des « pièces à vivre » de son habitation. En effet, dans cette technique, la peinture à l’huile, les adjuvants, les solvants tels que l’essence de térébenthine dégagent des odeurs fortes qui peuvent incommoder. Certaines personnes sont parfois d’abandonner cette pratique par suie d’allergies. On verra dans un prochain billet qu’il existe maintenant des peintures à l’huile sans solvants qui ne présentent plus ces inconvénients.

La durée de séchage de la peinture à l’huile est longue, elle dure plusieurs semaines. Elle permet donc des retouches successives. A noter que Daler-Rowney propose « Oil » une peinture à l’huile au temps de sèchage raccourci de moité.

Les mélanges des couleurs sont fait sur une palette en bois ou en carton jetable. On utilise des pinceaux, des couteaux, des spatules ou encore « color shapers »

La peinture à l’huile est hydrophobe. Celà n’empèche pas d’envisager des emplois en techniques mixites avec des mediums tels que l’aquarelle, la gouache. Georges Rouault utilisait pour une même oeuvre, sur papier, l’huile et l’aquarelle.

Il y a beaucoup de sites ou de blogs consacrés à la peinture à l’huile. Voici un  dossier « pas à pas » sur la réalisation d’une nature morte en peinture à l’huile.

http://barraya.free.fr/technique/into_th.html

Et une vidéo de l’artiste Yves Noblet qui montre comment préparer la peinture à l’huile avec les pigments

Les principaux fabricants sont les mêmes que ceux des aquarelles 

Old Holland

http://www.oldholland.com/

Blockx

http://www.blockx.be/fr/produits/huiles.asp

Sennelier

http://www.magasinsennelier.com/acceuil2.html

Pebeo – Fragonard

http://www.pebeo-fragonard.com/index.php?lang=fr

Schmincke

http://www.schmincke.de/ 

Lefranc & Bourgeois

http://www.lefranc-bourgeois.com/

Talens –Rembrandt

http://www.talens.com/
Windsor & Newton

http://www.winsornewton.com/

Lukas

http://www.lukas-online.com/ 

Daler Rowney

http://www.daler-rowney.com

/Rubens

http://www.nerchaufarbe.de/ 

Et encore  le site de Patrick Depoix qui recense tous les fabricants et  intitulé les « meilleures huiles de la planète »

http://lisiere.free.fr/source/huile.html 

 

La peinture à l’acrylique . . . pour artistes

 

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La peinture à l’acrylique souvent appelée « peinture acrylique » a été inventée au début du 20 ème siècle par des chimistes de l’Institut national polytechnique de Mexico. En collaboration avec les peintres muralistes mexicains

http://www.mexique-voyage.com/lesmuralistes.htm 

Il faudra attendre les années 1950 pour que nouveau produit soit commercialiséComme les autres médiums la peinture acrylique utilise deux composants. D’une par les pigments d’origine naturelle ou synthétique. Ils sont les mêmes que dans la peinture à l’huile. Et d’autre part un liant, qui est ici une émulsion d’eau et de résine acrylique

La peinture à l’acrylique se dilue non seulement dans l’eau mais aussi avec les mediums qui peuvent eux mêmes être allongés d’eau. Le temps de séchage est très rapide. Le matériel et les pinceaux se nettoient également à l’eau. Par ailleurs elle ne dégage pas d’odeurs génératrices de maux de tête et de réactions allergiques.Une fois sèche, l’acrylique forme un film satiné homogène, robuste et d’une grande élasticité. Les couleurs parfaitement miscibles offrent une grande stabilité à la lumière ; elles ne jaunissent pas. A noter que l’on utilise le blanc et le noir.

 Les spécialistes considèrent que lorsque l’on maîtrise les techniques, l’on peut obtenir les mêmes résultats avec la peinture à l’huile et à l’acrylique. Grâce à l’utilisation d’adjuvants on peut obtenir des glacis, des empâtements.

