Turner et ses peintres au Grand Palais du 24 février au 24 mai 2010

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William Turner – Plage de Calais à marée basse – Détail – 1830

 Après Londres, c’est maintenant à Paris au Grand Palais que va être montrée cette exposition consacrée au grand peintre britannique et terminera son périple à Madrid. En effet elle a été organisée par la Réunion des musées nationaux, le musée du Louvre, la Tate Britain et le Musée du Prado.

J.M.W.Turner (1775-1851) doit sa singularité – et sa renommée – à son ambition de rivaliser avec les meilleurs artistes, maîtres anciens ou contemporains.
Claude Lorrain, Nicolas Poussin, Le Titien, Watteau, Bonington : ces peintres n’ont a priori rien en commun, excepté celui d’avoir conduit Turner à étendre son champ de connaissances artistiques au-delà de ses aquarelles de jeunesse, en s’exerçant aux paysages classiques, fantastiques, historiques ou encore aux scènes de genres.

L’exposition riche d’une centaine de tableaux, met en lumière la construction de l’artiste exigeant avec lui-même, perpétuellement en recherche de nouvelles influences, ne se contentant jamais de pastiches et apportant un nouveau souffle à chacun des genres qu’il a abordés. On y voit bien entendu des aquarelles mais aussi beaucoup de peintures à l’huile. Le tableau qui sert illustre l’affiche de l’événement est un détail d’une peinture à l’huile « La plage de Calais,  à marée basse, des poissardes récoltant des appâts » de 1830.

La Société des aquarellistes français

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Pavillon de la Société des aquarellistes français – Exposition Paris 1900

Dès 1804 la Society of painters in water colours, était fondée. Les aquarellistes belges fondent une société en 1866, mais ce n’est qu’en 1879 qu’est fondée la Société d’aquarellistes français. Lors d’une réunion à la campagne à Montmorency, le peintre orientaliste catalan Mariano Fortuny y Marsal, montre à ses amis Jehan-Georges Vibert , Edouard Detaille, Jules Worms, Louis-Eugène Lambert et Louis et Maurice Leloir un grand nombre d’aquarelles qu’il a peintes en Espagne, en Italie et au Maroc

C’est le commencement en France d’un engouement pour la peinture à l’eau. Les œuvres  à l’aquarelle qu’ils réalisent sont trop à l’étroit au Salon dans les salles réservées aux dessins. C’est alors qu’ils décident de créer Société des aquarellistes français. Parmi les fondateurs il y a Maurice Leloir, Eugène Lami, François-Louis Français , etc.. Le but était d’exposer les œuvres des aquarellistes membres de la société. Ils s’installèrent rue Laffitte, puis à la Galerie Petit rue de Sèze. Le nombre des membres était limité à 40 artistes. Après 1884 les expositions s’ouvrent à d’autres médiums.

On trouvera  le facsimilé du catalogue de l’exposition de 1888 de la Société des aquarellistes français, on peut le télécharger  sur Archives.org en un fichier PDF. Mais à part ce document d’époque il n’y a que peu d’informations sur le web à propos de cette organisation.Un ouvrage en deux tomes consacréaux oeuvres des sociétaires est parfois disponible chez des libraires spécialisés ou sur les sites d’enchères.

Je ne sais pas si la Société française d’aquarelle est détentrice d’un fonds documentaire sur l’organisation qui l’a précédée. Il y a sans doute un « devoir de mémoire » à faire.

Curieusement,  j’ai trouvé une photo du pavillon de la société à l’exposition de 1900 que l’on trouve en ouverture de ce billet. Voici deux aquarelles de Mario Fortuny y Marsal et aussi un blog qui lui est consacré

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Mariano Fortuny – Marocain – aquarelle

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Mariano Fortuny – Portrait de jeune fille – aquarelle

Au cours des prochaines semaines  je vais aller à la rencontre des artistes qui figuraient sur ce catalogue de l’exposition de 1888 mais également d’autres artistes qui ont pratiqué au 19 ème siècle, « l’aquarelle à la française ». Il est à noter que très souvent ces peintres utiisaient  tour à tour l’huile et l’aquarelle.

Le vent – Etude sur le mouvement – Aquarelle

Quelques séances du cours d’aquarelle, sont consacrées à étudier « le mouvement »

J’ai réalisé ici une aquarelle dont le thème est le vent. C’est un travail effectué en technique humide pour l’arrière plan et en glacis pour le premier plan avec une palette restreinte de 6 couleurs : deux bleus, deux jaunes, un sépia, un terre de Sienne. Sur un format A3 – Papier Montval 300 grammes – grain fin. Papier fixé avec un bord en adhésif type Scotch.

J’ai titré cette réalisation qui me plait bien : « vent modéré à assez fort » en référence aux termes des bulletins météorologiques.

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« Vent modété à assez fort »  © masmoulin 2010 – Aquarelle

Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Le gesso

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Le « gesso » vient d’ un mot italien dérivé du latin « gypsum » et du grec « gypse ». γύψος  C’est un enduit, le « gesso duro » qui a été utilisé dans peinture artistique, depuis l’antiquité,  dans des compositions ornementales peintes et sculptées, comme par exemple à Cnossos.

Le gesso traditionnel est obtenu par mélange du gypse, une pierre naturelle, qui sert à fabriquer le plâtre, le blanc d’Espagne ou blanc de Meudon, avec de la colle de peau de lapin. On l’applique sur la surface à peindre bois,toile ou papier, etc… Une fois qu’il est sec il peut être poncé pour obtenir une surface parfaitement lisse mais adhérente, absorbante.

Le gesso se combine aussi, en techniques mixtes , pour donner des effets de matière,  avec tous les médiums, la peinture à l’huile, la peinture à l’acrylique mais aussi l’aquarelle.

Certains continue de fabriquer du gesso traditionnel. On trouve ici un mode opératoire .  et une vidéo de démonstration.

Mais de nos jours on utilise généralement  un gesso acrylique. C’est un produit à base de  carbonate de calcium mélangé à un polymère acrylique, un liant, des pigments et autres produits chimiques On le trouve dans le commerce, prêt à l’usage.

Ce produit est proposé par tous les fabricants de produits de Beaux-arts, mais aussi en produits de décoration.  Par exemple Golden –   Pébéo –    Sennelier 

Dessiner ou peindre le corps humain – Eléments d’anatomie – Partie n° 1 / 5

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Avant de dessiner ou de peindre un adulte, femme ou homme, ou un enfant, il faut chercher quelques points de repaire en anatomie. Regardons tout d’abord deux planches qui montrent l’allure générale du corps de la femme adulte et de l’homme adulte, de face, de profil et de dos :

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Femme adulte de face de profil et de dos

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Homme adulte de face de profil et de dos

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Et aussi une planche des muscles du corps humain vu de face et de dos. Il ne s’agit bien entendu pas de tous les muscles. On en compte plus de six cents.

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Les muscles – Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Et puis l’on oubliera pas de regarder le squelette

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Et puis pour en savoir plus, pas besoin de chercher une encyclopédie médicale dans sa bibliothèque. On trouvera toutes sortes d’informations complémentaires sur « Médecine et Santé » et « Medesite  » Et puis aussi le site du Canadien Dufouraubin et encore une présentation astucieuse relatives aux « muscles du corps humain  » dans l’encyclopédie collaborative Wikipedia. Il y a aussi une liste d’ouvrages sur le sujet en anglais,  sur Parka blog