Abstraite, non figurative . . . l’aquarelle autrement – Partie 1/4 – un essai – « Figure abstraite I – ramifications »

Depuis quelques temps, je regarde aussi du côté de l’abstraction. Je suis en cours d’étude et de recherches. D’ici quelques jours je vais mettre en ligne un certain nombre de billets autour de l’aquarelle autrement

Dans une introduction, je vais exposer les origines de ce que l’on appelle souvent l’art informel et tous les courants picturaux du 20ème siècle qui abandonnent la représentation objective de la réalité.

Parmi tous les artistes qui ont fait l’art moderne et contemporain, beaucoup ont peint non seulement à l’huile mais aussi à l’aquarelle. Le premier peintre à qui l’on pense est évidement Kandinsky, mais il y en a beaucoup d’autres en France et ailleurs.

Ensuite, je montrerai les aquarellistes d’aujourd’hui qui abordent « l’aquarelle autrement » soit en la pratiquant de façon presque exclusive, soit en conservant l’approche abstraite et l’approche figurative

Nourri des recherches que j’effectue depuis quelques semaines, j’ai voulu moi aussi concrétiser une approche de l’aquarelle autrement.

Je l’ai réalisée sur une feuille de  papier Montval 300 gr, grain fin,  au format Raisin 65 cm x 50 cm. Je l’ai  simplement posée sur une plaque en plexiglas, sans humidifier le verso.

J’ai mouillé certaines parties de la feuille, de façon aléatoire. J’ai ensuite posé des touches de pigments, ici et là, puis j’ai laissé faire le travail de fusion et de circulation des couleurs. .  . en m’aidant d’un vaporisateur et d’apport complémentaire de pigments et bien entendu avec pas mal de gestuelle !

Voici donc ma première aquarelle abstraite en grand format. J’en avais fait quelques unes en petit format, mais la gestuelle est ici beaucoup plus libre

A notre que les couleurs de l’aquarelle originale sont plus éclatantes et que le fonds est constitué par le blanc du papier qui ressort ici « tout gris »

J’ai intitulé cette aquarelle « Figure abstraite I – Ramifications » mais j’aurais pu y voir des sarments de vignes, à l’automne ou encore une ambiance festive. En fait chacun y voit ce qu’il a envie de voir

Figure abstraite I – Ramifications ©masmoulin 2011

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Je signale qu’avec la mise en service du nouveau gestionnaire de blog,  toutes les images peuvent être agrandies en cliquant sur elles

Le papier aquarelle en rouleau

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. Joseph Mallord William Turner (1775-1851) –

Le lac de Lucerne – Aquarelle

On a souvent à l’esprit les carnets de voyages du peintre britannique William Turner. C’est que qui était montré il y a quelques années à Nantes, et l’an passé à Paris. Et là ses œuvres sont de petite taille.

Le lac de Lucerne peint vers 1804-1807 qui faisait partie d’une vente chez Soheby’s Londres mesure 66 cm x 100 cm. A cette époque, il n’y avait pas de papier aquarelle en bloc encollé ou en feuilles séparées. Les artistes se procurait du papier en rouleau.

De nos jours, l’on trouve du papier à la feuille dans des dimensions assez grandes mais en dessous du mètre, comme chez Arches 300gr 0,56 x 0,76 m

Les aquarelles et autres œuvres sur papier, qui ont les faveurs des conservateurs des musées sont généralement de grandes dimensions.

Lors d’un exposition consacrée à Anish Kapoor en 2005 au Mac’s cent gouaches de l’artiste iétaient présentées en même temps que son installation Melancolia. Il était observé que « Ce sont des œuvres récentes, créées au cours des dix dernières années, dont les dimensions étaient relativement petites (50cm x 40cm pour les unes, 80 cm x 60 cm pour les autres)

Certains aquarellistes commencent donc à s’intéresser à ces plus grandes dimensions.

L’on trouve chez les distributeurs de fournitures pour les Beaux-Arts des rouleaux de papier aquarelle qui devraient les satisfaire.

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J’ai notamment relevé les propositions suivantes

Arches 300 gr 1,13 x 9,15m

Britannia 300 gr 1,25 x 10,00 m

Etival 300 gr1,30 x 10,00 m

Fabriano 300 gr 1,40  x 10,00 m

Lana 300 gr 1,30 x 10,00l

Montval 300 gr 1,52 x 10,00 m

Veneto 325 gr 0,40 x 10,00 m

Waterford 300 gr 1,52 x 10,00 m

Et pour conclure voici une Vidéo de Norbert Waysberg en train de peindre une grande aquarelle. A voir pour la manipulation plus que pour le résultat

Voilier à l’aquarelle

En France, selon Insee,  on recense  en , un peu plus de cent mille bateaux de plaisance de plus de six mètres. Il y a par ailleurs 405 ports de plaisance sur les cotes françaises. La revue Voiles et voiliers est dédiée au sport nautique.