On peut peindre notamment, sur la toile de lin ou de coton, sur du carton,le bois, le contreplaqué, les agglomérés, le ciment, le métal, le papier ou encore la toile « poly fibre Ariane » de Pebéo. Lorsque le support est poreux, on applique généralement un apprêt blanc, le « Gesso.

L’acrylique existe en qualité fine ou d’étude, extra fine et même « hight viscosity » pour le travail sur la matière. Elle est conditionnée en tubes et en pots. Les principaux fabricants  sont :

Liquitex  
 http://www.liquitex.com/ 
Lefranc & Bourgeois (Louvre)  
http://www.lefranc-bourgeois.com/
/Daler & Rowney (Cryla et System 3) 
 http://www.daler-rowney.com/
Royal Talens (Amsterdam – Rembrandt – Van Gogh)
http://www.talens.com/francais/
Sennelier
   http://www.sennelier.fr
Ara 
  http://www.aracolours.com/ 
Pebéo 
 http://www.pebeo.com/asp/prod/fiche.asp?lang=fr&id=23
Lascaux (artist – studio – aquacryl)
http://www.lascaux.ch/en/produkte/kuenstleracryl/index.php
Lukas (Lukas cryl studio)
http://www.lukas.eu/WEB_GB/index.html
Schmincke ( Prim acryl -Akademie cryl color – college)http://www.schmincke.de/produkte/acrylfarben1.html?L=2
Chroma
http://www.chromaonline.com/chroma_fr/products/atelier_interactive
C.Kreul (Solo-Goya)
http://www.c-kreul.de/SOLO-GOYA.24.0.html?&L=1&aC
Golden

http://www.goldenpaints.com/international/french/products/index.php

L’aquarelle liquide

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On parle généralement d’aquarelle liquide mais on désigne aussi le produit sous le nom d’encres aquarelle ou  encres aquarellables. On connait l’écoline de Talens, Colorex de Pebéo. Il y a aussi  Colorine de Sennelier.

C’est un produit à base d’eau et de gomme arabique et bien entendu de colorants.    L’aquarelle liquide  qui est très concentrée est prête à l’emploi. Elle se dilue à l’eau et sèche rapidement en couches uniformes et permet donc des aplats unis. Ces couleurs sont  lumineuses, transparentes, et miscibles  entre elles. La nuance blanche permet d’éclaircir les différentes nuances et de donner des rendus « pastel ». Le support habituel est le papier aquarelle, le carton.

L’aquarelle liquide est généralement conditionnée en pots de verre et en flacons.  Les fabricants proposent une large gamme de nuances. On l’utilise au pinceau ou à l’aérographe, à la plume ou au traceur. Les couleurs sont miscibles entre elles, intenses et résistantes à la lumière mais il faut éviter l’exposition au soleil et aux rayons ultraviolets. Elles ne sont pas indélébiles sauf dans la gamme Colorex les trois primaires : bleu cyan, rose/rouge magenta et jaune et d’un noir trichrome. 

Elle est d’abord utilisée  par les illustrateurs et les dessinateurs professionnels.

L’aquarelle se marie bien avec l’encre de Chine et avec la Gouache. Cependant, certains l’utilisent avec l’aquarelle classique, notamment l’encre blanche. Ceci pendant l’exécution de l’aquarelle au pinceau mouillé imprégné de l’encre, pour apporter de la clarté, ou encore en fin d’exécution pour créer ou renforcer des blancs. 

Mais il est certain que l’aquarelle liquide, bien que ses composants diffèrent de l’aquarelle liquide, permettent  des « mixages ». Pour des usages marginaux l’on peut se contenter des couleurs primaires, d’un noir et d’un blanc. Mais les nuanciers comportent de nombreuses couleurs.

Autres types de pastels et aussi quelques produits à dessin

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Outre les pastels « tendres » l’on trouve d’autres sortes de pastels. En voici une énumération assortie d’une courte description.

