Arts & Paysages – 54 /..les néo-impressionnistes français

L’approche néo-impressionniste ou pointillisme, aussi appelée divisionnisme ou cromo-luminarisme) est un mouvement artistique de la fin du XIXe siècle (1886-1900) théorisé par Paul Signac et porté par Georges Seurat comme chef de file. Contrairement aux impressionnistes qui peignaient de manière intuitive et spontanée, les néo-impressionnistes imposent une méthode scientifique, structurée et géométrique à la peinture.

Les artistes n’associent pas physiquement les pigments entre eux. Ils appliquent sur la toile des touches de couleurs pures. C’est l’œil et le cerveau du spectateur qui, en se plaçant à une distance suffisante, fusionnent les points colorés pour reconstituer les nuances, les volumes et les formes.

Les peintres,inspirés par les travaux scientifiques du chimiste Michel-Eugène Chevreul juxtaposent systématiquement des couleurs complémentaires, par exemple le bleu à côté de l’orange, le rouge à côté du vert. Ceci pour accentuer l’éclat et la luminosité de la toile.

Ce procédé de division de la lumière évite les tons terreux ou ternes propres aux mélanges physiques de pigments, offrant une vibrance lumineuse inédite.La touche de peinture se réduit à un minuscule point régulier chez les pointillistes stricts comme Georges Seurat. Chez d’autres divisionnistes comme Paul Signac , elle prend parfois la forme d’un petit trait ou d’un carré, s’apparentant à une mosaïque.

Le mouvement intègre des théories sur la portée psychologique des lignes (théorisées par Charles Henry). Des lignes ascendantes et des couleurs chaudes traduisent la joie, tandis que des lignes descendantes évoquent la tristesse.

Les contours ne sont plus dessinés mais suggérés par le contraste des points colorés. Les scènes (souvent des paysages marins ou des scènes de loisirs modernes) dégagent une atmosphère figée, presque intemporelle et géométrique, loin du dynamisme de l’impressionnisme.

Pour ne pas rompre l’harmonie optique, les peintres néo-impressionnistes peignaient fréquemment le cadre en utilisant la même technique de points et selon le principe des couleurs complémentaires, afin de faire vibrer les bordures du tableau.

Georges Seurat (1859–1891) est le fondateur de la méthode néo-impressionniste. Paul Signac (1863–1935) est le théoricien majeur du divisionnisme. Henri-Edmond Cross (1856–1910)est le grand paysagiste du mouvement. Ainsi que Maximilien Luce (1858–1941) =. Charles Angrand (1854–1926) = Albert Dubois-Pillet (1846–1890)

D’autres peintres ont adopté à un moment une autre la méthode néo-impressionniste comme Camille Pissarro 1830-1909 = Lucien Pissarro (1863–1944)= Hippolyte Petitjean (1854–1929)= Léo Gausson (1860–1944)= Louis Hayet (1864–1940) = Achille Laugé (1861–1944) = Lucie Cousturier (1876–1925)= Henri Martin (1860–1943)=Henri Le Sidaner = Ferdinand du Puigaudeau 1864-1930

D’autres artistes sans appartenir à la mouvance divisionnistes ont à un moment ou à un autre utilisé leurs méthodes. Par exemple Antoine de La Rochefoucauld =Édouard Vuillard :=Robert Antoine Pinchon

Georges Seurat – Le phare de Honfleur
Albert Dubois-Pillet –
Henry Edmond Cross – La plaine de Bormes
Charles Angran – La moisson
Henry Pissaro – Oliveraie le matin
Hypolyte Petijean – Le pont neuf
Henri Le Sydaner – Rue de l’église à Villefranche
Maximilien Luce – Paysage
Paul Signac – Le phare de Groix
Léo Gausson – Église de Gouvernes
Henri Martin – Femme dans un parc
Lucie Cousturier – Paysage

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