Je ne pratique pas ce port, mais ici le nautisme est omniprésent, avec les deux ports du Lavandou et celui de La Favière à Bormes les Mimosas. Et puis , il y a les vendeurs de voiliers et autres bateaux, les réparateurs, les marchands de fournitures.

C’est cet environnement qui m’a donné l’envie de peindre cette aquarelle de voilier. Elle est réalisée, dans l’humide, sur un papier Montval, tendu sur châssis, 300 gr grain fin, format 50 cm x 65 cm

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Voilier ©masmoulin 2011

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Nature morte à la théière bleue

J’ai acheté cette théière il y a plus de vingt ans à Vence. Elle a été fabriquée par un potier comme dans cet atelier ci  ou

C’est une théière en terre cuite, ce que les connaisseurs appellent une théière à mémoire. Je ne connais pas grand-chose en matière de thé et de théières. Il faut laisser la parole aux  collectionneurs  et aux connaisseurs comme Stéphane Erler qui vit depuis près de 20 ans à Taiwan ou encore le site Paris Beijing.

 Juan Gris a peint une nature morte à la théière  monochrome au recto d’un tableau

 Voici l’aquarelle que j’ai réalisée, sur le motif, de cette théière de potier. Sur papier Montval – 300 gr grain fin tendu sur châssis format 50 cm x 65 cm dans l’humide

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Nature morte à la théière bleue ©masmoulin 2011

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Le temps des asperges

Au mois de Mai, c’est la pleine saison des asperges  À ce mot le dictionnaire nous dit  que « Asperge Bot., Gastr. Plante potagère de la famille des liliacées, dont les jeunes pousses ou turions sont comestibles et très appréciées par les gastronomes »  Plant names nous décline son équivalent dans de nombreuses langues.

L’asperge est blanche, verte ou violette. Ces  différences de couleur proviennent uniquement de la façon dont elles sont cultivées et récoltées.

Le Chef Christian Willer nous apprend comme les cuisiner sur saveurs du monde. Et pour les façons de les accommoder, les recettes sont nombreuses, par exemple sur Supertoinette ou 750g

Edouard Manet a peint à la demande de Charles Ephrussi une botte d’asperges. Le prix convenu était de 800 francs mais le collectionneur a payé mille francs, Manet lui a alors adressé un petit tableau (16,5 x 21,5) qui représente une asperge, avec ce petit mot « Il en manquait une à votre botte »

Face à ce précédent , je n’allais pas moi aussi peindre une botte d’asperges. J’ai choisi de représenter ce que j’appellerai une « brassée d’asperges » comme on l’a trouve, en cuisine, avant de les cuisiner.

J’ai d’abord fait une tentative dans le grand humide. Le chef d’œuvre a fini à la poubelle. Quelques jours plus tard, j’ai peint cette aquarelle suivant la technique des glacis superposés. J’ai utilisé un papier Montval 32 cm x 41 cm – grain fin – 300 grammes. Voici ma « Brassée d’asperges »

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Brassée d’asperges ©masmoulin 2011

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Peindre sur le motif : « Printemps aux Buissonnets » aquarelle exécutée en plein air

J’avais repéré l’endroit situé dans un quartier voisin. Comme le temps était alors au beau fixe, j’ai profité de l’aubaine. Je me suis rendu l’autre semaine au Parc des Buissonnets.

J’avais emmené tout mon attirail. 

Un châssis format P12 avec une feuille tendue de papier Montval 300 gr grain fin

Une série de pinceaux –Ma palette hermétique (couleurs sorties des tubes)

Mes tubes d’aquarelle, pour renflouer le cas échéant la palette

Des bouteilles d’eau et des pots  ayant contenu . . . du fromage blanc

Un vaporisateur –Un grand chiffon, du papier genre Sopalin, une éponge naturelle

Un viseur pour cadrer le motif – Un pliant de pécheur ( il ne m’a pas servi, puisque j’ai peint debout)

Un chevalet métallique pliant. C’était la première fois que je sortais avec et j’ai été incapable de le monter correctement.

Je me suis posté devant la pelouse centrale. Il y a là des arbres fruitiers centenaires qui été conservés lors de l’aménagement du lieu en  parc public. C’est le printemps, ils sont en fleurs, sans doute des cerisiers, puisque je le ai vu roses.

Renonçant à me  servir du chevalet, j’ai installé mes petites affaires sur un banc et mon châssis sur une corbeille à papiers métallique.Ce n’est pas le confort de l’atelier, mais c’est très jouissif, l’on est « dans le décor ». On comprend la lumière, le sens des ombres. Le gros problème c’est qu’avec 24/25 ° à l’ombre, le papier sèche très vite. Ce n’est donc pas l’idéal pour le travail « humide dans l’humide » Heureusement j’avais emmené un grand vaporisateur. C’est bien entendu plus simple lorsque l’on pratique en technique sèche avec une boite de godets. Mais je voulais tenter l’expérience de la technique humide sur châssis en plein air

Il y avait beaucoup de dames avec leurs enfants, quelques couples, un groupe de jeune encadré par des moniteurs. Seule une personne a engagé la conversation. Elle a un frère peintre et elle était intéressée. La tactique habituelle est de faire la sourde oreille, mais elle était tellement gentille que j’ai répondu à ces questions.

