L’Art & le Visage – 2/.. L’auto-portrait – généralités.

L’autoportrait, représentation de soi par l’artiste lui-même, est un genre artistique fascinant qui évolue en traversant les époques Il dépasse la simple imitation pour devenir un outil d’introspection, d’affirmation ou d’expérimentation.

Dans l’Antiquité, les artistes étaient souvent anonymes, et peu d’autoportraits sont documentés.

Pendant le Moyen Âge, l’art était principalement religieux, et l’artiste n’était pas considéré comme un individu créatif, mais comme un serviteur de Dieu. Cependant, certains artistes médiévaux intègrent discrètement leur visage dans des scènes religieuses, comme une signature visuelle. Il faut atteindre la fin du Moyen age pour trouver des autoportraits

Avec la Renaissance, l’humanisme replace l’individu au centre des préoccupations. Les artistes gagnent en reconnaissance et commencent à se représenter, affirmant leur rôle et leur statut. l’Allemand Albrecht Dürer, avec ses autoportraits minutieux et empreints de grandeur, est l’un des premiers à se représenter de manière autonome, affirmant son talent et son individualité. Il y a aussi le flamand Jan Van Eyck ou l’italien Léonard de Vinci et d’autres.

A partir du 16ème siècle l’autoportrait est un moyen pour l’artiste de se représenter sous un jour favorable. Le peintre se représente souvent avec des attributs liés à leur métier les pinceaux, les palettes, le chevalet. L’autoportrait aussi utilisé pour exprimer des états d’âme.

Au XIXe siècle, l’autoportrait connait un essor important. Il devient un moyen d’explorer les sentiments intérieurs et les états d’âme tourmentés.e Vincent van Gogh avec ses célèbres autoportraits, exprime ses émotions et son état mental, souvent marqué par la solitude et la souffrance. Avec l’invention de la photographie, certains artistes et les amateurs vont l’utiliser pour réaliser leur autoportrait.

Le XXe siècle voit une explosion de styles et d’expérimentations.L’autoportrait est un moyen pour l’artiste d’explorer ses émotions, ses pensées et son identité, son statut, sa singularité. Mais l’artiste ne cherche plus seulement à se représenter fidèlement, mais à explorer leur identité à travers des formes nouvelles. C’est ce que l’on observe dans le cubisme, le surréalisme, l’expressionnisme. Sans oublier le Pop-art et les autoportraits réalisés avec un Polaroïd

Enfin de nos jours jours avec les applications photographiques des smartphones a explosé la pratique par Madame et Monsieur Tout le monde des selfies. L’autoportrait numérique aussi appelé egoportrait mot plus signifiant, n’est plus l’apanage des seuls artistes.

Une série de billets va être consacrée aux portraits et aux auto-portraits, au fil du temps, de l’Antiquité à nos jours.

L’art & le visage – 1/100 – Le portrait, généralités

Le portrait est l’un des thèmes fondamentaux de l’histoire de l’homme et de l’art. La représentation de soi et de l’autre – l’ami, l’amante, le modèle, le personnage publique,- révèle la notion de dualité, narcissique ou philanthropique. De la Renaissance, où se définit plus clairement le sujet, jusqu’à la modernité où il subit des bouleversements formels, la quête incessante de la figure, du visage, se traduit de façon assez générale, par le désir de ressemblance ou de vraisemblance.

Le portrait, représentation artistique d’un individu, est une forme d’expression qui traverse les époques et les cultures. Que ce soit à travers la peinture, la sculpture, la photographie ou le numérique, le portrait reflète des évolutions artistiques, techniques et sociales.

Les premiers portraits remontent à l’Antiquité, où ils avaient une fonction souvent religieuse ou politique. Dans l’Égypte antique, les portraits servaient à immortaliser les pharaons et les dieux, comme en témoignent les sculptures et fresques. Ces œuvres étaient idéalisées, montrant des figures divinisées plutôt que réalistes.

En Grèce, les portraits idéalisés visaient à refléter l’harmonie et la perfection. À Rome, le portrait évolue vers un réalisme accru, notamment dans les bustes funéraires, qui mettaient en valeur les traits spécifiques des individus, symbolisant leur statut social et leur mémoire.

Durant le Moyen Âge, le portrait en temps que représentation d’une personne disparaît presque complétement. L’art est principalement au service de la religion. Les portraits sont souvent inclus dans des œuvres religieuses (icônes, fresques) et représentaient des saints ou des mécènes dans une posture de piété. L’individu était subordonné à la gloire de Dieu, et l’aspect symbolique prédominait sur le réalisme. Les visages étaient figés, les proportions peu respectées, et les expressions neutres. Cela reflétait l’idée que l’âme et non l’apparence physique était essentielle.

