Louise Bourgeois – Sculptrice, plasticienne, peintre et dessinatrice – Eléments de biographie. L’œuvre dessinée ou peinte

  

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Louise Bourgeois par Gérard Rondeau pour Le Monde

Louise Joséphine Bourgeois (1911-2010) est une peintre, dessinatrice, plasticienne et sculptrice franco-américaine née à Paris, dans une famille de  restaurateurs  de tapisseries anciennes. Suivant le côté où l’on se situe, l’artiste est considérée comme « franco-américaine »  ou comme « américaine née en France. Sans doute à juste titre, puisqu’elle vivait à New York depuis 1938 et qu’elle a obtenu la nationalité américaine en 1951.

Elle commence à dessiner à l’atelier de ses parents lorsque Richard Guino est absent. Elle suit les cours du Lycée Fénelon puis entre à la Sorbonne de 1932 à 1935 où elle étudie la géométrie. Elle s’en écarte s’oriente vers une carrière artistique et entre à  l’Ecole des Beaux-Arts, à l’Académie ainsi qu’à l’Ecole du Louvre. Elle a parmi ses professeurs les affichistes Paul Colin et Cassandre  et le peintre  Fernand Léger.

En 1937, elle rencontre l’historien d’art américain Robert Goldwater qu’elle épouse l’année suivante. Le couple s’installe alors à New York. Elle est en contact alors en contacts avec les artistes surréalistes qui ont fuit le nazisme. Elle côtoie le mouvement de l’expressionnisme abstrait, du minimalisme.

Tour à tour on a voulu la rattacher à divers courants artistiques, le body art, l’art monumental, le land art. On a  qualifiée son œuvre, de radicale, féministe, sexuellement orientée, psychologique, biologique, anthropomorphe.   En réalité elle a développé un langage tout à fait personnel qui oscille entre la figuration et l’abstraction.

Elle se consacre d’abord au dessin et à la peinture dans la mouvance de l’Ecole de New York.  Dès ses premiers dessins, peintures, gravures ses thèmes favoris sont présents, la féminité, la sexualité, la famille, l’adolescence, la solitude, la procréation, la naissance, la maternité.

Dans les années 1950 elle commence a réaliser des sculpture. Notamment la fameuse araignée qui  représente la mère. Parce que «  ma meilleure amie était ma mère, et qu’elle était aussi intelligente, patiente, propre et utile, raisonnable, indispensable qu’une araignée ». L’araignée est pour elle le symbole des tapisseries que réparait sa mère (toile de l’ araignée)et de tout ce qui s’y rapporte : aiguilles, fils. Il y a aussi le père « le phallus ».

 A part quelques rares expositions, notamment en 1945, il faudra attendre les années 1970 pour qu’elle soit révélée au public. C’est à ce moment qu’elle renouvelle son approche, avec des « sculptures installations » réalisées avec des matériaux et des objets très variés, parfois personnels, le bois, le métal, le tissus, le latex

Son travail figure dans les collections des grands musées du monde.  C’est en 1982-1983 que de MoMA lui consacre sa première exposition. En 1993 elle représente les Etats-Unis à la Biennale de Venise. C’est en 1995 qu’elle est présentée pour la première fois en France au Musée d’art moderne de Paris puis en 1998 à Bordeaux .En 2008 le Centre Pompidou  et la Tate modern lui ont consacré une importante rétrospective.

 

On trouve ses lithographies sur le site de  Procuniar et les musées qui possèdent certaines de ses œuvres sur artcyclopedia

A longueur de magazines et de journaux l’on nous montre les fameuses araignées qu’elle intitule Maman, comme ici à Beaubourg

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Louise Bourgeois – Maman – Centre Pompidou

Mais il ne faut pas oublier que l’artiste à également réalisée une œuvre peinte et dessinée très importante tout au long de sa longue carrière. Voici ma petite sélection.

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Louise Bourgeois – Red night 1946-1947 – Huile sur toile

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Louise Bourgeois – Femme maison – 1946-1947 -Huile sur toile

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Louise Bourgeois – Sans titre – 1960 – Aquarelle

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Louise Bourgeois – Altered states – 1992 – Aquarelle

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Louise Bourgeois – Spirale – 1994

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Louise Bourgeois – Sans titre – 1997 – Aquarelle et crayon

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Louise Bourgeois – Le chat en colère – 1999

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Louise Bourgeois – Huit chambres – 2000 – Aquarelle et dessin

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Louise Bourgeois – La nuit – 2001 – Lithographie

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Louise Bourgeois – Série « extrème tension »

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Louise Bourgeois – La rivière gentille – 2007 –  Technique mixte sur papier

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Louise Bourgeois – Couples – 2007 – Gouache

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Louise Bourgeois – Hommage à Beaudelaire – 2009

Giorgio Morandi – Peintre italien du 20ème siècle – Eléments de biographie et quelques oeuvres

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Giorgio Morandi

Giorgio Morandi ( 1890-1964) peintre italien est né à Bologne où il résidera toute sa vie.

Il poursuit des études artistiques à l’Ecole des Beaux-Arts de sa ville natale. Au début des années 1910, il découvre les fresques de Giotto, Piero della Francesca, Uccello ou Masaccio mais surtout l’œuvre de Cézanne.

En lisant dans des articles d’ Ardengo Soffici dans la revue d’avant-garde « Le Voce » il est très au fait de l’évolution de l’art de son temps.

Il est diplômé en 1913 et l’année suivante, est en contact avec les « Futuristes  italiens »  avec lesquels il expose à Rome à la Galerie Spovieri.

Il est vite réformé de l’Armée et il est engagé à l’Ecole élémentaire d’arts plastiques. Il y enseignera jusqu’en 1929.

  Après la guerre, il  s’éloigne vite du courant futuriste. Il adhère au groupe de Mario Broglio autour de la revue « Valori plastici » puis au mouvement « Strapaese ». Il est influencé par la « peinture métaphysique » de Giorgio de Chirico et Carlo Carrà. Comme beaucoup d’artistes et intellectuels, il espère un temps que la « révolution fasciste » va apporter un souffle de modernisme à la culture de son pays.

En 1930 il obtient la chaire des Techniques de gravure à l’Académie des Beaux-Arts de Bologne où il enseignera pendant 26 ans.

 La vie se déroule entre ses cours, sa peinture dans l’appartement qu’il occupe acec ses trois soeurs et quelques expositions internationales comme à la « Pittsburgh World Exhibition »

En 1939, à la Quadriennale de Rome Morandi reçoit un second prix de peinture. Lorsque la guerre éclate il se retire dans le village de Grizzana où il peint essentiellement des paysages.

En 1948 il reçoit le premier prix de la Biennale de Venise, puis plus tard de São Paulo. De nombreuses expositions lui sont consacrées à Rome, Londres, New York. Les musées italiens et américains possèdent ses œuvres.

Giorgio Morandi n’appartient à aucune école. L’influence de Cézanne auquel il emprunte la densité des couleurs et des formes est importante. Cependant il a une approche personnelle très forte. Il utilise une palette restreinte très travaillée avec d’innombrables couleurs et un dessin raffiné.

 Il a peint des paysages mais les natures mortes constituent le thème principal de ses œuvres. Les pots, les vases, les bouteilles, souvent les mêmes sont représentés suivant des angles sans cesse renouvelés, sur une table, une étagère.

Giorgio Morandi a rarement été présenté en France, si l’on excepte une exposition en 1997, au Musée Maillol et au Musée d’art moderne de la Ville de Paris au 4ème trimestre 2001.

Voir ici la présentation par l’historien d’art  Hector Obalk sur une vidéo extraite d’une emmission de Thierry Ardison.

Une rétrospective de son œuvre a été présentée en 2008 au Met de New York et en 2009 au Museo Morandi de Bologne et à la Phillips Collection de Washington

On trouve sur artcyclopedia les œuvres de l’artiste présentes dans des musées du monde entier, également à la  Tate Modern  et aussi une vidéo de présentation de l’œuvre de Morandi

On trouvera ici quelques oeuvres de l’artiste

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Giorgio Morandi – Nature morte – 1914

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Giorgio Morandi – Nature morte avec une cafelière – Dessin – 1933

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Giorgio Morandi – Nature morte – 1938

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Girogio Morandi – Nature morte – 1941

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Giorgio Morandi – Paysage – 1942

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Giorgio Morandi – Nature morte – 1949

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Giorgio Morandi – Nature morte – 1956

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Giorgio Morandi – Bouquet – 1958

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Giorgio Morandi – Paysage – 1962

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Giorgio Morandi –  Narure morte – 1963

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Giorgio Modandi – Nature morte – 1964

 

Jean-Pierre Pincemin, peintre et sculpteur français – Eléments de biographie et quelques oeuvres

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Jean-Pierre Pincemin

Jean-Pierre Pincemin 1944-2005  est un peintre et sculpteur français, autodidacte , né à Paris. Tourneur dans une usine de moteurs d’avions, il visite très régulièrement le musée du Louvre. Il s’intéresse aussi au jazz, à la musique sérielle, au cinéma expérimental. Au milieu des années 1960 le galeriste Jean Fournier l’encourage à peindre. Ses premières œuvres sont inspirées du monde industriel. Il multiplie ses recherches, de l’abstraction lyrique à l’action painting. Il est aussi critique d’art.

En 1969, il organise avec Claude Viallat, une exposition à l’École spéciale d’Architecture à Paris. Les artistes Noël Dolla , Bernard Pages  Marcel Alocco  et Patrick_Saytour  Louis Cane, Marc Devade, Daniel Dezeuze  et Viallat qui participent à cette exposition sont à l’origine du mouvement  Supports/Surfaces qu’il rejoint en 1971.

L’artiste abandonne un moment les pinceaux et utilise les matériaux les plus divers : planches, tôles, grillages carrés de toile trempés dans la peinture, comme dans la série des « Palissades et des Portails ». Dans les années 1970, il reprend les pinceaux et compose des toiles abstraites.

En 1985, sous l’influence des avant-gardes allemande, italienne et américaine, il modifiera sa manière de peindre et sa conception de l’espace. Il réalise alors des sculptures polychromes à l’aide de morceaux de bois. L’année suivante il peint une série « L’année de l’inde » inspirée des miniatures indiennes. Il est aussi inspiré des enluminures, de la cartographie, des estampes chinoises. Le multiplicité de ses influences ne permet pas de le rattacher à aucune école ou courant. Il se considérait comme un artiste libre de toutes contraintes.