Voici donc cette aquarelle que j’ai titré « Printemps aux Buissonnets ». C’est une interprétation libre de ce que je pouvais voir. Compte tenu des conditions d’exécution je suiss assez satisfait du résultat. Je le suis moins de la photographie qui ne rend pas compte de la subtilité des nuances de cette aquarelle

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Printemps aux Buissonnets ©masmoulin 2011

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Joan Miro est à Paris au Musée Maillol et à Londres à la Tate Modern

On peut voir actuellement deux grandes expositions consacrées à l’artiste catalan Joan Miró (1893-1983)

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Le  Musée Maillol  a choisi de nous présenter Miro «sculpteur»

Jusqu’au 31 juillet 2011

C’est en 1941 que l’artiste exécute ses premières céramiques. Un peu plus tard il exécutera des sculptures en bronze. Les œuvres présentées sont issues de la collection de la Fondation Maeght à Saint-Paul de Vence. On trouve toutes les informations utiles dans le dossier_de presse ainsi qu’un reportage vidéo d’ Euronews

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La Tate Modern quant à elle présente une grande rétrospective de Miro « peintre »

 Jusqu’au 11 septembre 2011

 Depuis près de cinquante ans aucune exposition importante ne lui avait été consacrée dans la capitale britannique. Cet événement a été organisé en collaboration avec la Fundacio Joan Miro. Miro, avec ses couleurs éclatantes est considéré comme l’un des plus grands peintres modernes. Avec environ 150 toiles, gravures, dessins et aussi des sculptures c’est soixante ans de carrière, pendant lesquels son style a évolué, que l’on parcourt. L’accent est mis ici sur l’influence de l’homme engagé, face à la Guerre civile et à la dictature de Franco.

On peut voir deux vidéos, Celle du  reportage que BBC World lui a consacré, ainsi que  la présentation par la Tate Modern

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On peut aussi se rapporter au billet que j’avais consacré en décembre 2009 à Joan Miro. Il présente des  éléments de biographie ainsi qu’un choix de ses oeuvres

Autour de l’oiseau – symbolique – expressions – poésie et littérature – musique et puis . . . cette aquarelle « drôle d’oiseau »

La définition du mot oiseau «animal ovipare appartenant à la classe des vertébrés tétrapodes, à sang chaud, au corps couvert de plumes, dont la tête est munie d’un bec corné dépourvu de dents Les membres postérieurs sont des pattes et les membres antérieurs des ailes, ce qui le rend le plus souvent apte au vol.

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Il existe dans toutes les cultures une symbolique de l’oiseau

Le vol de l’oiseau est naturellement porteur d’un symbole de liberté comme l’exprime le mythe grec d’Icare. Par exemple l’aigle est un symbole de majesté c’est pourquoi on le retrouve sur les armoiries de divers empires. La paix est symbolisée par la colombe de la paix. La plupart des oiseaux sont considérés comme symboles positifs. Cependant il existe des exceptions avec par exemple les vautours, les rapaces comme les chouettes et les hiboux

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Certaines expressions évoquent l’oiseau en général :

« chanter comme un oiseau » « avoir un appétit d’oiseau » « avoir une cervelle d’oiseau » « se donner des noms d’oiseaux »  « un drôle d’oiseau » «  un oiseau de mauvais augure » « un oiseau de nuit » « un oiseau rare » « petit à petit l’oiseau fait son nid » « «à vol d’oiseau » « être comme l’oiseau sur la branche » « être comme un oiseau en cage » « les belles plumes font les beaux oiseaux » « l’oiseau s’est envolé »

Mais l’on trouve aussi, bien plus nombreuses, des expressions qui évoquent un oiseau en particulier :

 « Avoir des yeux d’aigle » « ce n’est pas un aigle » « un nid d’aigle » « attendre que les alouettes tombent toutes rôties dans le bec » « le  miroir aux alouettes » « se lever au chant de l’alouette » « avoir un estomac d’autruche »
« faire l’autruche » « «pratiquer la politique de l’autruche » « un canard boiteux »
«  un froid de canard » « Il n’a pas cassé trois pattes à un canard » « il ne faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages » « marcher en canard » « c’est chouette » « vieille chouette » « colombe de paix » « la bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe » « au chant du coq » « des mollets de coq » « coq de village » « coq-à-l’âne » « un  coq en pâte » «  Poids coq » « rouge comme un coq » « bailler aux corneilles » « maigre comme un coucou » «  le chant du  cygne » « être le dindon de la farce » « c’est un faisan » « soul comme une grive » « c’est une grue » « faire le pied de grue » « une hirondelle ne fait pas le printemps » « une tête de linotte » « faute de grives, on mange des merles » « un appétit de moineau » « un drôle de moineau » « effronté comme un moineau » « Le moineau dans la main vaut mieux que la grue qui vole » « couleur caca d’oie »« une oie blanche » « marcher au pas de l’oie » « fier comme un paon » « se parer des plumes du paon » «  ce n’est pas un perdreau de l’année » « avoir un oeil-de-perdrix » « un bec de perroquet »  « répéter comme un perroquet » « sot comme une perruche » « bavard comme une pie » « mettre un queue de pie » « une pie voleuse » « coeur de pigeon » « être le pigeon » « trouver un pigeon » « gai comme un pinson » « avoir la bouche en cul-de-poule » « avoir la chair de poule » « un nid de poule » « être  mère poule » « tissus pied-de-poule » « une poule de luxe » « une vraie poule mouillée » « quand les poules auront des dents » « se coucher avec les poules » « un grand serin »