Les pastels durs

Les pastels durs sont des bâtonnets durs qui ressemblent à la craie, de forme parallélépipédique,. Ils permettent un rendu très graphique, un peu similaire à la sanguine. Le trait est assez fin, les couleurs se mélangent peu.  Il faut superposer deux trames de couleurs différentes pour en obtenir une troisième. On les tient entre trois doigts, comme un crayon ou un fusain. Ils ne s’effacent pas.

Les crayons pastel

Ce sont des pastels conditionnés sous forme de crayons en bois avec une mine de pastel dur. Ils permettent un travail plus précis, sont plus facilement affûtables et résistent mieux au choc. Ils ne sont en revanche pas adaptés aux larges surfaces.

Les carrés Conté

Ces pastels durs sont connus sous le nom de « carrés Conté ». On trouve aussi un produit comparable chez Cretacolor.
D’une part, les « carrés couleurs » qui permettent à la fois un travail précis et nerveux grâce aux arêtes des bâtonnets. La tranche du carré sert à marquer les valeurs des aplats.
D’autre part, les « carrés esquisse » à la texture douce fabriqués à base de pigments naturels, d’argile et d’éther cellulosiques. Ils existent dans un certain nombre de nuances : sanguine, gris, bistre, blanc et noir.

Les pastels à la cire

http://fr.wikipedia.org/wiki/Craie_de_cire

Les pastels à la cire se présentent sous forme de bâtonnets rigides. Ils sont fabriqués à partir de cires colorées. Ils  peuvent être utilisés de la même manière que les crayons de couleur. Ils ne sont pas solubles à l’eau. Ils ont d’abord été destinés aux enfants. On les utilise plutôt sur papier à  grains et pour des rehauts. Ils peuvent être combinés avec l’aquarelle On peut citer notamment, les marques Crayola, Neocolor de Caran d’Ache, Faber Castel, Staedtler.

Les craies grasses utilisée en industrie ou à la maternelle, semblent s’y apparenter.

Les craies

La craie blanche ou grise et les craies couleurs sont aussi utilisée pour la création artistique.

Les pastels aquarellables

Ils sont généralement présentés sous forme de crayons dont la mine en pastel peut se dissoudre dans l’eau et être étalée au moyen d’un pinceau humide. Il ne faut pas les confondre avec les crayons aquarellables qui sont plus proches des crayons de couleur classique.

Tous ces matériaux qu’ils soient hydrophiles ou hydrophobes permettent des combinaisons souvent intéressantes avec l’aquarelle.

Toutes corrections ou suggestions complémentaires sont bien venues

Le pastel sec ou pastel tendre

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Le bâtonnet de pastel tendre est composé de pigments en poudre liés par une certaine quantité de gomme. Extérieurement, il ressemble à un bâtonnet de craie, mais en plus velouté et tendre. C’est un moyen d’expression directe.

Ce bâtonnet permet  aux « pastellistes » d’exécuter des œuvres sur papier à grain, pour une bonne adhérence et d’un bon grammage. On les appelle  tout simplement des« pastels ». Les couleurs ne se mélangent pas (voir le commentaire de Nelhac)). Aussi, on trouve dans toutes les marques avec un grand éventail  de nuances.  On peut citer notamment, Sennelier, Schmincke, Talens de Rembrandt. La technique s’apparente à la fois au dessin et à la peinture. Les artistes suivant leur personnalité combinent  les effets les plus variés du pastel, le flou, le vaporeux, les aplats de couleurs,  les lignes, les zébrures, les oppositions et les juxtapositions de couleurs, les griffes, les pointillés, sans oublier l’estompage. Suivant les effets désirés l’on pourra utiliser les bâtonnets sur le champ ou sur les arrêtes ou encore écrasé. On pourra aussi les tailler au cutter. Les couleurs posées sont définitives. Il n’y a pas de temps de séchage.