A la Renaissance, l’humanisme replace l’homme au centre des préoccupations. Le portrait devient un genre majeur, mettant en valeur la personnalité, les émotions et le statut social du modèle.

Des artistes comme Léonard de Vinci et Raphaël introduisent des techniques de la perspective, du clair-obscur et du sfumato, conférant aux portraits une profondeur et un réalisme sans précédent. Par exemple, « La Joconde » est célèbre pour son regard énigmatique et son rendu subtil.Les portraits servent souvent à affirmer le pouvoir et la richesse, comme en témoignent les œuvres du Titien ou d’ Holbein le jeune, qui immortalisaient les élites.

Au XVIIe siècle, le style baroque, en France, sous le règne de Louis XIV (1638-1715) sers à l’affirmation du pouvoir absolu du monarque. Son portrait officiel, en est la manifestation la plus flagrante. Le mouvement baroque est aussi significatif ailleurs en Europe, notamment en Flandres, en Italie et en Espagne

Au XVIIIe siècle, le Style Rococo ou Rocaille, notamment en France, en Espagne, en Grande-Bretagne privilégie des portraits empreints de grâce et de frivolité, souvent associés à la noblesse, comme dans les œuvres de François Boucher , Antoine Watteau ou de Jean-Honoré Fragonard sans oublier le pastelliste Maurice Quentin de la Tour. Puis vers la fin du siècle le classicisme montre des portraits plus austères et idéalisés.

Au 19ème siècle, linvention de la photographie dans les années 1830 transforme le portrait. Désormais, il est accessible à un plus grand nombre et permet de capturer avec précision les traits du modèle. Les portraits photographiques, tels que ceux de Nadar, démocratisent cette pratique.Les artistes vont réagir à la concurrence de la photographie en explorant de nouvelles voies. Les impressionnistes privilégient les émotions et les sensations, tandis que les expressionnistes se concentrent sur l’intériorité et les angoisses.

Au 20ème siècle, avec notamment, le cubisme, le surréalisme, l‘expressionnisme, les artistes ne cherchent plus a traduire les traits du modèle. Le portrait redevient plus rassemblant avec la Nouvelle figuration et figuration narrative.

Je vais consacrer une série de billets sur le portrait et l’autoportrait au fil du temps, de l’Antiquité à nos jours.


Arts & Santé 10/11 La prison vue par les artistes

Voici quelques œuvres réalisées par des peintres et illustrateurs dont le thème était la prison

Vincent Van Gogh La ronde des prisonniers
Présentée à la Fondation Vuitton lors de l’exposition de la Collection Morozov
Gabriel Cloquemin peintre et forçat – La_prison de Bicêtre – Le ferrement des forçats
Paul Gavarni, illustrateur de Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo
Francisco de Goya – Intérieur de prison
Francisco de Goya – Duendecitos
Hubert-Robert – L’artiste dans sa cellule à Saint-Lazare
Victor Hugo Jean Valjean en prison
Gulsun Karamustafa – derrière les barreaux
Anonyme (peintre et prisonnier) Allégorie de la prison

La 7ème biennale des Aquarellistes en Nord à l’Hospice d’Havré de Tourcoing

Intérieur de la chapelle de l’Hospice d’Havré avant l’arrivée du public

Peter Maenhout, adjoint à la Culture & Jacques Lefevre président des Aquarellistes en Nord

Pierre Debroucker, président-fondateur des Aquarellistes en Nord en conversation avec Nicole Deseure

Vue du public pendant les discours

Une partie de l’assistance

Conversations artistiques Pendant les discours, on écoute ou l’on regarde des œuvres

Une partie du public

Ce n’est pas une aquarelle . . . passons aux choses sérieuses

Vue du public pendant le cocktail

Arts & Santé – 9/11 L’hôpital vu par les artistes 2/2

Second billet consacré à la représentation de l ‘hôpital par les artistes ou illustrateurs.

William Plamer – Le développement de la médecine
Olivier Terral – soignants
Jean Alphonse Stival – Scène d’hôpital
Jean ¨Plantureux dit Plantu à l’hôpital
Fatima Djerdjour – l’écorché vif
Les brancardiers
John Lavery, – Hôpital britannique pendant la grande guerre
John_Singer_Sargent – Hôpital de campagne

Arts & Santé – 8/11 L’hôpital vu par les artistes 1/2

Assez d’écrits, partons à la rencontre des peintres et dessinateurs inspirés par la vie à l’hôpital.