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Un certain nombre d’œuvres littéraires, musicales, cinématographiques contiennent le mot oiseau comme par exemple«  L’oiseau de feu » « l’oiseau et l’enfant » « les oiseaux » « le roi et l’oiseau »

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L’oiseau dans la poésie: « L’albatros » de Charles Baudelaire –  « Les colombes » de Théophile Gautier – « les corbeaux » d’Arthur Rimbaud  « le cygne » de Sully Prud’homme » « le rossignol » de Paul Verlaine – « le hiboux » de Guillaume Apollinaire – « l’aigle et le hiboux » de Jean de La Fontaine –« le sommeil du Condor » de Leconte de l’Isle » « la mort des oiseaux » de François Coppée – « le rossignol » de Lamartine – « le portrait d’un oiseau » de Jacques Prévert –

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Deux site incontournables Oiseaux.net et Oiseau.info.

Et voici « drôle d’oiseau » une aquarelle réalisée dans l’humide, avec les aléas, sur papier tendu sur châssi – Montval – 300 gr. Grain fin – format 50 cm x 65 cm –  Comme souvent, la photo ne restitue pas ici le rendu des couleurs

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Drôle d’oiseau © masmoulin 2011

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Les tulipes, fleurs du Printemps – Aquarelle

Dans la mythologie grecque Tulipe est la fille de Protée . Pour la sauver des harcèlements  de Vertumne , Diane ,  la sœur d’Apollon, la changea en fleur de printemps. Le mot tulipe vient du turc « tülbend » ou lâle qui signifie « plante turban »

Pendant des siècles la tulipe est  jalousement gardée en Perse puis le Sultan Suleiman I l’introduit dans l’Empire Ottoman. Le diplomate et savant Augier Ghislain de Busbecq  et semble-t-il d’autres voyageurs amènent les précieux bulbes à Vienne. Plus tard elle séduira le Roi Soleil puis arrivera dans les Provinces unies où apparaîtra la« tupelmanie », la Crise de la Tulipe

La tulipe est une plante herbacée de la famille des liliacées . Des milliers de variétés de cette fleur très populaires ont été créées. Des millions de Tulipes sont cultivées  de façon intensive en Hollande dont elle est devenue l’emblème.

Monet, Matisse, Magritte et beaucoup d’artistes ont peint des tulipes dans les champs ou dans un vase. En littérature il y a « La tulipe noire » d’Alexandre Dumas et au cinéma, le film de Christian Jacque  « Fanfan la tulipe  » avec Gérard Philippe

Voici ma représentation de ces fleurs de printemps. Eh oui, j’ai fait des « petites fleurs » Travail en humide sur humide – Papier Montval 300 gr grain fin tendu sur châssis – Format Raisin 65 cm x 50 cm.

Pas mal, non ?

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Tulipes, fleurs de Printemps ©masmoulin 2011

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Le mendiant – Poème de Victor Hugo . . . et aussi cette aquarelle

Le mendiant

Un pauvre homme passait dans le givre et le vent.
Je cognai sur ma vitre ; il s’arrêta devant
Ma porte, que j’ouvris d’une façon civile.
Les ânes revenaient du marché de la ville,
Portant les paysans accroupis sur leurs bâts.
C’était le vieux qui vit dans une niche au bas
De la montée, et rêve, attendant, solitaire,
Un rayon du ciel triste, un liard de la terre,
Tendant les mains pour l’homme et les joignant pour Dieu.
je lui criai : « Venez vous réchauffer un peu.
Comment vous nommez-vous ? » Il me dit : « Je me nomme
Le pauvre. » Je lui pris la main : « Entrez, brave homme. »
Et je lui fis donner une jatte de lait.
Le vieillard grelottait de froid ; il me parlait,
Et je lui répondais, pensif et sans l’entendre.
« Vos habits sont mouillés », dis-je, « il faut les étendre ,
Devant la cheminée. » Il s’approcha du feu.
Son manteau, tout mangé des vers, et jadis bleu,
Étalé largement sur la chaude fournaise,
Piqué de mille trous par la lueur de braise,
Couvrait l’âtre, et semblait un ciel noir étoilé.
Et, pendant qu’il séchait ce haillon désolé
D’où ruisselait la pluie et l’eau des fondrières,
Je songeais que cet homme était plein de prières,
Et je regardais, sourd à ce que nous disions

Sa bure où je voyais des constellations.