Les supports qui ne nécessite pas de préparation particulières sont, le papier à grains, la toile de lin ou de jute, le bois, le contreplaqué, l’aggloméré, le carton, le papier kraft. On utilise des pinceaux, les doigts, une éponge, une gomme « mie de pain » L’œuvre peut être retouchée sans difficultés, les repentirs sont donc permis

L’une des difficultés de ce médium est la volatilité de la poudre de pastel, qu’il faut nécessairement fixer et aussi sa fragilité Par ailleurs, la pastel n’est pas adapté pour l’extérieur.

C’est sans doute Léonard de Vinci qui utilisa au début du 16ème siècle le «  mode  de colorer à sec». En France,  Maurice Quentin de la Tour (1704-1788) le portraitiste de Louis XV et de la Cour  Portraitiste de la famille royale, est le pastelliste le plus connu.  http://www.museeantoinelecuyer.fr/ Mais beaucoup d’autres artistes s’y sont essayé comme Chardin, Manet, Sisley, Pissarro, Renoir, Toulouse Lautrec, Degas. Ou encore  Klee, Miro, Pollock

On peut utiliser le pastel  avec d’autres matières : le pastel gras, le fusain, le crayon, l’acrylique, la gouache, l’encre de chine et l’aquarelle

On trouvera d’autres informations sur les sites de Sennelier et des Pastellistes de France

http://www.sennelier.fr/fr/conseils/pastel_ecu.php

http://www.pastellistesdefrance.com/


Les pastels à l’huile ou pastels gras

 

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Les pastels à l’huile ou pastels gras ont une histoire récente. Ils ont été inventés en 1924, au Japon par les professeurs Rinzo Satake et Shuku Sasaki afin de donner à leurs étudiants un moyen de s’exprimer coloré, facile et bon marché, spontané sans la contrainte du support. C’est la marque Sakura qui les a lancés sous le nom de « Cray-pas »

http://www.sakuraofamerica.com/OilPastel-Artist

Talens commercialise la craie Panda en 1930. Il faudra par contre attendre les années 50-60 pour que Sennelier, puis Caran d’Ache avec Neopastel, arrivent sur le marché.

Dans ce type de pastels, la gomme arabique est remplacée par de l’huile. Il doit s’il est de qualité être tendre et crémeux. Ce médium ne sèche pas et s’altère moins vite que la peinture à l’huile

La technique des pastels à l’huile est très différente de celle des pastels tendres.

En particulier, le pastel à l’huile nécessite l’utilisation de l’huile de térébenthine ou du white-spirit, pour la dilution ou certaines techniques d’estompement.

On peut utiliser toutes sortes de supports. Bien entendu le papier « ad hoc’ mais aussi le carton, le bois, la toile, le plastique, le verre, l’aluminium. Toutefois, les supports poreux nécessitent d’être préparés en posant une solution dite « colle de peau » ou un liant acrylique.

Le pastel gras  se travaille aux pinceaux,  aux couteaux, à la spatule, au cutter, ou encore avec les doigts. Mais aussi, avec des cotons-tiges, des cure-dents, et tous outils contendants. On peut aussi le tailler comme un simple crayon. Il permet donc un travail fin.

Les différentes nuances du pastel gras, contrairement au pastel sec, se mélangent entre elle. Compte tenu de leur composition ils ramollissent au dessus de 35°.

On peut aussi faire des transferts à l’aide de papier calque ou encore exécuter des lavis, à chaud, avec de la térébenthine.

On protège les œuvres avec un vernis à l’eau ou acrylique et en les mettant sous verre.

On trouvera d’autres informations sur le site de « l’artisan pastellier  »

A noter que l’on peut l’employer en association avec l’aquarelle. Le pouvoir « hydrophobe » du pastel gras permet, dans cette technique mixte, d’obtenir de beaux effets

L’encre de Chine – Indian ink

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L’encre de Chine, dont l’origine remonterait à plus de 2500 ans  avant notre ère, se retrouve en préparation liquide ou solide, réputée de meilleure qualité. L’encre de chine est est de couleur noire. Elle est composée de noir de fumée, de gélatine et de camphre, un mélange qui est ensuite délayé à l’eau ou à l’huile. Elle est généralement posée au pinceau ou à la plume, au calame. Elle a depuis des temps immémoriaux été utilisée en calligraphie et en peinture. Elle peut être utulisée avec l’aquarelle, pour le traçé du dessin, pour des rehauts, voir des traces. Elle est indélébile et ne se mélange pas à l’aquarelle, si elle est posée au préalable. Par contre, il y a une certaine dispersion, fusion, lorsqu’elle est appliquée sur l’aquarelle encore humide.