 En 1995, à Liège, il figure la création du monde sur un plafond de 200 m2 à l’hospice du Balloir . La plupart de ses œuvres ne portent aucun titre.  Sur cette vidéo très brève l’on peut voir l’artiste. On peut aussi consulter un dossier pédagogique de  l’académie de Toulouse

 Et voici quelques œuvres de l’artiste

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Jean-Pierre Pincemin – Assemblage de papiers découpés – 1969

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Jean-Pierre Pincemin – Peinture – 1974

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Jean-Pierre Pincemin – L’année de l’Inde – 1986

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Jean-Pierre Pincemin –  Composition 146 – 1991

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Jean-Pierre Pincemin – Aquatinte au sucre – 1994

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Jean-Pierre Pincemin – Sans titre – Technique mixte – 1995

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Jean-Pierre Pincemin – Sans titre – 1999 – 120×120

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Jean-Pierre Pincemin – Arbre rouge – Huile sur papier marouflé – 2001

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Jean-Pierre Pincemin – Sculpture polyforme – 1998

 

Achille Laugé (1861-1944)- peintre français -Le point, la ligne, la lumière – Au musée de Douai – Eléments de biographie et quelques oeuvres

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Le Musée de la Chartreuse après celui de Carcassonne présente jusqu’au 6 juin 2010 , avec la collaboration  Nicole Tamburini,  la première grande rétrospective consacrée au peintre français Achille Laugé (1861-1944). Il  suit les cours des  Beaux-arts de Toulouse il y rencontre Bourdelle, Henri Martin et Henri Marre . A vingt ans, il entre à Paris dans l’atelier de Cabanel puis dans celui de Jean-Paul Laurens.   Il retrouve Bourdelle et se lie à Maillol. Lassé de l’enseignement académique, il découvre les néo-impressionnistes. Rentré dans la région de Carcassonne, il applique la technique de la division des couleurs et le pointillisme  de Seurat, Signac ou Pissarro, mais en l’adaptant à sa propre sensibilité. Il utilise plusieurs médiums, l’huile, le pastel, l’aquarelle. Il emmène son matériel dans une « charrette-atelier »  pour peindre en plein air, sur le motif. Il peint aussi ce qu’il voit de la fenêtre de son atelier. Il aime la lumière, il peint des paysages simples, sereins souvent les mêmes, peints près de chez lui. Et puis aussi, des bouquets et des portraits.

 Il a aussi collaboré avec les Manufactures de tapis de Beauvais et des Gobelins. En 1894 il expose au Salon des Indépendants. Et aussi à Toulouse, où il est en bonne compagnie avec  les Nabis, notamment, Bonnard, Maurice Denis, Roussel, Sérusier, Toulouse-Lautrec, Félix Vallotton, Edouard Vuillard, il est pris  il est pris pour un plaisantin. Les Carcassonnais le considèrent au mieux pour un original, un barbouilleur, mais aussi un incapable ou un fou. Il est cependant soutenu par quelques connaisseurs, Jean Alboize, Directeur de la revue « L’Artiste » conservateur du Palais de Fontainebleau, Achille Rouquet, journaliste, Albert Sarraut. Le Salon d’automne   refuse ses œuvres aussi, à l’avenir il exposera chez des marchands,Achille Astre, Alvin-Beaumont, Berheim, G. Petit. Il n’eut pas beaucoup de  succès de son vivant. Les choses ont changées.  « Le calvaire de Couffoulens » datée de 1891, qu’il avait du vendre pour acheter son costume de mariage,  a été adjugée 430.000 €uros en 2001.

On trouvera un reportage sur l’expositon de Carcassonne ici

Voici quelques une des ses œuvres ( pas forcément présentées à Douai)

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Achille Laugé – Genets en fleurs – Pastel

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Achille Laugé – Amendiers en fleurs – Huile sur toile

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Achille Laugé- Route de Cailhavel – Huile sur toile

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Achille Laugé – Port – Huile sur toile

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Achille Laugé – Péniche à la Roubine – Encre brune

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Achille Laugé – Bouquet de roses – Huile sur toile

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Achille Laugé – Portrait de femme – Huile sur toile

 

Charley Toorop (1891-1955) – peintre néerlandaise – au Musée d’art moderne

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Le musée d’art moderne de la ville de Paris  présente jusqu’au 9 mai 2010 la première rétrospective, en France d’Annie Caroline Pontifex Fernhout-Toorop, dite Charley Toorop,  figure majeure de l’avant-garde hollandaise. Il s’agit d’une version adaptée de l’exposition présentée au  « Museum Boyman Van Beuningen  » de Rotterdam en fin 2008.   C’est plus de quatre vingt de ses œuvres qui sont présentées, avec une mise en perspective, dans « la chambre d’amis » des tableaux de  Bart Van Der Leck   Fernand Léger  Piet Mondrian Gerrit Rietveld Ossip Zadkine Jan Toorop Pyke Koch  Henk Chabot

Philippe Dagen, sans doute sévère, dit dans le Monde que  » l’œuvre se présente comme l’alternance de moments de grande force créatrice et d’autres d’une surprenante faiblesse. On connaît peu d’artistes qui passent ainsi sans transition du chef- d’œuvre au ratage »

A voir également l’exposition que lui consacre  l’ Institut néerlandais avec ses dessins et sa correspondance, jusqu’au 11 avril 2010

Charley Toorop Privée  

Charley Toorop adhère  à 25 ans, au mouvement  expressionniste « Het Signaal  Le signal »

Elle peint des portraits d’elle-même, de ses enfants, de ses amants, de ses amis et des paysans de Zélande. Elle exécute également des natures mortes. Les  traits sont anguleux, les  contrastes violents,  inspirés du cubisme et de l’expressionnisme hollandais. Elle est à la croisée des chemins de la modernité. Elle a  côtoyé  le luminisme  la nouvelle objectivité   « de Stijl  »   Plus tard elle est influencée par l’image photographique, la mise en lumière, le mouvement.

Elle était la fille du peintre symboliste Jan Toorop et la mère d’Edgar Fernhout l ’un des principaux représentants de la nouvelle abstraction en Hollande.  Elle était l’amie de Piet Mondrian, de Gerrit Rietveld ou de Bart van der Leck et elle collectionnait leurs œuvres.

Sur artcyclopedia on retrouve les qui se trouvent dans les musées. Et voici quelques unes de ces oeuvres.

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Charley Toorop – Fleurs – 1919

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Charley Toorop – Autoportrait avec ses trois enfants – 1929

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Charley Toorop – Fermiers – 1930

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Charley Toorop – Nature morte à l’assiette blanche – 1940/1942

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Charley Toorop – Autoportrait – 1952/1954

Charles Lapicque – Peintre français et Centralien – Eléments de biographie – oeuvres sur toile et aquarelles

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Charles Lapicque 1898-1988

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Charles Lapicque (1898-1988) peintre français est né à Theizé dans le Rhône. Son père chef d’orchestre, et aussi peintre, meurt avant sa naissance. Il montre très vite des dons pour la musique et le dessin. Il est marqué par la Bretagne où il passe régulièrement les vacances. familiales. Il commence à peindre en autodidacte dès en 1920 ,mais il se consacrera exclusivement à sa carrière de peintre ne commencera  qu’à la fin des années 1930. Il a fait des études d’ingénieur à l’Ecole Centrale  de Paris, dont il sort diplômé en 1921. Il occupe plusieurs postes d’ingénieur dans le secteur privé tout en poursuivant des études de sciences physique et d’optique. De 1931 à 1943, il travaille à la faculté des Sciences de Paris.

Il y commence ses premières recherches scientifiques sur les contrastes des valeurs et la vision des couleurs. Dans son ouvrage « Le rouge et le bleu dans les arts » il démontre que « la règle classique, celle de Vinci, préconisant de placer les bleus dans le lointain, les rouges, orangés et jaunes au premier plan, est un contre-sens. Il est plus logique, plus favorable de faire l’inverse. Il mettra ses découvertes en application dans sa peinture. Ce peintre discret,  également musicien, sculpteur, sportif, a produit un œuvre picturale diversifiée protéiforme qui suscita les malentendus. . On l’a qualifié d’abstrait, de figuratif, de cubiste, de fauve, mais il ne se rattachait à aucun courant.

Il utilise généralement des couleurs acidulées mais aussi parfois agressives, qui dynamisent la perception. Le « dessin court après la couleur et la couleur après le dessin » pour donner un rythme, un mouvement, une pulsation et un pouvoir d’évocation aux allures de pays des merveilles. C’est un impatient qui supporte mal d’être obligé de composer avec le temps. Lapicque ne dessinait  jamais sur le motif. « A nous, de donner de la réalité une apparence qu’elle n’a pas d’elle-même, une forme, une figure; et cela ne se fait que par la mémoire».

Ses thèmes préférés sont la mer, les rochers, les voiliers, la musique, le tennis, les chevaux, les fauves, les chevaliers et  les rois. Il a un peu voyagé, à Venise et Rome, en Espagne, en Hollande et dans l’Atlas Saharien. Son œuvre peut être arbitrairement répartie en cinq périodes : Période quasi-abstraite (1940-1949) – Période « boucles et entrelacs «  (Récifs, régates, etc… jusqu’en 53) -Période flamboyante (Rome, Venise, personnages, tigres 1950-60) -L’obsession du mouvement (Tennis, Tempêtes 1960-1969) – La sérénité (à partir de 1970). Il a utilisé l’huile, l’acrylique, l’encre de chine et aussi l’aquarelle, au début et à la fin de son œuvre.

André Breton le considérait comme l’un des dix plus importants de l’art occidental et le  grand critique d’art Pierre Restany comme l’un de cinq maîtres de la Peinture française. On considère que ses travaux sur la couleur publiés dans « Essais sur l’art, l’espace et la destinée » (Grasset, 1957) ont influencé des artistes comme Bazaine, Manessier mais aussi Rancillac, Arroyo, Di Rosa, Boisrond, Combas ou encore Dubuffet.

Dès 1929 la galeriste Jeanne Bucher l’expose. En 1953 il reçoit le prix Raoul Duffy. En 1978, le Centre Georges Pompidou lui organise une rétrospective de ses dessins. En 1979, il reçoit le grand prix National de la Peinture. Il était « peintre de la Marine »

« Un dimanche aux régates » – huile sur toile de 1952, était mise à pirx le 11 décembre 2009, par l’étude Beaussant & Lefèvre, lors de la vente de la collection Jean et Gilberte Lescure  pour 20.000 €uros. Elle a été adjugée à 95.000 €

On trouvera des estampes sur Amorosart   et d’autres oeuvres sur Mutual Art ainsi que les oeuvres de l’artiste dans les musées du monde, susrtout pour le Ciudad de la pintura, sur Artcyclopedia

Deux vidéos sur des expositions au Musée de la Poste et au Musée de la Marine à Toulon  

Et voici une sélection d’oeuvres de l’artiste, à huile, acrylique, l’aquarelle ainsi qu’en lithographie

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Charles Lapicque – Hommage à Palestrina – 1925 – Huile sur toile

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Charles Lapicque – Jeanne d’Arc traversant la Loire- 1940- Huile sur toile

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Charles Lapicque – La bataille de Waterloo- 1949 – Huile sur toile

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Charles Lapicque – Un dimanche aux régates – 1952 – Huile sur toile

(Oeuvre présente lors de la vente de la Collection Lescure du 11/12/2009)

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Charles Lapicque -Coucher de soleil sur la Guidecca –  1954

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Charles Lapicque – Le tigre des Ming – 1961

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Charles Lapicque – Le bal – 1971 – Acrylique

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Charles Lapicque – Sérigraphie

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Charles Lapicque – Africa –  1962 – Aquarelle

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Charles Lapicque – Sans titre – 1973 – Aquarelle

 

Les peintres et la Nativité – Nativity and painters

La Nativité a inspiré les peintres au cours des siècles. Il est certain que entre les douzième et seizième siècle que les représentations sont les plus nombreuses. Mais certains artistes de l’époque moderne comme Gauguin et Chagall ont donné leur interprétation.

On trouvera sur « The text this week » un certain nombre de renvoi vers les oeuvres qui représentent la Nativité, au cours des siècles.