Victor_Hugo (1805-1885)

Le mendiant que je montre dans mon aquarelle n’est pas confronté aux intempéries mais au soleil. En effet, ce personnage est  la veine « orientaliste  » 

Je l’ai peint suivant la technique des glacis successifs, avec séchage entre les différentes couches. Réalisé sur bloc Montval A3 – 300 grammes – grain fin. Ce n’est ni tout à fait mon style, ni ma technique préférée, mais je suis satisfait du résultat, c’est déjà pas mal. Voici donc cette aquarelle « Le mendiant »

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Le mendiant ©masmoulin 2011

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Couleurs d’Australie » – Aquarelle un peu trop simpliste ? Ou pourquoi faire simple lorsque l’on peut faire compliqué

J’ai peint, il y a quelques jours, une nouvelle aquarelle que j’ai donc intitulée « Couleurs australiennes » Comme je le fais souvent, je l’ai d’abord montrée sur un forum que je fréquente. Elle a été en général bien accueillie. Cependant, l’un des membres a trouvé qu’elle était . .  un peu trop simpliste.

Une œuvre (d’art) devrait-elle pour être appréciée entre compliquée. Pour essayer de défendre mon point de vue, j’ai indiqué un lien vers une aquarelle du peintre expressionniste allemand  Emil Nolde (1857-1956) sans succès.  

Cette idée que les aquarelles doivent être « fouillées » pour être dignes d’intérêt me semble assez répandue. Dans le monde des aquarellistes, l’hyperéalisme ou en anglais « photorealism » rencontre me semble-t-il, un grand succès. La récente livraison de l’Art de l’Aquarelle ne montre quasiment que ce genre prisé des américains.

Heureusement, cela ne semble pas être le point de vue  des organisateurs de l’exposition « Watercolour » que la Tate organise actuellement à Londres et que de grands comme Zao_Wou Ki

Mais c’est vrai que l’idée qu’une œuvre d’art doit être jolie, j’allais dire romantique est répandue dans les milieux de l’aquarelle. Pour s’en convaincre, il suffit de visiter les expositions et salons. C’est vrai que c’est ce qui plait le plus au grand public. De là à penser qu’il faut peindre . . . pour plaire et non pas pour . . .  s’exprimer.

Voici ma vision « simpliste » des « couleurs d’Australie » Cette aquarelle est réalisée dans l’humide, dans le format « Raisin » 50 cm x 65 cm – Papier Montval – Grain fin – 300 grammes tendu sur châssis

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Couleurs d’Australie ©masmoulin 2011

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Eléphants et comptine . . . et aussi cette aquarelle

Futura Sciences et Wikipedia nous disent « tout ce qu’il faut savoir » sur les éléphants, Nimbustier aussi mais moins sérieusement.Lorsque l’on voit des éléphants, l’on pense souvent à la fameuse chanson enfantine

 Un éléphant, ça trompe, ça trompe

Un éléphant, ça trompe énormément.

Deux éléphants, ça trompe, ça trompe
Deux éléphants, ça trompe, ça trompe énormément

 Trois éléphants . . .

 C’est aussi le titre d’un film  réalisé en 1976 par Yves Robert. La trompe est le principal organe du toucher, de la reconnaissance et de la communication entre les éléphants. Elle rassure, caresse, console, embrasse, étreint, réprimande ou soutient dans toutes les circonstances de la vie, de la naissance à la mort

L’aquarelle que je viens de peindre en est une évocation. Je l’ai réalisée entièrement dans l’humide sur un papier Montval grain fin 300 gr tendu sur châssis Format Raisin 50 cm x 65 cm. 

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Deux éléphants ça trompe énormément ©Masmoulin 2011

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Les vagues – les grandes vagues – Ma grande vague scélérate ? à l’aquarelle

Les Vagues surtout les grandes font la joie des surfeurs Mais bien entendu par celle des Tsunamis et autres Vague scélérate. Pour s’y attaquer il est préférable d’avoir quelques notions sur la mécanique des vagues.Une magistrale représentation artistique nous en a été donnée avec La_Grande_Vague_de_Kanagawa peint par le japonais Hokusai

Plus modestement, j’ai peint « ma grande vague » dans l’humide sur papier Montval 300 gr grain fin, tendu sur châssis –  Format « raisin » Petit conseil, il faut veiller à ce que le papier soit bien humidifié. On doit sentir, l’humidité transparaître au verso de la feuille. Après avoir posé les fonds, lorsque l’on fixe le graphisme, il faut utiliser de la matière crémeuse.

Je consacrerai un prochain billet, aux ressources du Net qui peuvent répondre à la question « comment peindres les vagues »

 Voici donc ma pour l’instant ma « Grande vague . . .émeraude » Mais je dois faire remarquer que pour obtrenir ce résultat j’ai utilisé quatre ou cinq nuances de bleus

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Grande vague scélérate émeraude ©masmoulin 2011

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Parcours de golf – une sortie de bunker

Un bunker, en terminologie militaire c’est un dispositif défensif, partiellement enterré. On parle aussi de casemate ou de blockhaus, de sinistre mémoire.