On trouve aussi des encres de couleur dites « encre de chine » ,bleue, carmin, sépia, verte, jaune

On trouve parmi les principales marques : Lefranc & Bourgeois,  Staedtler, Pélikan

On trouvera des informations intéressantes sur Wikipedia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Encre_de_Chine

Et aussi, un  dossier complet sur l’encre de Chine, au travers le parcours d’un artisan de Taiwan

http://www.gio.gov.tw/info/nation/fr/fcr97/2004/09/9-42.html

La calligraphie et l’encre japonaise

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sumi

Pour illustrer, le travail à l’encre de chine de Bruno Leyval

http://www.brunoleyval.com/

http://www.youtube.com/embed/yrNLhmJSBxI

La gouache, c’est de la peinture à l’eau

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La gouache, dont le nom vient de l’italien Guazzo,  est une peinture à la gomme arabique diluée dans de l’eau. Elle contient bien entendu des pigments et d’autres composants. Elle est opaque et couvrante. Elle permet de peindre des teintes claires sur des couleurs sombres. On utilise notamment la couleur blanche. Au séchage elle a une finition mate.

Il est recommandé d’utiliser des gouaches extra-fines. On les trouve sous les marques Talens, Horodam, Linel, Lefranc-Bourgeois ou Lascaux. La gouache, avec des composants différents de ceux d’aujourd’hui est utilisée depuis l’antiquité et ensuite pour les enluminures au moyen âge, sous le nom de tempera.

Les gouaches extra-fines, bien qu’elles soient opaques,  peuvent se diluer jusqu’à retrouver des transparences très proches de l »aquarelle. C’est comme cela que travaille l’aquarelliste Jean-Claude Chailloux.

La gouache peut être combinée avec l’aquarelle, le pastel tendre, les encres de couleur, le fusain, le crayon, l’acrylique.

Les papiers à dessin, à pastel ou à aquarelle, de préférence assez épais sont indiqués. Ils peuvent être colorés. On utilise les mêmes pinceaux qu’avec l’aquarelle. En illustration, elle peut être appliquée avec un aérographe  ou encore à la plume.

Ce médium a été  utilisé par des grands artistes comme  Turner, Braque, et Picasso Matisse, Dufy, Chagall , Van Gogh ou encore Rouault.

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Marc Chagall- Der Papierdrachen – Gouache sur papier –  1936 – Albertina Vienne

La sanguine

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La sanguine est un pigment constitué d’oxyde de fer et de craie.  Elle a une teinte rouille profond, qui évoque la couleur de la peau.

Elle était déjà utilisée par les Egyptiens pour les hiéroglyphes et pour la peinture des tombes. Les artistes classiques comme Léonard de Vinci, Michel-Ange l’on largement utilisé.

On dessine généralement sur un papier blanc ou crème. Elle actuellement utilisée pour les nus, les portraits et les personnages. La sanguine se présente sous forme de bâtonnets, en barre, et  en crayon. Elle peut être dure ou tendre. Ses teintes vont du rouge anglais à la sépia en passant par le carmin. La technique est comparable a celle du fusain. Mais elle est moins salissante. On peut bien entendu estomper pour les modelés. On peut aussi la diluer dans l’eau et obtenir des lavis comme en aquarelle. On peut également l’utiliser avec la pierre noire.

On trouvera d’autres informations sur Wikipedia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sanguine

Et voici les sites de deux artistes un français Alain Barat, et un italien Antonello Villella qui présentent des réalisations très abouties.

http://alainbarat.livegalerie.com/

http://www.lameziastorica.it/index-ing.htm