Voici une courte sélection de ces représentations de la Nativité parfois appelée aussi dans le titre du tableau « Naissance de Jésus »

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Giotto di Bondone – 1267-1337

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Botticelli 1445-1510 – Nativité mystique

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Nicolas Poussin 1594-1665

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Philippe de Champaigne 1602-1674

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Paul Gauguin – 1848-1903 – Te tamari no atua

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Marc Chagall 1889-1945

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Woonbo-kim-ki-chang -Corée 1914-2001

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Nativité contemporaine -Mexique

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Nativité moderne Afrique

Gustave Moreau (1816-1898) , peintre français . . . et ses nombreuses aquarelles

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Gustave Moreau par Elisa de Romilly en1874

Gustave Moreau (1826-1898) est un peintre français né à Paris. Souvent il est consideré comme un symboliste, ca qu’il réfutait. Il prépare les Beaux Arts avec François Edouard Picot (1786-1868). Il fortement iInfluencé par Théodore Chassériau (1819-1856),  peintre classique, romantique et orientaliste,  qui a été l’élève de Ingres. Il fait de nombreux voyages en Italie Il y copie les grands Maîtres comme Titien, Léonard de Vinci, Michel Ange qui influenceront son oeuvre. Dans un univers onirique peuplé de figures mythologiques, de fées, de licornes, intègre des motifs exotiques ou orientaux.Il multiplie les  expériences techniques et stylistiques, grattage, peinture non figurative.  Certains ont voulu voir en lui un précurseur de « l’expressionnisme abstrait »

En 1864 « Oedipe et le Sphinx », suscite d’ âpres controverses. Il faut attendre 1876 pour que  Salomé dans  » l’Apparition » lui apporte la consécration. Il a réalisé de nombreux Dessins et aquarelles . En 1879 l’artiste commence une série de soixante quatorze aquarelles pour illustrer  les «Fables de La Fontaine».

En 1892, Il est nommé professeur aux Beaux Arts de Paris. Bon pédagogue avec un grand sens de la liberté Il marquera ses élèves, qui  deviendront des grands peintres modernes, comme Henri Matisse, Albert Marquet, Georges Rouault, Henri-Charles Manguin.

 

De son vivant Il avait créé une fondation à laquelle Il avait légué son habitation A sa mort ce lieu devient  le «Musée Moreau» dont Georges Rouault fut lepremier  conservateur.  On trouve des liens vers les musées qui détiennent ses oeuvres sur Artcyclopedia et des reproductions sur Jmrw

Voici quelques exemples de ses œuvres à l’aquarelle

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Gustave Moreau Oedipe et le Sphinx

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Gustave Moreau L’apparition

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Gustave Moreau – Europa enlevée par Zeus en taureau blanc

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Gustave Moreau – Phaeton

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Gustave Moreau – Héron – Fable de La Fontaine

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Gustave Moreau

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Gustave Moreau – Le bon Samaritain – gouache

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Gustave Moreau – Costume pour Sapho de Gounod

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Gustave Moreau – Moïse sauvé des eaux

 

Jean Puy (1876-1960) Peintre français – Un fauve discret. Il rugissait peut-être moins que ses amis

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Jean Puy

http://www.jean-puy.com/ 

Jean Puy  (1876-1960)  peintre figuratif  français est né à Roanne dans une famille d’industriels.Il choisit d’embrasser une carrière artistique. Il suit l’enseignement de Tony Tollet à l’Ecole des Beaux Arts de Lyon de 1895 à 1897. Il s’installe alors à Paris et fréquente l’académie Jullian puis les ateliers de Gustave Moreau et d’Eugène Carrière. Il se lie d’amitié avec Matisse, Marquet, Manguin et Camoin. Il expose en 1900 au Salon des Indépendants, puis au Salon d’Automne dès sa création en 1904. En 1905, bien qu’il peigne dans des couleurs claires,  il apparaît avec ses amis du Groupe Moreau dans « la cage aux fauves ». Ambroise Vollard a été avant que les deux hommes se brouillent, son marchand de tableaux. En 1919, il grave pour lui des illustrations du cycle d’Ubu à la guerre. Il ne participe que de loin au milieu artistique de la Capitale.

Jean Puy, peintre mais aussi plaisancier  préfère séjourner en Bretagne qu’il adore. Il l’a beaucoup peinte,  mais aussi la Savoie et la Méditerranée. Outre les paysages, il exécute des scènes de genre, des nus, quelques natures mortes.

Il a souvent été hésitant entre les tendances artistiques de son époque : impressionnistes, divisionnistes, les peintres de Pont-Aven, ses amis Matisse, Marquet, Bonnard. Il est donc difficile de lui reconnaître un style vraiment personnel. D’autant qu’au niveau de la technique, il varie :  les couleurs sont éclatantes et tout à coup sombres, les formes simplifiées ou très détaillées, la touche empâtée ou fine. En 1920 chez la Nrf son frère Michel, critique d’art avait publié un ouvrage avec des reproductions de ses peintures et dessins.

Pendant près d’un demi-siècle, l’œuvre de Jean Puy, est restée inconnnue du grand public. Des expositions l’ont fait sortri de son « purgatoire » en 1999 au Palazzo Bricherasio de Turin , l’année suivante de Barcelone c’est  “Les Années Fauves”. En 2005; le Musée Marmottan-Monet à Paris à consacré une exposition intitulée le « Fauve discret« . Enfin son arrière petite nièce  Suzanne Limouzi et Louis Fressonnet-Puy lui ont consacré un « catalogue raisonné » Actuellement les  œuvres de Jean Puy sont régulièrement en vente dans les galeries et maisons d’enchère comme Christie’s  où « Femme dans un intérieur » de 1903 a été adjugée 47.500 $ Ces œuvres dans des musées, notamment l’Hermitage, sont répertoriées par Artcyclopedia

Et voici quelques exemples  

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Jean Puy – Femme dans un intérieur – 1903

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Jean Puy – Petite faunesse dormant – 1906

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Jean Puy – Le port de Collioure – 1913

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Jean Puy – Odalisque lisant – 1926

 

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Jean Puy – Le marché de Sanary – 1925

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Jean Puy – La fenêtre de l’atelier – 1956

Egon Schiele, peintre expressionniste autrichien – Biographie – oeuvre sur papier

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Egon Schiele

Egon Leo Adolf  Schiele (1880-1918) peintre expressionniste autrichien est né à Tulln près de Vienne d’un père allemand, Chef de gare et d’une mère tchèque. Dès l’enfance il dessine avec talent. Son père  qui l’encourageait, meurt en 1905. L’année suivante, il entre à l’Académie des Beaux-arts de Vienne, dans la classe de Christian Griepenkerl. Dès cette époque il commence à peindre, essentiellement des autoportraits, où il ne se ménage pas.

 En 1908, il expose pour la première fois. L’année suivante, il quitte l’Académie dont il juge l’enseignement trop conservateur. Il fonde avec des amis le  « Seukunstgruppe » (Groupe pour le nouvel art). Schiele subit très tôt l’influence de son ami Gustav Klimt  et de la « Sezession » viennoise. Klimt et lui s’admirent réciproquement.

Il trouve très  vite son propre style marqué par un dépouillement progressif de la forme et la sobriété du contenu. Ses portraits et ses nus sont  souvent saisis dans des poses insolites, voire caricaturales. Il transgresse les règles morales et religieuses. Il illustre crument les fantasmes sexuels. Il montre avec violence, la vérité et la misère de ses modèles, souvent des prostituées. La mort et la vis sont souvent étroitement liées dans ses œuvres. Il étudie les attitudes des aliénés dans un hôpital psychiatrique ou des marionnettes désarticulées. Il est condamné à  de la prison pour  dessins immoraux.

  Dès cette époque il participe à des expositions collectives à Budapest, Cologne, Dresde, Munich, Paris et Rome, Bruxelles. Il vit en concubinage avec Valérie Neuziel, dite Wally, un modèle à la réputation sulfureuse. Il rompra plus tard cette liaison, pour épouser  Edith Harms, sa « voisine d’en face ». Son œuvre devient plus équilibrée, apaisée.   Les thèmes changent et les corps sont moins torturés.

Il est mobilisé pendant la Guerre, mais il poursuit ses travaux artistiques et commence à être reconnu Lors de la 49e exposition de la Sécession, dont il a réalisé l’affiche, il obtient un grand succès. Avec le décès de Klimt, il devient , pour peu de temps, le chef de fille des expressionnistes autrichiens. En effet, Schiele et sa femme sont emportés par l’épidémie de « grippe espagnole » qui frappe toute l’Europe.

Egon Schiele est considéré comme l’une des figures majeures de l’Expressionisme autrichien, entre Klimt et Oskar Kokoschka Malgré la brièveté de sa carrière l’artiste a laissé une œuvre importante composée dequelques centaines d’huiles et de près de trois mille dessins et aquarelles.  En effet, une grande partie de son œuvre, souvent mal connue ,a été exécutée au crayon, à l’aquarelle et à la gouache. C’est dans la puissance du trait que Schiele s’affirme. Il est marqué, énergique et sûr, parfois même violent.

Son œuvre est subversive et provocatrice. Elle est marquée par la mort, la séparation, l’épreuve de l’emprisonnement. Elle veut choquer la société viennoise aux belles apparences, qu’il juge hypocrite et dans le  mensonge. Il s’oppose ainsi à l’académisme et aux convenances en peignant les corps dans leur vérité simple et absolue, en tension, pris de convulsions, torturés.

L’œuvre de Schiele n’a été reconnue en France que dans les années 1960. Aux États-Unis il est exposé dès 1945, grâce à l’engouement  des Autrichiens réfugiés outre-Atlantique.

Il y a peu d’œuvres sur toiles dans les ventes publiques. Il faut savoir qu’il a été considéré comme « artiste dégénéré par le régime nazi. Ces œuvres ont alors été retirées des musées allemands et autrichiens. Ce sont surtout ces aquarelles et ces dessins qui figurent dans les enchères. Les aquarelles sont généralement adjugées autour  200.000 euros. On trouve des représentations de œuvres d’Egon Schiele sur le Monde des artsArtcyclopediaDoc ic Commons Wikipedia ou Art maniac Bert Christensen gallery

Voici une vidéo qui montre aussi des oeuvres de l’artiste

Et voici quelques reproductions de ces oeuvres.

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Egon Schiele – Pont – 1913

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Egon Schiele – Le culte du moi – aquarelle

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Egon Schiele – Le cardinalet à nonne – huile – 1912

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Egon Schiele – Portrait de Wally – 1913

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Egon Schiele – Les amoureux – aquarelle – 1915

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Egon Schiele – Portrait de Madame Schiele – 1915

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Egon Schiele – La famille – 1918 – Huile

 

Joan Miró – Peintre espagnol – Des éléments de biographie et quelques oeuvres

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Joan Miro par Yousuf Karsh -1965.

Joan Miro Ferra (1893-1983) est un artiste peintre, sculpteur et céramiste espagnol né à  Barcelone. Il prend très jeune des cours de dessin. Lorsqu’il a 14 ans il entre à  l’école de commerce de Barcelone. Il est quelques temps employé aux écritures. Mais il suit les cours à l’école des Beaux-arts de la Longja. En 1912 il s’inscrit à l’Académie de Francesco Gali pour y étudier la peinture. Il y rencontre le céramiste Artigas, avec qui il travaillera plus tard, et le peintre Ricart. Il fréquente aussi l’Académie de dessin du Cercle Sant-Luc.