Un bunker  c’est aussi un obstacle  technique sur un parcours de golf. Il s’agit d’une dépression, d’un pli artificiel du terrain, rempli généralement de sable. Quand le joueur y envoie sa balle, il ne lui reste plus qu’à la sortir  avec club en fer appelé « Sand-Wedge » opération délicate et bête noire des débutants.C’est cet « incident de parcours » que j’ai traduit dans mon aquarelle

Elle a été réalisée sur papier Montval 300 gr Grain fin – Format « raisin » 50 cm x 65 cm – tendu sur châssis. J’ai gardé le blanc du papier, sans l’usage de gomme à masquer, pour le pantalon. Par contre, l’horreur ! , je me suis servi d’un peu de gouache pour suggérer les projections de sable.

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Sortie de bunker © masmoulin 2011

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Les casaques – étude sur le mouvement -Aquarelle –

Cette étude du mouvement s’inscrit dans le domaine des réunions hippiques. C’est ce que l’on voit  de façon réaliste, sur la vidéo ci-dessus, consacrée au trot monté Chez moi c’est beaucoup moins précis, mais c’est voulu. C’est un peu mon style. On peut bien entendu « ticquer » sur les têtes des chevaux  assez approximatives. Quand je veux exécuter une aquarelle plus réaliste, plus dessinée, je travaille en technique  « mouillé sur  sec ».  

J’ai voulu réaliser une vue frontale des chevaux engagés. Ils sont six et l’on devine que derrière eux, il y en a quelques autres. Encouragés par leurs jockeys , ils trotent à grandes enjambées. On ne distingue pas très bien les foulées, c’est trop rapide. C’est pourquoi les pattes se perdent dans un flou indéfini. Mes braves canassons ne sont que les lointains cousin ces magnifiques chevaux que George Stubbs (1724-1806) peignait

 Ici ce sont les cavaliers, montés plus ou moins haut, qui prennent « la vedette » avec leurs  casaques  de toutes les couleurs Il s’agit d’une étude. Je ne suis pas très certain que le mouvement soit bien là, . . . à l’arrivée ! Mais comme je l’ai toujours fait, je montre toutes mes réalisations, sauf lorsqu’elles partent à la poubelle. Je pense que ces jokeys et leurs montures  méritent de rentrer à l’écurie . . .  de mes cartons à dessin.

Travail dans l’humide sur papier Montval 300 gr – grain fin – tendu sur châssis – Format « Raisin » 50 cm x 65 cm.

Voici donc  » Les casaques  »

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Les casaques ©masmoulin 2011

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La première ligne de la bande de masquelours au Carnaval de Dunkerque – Aquarelle

Voici donc, une représentation, de la première ligne d’une bande du Carnaval de Dunkerque. Les personnages du premier plan tente de retenir la poussée des masquelours, d’où l’inclinaison. Il ne faut bien entendu pas oublier les parapluies . C’est la traduction de l’ambiance qui m’intéresse et certainement pas la recherche de détails précis. Pour cela il y a la photographie.

Cette aquarelle est réalisée en technique humide sur papier Montval – 300 gr – grain fin – tendu sur châssis – au format « raisin » 50 cm x 65 cm. Là voici :

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Première ligne – Bande du Carnaval de Dunkerque ©masmoulin 2011

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 On trouve des informations sur le Carnaval dans le billet ci-dessous et dans deux autres que j’ai publiés en 2009 et 2010

La botte . . . ça me botte ! – Aquarelle

Pour le terme Botte quelques définitions sont données dans le dictionnaire du Centre national de ressources textuelles et lexicales.

Il y a aussi des expressions comme  : Droit dans ses bottes – Avoir du foin dans ses bottes – En avoir plein ses bottes – Chausser les bottes de quelqu’un – Cirer les bottes de quelqu’un -Lècher les bottes de quelqu’un – Etre à la botte de quelqu’un –  Etre sous la botte de quelqu’un – Chasser à la botte – Pécher à la botte –  Botte de paille, de foin, de carottes,  de poireaux, de radis, de fleurs, d’asperges- Bottes de sept lieux – Bruit de bottes  -Tire-botte -La botte italienne – Chercher une aiguille dans une botte de foin – Botter en touche.

Un blog ça me botte est consacré à ces chaussures que les femmes ont emprunté aux militaires, aux chasseurs et aux cavaliers

J’ai peins une botte souple à dominante de bleu, un  peu avachie avec de nombreux plis. Elle est dessinée puis peinte à l’aquarelle, en observant . . . une botte et non pas d’après une photo. J’ai travaillé par glacis successifs. Papier Montval 300 gr. Grain fin – Format A3

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La botte bleue – © masmoulin 2011

 

Plis et drapés –Partie 2 – En l’atelier – Nature morte aux écharpes -Etude – Aquarelle

Je participe régulièrement à un atelier d’aquarelle en technique humide. Le thème est actuellement « le drapé ».

