James Ensor, peintre et graveur belge – Eléments de biographie et quelques oeuvres

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James Ensor (1860-1949)

James Sidney Edward Ensor, peintre et graveur  belge, est né, en 1860, à Ostende en Flandre occidentale. C’est dans cette ville que son père anglais, a rencontré sa femme ostendaise de souche. Toute sa jeunesse le jeune garçon a côtoyé, dans la boutique familiale, des coquillages, des chinoiseries, des verroteries, des masques, des animaux empaillés. C’est là qu’il a nourri son univers peuplé de rêves et de cauchemars.

Il reçoit une première initiation à l’académie de sa ville natale. De 1877 à 1880, il suit les cours de l’Académie des Beaux Arts de Bruxelles, dont il n’apprécie guère l’ambiance. Il rencontre dans la capitale belge, des condisciples comme Khnopff, Finch, Hanon ou Th. Van Rysselberghe. Il fait de multiples croquis et esquisses d’après Bruegel, Rembrandt, Goya, Callot, Turner, Manet ou Daumier. Il y a aussi Jérome Bosch avec lequel l’on ne peut s’empécher de faire le rapprochement.

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Jérome Bosch – » Le jardin des délices »

Sa formation académique achevée, il rentre à Ostende où il   résidera pratiquement toute sa vie. Les œuvres de ses débuts sont réalistes. Il peint, dans une matière empâtée, dans des couleurs sombres, des autoportraits, des marines, des intérieurs bourgeois. Elles sont fraîchement accueillies. Les sujets sont jugés trop prosaïques. Par ailleurs, son affranchissement de la technique pictural et incomprise. Il est refusé aux salons d’Anvers et Bruxelles. C’est à cette époque qu’il participe,  à la création du groupe d’avant-garde dit « Les XX. »

http://users.skynet.be/pierre.bachy/libre_esthetique-XX.html

Il entame une un cycle de dessins « Les auréoles du Christ ou les sensibilités de la lumière ». Il aborde les thèmes du masque et du squelette. Bien entendu le Carnaval d’Ostende l’a inspiré. C’est sa vision symbolique du Monde. C’est aussi une façon de se venger du public. Il dira que « Les masques me plaisaient aussi parce qu’ils froissaient le public qui m’avait si mal accueilli. » Il peint notamment en 1889 «  l’entrée du Christ à Bruxelles ». Il expose aux Salons de la Libre Esthétique qui a succédé aux XX.

L’utilisation de couleurs pures , la lumière, et les schématisations qu’il opère,  d’une manière très originale, en avance sur son temps, préfigurent «  l’expressionnisme » Il expose à Paris, sans grand succès se qui renforce sa misanthropie. Avec l’arrivée du siècle, son inspiration fléchie, il se répète et ralentit sa production.

Dans la décennie 1910 Anvers et Rotterdam organisent une rétrospective des ses œuvres. Les musées royaux de Belgique achètent des toiles. En 1929, c’est la consécration. Il est obtient la nationalité belge, et anobli. Et enfin  les Beaux-arts de Bruxelles organisent une grande rétrospective. En 1933, il est sacré « Prince des peintres ». Il finira sa vie couvert d’honneurs tardifs.

Ses œuvres sont présentent dans de nombreux musées, à travers le Monde. Lors de la grande vente Yves Saint-Laurent – Pierre Bergé, organisée l’an passé par Christie’s, « Au conservatoire » a été attribuée pour 577.000 €.

On trouvera des compléments d’informations sur « Wikipedia » et « Art-deco »

http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Ensor

http://pagesperso-orange.fr/art-deco.France/ensor.htm

Une analyse de l’œuvre, des informations sur la cote de l’artiste sur « art-mémoire »

http://www.art-memoires.com/ensor_f1.htm

Un article très intéressant sur Ensor et la symbolique des masques et de la mascarade sur le site de « lotus »

http://users.skynet.be/lotus/art/ensor0-fr.htm

Une vidéo en  anglais de la retrospective que lui a consacré le MOMA de New York à l’été, et qui vient d’ouvrir au musée d’Orsay

Une page sur le site « lettres-histoire » qui centralise près de 200 oeuvres du peintre, dans l’ordre chronologique de 1876 à 1939

 http://lettres-histoire.info/lhg/Art/XXe_James_Ensor.htm

Et enfin, les œuvres présentes dans les musées du Monde, sur « Artcyclopedia »

http://www.artcyclopedia.com/artists/ensor_james.html

Et voici quelques oeuvres

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James Ensor – « Vue de la plaine flamande » – 1876

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James Ensor -La femme au chale rouge -1880

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James Ensor – « Entrée du Christ à Bruxelles » – 1889

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

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James Ensor -« Vieille femme aux masques » – 1889

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James Ensor – « L’intrigue » – 1890

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James Ensor – « Squelettes se disputant un harang-saur » – 1891

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James Ensor – « Les bons juges »- 1891

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James Ensor – » Au concervatoire » – 1902

(cf. Vente Saint-Laurent / Pierre Bergé)

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James Ensor – « Ensor dans son atelier ou Ensor a l’harmonium » – 1933

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James Ensor « Bien faire et laisser rire » – 1939

5 commentaires sur “James Ensor, peintre et graveur belge – Eléments de biographie et quelques oeuvres

  1. Au sujet de James Ensor, la chaîne ARTE doit lui consacrer une soirée avec 1 film tourné à Ostende Savez vous quand est programmé cette présentation.
    Ensor est un belle découverte ou redecouverte.
    Merci de vos articles

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