Il est souvent considéré comme l’un des principaux représentants du surréaliste.  Pourtant Miro à toujours rejeté une appartenance à un quelconque mouvement artistique. Son  l’œuvre est multiple, un peu «  touche à tout ». Lors de sa première exposition, il présenta certaines œuvres inspirées les unes par le cubisme, les  autres par le fauvisme. Il avait découvert ces tendances picturales,  à la faveur d’expositions organisées à Barcelone.

En 1920 il s’installe à Paris où il passe  les hivers. Il y côtoie Pablo Picasso, le mouvement Dada, et les surréalistes. André Breton dira qu’il est « le plus surréaliste d’entre nous ». A la fin des années 1920, il montre un univers poétique, avec ses 100 « peintures de rêve » En 1926, il collabore avec Marx Ernst aux décors de « Roméo et Juliette » pour les Ballets russes de Diaghilev. Il a  aussi une période « anti-peinture » où  il réalise  des tableaux-collages, avec les matériaux les plus divers

Dans les années 1930, il expose à Paris et New York, rencontre Kandinsky. Pendant la guerre civile espagnole, Miro peint ce qu’il appelle ses « peintures sauvages ». En 1937, il réalise une peinture murale pour le pavillon de l’Espagne, à l’Exposition Universelle de Paris. Dès 1941, le Museum of modern art de New York présente  une  rétrospective de son œuvre. En 1941-42 ,  la France est occupée et il se réfugie en Espagne. Il travaille alors avec le céramiste Josep Lorens Artigas. En 1946,  l’ « Institute of Contemporary Art » de Boston organise l’exposition des « quatre espagnols »  consacrée à Dalí, Gris, Picasso et Miró. Ce n’est pourtant qu’en 1947 qu’il se rend pour la première fois aux Etats-Unis. Il réalise un panneau mural, pour un grand hôtel de Cincinnati. La même année, il participe à l’Exposition internationale du surréalisme organisée à la Galerie Maeght à Paris.

En 1956, il s’établit définitivement aux Baléares, à Palma de Majorque. C’est à cette époque qu’il réalise les peintures murales du siège de l’Unesco à Paris.  Il réalise des sculptures monumentales colorées, à la Fondation Maeght, à l’aéroport de Barcelone, au parvis de la Défense, à  Chicago, Houston, Palma.

Sa production graphique est très importante, tant par sa qualité que par sa quantité. Il illustre des livres d’art. Il est un insatiable expérimentateur de techniques : dessin, gouache, aquarelle, pochoir, lithographie, eau-forte, gravure, xylographie, sérigraphie, gravure au ciment ou au carbure de silicium (carborundum) Ses lithographies lui permettent de démocratiser son œuvre en la rendant accessible à un large public. Il réalise aussi de nombreuses céramiques.

Les plus grands musées du monde lui consacrent des rétrospectives. Le Moma, le musée d’art moderne de Paris, la Tate de Londres, la Kunsthaus de Zurich, puis Tokyo et Kyoto, la fondation Maeght à St Paul de Vence, Madrid et Majorque   En 1972 il crée la Fondation Joan Miro à laquelle il fait don de 5000 dessins et aquarelles.

Chez  Christie’s à Londres ou New York certaines de ces œuvres  comme, « Le coq » une œuvre en  gouache et aquarelle réalisée en 1940,« La caresse des étoiles » « Etoile Bleue » dont été adjugées à plus de 11.000.000 d’euros

Il y a sur site du Centre Pompidou un dossier pédagogique et Curiosphere consacrés à Miro   et encore Joan Miro Art

On trouve ses œuvres sur les sites d’Olga’s Gallery  et d’Artcyclopedia ou encore Famous artists Gallery Des lithographies sur Amorosart   et à la galerie Fillion  Des reproductions sur All posters  Enfin Mirobolant  le site d’une passionnée

 Une vidéo

 

Et une courte sélection d’oeuvres

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Joan Miro – Portrait de Heriberto Casany – Huile sur toile – 1918

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Joan Miro – Le fou du roi – huile et fusain – 1926

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Joan Miro – Figure – Pastel – 1934

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Joan Miro – Le coq – Gouache et aquarelle – 1940

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Joan Miro -L’aube parfumée par la pluie d’or – Aquarelle – 1954

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Joan Miro -Les Géants – Aquateinte – 1960

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Joan Miro – Sans titre – Lithogravure – 1971

Je rappelle l’expostion actuelle  Miro et Tériade

Hugo Pratt – le père de Corto Maltese – ses aquarelles et les enchères du commissaire priseur

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Hugo Pratt

Hugo Pratt ( 1927-1995) dessinateur italien, est avec Hergé et quelques autres, l’un des grands noms de la bande dessinée. Né à Venise, il suit en 1941 ses parents en Abyssinie colonisée  par Mussolini. Enrôlé dans l’armée du Duce, il rejoint les alliés. A la fin de la guerre il lance la revue « L’As de pique », influencée par les comics américains. Il s’installe en Argentine et  travaille aux séries « Sergent Kirk » et « Ann de la Jungle ». A son retour en Europe en 1967 parait  dans Pif « La Ballade de la mer salée ».Le personnage de Corto Maltese, marin, anarchiste et romantique y fait ses débuts. Dans les années 1970, il fait du cinéma, d’autres aventures comme Jesuit Joe et poursuit sa série culte avec par exemple « Corto en Sibérie » Dans les années 1980, des expositions lui sont consacrées .En 2005 a été publié chez Casterman,  « Périples imaginaires  » dont le tome I est consacré à ses aquarelles de 1965  à 1995

C’est justement l’aquarelle originale qui a servi à l’illustration de couverture de l’album « Corto Maltese en Sibérie » (Hugo Pratt, 1973)  qui a été adjugée lors des enchères instrumentées les 20 et 21 novembre 2009 par Eric Leroy de l’étude de commissaires-priseurs Artcurial –Briest-Poulain-F.Tajan   pour un montant de 247.840 €. Il s’agit d’une œuvre à l’encre de Chine, feutre noir, gouache noire et aquarelles de couleurs, encadrée de 64 x 49,5 cm estimée entre 90 000 – 120 000 €. Pourquoi pas ?

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Hugo Pratt -Corto Maltese en Sibérie

Ce n’est pas le record, puisque la même étude Artcurial avait adjugé une aquarelle de Corto Maltese, « Le Etiopiche (l’éthiopien) » en mars 2008 à 300.830 €.

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Hugo Pratt – Le Etiopiche

Voici la vidéo de cette enchère historique

 

Groupe de Bloomsbury – Les peintres – Vanessa Bell, Roger Fry et Ducan Grant – Biographies

Les  trois principaux artistes peintres qui ont fait partie du Bloomsbury sont : Vanessa Bell, Roger Fry et Ducan Grant. Une exposition « Conversation anglaise » leur est consacrée  à  la Piscine – Musée d’art et d’Industrie de Roubaix.

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Vanessa Bell – autoportrait

Vanessa Bell (1879-1961) peintre et décoratrice née à Londres est la fille de l’écrivain Leslie Stephen et la sœur ainée de l’écrivaine Virginia Woolf. Elle suit les cours de la Royal academy School où elle étudie auprès de John Singer Sargent.

http://www.johnsingersargent.org/

Elle a eu une vie sentimentale tumultueuse. On lui prête de nombreuses liaisons masculines et féminines. D’abord mariée avec Clive Bell, avec qui elle a eu  deux enfants, ils se séparèrent en 1913. Elle a un temps une liaison avec Roger Fry.  Elle vécu ensuite avec Ducan Grant dont elle eu une fille en 1918. Vanessa travaille alors avec son compagnon, les « arts décoratifs » dans leur ferme de Charleston.

http://www.charleston.org.uk/   et  http://www.youtube.com/watch?v=8uw49axuvXA

Vanessa Bell a peint des portraits aux formes simplifiées et aux couleurs éclatantes et aussi des œuvres abstraites. Dans les années 1930 elle séjourne régulièrement à Cassis.  Elle a enseigné quelque temps à l’Euston Road School fondée par William Coldstream et Victor Pasmore.

On trouve les œuvres de Vanessa Bell, exposées dans les musées du Monde, sur Artcyclopedia et aussi sur la site de la Tate

http://www.artcyclopedia.com/artists/bell_vanessa.html

http://www.tate.org.uk/servlet/ArtistWorks?cgroupid=999999961&artistid=731&page=1

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Roger Fry – Autoportrait

Roger Eliot Fry (1836-1934) peintre anglais et critique d’art est né à Londres. Il a étudié les  sciences naturelles à Cambridge. Il enseigne d’abord l’histoire de l’art à la Slade School art. Il passe plusieurs années comme conservateur au Moma de New York. A son retour à Londres en 1910 il organise à la Grafton Gallery,  consacre une exposition à Manet et aux « post-impressionnistes » Il écrit des essais sur la peinture française contemporaine. En 1933, il  devient titulaire à l’université de Cambridge de  la chaire d’enseignement des beaux arts. Il meurt l’année suivante des suites d’une chute à son domicile.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Fry

On trouve les œuvres de Roger Fry qui sont exposées dans les musées du Monde sur Artcyclopedia

http://www.artcyclopedia.com/artists/fry_roger.html

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Ducan Grant – auto portrait

Ducan James Corrowr Grant (1885-1978) est un peintre écossais né à Rothiemurchus. Il a vécu en Inde jusqu’à l’âge de 9 ans. Il a étudié à la Slade art school. . Très jeune il voyage en Italie en Turquie. Il étudie à Pairs avec Jean-Emile Banche, il y côtoie Picasso, Matisse et Derain. Après un succès initial, il a vite connu la désaffection du public qui jugeait ses œuvres trop modernes. Il ne se souciait pas de la mode il « obéissait à son propre œil et à son imagination.  Il a réalisé de nombreuses décorations d’intérieurs et de lieux publics. Il a pratiqué la céramique, la gravure et l’estampe, illustré des livres, des décors de théâtre et de ballets. Il a travaillé tant à l’huile, qu’au pastel et à l’aquarelle et il était très bon dessinateur. Ce n’est pas un théoricien mais un instinctif. Son coté un peu « touche à tout » a nuit à son identité artistique. Mais c’est aussi ce qui fait sa richesse, que l’on découvre.

il a été le compagnon de Vanessa Bell et a eu beaucoup de liaisons masculines, notamment avec l’économiste John Maynard Keynes.