Sur une sorte de chevalet de table ou un petit mannequin, avait été disposé un ensemble constitué d’une veste en toile ceinturée et de deux écharpes enroulées au niveau du col.

J’ai d’abord dessiné un croquis préparatoire.

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Croquis préparatoire – ©masmoulin 2011

Ensuite, directement sur la feuille de papier aquarelle agrafé sur un châssis, j’ai exécuté la représentation ci-dessous, sans dessin préalable.

Format 65 cm x 50 cm – Papier Montval – 300 grammes – grain fin –

Couleurs utilisées : Jaune indien – marron de pérylène – sépia

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Nature morte aux écharpes ©masmoulin 2011

 Enfin, pour terminer la séance, j’ai réalisé une étude en monochrome vert

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Etude de drapé – monochrome vert © masmoulin 2011

La prochaine fois, l’on va travailler sur des chaussures, comme Vincent Van Gogh. C’est aussi une question de plis.

Aquarelle – Agenda 2011 de quelques salons ou expositions . . . ailleurs dans le monde

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Exposition de la Birmingham Watercolour Society

5 février au 3 mars 2011

144 th Annual International Exhibition de l’ American Watercolor Society

 5 avril au 1er  mai 2011

XXVIII° Salon de la Société canadienne d’Aquarelle

Ouverture du circuit itinérant en mai 2011

85ème anniversaire de la Société canadienne de peintres en aquarelle

A Ottawa du 6 au 11 juin 2011

Symposium international de l’aquarelle et exposition « Mer et ports »

En Finlande à Turku du 30 juin au 24 juillet 2011

 Je remercie d’avance les visiteurs qui m’aideront à compléter cette liste, notamment avec les expositions hispanophones

Les paysages enneigés – Partie 6 – La neige et . . . Masmoulin

Pour parler comme maintenant, certains visiteurs vont penser que je «ne manque pas d’air  » Après nous avoir montré les œuvres de grands peintres et d’aquarellistes souvent réputés, il ose montrer un travail sur la neige.Et bien oui, il faut se lancer, oser, sans complexe. C’est comme cela que l’on progresse.

Cette « Campagne enneigée » a été peinte sur un papier Canson « Fontenay » 300 grammes – grain torchon  au format 32 cm x 41 cm. Pour le ciel j’ai utilisé un soupçon de bleu de cobalt et de violet Dioxazine. Pour les haies et les routes, je me suis servi uniquement de sépia. A noter que sur l’aquarelle originale, le papier ressort bien blanc , alors que sur la photo, la proximité de la sépia,colore la neige. On juge mieux des effets de relief en s’éloignant un peu de l’écran.

Voici donc mon interprétation du thème de la neige. Après tout ce n’est pas si mal réussi, et traduit bien l’ambiance de la « campagne enneigée » que l’on pouvait découvrir il y a quelques semaines, ici dans le septentrion. La sépia peut paraître un peu triste, mais la végétation à cette époque, les arbres et les bosquets ont bien ces nuances.

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Campagne enneigée – aquarelle © masmoulin 2011

 

Marcel Storr 1911-1976 – cantonnier – dessinateur- architecte clandestin –

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Marcel Storr

 

Analyse de l’oeuvre de Marcel Storr

Par Laurent Danchin – Critique d’Art

 

 Sa mère le confie à  l’Assistance Publique alors qu’il a un peu moins de trois ans. Il est placé dans des familles rurales. Devenu presque sourd pour avoir été trop battu pendant sa jeunesse, il passait pour un attardé. Il souffrait du délire de persécution et se méfiait de ses contemporains. Il a du reste multiplié les séjours dans des services psychiatriques

Il s’installe à Paris en 1937. Il exerce de nombreux petits métiers, il fini sa vie de misère comme cantonnier au Bois de Boulogne.

Pour s’évader de sa vie de misère, cet illettré, ce reclus, dessine avec des crayons et des encres de couleurs. Il compose, édifie, bâtit, des cathédrales vertigineuses et mégapoles utopistes aux tons flamboyants.  C’est le soir, dans sa petite cuisine, avec  sa femme gardienne d’école, rue Milton,  comme seul témoin, qu’il se transformait en dessinateur clandestin, bâtisseur de cathédrales et de mégapoles imaginaires. Mais il n’était pas question pour lui d’exposer ses œuvres ni de les monnayer.  C’est son épouse qui, à l’issue d’une réunion de parents d’élèves, confie à Liliane et Bertrand Kempf, le secret de son époux et leur montre quelques œuvres.