On trouvera ses œuvres sur les sites d’Artcyclopedia et de la Tate

http://www.artcyclopedia.com/artists/grant_duncan.html

http://www.tate.org.uk/servlet/ArtistWorks?cgroupid=999999961&artistid=1203&page=1

Vanessa Bell, Roger Fry et Duncan Grant ont fondé à Fitzroy Square, Omega Workshops, un atelier d’art et d’artisanat situé à Fiteroy square à Londres.

http://www.tate.org.uk/archivejourneys/bloomsburyhtml/art_omega.htm

Et aussi la récente exposition à la Courtauld Gallery : Beyond bloomsbury : Desing of The Omege Workshops 1913-19

http://www.courtauld.ac.uk/GALLERY/exhibitiolans/2009/omega/bloomsbury.shtml

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Je rappelle qu’une exposition qui leur est consacrée s’ouvrira à la Piscine de Roubaix le 21 novembre 2009. Elle durera jusqu’au 28 février 2010

http://masmoulin.blog.lemonde.fr/2009/11/07/conversation-anglaise-le-groupe-de-blomsbury-a-la-piscine-de-roubaix-du-21-novembre-2009-au-28-fevrier-2010/

Joan Mitchell (1925‐1992) peintre américaine – Biographie – American painter – Biography

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Johan Mitchell

Joan Mitchell (19251992) est considérée comme l’une des plus grandes femmes peintres américaines du XXe siècle. L’artiste est née à Chicago où son père est un médecin très  réputé qui peint des aquarelles sur le motif. Elle est très vite attirée par les arts. Elle s’inscrit en 1944 au « Smith College » puis à « Art Institute of Chicago ». Elle en sort « Bachelor of Arts degree » en 1947. Elle complète cette formation par un Master of Fine Arts. Elle étudiaeaussi avec à New York avec Hans Hofmann.

http://www.hanshofmann.org/

Elle voyage en France, en Espagne et en Italie. A ses débuts elle est influencée par Vincent Van Gogh, Paul Cézanne, Wassily Kandinsky. Et plus tard, mais elle ne voulait pas le reconnaître, par Claude Monet. Elle participe dans les années 1950 à la « New York School ». Elle y rencontre Jackson Pollock, Willem de Kooning, Franz Kline. On rattache son œuvre au mouvement expressionniste abstrait de seconde génération  

Elle  passera l’essentiel de sa carrière en France où rejoint en 1959, son compagnon, Jean-Paul Riopelle, peintre et sculpteur canadien

http://www.artsimages.com/bioriopelle.htm

En 1967, elle achète une maison à Vétheuil, tout près de Giverny cher à Monet. Elle l’occupera jusqu’à sa mort en 1992. Elle a donc vécu 33 ans en Franc.

Dès cette époque, les tableaux qu’elle réalise sont souvent de grandes dimensions, très expressifs, lumineux, dynamiques, avec beaucoup de références à la Nature

Les plus grands musées d’art moderne du monde présentent ses œuvres. Une œuvre « Salut Sally » de 1970 a été récemment adjugée 2.586.000 €.

La Joan Mitchell foundation attribue, chaque année depuis 1994, une bourse à un artiste peintre ou sculpteur

 http://www.joanmitchellfoundation.org/

Avec le soutien de Terra America Art, le musée des impressionnistes de Giverny, lui consacré récemment, une rétrospective, en collaboration avec la Kunsthalle d’Emden et le Palazzo Magnani de Reggio Emilia

http://www.terraamericanart.org/

http://www.museedesimpressionnismesgiverny.com/Expositions/Joan-Mitchell.html

On trouvera une grande partie de ses œuvres en consultant Artcyclopedia .

http://www.artcyclopedia.com/artists/mitchell_joan.html

Voici une vidéo

http://www.youtube.com/watch?v=W6L8lFoCMS0

et quelques exemples de son œuvre

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Johan Mitchell – Sans titre 1958

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Johan Mitchell – Salut Tom –  1979

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Johan Mitchell – La grande vallée -série de 1983-1984

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Johan MItchell – Sans titre -1987

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Johan Mitchell – Sud  – 1990

James Ensor, peintre et graveur belge – Eléments de biographie et quelques oeuvres

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James Ensor (1860-1949)

James Sidney Edward Ensor, peintre et graveur  belge, est né, en 1860, à Ostende en Flandre occidentale. C’est dans cette ville que son père anglais, a rencontré sa femme ostendaise de souche. Toute sa jeunesse le jeune garçon a côtoyé, dans la boutique familiale, des coquillages, des chinoiseries, des verroteries, des masques, des animaux empaillés. C’est là qu’il a nourri son univers peuplé de rêves et de cauchemars.

Il reçoit une première initiation à l’académie de sa ville natale. De 1877 à 1880, il suit les cours de l’Académie des Beaux Arts de Bruxelles, dont il n’apprécie guère l’ambiance. Il rencontre dans la capitale belge, des condisciples comme Khnopff, Finch, Hanon ou Th. Van Rysselberghe. Il fait de multiples croquis et esquisses d’après Bruegel, Rembrandt, Goya, Callot, Turner, Manet ou Daumier. Il y a aussi Jérome Bosch avec lequel l’on ne peut s’empécher de faire le rapprochement.

http://www.zetudiants.net/IMG/jpg/triptyque.jpg

Jérome Bosch – » Le jardin des délices »

Sa formation académique achevée, il rentre à Ostende où il   résidera pratiquement toute sa vie. Les œuvres de ses débuts sont réalistes. Il peint, dans une matière empâtée, dans des couleurs sombres, des autoportraits, des marines, des intérieurs bourgeois. Elles sont fraîchement accueillies. Les sujets sont jugés trop prosaïques. Par ailleurs, son affranchissement de la technique pictural et incomprise. Il est refusé aux salons d’Anvers et Bruxelles. C’est à cette époque qu’il participe,  à la création du groupe d’avant-garde dit « Les XX. »

http://users.skynet.be/pierre.bachy/libre_esthetique-XX.html

Il entame une un cycle de dessins « Les auréoles du Christ ou les sensibilités de la lumière ». Il aborde les thèmes du masque et du squelette. Bien entendu le Carnaval d’Ostende l’a inspiré. C’est sa vision symbolique du Monde. C’est aussi une façon de se venger du public. Il dira que « Les masques me plaisaient aussi parce qu’ils froissaient le public qui m’avait si mal accueilli. » Il peint notamment en 1889 «  l’entrée du Christ à Bruxelles ». Il expose aux Salons de la Libre Esthétique qui a succédé aux XX.

L’utilisation de couleurs pures , la lumière, et les schématisations qu’il opère,  d’une manière très originale, en avance sur son temps, préfigurent «  l’expressionnisme » Il expose à Paris, sans grand succès se qui renforce sa misanthropie. Avec l’arrivée du siècle, son inspiration fléchie, il se répète et ralentit sa production.

Dans la décennie 1910 Anvers et Rotterdam organisent une rétrospective des ses œuvres. Les musées royaux de Belgique achètent des toiles. En 1929, c’est la consécration. Il est obtient la nationalité belge, et anobli. Et enfin  les Beaux-arts de Bruxelles organisent une grande rétrospective. En 1933, il est sacré « Prince des peintres ». Il finira sa vie couvert d’honneurs tardifs.

Ses œuvres sont présentent dans de nombreux musées, à travers le Monde. Lors de la grande vente Yves Saint-Laurent – Pierre Bergé, organisée l’an passé par Christie’s, « Au conservatoire » a été attribuée pour 577.000 €.

On trouvera des compléments d’informations sur « Wikipedia » et « Art-deco »

http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Ensor

http://pagesperso-orange.fr/art-deco.France/ensor.htm

Une analyse de l’œuvre, des informations sur la cote de l’artiste sur « art-mémoire »

http://www.art-memoires.com/ensor_f1.htm

Un article très intéressant sur Ensor et la symbolique des masques et de la mascarade sur le site de « lotus »

http://users.skynet.be/lotus/art/ensor0-fr.htm

Une vidéo en  anglais de la retrospective que lui a consacré le MOMA de New York à l’été, et qui vient d’ouvrir au musée d’Orsay

Une page sur le site « lettres-histoire » qui centralise près de 200 oeuvres du peintre, dans l’ordre chronologique de 1876 à 1939

 http://lettres-histoire.info/lhg/Art/XXe_James_Ensor.htm

Et enfin, les œuvres présentes dans les musées du Monde, sur « Artcyclopedia »

http://www.artcyclopedia.com/artists/ensor_james.html

Et voici quelques oeuvres

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James Ensor – « Vue de la plaine flamande » – 1876

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James Ensor -La femme au chale rouge -1880

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James Ensor – « Entrée du Christ à Bruxelles » – 1889

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

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James Ensor -« Vieille femme aux masques » – 1889

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James Ensor – « L’intrigue » – 1890

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James Ensor – « Squelettes se disputant un harang-saur » – 1891

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James Ensor – « Les bons juges »- 1891

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James Ensor – » Au concervatoire » – 1902

(cf. Vente Saint-Laurent / Pierre Bergé)

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James Ensor – « Ensor dans son atelier ou Ensor a l’harmonium » – 1933

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James Ensor « Bien faire et laisser rire » – 1939

Gaston Chaissac (1910-1964) peintre français – Une biographie et quelques oeuvres

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Gaston Chaissac par Robert Doisneau

Gaston Chaissac est né en 1910, à Avallon, dans une famille pauvre. Son père  cordonnier déserte vite le foyer. Il quitte l’école à 13 ans et travaille comme apprenti bourrelier, cuisinier, etc.

En 1936, il rencontre à Paris des voisins de son frère les peintres allemands Otto Freundlich et Jeanne Kosnik-Kloss.

http://www.ville-pontoise.fr/content/heading528/content4073.html

 Le couple dirige une école d’art l’initie à la peinture, l’encourage et le conseille. Il y côtoie dans leur bibliothèque les œuvres de  Picasso, ami de son hôte, de Kandinsky, de Braque, de Max Ernst. C’est le début de sa carrière artistique. Il expose en 1939. Cependant, atteint de tuberculose, jusqu’en 1942  il fait des séjours dans plusieurs sanatorium.

En 1942, il travaille à Saint-Rémy de Provence chez un bourrelier. Il rencontre le peintre Albert Gleizes et travaille dans son atelier

http://www.fondationgleizes.fr/albert-gleizes.html

Et aussi André Lhote

http://www.art-et-histoire.com/index3.htm?lhote.htm? ,

Ainsi que l’architecte André Bloc et le galeriste Aimé Maeght, l’encouragent.

La même année il se marie et s’installe en Vendée où son épouse a un poste d’institutrice. Très isolé, confronté aux sarcasmes des villageois,  il dessine et peint à l’huile. Son extrême pauvreté l’oblige à utiliser de multiples supports, souvent de récupération, des bassines, des bidons cabossés, des troncs d’arbres, des épluchures de courges. Il dit réaliser une « peinture rustique  moderne ».

Il expose au Salon des Indépendants où Raymond Queneau, Jean Paulhan et Jean Dubuffet le remarquent.

http://www.dubuffetfondation.com/

Il entame avec eux une relation épistolaire suivie. Jean Dubuffet réuni en 1951, ses lettres et poèmes dans « l’hippobosque au bocage » publié chez Gallimard. Entre 1958 et 1960 il publie régulièrement à la « nouvelle NRF ».

L’intégration de ses œuvres dans les collections « d’art brut » de Jean Dubuffet, parmi celles des fous et des marginaux, l’a longtemps desservi. Il passe alors pour un artiste naïf et primitif alors que l’on préfère aujourd’hui le considérer comme autodidacte.

Il réalise des compositions abstraites, des réseaux d’écailles, de cellules  et de spirales de plus en plus cernées de noir à l’image de l’art du vitrail. Il utilise des  rouges plutôt agressifs qui alternent avec des roses et des oranges « sucrés » posés en aplat Il montre des bêtes monstrueuses, des visages, des personnages, plus rarement un bouquet ou un  paysage. Les dessins d’enfants, la préhistoire, l’art africain l’inspirent. Il tire partie du hasard et de l’accident. Tout éveille sa création. Des déchirures, des cassures, des nœuds de planches, des dessins d’enfants. « Nulle forme prévue d’avance, au fur et à mesure de l’exécution je sais où il faut aller » Il réalise des compositions abstraites, des réseaux d’écailles, de cellules  et de spirales de plus en plus cernées de noir à l’image de l’art du vitrail. Il utilise des  rouges plutôt agressifs qui alternent avec des roses et des oranges « sucrés » posés en aplat Il montre des bêtes monstrueuses, des visages, des personnages, plus rarement un bouquet ou un  paysage. Les dessins d’enfants, la préhistoire, l’art africain l’inspirent.

L’œuvre de ce formidable « bricoleur », culmine quelques années avant sa mort avec d’incroyables totems de bois peints qui se dressent vers le ciel.

En 1961, trois ans avant sa mort, la galerie Iris Clert protectrice des « Nouveaux réalistes » lui consacre une exposition.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Iris_Clert

C’est à cette époque qu’il réalise des  collages de papier de tapisseries découpés en de vastes compositions avec ou sans personnages.

Ce n’est qu’en 1973 que le Musée National d’Art Moderne de Paris, organise une première exposition de ses œuvres. Il est enfin reconnu comme un artiste à part entière. Ensuite les expositions se succèdent dans les principaux musées Cependant, il reste ignoré sur les bases de données artistiques « Artcyclopedia » et « Olga-AbcGallery »

En 2007, à l’étude de commissaires priseurs Acturial , « le locataire du premier » une huile et assemblage sur bois, de 1956 a atteint la côte de 299.300 €.

Des artistes reconnus comme l’allemand Georg Baselitz et le français Robert Combas revendiquent l’influence de Chaissac dans leur œuvre.

On trouvera d’autres éléments biographiques sur ces sites

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaston_Chaissac

http://www.chaissac.sainteflorence.com/ http://archives.arte.tv/societe/artbrut/ftext/grands2.htm

Et voici quelques exemples de son œuvre :

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Gaston Chaissac

Composition à deux personnages sur fond moucheté- Aquarelle- 1942

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Gaston Chaissac – sans titre – Huile sur papier – 1944

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Gaston Chaissac -Sans titre – Huile sur isorel – 1954

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Gaston Chaissac – Sans titre – Gouache – 1961

 

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Gaston Chaissac – Le locataire du premier – Huile et assemblage sur bois – 1956

 

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Gaston Chaissac – Totem – 1961

Pierre Auguste Renoir – Eléments biographiques et œuvres sur papier

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Pierre Auguste Renoir – Autoportrait- 1870

Pierre Auguste Renoir (1841-1919) est un peintre français né à Limoges. C’est l’un de peintres français les plus célèbres auprès du grand public.

Il entre comme décorateur dans une fabrique de porcelaine en 1854. Il utilise des couleurs claires et fraîches. Il étudie les maîtres Rococo au Louvre. En 1862 il entre dans l’atelier de Gleyre  http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Gleyre   et rencontre Monet, Sisley et Bazille avec qui il se lie d’amitié. Ensemble ils vont peindre à Barbizon. Il fait alors partie du groupe  des impressionnistes  qui se réunissent au Café Guerbois, proche de l’atelier de Maner, aux Batignoles

A l’époque il montre des jolis enfants, des fleurs, de belles scènes, et surtour de  jolies femmes. Il a peint ensuite beaucoup de portraits qui rencontre le succès vers 1880 et le marchand Paul Durand-Ruel http://www.durand-ruel.fr/french/historique.html   achète ses œuvres.

C’est à ce moment qui s’éloigne des impressionnistes .Ces paysages, ne sont que le décor des scènes où domine le nu féminin,  souvent épanoui, dans des ambiances intemporelles ou mythologiques. Il considére que l’art devait représenter des « choses jolies » Il a peint jusqu’à la fin de sa vie malgré un handicap physique lié à des rhumatismes. Il finira dans un fauteuil roulant. Il a été très prolixe en peignant plus de six milles tableaux. La plupart des musées du Monde entier possèdent certaines de ces œuvres. Bien entendu, les peintures à l’huile dominent.

Mais il a réalisé aussi une œuvre importante sur papier. Elle est considérée en France comme secondaire. Pourtant le marché de l’art et les collections publiques notamment américaines démontre qu’il ne s’agissait pas d’une activité mineure pour le peintre  qui était un bon dessinateur. Il a produit de nombreux pastels, dessins, sanguine, des gouaches et aussi des aquarelles. Renoir ne considérait pas le recours à ces techniques comme un genre d’exercices secondaires. Ces amis peintres en ont témoigné dans leurs écrits, lettres ou carnets, comme par exemple Berthe Morisot.

On trouvera aussi ces œuvres reprises en lithographie par son fils et aussi …sur les boites à biscuits et autres chromos. On trouvera des éléments biographiques dans

http://fr.wikipedia.org/wiki/Auguste_Renoir

http://www.pileface.com/sollers/article.php3?id_article=388

http://www.impressionniste.net/renoir.htm

La plupart de ses œuvres réparties dans les musées du Monde entier sont accessible au travers le site habituel « Artcyclopedia » et quelques autres sites

http://www.artcyclopedia.com/artists/renoir_pierre-auguste.html

http://www.grandspeintres.com/renoir/liste.php

http://renoir.chez.com/

Enfin je présente ici quelques œuvres sur papier, souvent difficiles à dénicher, car moins diffusées. 

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Pierre Auguste Renoir – Renoir Jeunes gens dans la rue Pastel 1877 -Pastel

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Pierre Auguste Renoir – Paysage de pécheurs – Aquarelle et encre rouge

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Pierre Auguste Renoir – Paysage – 1890- Aquarelle

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Pierre Auguste Renoir – Enfants jouant à la balle – 1900- Lithographie

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Pierre Auguste Renoir – Femme au panier – Fusain

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Pierre Auguste Renoir – Nu – Sanguine

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Pierre Auguste Renoir -Bouquet d’arbre – Aquarelle et gouache

Georges Rouault, peintre et graveur français – Oeuvres sur papier – aquarelle et autres médiums

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Georges Rouault par Cartier-Bresson

Georges Rouault(1871-1958) est un peintre et graveur français né à Paris dans le quartier populaire de Belleville. Il commence son parcours artistique en devenant à 14 ans apprenti chez un maître verrier. A partir de 1885, il suit le soir des  cours d’arts décoratifs. En 1891 il est reçu à l’Ecole des Beaux-arts et entre dans l’atelier de Gustave Moreau dont il est l’élève préféré. Il y côtoie Henri Matisse et Albert Marquet avec qui il fonde le salon d’Automne. En 1903, il devient le conservateur du musée qui est consacré à son maître

http://www.musee-moreau.fr/

L’artiste peint le monde judiciaire, avec les juges, les avocats, les salles d’audience ou encore les clowns et acrobates. Mais aussi les filles, les miséreux, les émigrés, en un mot la misère humaine, sans doute influencé par l’écrivain catholique Léon Bloy. Plus tard, il sera à Versailles le voisin du  philosophe Jacques Maritain. Homme profondément chrétien, il aborde  aussi les sujets bibliques et religieux.

 Il a exposé en 1905 avec les « fauves » mais n’a jamais appartenu à aucun courant, aucune école. Mais, il est considéré comme un précurseur de l’expressionnisme.

Pendant près de vingt ans de 1900 à 1918, il utilise essentiellement l’aquarelle et la gouache. Ensuite il se tourne vers la peinture à l’huile sur toile ou sur papier. Toute sa vie il emploiera des techniques mixtes en mêlant aussi bien l’aquarelle, avec l’huile, l’encre de chine, la gouache, le pastel ou le crayon graphite.

Les critiques de l’époque trouvaient son style ténébreux. Rouault a choisi de brosser le genre humain avec des couleurs sombres et lorsqu’il peint à l’huile avec une pâte épaisse. Il se considérait comme un ouvrier artisan. Il été  obsédé par le geste et la liberté du trait. Je trouve que les cernes noirs de beaucoup de ses œuvres rappellent le cloisonnement des vitraux  par les sertis de plomb. Il était perfectionniste et à la fin de sa vie il a détruit plus de trois cents oeuvres. Au motif qu’elles ne correspondaient pas aux critères esthétiques qu’il s’était fixés.

Dès 1910 est reconnu par les marchands comme Ambroise Vollardet Maurice Girardin. Ambroise Vollard lui commande entre 1917 et 1927 l’illustration de plusieurs ouvrages. C’est à cette époque qu’il se met à la gravure.On citera notamment son célèbre « Miserere » Il réalise aussi des vitraux pour l’église d’Assy, des tapisseries, des émaux. Il a également exécuté les décors et les costumes du « fils prodigue » un ballet de Serge Diaghilev. 

En 1938, le Museum of Modern Art de New York expose l’œuvre gravée de Rouault. Dès 1945, sa renommée s’internationalise et plusieurs rétrospectives sont organisées à New York, Cleveland, Bruxelles, Amsterdam, Paris, Zurich, Milan. Beaucoup de musées dans le monde entier accrochent ses œuvres. Un riche industriel japonais au travers la collection « Idemitsu » possède environ quatre cents œuvres du peintre. 

http://www.idemitsu.co.jp/museum/english/index.html 

Il est considéré comme le plus grand peintre religieux du 20 ème siècle. Cependant, en France pendant de nombreuses années il est boudé, considéré comme un peintre « bigot », sans doute à cause du succès des reproductions de ses oeuvres chez les ecclésiastiques. Je citerai pour preuve la difficulté de trouver des biographies de cet artiste, un peu étoffées en langue française. Il faut se tourner vers les sites anglophones.

En 2004-2005 le musée de Chambéry présente « Rouault et le cirque ». Puis une exposition lui est consacrée en 2007 au musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg. La même année, c’est la confrontation « Rouault Matisse » au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris. L’année du cinquantième anniversaire de sa mort, c’est au tour du Centre Pompidou avec un  « Hommage à Rouault – l’effervescence du début ». En 2008-2009 la  Picacothèque de Paris propose une sélection d’une soixantaine de chef d’œuvres de la collection « Idmitsu »  qui couvre les années 1897 à 1956. Cette année, deux expositions au Japon et celle  au musée de l’Annonciade à Saint-Tropez.

Rouault est définitivement sorti du purgatoire dans lequel il était injustement entrré à sa mort, il y a cinquante ans.

On trouvera un certain nombre d’oeuvres sur le site de la Fondation Rouault

http://www.rouault.org/ 

Cependant, l’on peut les trouver sur le site habituel d’Artcyclopedia 

://www.artcyclopedia.com/artists/rouault_georges.html

Voici une sélection d’œuvres sur papier  de Georges Raoult

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Georges Rouault – Paysage de nuit – 1897 – Aquarelle

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Georges Rouault – Deux hommes en costume – 1906 – Aquarelle

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Georges Rouault – Fille au miroir – 1907 – Aquarelle

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Georges Rouault – Escalier du parc de Versailles – 1910 – Aquarelle

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Georges Rouault – Clown – vers 1910 – Aquarelle et Huile

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Georges Rouault – Aguicheuse – 1914 – Aquarelle, encre et Pastel

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Georges Rouault – Un juge – 1936 – Gravure

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Georges Rouault – Le Christ et ses disciples – 1938 – Aquatinte

 

Le monde industriel et les peintres du 19ème siècle – Seconde partie

Voici d’autres artistes, auxquels on ne s’attend pas forcément, qui ont capté l’environnement industriel de leur temps.