 En 1971, ils découvrent près de 70 œuvres du peintre autodidacte. Ses dessins regorgent de bâtiments dont les clochers, tours, dômes, pinacles, minarets montent dans le ciel

Ils contactent un jour la psychanalyste et écrivaine Françoise Cloarec qui a déjà écrit un livre sur Séraphine de Senlis. Elle consacre alors un ouvrage à cet  architecte de l’ailleurs

En novembre 2005, les époux Kempf organisent dans le Salon Aguado de la mairie du 9ème arrondissement, une exposition des œuvres de Marcel Storr. Le critique d’art Laurent Danchin parle de l’artiste et commente cette expostion dans une vidéo que l’on trouve en tête du présent article. Et voici quelques uns de ses dessins colorés

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Marcel Storr – Sans titre

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Marcel Storr – Sans titre

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Marcel Storr – Sans titre

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Marcel Storr – Sans titre

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Marcel Storr – Sans titre

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Marcel Storr – Sans titre

Marcel Storr – Sans titre

L’univers onirique de Marcel Storr, peuplé de cathédrales,

nous fait prendre de la hauteur.

Il élève l’âme (ce n’est pas un gros mot).

 Une autre façon de se rappeler qu’aujourd’hui c’est Noël.

C’est aussi une première incursion dans l’Art brut

J’y consacrerai bientôt une série d’article.

Le sommeil – Etude à l’aquarelle

C’est un dessin au crayon qui a inspiré ce visage d’enfant à l’aquarelle. Elle a été réalisée en format A3 – sur papier Montval 300 gr – grain fin. Technique »mouillé sur sec » par glacis successifs.

On peut trouver des photos d’enfants très intéressantes sur le site de Jean-Michel Thivel Il les a remanées de Birmanie,  du  Cambodge, de Chine, d’Estonie, de France, dInde, d’Indonésie, d’ Italie, du Laos, du  Népal, de  Russie, de Thaïlande, de Turquie, du Vietnam On en trouve d’autres sur des sites de partages celui de  Matton Images. Et si l’on veut se rappeler quelques règles du dessin il y a le site, que j’ai déjà cité d’ Arkadiusz

Voici cette aquarelle d’un visage d’enfant qui sommeille

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Le sommeil ©masmoulin 2010

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Clair de lune – Modèle imposé en atelier – aquarelle

Le clair de lune est la lumière reçue la nuit sur Terre depuis son satellite naturel, la Lune. Cette lumière est indirecte, la Lune ne fait que la refléter du Soleil. Le clair de lune est d’autant plus lumineux que le ciel est pur et dégagé et la lune pleine. Le paysage nocturne est encore plus éclairé quand il est enneigé ou de couleur claire

Un certain nombre de peintres ont représenté un paysage ou une scène au clair de Lune.  C’est très présomptueux de s’essayer, après ces grands artistes comme, c Manet Clair de lune sur le port de Boulogne Turner lune à-Milbank-1797.

C’était pourtant le sujet du « thème imposé », la semaine dernière dans  l’atelier auquel je participe. J’ai disposé de la photo qui représentait un paysage, de bord de mer,  une nuit de pleine lune

La lune et son reflet ont été réservé, non pas avec de la gomme à masquer, mais en ne mouillant pas le papier à ces endroits et en évitant soigneusement que les pigments s’insinuent J’ai travail dans l’humide, en trois étapes. D’abord le ciel et l’horizon, puis la partie centrale et pour terminer les rives. Format 50 cm x 65 cm – Papier Montval – 300 gr. – Grain fin – Voici le résultat

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Clair de lune ©masmoulin 2010

Sans titre ou untitled – Monotype à l’aquarelle

Lorsque je réalise un monotype je pars bien entendu d’une idée. Je dispose mes pigments sur la plaque de verre. Je prends soin d’utiliser des nuances qui en fusionnant seront « normalement » harmonieuses. Ensuite, j’applique ma feuille de papier préalablement mouillée. J’assure une pression pour que le transfert s’effectue. Je fais des manipulations pour provoquer des effets et basta !

Le résultat n’est pas toujours conforme à l’idée de départ, il y a l’imprévu, le hasard. Ce qui est certain, c’est qu’en général, le résultat est proche de l’abstrait.

On observe aussi que suivant l’orientation que l’on donne à la feuille, l’interprétation est différente.  

 

Et puis se pose la question du titre à donner. Vient vite à l’idée le nom utilisé par Kandinsky pour son aquarelle considéré comme la première œuvre abstraite : « sans titre » ou « untitled »

Voici mon travail, réalisé sur papier Montval – 50cm x 65 cm – 300 gr – grain fin. Pour illustrer mon propos, je la présente ici de deux façons.

D’abord, comme je l’ai conçue, une évocation de relief de montagne. 

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Sans titre (relief de montagne)©masmoulin 2010

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Ensuite en la retournant, cela évoque un goufrre, le bord d’un lac

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Sans titre (près du gouffre) © masmoulin 2010

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De quel sens que l’on regarde ce monotype, il est plus prudent de lui attribuer l’appellation de « sans titre »

 

Monotype bleu – On y voit que du bleu – Petit essai sans prétention

Voici une petite variation sur le bleu. C’est un monotype réalisé suivant la technique déjà décrite dans un article ancien. J’ai utilisé plusieurs nuances de bleu, le céruléeum, l’ultramarine, le bleu phtalo, l’indigo et puis un violet. Format 65 cm x 50 cm 

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Monotype bleu ©masmoulin 2010

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