Claude Monet (1840-1926)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Monet

http://www.artcyclopedia.com/artists/monet_claude.html

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Gare Saint-Lazare 1877

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  Le pont du chemin de fer à Argenteuil  

Constantin Meunier (1831-1905)

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Constantin_Meunier

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Au pays noir – 1890

Fernand-Anne Piestre, dit Fernand Cormon (1845-1924)http://fr.wikipedia.org/wiki/Fernand_Cormon

 

http://www.artcyclopedia.com/artists/cormon_fernand.html

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 La forge – 1893

Lionel Walden (1861-1933) – peintre américain

 

http://en.wikipedia.org/wiki/Lionel_Walden

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Les docks de Cardiff- 1894 

Jacob Abraham Camille Pissarro (1830-1903)http://www.impressionniste.net/pissarro.htmhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Camille_Pissarro

 

http://www.artcyclopedia.com/artists/pissarro_camille.html

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 Dieppe, bassin Duquesne, marée basse, soleil, matin, 1902 

Maximilien Luce (1858-1941)

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maximilien_Luce

http://www.artcyclopedia.com/artists/luce_maximilien.html

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Les batteurs de pieux 1902

Ce tour d’horizon n’est aucunement exhaustif, on citera Caillebotte et son pont de l’Europe, et bien d’autres artistes.

Le monde industriel et les peintres du 19ème siècle – Première partie

Il n’a pas fallu attendre le 20 ème siècle pour que les artistes s’intéressent au monde  qui les entoure. Dès le début du 19ème siècle des artistes sont concernés par la révolution industrielle et au monde industriel qui se développait.  Ils ont peint des forges, des ateliers, des usines, des quais.

 http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_industrielle

Ce sont des grands peintres  reconnus ou d’autres plus modestes. Il s’agit souvent, sauf pour Bonhommé, d’incursions dans ce monde industriel, comme pour Sisley, Renoir et d’autres que l’on connaît plus dans leur approche impressionniste.Pour ne pas allonger démesurément mes billets, je livre le fruit de mes recherches dans 2 articles.  Voici la première partie de ce petit invenrtaire non exhaustif 

Etienne Bouhot (1780-1862)

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Vue intérieure d’une forge près de Châtillon-sur-Seine 1823 

 Théodore Chasseriau (1819-1856)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9odore_Chass%C3%A9riau

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 Une forge au Creusot 1836 

 François Ignace BONHOMMÉ (1809-1893)

http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/action-culturelle/celebrations-nationales/2009/arts/ignace-francois-bonhomme

http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=81&d=601

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 Abainville (Meuse) -Tôlerie des forges d’Abainville 1838  Auguste Renoir (1841-1919) 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Auguste_Renoir

http://www.artcyclopedia.com/artists/renoir_pierre-auguste.html

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Chalands sur la Seine 1869 

Alfred Sisley (1839-1899)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_Sisley

http://www.artcyclopedia.com/artists/sisley_alfred.html

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  La Forge à Marly le Roi 1875 

Adolph Von Menzel – peintre allemand (1815-1905)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Adolph_von_Menzel

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Travail en usine 1875

La suite de l’article sera en ligne jeudi 1er octobre

Marc Chagall, peintre français, aquarelliste à ses heures.

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Marc Chagall

Le peintre Moïshe Zakharovitch Chagalov connu sous le nom de Marc Chagall (1887-1985) est un peintre français, d’origine russe, né à Vitebsk en Biélorussie. C’est avec Picasso, l’un des plus célèbres artistes français du 20ème siècle. Il commence à étudier l’art avec Yehada Pen, à Saint-Pétersbourg, où il est assigné à résidence. Il arrive en France en 1910 pour approfondir ses connaissances en arts plastiques. Il y rencontre les tenants de l’avant-garde, comme, Robert Delaunay, Fernand Léger. Sa formation accomplie, en 1914, il rentre au pays et l’année suivante il se marie avec Bella Rosenfeld, ils ont une fille Ida. Il devient « Commissaire du peuple » aux Beaux-arts de la région de Vitebsk. Il fonde une académie où il enseigne, avec Kazimir Malevitch qui le remplacera en 1919. Il part alors pour Moscou où il réalise les décors du Théâtre juif.

En désaccord avec la politique soviétique, il revient en France en 1922. Il y passera le reste de sa vie, sauf un séjour aux Etats-Unis de 1941 à 1948. Il a été naturalisé français en 1937. Bella sa muse meurt en 1944. C’est  Virginia Haggard, avec qui il a un fils, l’écrivain, chanteur et parolier David Mc Neil, qui le sort d’une grave dépression. http://www.davidmcneil.com/plandusite.htm  Mais c’est avec Valentina Brodsky « Vaba » qu’il se remarie en 1952. Il se rend en Grèce et en Israël.

Il a été influencé par l’expressionnisme russe et par le cubisme. Cependant, l’œuvre de Marc Chagall  est souvent considérée comme surréaliste. Mais il n’a jamais adhéré à ce mouvement, ni à aucune école même si on l’associe à l’Ecole de Paris. La tradition juive, le folklore russe, ses années de jeunesse heureuses et aussi des thèmes récurrents, le violoniste, l’acrobate, le Christ, les amoureux, la vache, inspirent son œuvre. Il y traduit ses états d’âme, son angoisse mais aussi sa poésie, son univers merveilleux, onirique, son humour, son imagination.

Il a illustré un certain nombre de livres d’art à la demande de l’éditeur d’Ambroise Vollard. Les Fables de La Fontaine avec des gouaches et des eaux-fortes, les « âmes mortes » de Gogol et surtout la Bible.

 Marc Chagall  peignait avec des couleurs très vives,  principalement à l’huile. Mais il a expérimenté de nombreuses techniques, telles que la gouache, l’aquarelle, le pastel, l’encre, le collage, la gravure sur cuivre, la peinture sur vitrail, sur émail, la lithographie. C’est dans les années 50 il rencontre le lithographe Fernand Mourlot   http://mourlot.free.fr/   et le « chromiste » Charles Sorlier qui devient son conseiller et ami. Cette collabortion durera plus de trente années.Une production d’un millier de lithographies va naître de ces rencontres.

Dans les années 60-70 il a  réalisé des œuvres monumentales à l’Opéra de Paris,  au Metropolitan Opera de New-York, au siège new-yorkais de l’ONU, au Parlement israélien. A Nice a été ouvert en 1973 un musée national consacré  à ses travaux sur la Bible.

http://www.musee-chagall.fr/

Un petit musée lui est également dédié dans sa ville natale

http://chagal-vitebsk.com/node/9

On trouvera des compléments biographiques sur le site de Wikipedia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Chagall

Ainsi qu’un large éventail de ses œuvres sur toile  sur Olga Gallery et Art Soho

http://www.abcgallery.com/C/chagall/chagall80.html

http://www.artsoho.net/chagall.htm

Ainsi que des liens vers les musées du Monde entier qui détiennent ses œuvres sur Artcyclopedia

http://www.artcyclopedia.com/artists/chagall_marc.html

Et son œuvre graphique sur Wuy-Art, le site hollandais des collectionneurs Pieter Zuidema et Willemien Uyterlinde  

http://www.chagall.nl/

et également cette vidéo où l’on feuillette l’album des ces oeuvres

On a vu que Chagalle a souvent pratiqué l’aquarelle et la gouache. Mes recherches me permettent de présenter quelques unes de ces œuvres sur papier.

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Marc Chagall – Visite chez les Grands Parents – Aquarelle –  1915

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Marc Chagall – Soldat aux pains – 1915 – Aquarelle et gouache

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Marc Chagall – Le peintre sur la lune – aquarelle – 1917

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Marc Chagall – Hommage à Gogol – 1930 – Aquarelle

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Marc Chagall – Vue par la fenêtre – Aquarelle – 1934

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Marc Chagall -La Sirène -Aquarelle

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Marc Chagall – The King – Encre et aquarelle

 

Edward Munch peintre, graveur et …aquarelliste

 

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Edward Munch

L’artiste peintre et graveur norvégien Edvard Munch (1863-1944) est né à Lote, dans le comté de Hedmark . Il débute des études d’ingénieur à l’école technique d’Oslo. Il les abandonne l’année suivante pour s’inscrire à l’École Royale de dessin de Christiania. Il reçoit l’’enseignement de Christian Krohg et de Frits Thaulow. Il expose au Salon des Arts décoratifs. En 1985, il se rend à Anvers puis à Paris, il découvre les principaux mouvements picturaux européens et subit l’influence de Vincent Van Gogh et de Paul Gauguin. Il suit les cours de Léon Bonnat. A Berlin il rencontre les tenants de l’Art Nouveau. Cependant il n’a jamais appartenu à aucune école ou courant, bien qu’il soit considéré maintenant comme l’un des pionniers de l’expressionnisme.  Après avoir été longtemps incompris, on lui attribue une grande influence dans l’évolution de la peinture contemporaine.

Sa mère meurt alors qu’il a cinq ans et à 14 ans il est témoin de l’agonie de Sophie, sa sœur aînée. Aussi son univers pictural, ses « paysages mentaux » sont hantés par la mort, l’amour tourmenté, l’absence d’espoir.

Beaucoup de ces œuvres, réalisées dans la dernière décennie du 19ème siècle sont universellement connues. Il y a bien entendu, dans la série La Frise,  le plus célèbre : le Cri (Skrik)  mais aussi, la Madone, le Vampire, la Jalousie et le Baiser.. Il a légué ces œuvres qui font maintenant partie du musée Munch  à Toyen.

A propos du Cri qu’il a exécuté en de nombreuses versions « Un soir, je marchais le long d’un chemin. J’étais fatigué, malade. Je me suis arrêté pour regarder le fjord : le soleil se couchait et les nuages étaient rouges, comme du sang. J’ai senti passer un cri dans la nature ; il m’a semblé que je pouvais entendre le cri. J’ai peint ce tableau, peint les nuages comme du véritable sang. Les couleurs hurlaient »

En 1892, l’exposition  de ses œuvres à la « Maison des architectes » affronte l’hostilité de la critique et du public et ferme au bout d’une semaine. L’affaire Munch le rend célèbre. Il n’a pas 30 ans. En 1908 il est soigné par électrochocs  dans une clinique de Copenhague. Sa personnalité en est changé et ses œuvres sont plus colorées, moins pessimistes, tournées vers la nature. En 1916, iIl s’installe a Ekely près d’Oslo. Il travaille à des décorations murales. Pendant la période nazie il est catalogué « Peintre dégénéré » Près d’une centaine d’œuvres sont retirées des musées d’Allemagne et vendues à la Norvège. Munch, « antifasciste »  mène jusqu’à sa mort une vie solitaire et retirée.

Bien entendu il peignait à l’huile, il gravait sur bois des œuvres colorées . Il a aussi exécuté de nombreuses aquarelles, notamment dans les années 1920.

Des éléments de biographie dans Wikipedia  Une analyse illustrée bien documentée sous le pseudonyme « Burlybunch »  sur le forum « Parfum de livres » Munch, Le Cri ou la faute collective par Béatrice Joyeux-Prunel dans la revue Nunc

Et aussi Le musée Munch à Oslo, La galerie Munch, sur son lieu de naissance.Et puis, les liens vers les musées qui possèdent des œuvres de Munch

Voici d’abord un représentation du Cri

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Edward Munch -Le cri – 1893

Et  aussi quelques exemples de ses aquarelles

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Edward Munch – Jeune homme et prostituée – 1896 – Aquarelle et fusain

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Edward Munch -Travailleurs sur le chemin du retour – 1920 – Aquarelle et fusain

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Edward Munch – Modèle se déshabillant – 1924 – Aquarelle

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Edward Munch – Munch et Sophie – 1935 – aquarelle et crayon

Salvador Dali, peintre, provocateur, manipulateur, mais aussi … aquarelliste

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Salvador Dali

Salvador Dali (1904-1989)  est un peintre espagnol, né à Figueras en Catalogne. C’est bien entendu d’abord du dandy exhibitionniste, excentrique, provocateur, mégalomane, manipulateur des médias, que l’on se souvient. Mais c’était aussi un peintre  sérieux dont le travail était soutenu par un système de pensée élaboré. Cette figure emblématique du surréalisme est l’un des peintres les plus fascinants du 20èmesiècle.

Il découvre la peinture, en 1914,  avec le peintre Ramon Pitxot Girones (1871-1925) grand ami de Picasso. Dès cette époque, il lit des livres d’art, des monographies de grands maîtres, des siècles passés. Quelques années plus tard il étudie le dessin à l’école municipale d’art de sa ville natale. En 1921 il intègre la Real Academia de Bellas Artes de San Fernando à Madrid où il reçoit une solide formation académique. Il en sera expulsé en 1926 par suite de sa rébellion contre le corps  professoral. Il réside la Residencia de Estudiantes où il côtoie ceux qui vont devenir l’avant-garde artistique espagnole, comme Federico Garcia Lorca, Luis Buñuel. Il s’intéresse au cubisme, au « Valori Plastici » italien, au travail de Le Corbusier. Et aussi la peinture métaphysique de Giorgio de Chirico et Carlo Carra. Il lit « l’interprétation des rêves de Freud ». Il est aussi influencé par  l’Uruguayen Rafael Barradas. Il peint alors beaucoup de portraits. Il est  un moment perçu comme un peintre classique. Mais il devient très vite un des principaux représentant de l’avant-garde artistique espagnole. Il voyage, rencontre Picasso, visite le Louvre, découvre Vermeer à Delf.

En 1928, l’une des ses œuvres « Le panier de pain », le fait connaître lors de l’exposition annuelle internationale du Carnegie Institute de  Pittsburgh. Il réalise en Espagne des décors et des costumes de théâtre. Il s’installe à Paris et entre dans le mouvement surréaliste. Il donne des conférences qui choquent le public, notamment à Barcelone. Le marchand de tableaux Goesmans l’expose puis se sera la galerie Pierre Colle. Il rencontre Gala la femme d’Eluard qu’il épouse et qui sera sa muse jusqu’à la fin de sa vie. Dans les années 1930 il est à l’apogée. Le Cercle du Zodiaque, un groupe de collectionneurs de peinture d’avant-garde emmené par le vicomte de Noailles s’engage à  lui acheter un tableau par mois. Il expose à New-York, donne une conférence au Moma  et visite les Etats-Unis.

Il fuit la guerre d’Espagne et s’installe en Italie où il étudie des peintres de la renaissance. Ensuite, jusqu’en 1948,il s’installera aux Etats-Unis. Il a une activité débordante, de plus en plus publique. Il donne des conférences, participe à des films. A son retour en Europe, son œuvre est imprégnée de mysticisme.

En 1954 il réalise une série de lithographies de la « Divine comédie » d’après ses aquarelles. A cette époque, il fraie avec le Caudillo dont il défend le régime. Dans les années 1960 une rétrospective de ses œuvres est présentée à New-York et à Tokyo. En 1965, il décrète avec mise en scène, force provocation que la gare de Perpignan est le Centre du monde. Enfin, il s’intéressera à la troisième dimension et aux hologrammes.

A la fin de sa vie il est très honoré. Des musées à Cleveland, Figueras lui sont consacrés, Il est reçu comme membre associé à l’Académie française des Beaux-arts. En 1979, le Centre Pompidou, après la Tate Gallery de Londres et le Musée d’Art contemporain de Madrid, lui consacre une importante rétrospective.

On trouvera des éléments biographiques complémentaires sur Wikipedia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Salvador_Dal%C3%AD

Ainsi qu’un certain nombre de sites qui sont consacrés au personnage et à son oeuvre

http://www.universdali.com/salvador_dali.html

http://www.salvador-dali.org/fr_index.html

http://www.virtualdali.com/

http://www.daliparis.com/

http://www.daliphoto.com/

http://www.salvadordalimuseum.org/home.html

http://www.galerie-furstenberg.fr/fran%E7ais_editionsgraphiqus_dali.htm

Et bien entendu des liens vers les sites des musées qui dans le monde possède des œuvres de Salvador Dali sur « artcyclopedia »

http://www.artcyclopedia.com/artists/dali_salvador.html

Voici enfin quelques exemples de son œuvre sur papier, en l’espèce des aquarelles. La collecte est malaisée. En effet, sa production est sévèrement protégée, notamment sur les sites des fondations et musées qui lui sont consacrés.

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Salvador Dali – La divine comédie -Aquarelle

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Salvador Dali – La robe rouge – aquarelle

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Salvador Dali – Les trois anges – Aquarelle

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Salvador Dali – Le printemps – Aquarelle

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Salvador Dali – Les éléphants spaciaux – Aquarelle

Paul Cézanne et l’aquarelle

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Paul Cézanne

Paul Cézanne (1839-1906) est un peintre français qui est né et qui a vécu presque toute sa vie à Aix-en-Provence. Il était l’ami et le condisciple d’Emile Zola. Après des études de droit il monte à Paris. Il effectue de nombreux aller-retour entre 1862 et 1869.Il fréquente « l’académie Suisse ». Il s’intéresse aux œuvres de Courbet, Manet, Delacroix et aux anciens comme Vélasquez et le Caravage. Pissarro, dont il s’éloignera plus tard,  lui enseigne en 1872, à Auvers-sur-Oise, la peinture en plein air. Sous son influence sa palette s’éclaircit. Il participa un moment aux salons d’impressionnistes, mais ensuite s’en éloigna. Il peint aussi bien à l’huile qu’à l’aquarelle. Il réalisera plus de 600 œuvres avec ce médium. Il les datait rarement.

Dans les années 1880-1890 il s’installe de façon permanente à Aix. Il hérite de la fortune de son père. Son aisance financière lui permet de se consacrer totalement à son œuvre. Il s’intéresse aux formes, aux volumes, sans oublier la couleur et la touche directionnelle. A la fin de sa vie, il simplifie les formes, notamment dans des séries sur la ontagne sainte-Victoire. Il fait aussi des portraits. Il a influencé non seulement le cubisme mais tout l’art moderne. Cézanne vivait éloigné des milieux artistiques de la capitale. Pendant presque toute sa vie son travail ne fut connu que des ses amis impressionnistes et aussi de Vincent Van Gogh et Paul Gauguin. Cependant, Ambroise Vollard, le marchand d’art parisien organise une exposition des ses œuvres en 1895. Il continue les années suivantes à le promouvoir. En 1904, il participe cependant quelques années au Salon d’automne.. A sa mort, c’est un peintre reconnu. Cette notoriété ira en grandissant tout au long du 20ème siècle jusqu’à nos jours. Une de ses aquarelles, “Nature morte au melon vert“, a été adjugée 25,5 millions de dollars, en mai 2009, lors d’une vente chez Sotheby’s.

On trouvera des éléments biographiques sur l’artiste sur ces quelques sites

http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_C%C3%A9zanne

http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Cezanne

http://www.artliste.com/paul-cezanne/

http://www.impressionniste.net/cezanne.htm

Et bien entendu ses œuvres dans les musées sur Artcyclopedia

http://www.artcyclopedia.com/artists/cezanne_paul.html

Voici une vidéo, en anglais, sur le peintre

http://www.youtube.com/embed/D25zQsfNPYY

Et voici une sélection de quelques unes de ses aquarelles

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Paul Cézanne -Le ferrage des centaures – 1861 ? -Aquarelle

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Paul Cézanne – Nature morte au melon vert – 1902 – Aquarelle

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Paul Cézanne – Nature morte au pot bleu – entre 1890 et 1906 – Aquarelle

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Paul Cézanne -Pécheur de la vallée de l’arc – 1906 – Aquarelle

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Paul Cézanne – Pont de la rivière aux trois sources – 1906 – Aquarelle

Vincent Van Gogh et l’aquarelle

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Vincent Van Gogh – Autoportrait

Vincent Van Gogh (1853 – 1890) est un peintre et dessinateur hollandais. Il a entretenu une relation épistolaire suivie, avec son frère Théo. Celui-ci l’a soutenu moralement et financièrement. C’est ce qui lui a permis de réaliser son œuvre. Toute sa vie il a été un homme profondément seul, un tourmenté, un mystique, un désespéré. En 1869,  dans le cadre des activités de son oncle, marchand de tableau de la « Goupil Cie » le forme et l’envoi dans les succursales à Londres et à Paris. Il y rencontre alors  unc ertain nombre d’artistes. Mais il faut attendre 1880 pour le voir se consacrer à la peinture et au dessin.  Il reçoit ses premiers cours de peinture de son cousin par alliance, Anton Rudolf Mauve, peintre de l’école de La Haye.

http://www.rijksmuseum.nl/aria/aria_artists/00017202?lang=en

Pour le reste, il mène sa formation en autodidacte, en exécutant des copies de tableaux. Il visite aussi beaucoup de musées. Il rejoint son frère Théo qui gère l’agence Goupil de Paris. Il y rencontre Pissarro et Gauguin avec lequel il se lie d’amitié. Il est largement influencé par les mouvements picturaux de l’époque. On sait qu’il met fin à ses jours à Auvers sur Oise en 1890. Quelques amateurs d’art, comme le Docteur Gachet, qui accueillait les impressionnistes, se sont intéressés à lui. Mais, il ne connaîtra que la reconnaissance posthume. On trouvera des éléments biographiques, bien résumés, en français sur plusieurs sites

http://www.blue.fr/vangogh/

http://www.impressionniste.net/vangogh.htm

http://www.3dsrc.com/vangogh/

Au cours de sa vie, Vincent Van Gogh a réalisé de nombreuses aquarelles. Il l’utilise souvent avec le crayon graphite, l’encre de chine ou la gouache.  On trouvera de nombreuses reproductions sur ces sites

http://www.vangoghgallery.com/catalog/watercolor/

http://www.vggallery.com/watercolours/main.htm

On oubliera pas le Musée qui lui est conscré

http://www3.vangoghmuseum.nl/vgm/index.jsp?page=paginas.talen.fr

ainsi que des liens vers tous les musées qui détiennent ces oeuvres

http://www.artcyclopedia.com/artists/van_gogh_vincent.html

J’en ai sélection ici quelques exemples.

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Vincent Van Gogh – Trois hommes coupant du bois -1882 – aquarelle

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Vincent Van Gogh – Cabane avec des tournesols – 1887 -Aquarelle

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Vincent Van Gogh – Le pont Langlois à Arles – 1882 -Aquarelle et encre

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Vincant Van Gogh – Pêchers roses -1888 – aquarelle

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Vincent Van Gogh – Gens flanant  sur la plage -1882-  aquarelle

 

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Vincent Van Gogh – Moulin de Daudet à Fontvieille -1888-  Aquarelle

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Vincent Van Gogh – Café le soir à Arles – 1888- Aquarelle

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Vincent Van Gogh – Atelier à Sant-Remy de Provence – 1889 -Aquarelle