Anna Sahlstén (1859–1931) – Chirurgie à l’hôpital

Arts & Santé, etc. 7/11 En prison

Les Arts en prisons jouent un rôle essentiel dans la réhabilitation des détenus placés « sous main de justice » Ils apportent des moyens d’expression, de développement personnel et de réinsertion sociale. Ils ne se limitent pas à une activité récréative . Ils peuvent jouer un rôle important dans le processus de réhabilitation,. En effet, ils peuvent aider les détenus volontaires à se reconstruire, à se reconnecter avec eux-mêmes et avec la société.

Les arts en prison peuvent prendre la forme d’Atelier de peinture et de dessins, de confection collective de fresques murales, de photographie. Cela permet aux détenus de développer leur créativité et de communiquer leurs émotions à travers des œuvres.

Il y a aussi la possibilité, encadrés par des comédiens de monter des pièces de théâtre. Cela développe la confiance en soi, la gestion des émotions et les compétences relationnelles. cf film Un triomphe (+) sorti en 2020 d’Emmanuel Courcol le réalisateur en 2024 d’ En fanfare

Existent également des ateliers de danse. Ils offrent un moyen d’exprimer des émotions complexes et favorisent la conscience corporelle. La musique a aussi sa place dans des cours , des concerts, des chorales ou l’écriture de chansons.: Ces activités stimulent la concentration et permettent aux détenus de s’investir dans un projet créatif.

Enfin existent également des ateliers d’écriture qui ouvrent à la poésie, à l’écriture de les nouvelles ou même des journaux ou blogs personnels. Ils permettent aux détenus de structurer leurs pensées et de réfléchir sur eux-mêmes. De même les clubs de lecture encouragent les échanges et l’enrichissement intellectuel.
Il faut préciser que les actions entreprises, compte tenu des durées d’incarcération ne sont pas les mêmes en maison d’arrêt, , centre de détention et maison centrale

Un rapport paru en 1997, soir il y a 28 ans intitulé l’Action culturelle en milieu pénitentiaire faisait un analyse des données quantitatives sur les programmes d »insertion par les arts. Il ne semble pas qu’un autre rapport ait été rédigé depuis.

Parmi les expériences d’Arts en Prison, il y a notamment : Wake up café implanté en Ile de France, à Nantes, Marseille, Lyon, etc = art-exprim association basée à Paris = Art & Prison = Cinq années d’insertion d’Olivier Brunhes = Théâtre en prison » où des compagnies montent des spectacles avec les détenus, souvent présentés à des publics extérieurs.

En Grande-Bretagne « Prison Arts Foundation« propose des ateliers artistiques pour les détenus, avec des expositions publiques des œuvres. Aux États-Unis « Arts in Corrections » : Programme qui offre des ateliers artistiques variés pour améliorer le bien-être des détenus.

Cependant il y a une distance de la coupe aux lèvres. Une thèse de Natacha Galvez, Doctorante en philosophie, Université Paris VIII intitulée L’intervention artistique en milieu carcéral Entre discours et expérience tempère le satisfécit du ministère de la Justice. Le long rapport d’étude sur l‘Action culturelle en faveur de la population pénale mené sous la responsabilité de Delphine Saurier va dans le même sens.

Œuvres de prisonniers – Source Art et Prison
Oeuvres recueillies par Peter Echtermeyer, aumônier de prison

Arts & santé, etc .. 6/11 – A l’école

L‘Unesco – Sorbonne en 2021 pose la question  » La place de l’art dans l’éducation : et si l’art était essentiel ? Des dispositifs d’enseignements sont codifiés au sein de l’Éducation Nationale.

Une charte pour l’éducation artistique et culturelle a été établie. En note liminaire il est précisé que l’éducation nationale a pour mission d’apporter une culture humaniste à tous les élèves et de développer leur formation sensible au travers des pratiques artistiques. Cela passe par l’éducation artistique et culturelle et la valorisation des enseignements de langues et cultures de l’Antiquité. Parce qu’ils nous font mieux appréhender le monde, parce qu’ils participent de l’épanouissement des élèves et qu’ils sont les facteurs essentiels d’une véritable égalité des chances, les arts et la culture sont au cœur de l’École. Depuis 2017, le ministère porte cette politique au rang de ses priorités en complément des savoirs fondamentaux.

Le ministère de la Santé attire l’attention sur l’importance des pratiques culturelles et artistiques dès la petite enfance.. Le réseau Canopé prodigue ses conseils à destination des enseignants de l’école maternelle.. Il faut aussi rappeler le rapport publié en 2019 par l’OMS qui proclame que « L’art peut être bénéfique pour la santé, tant physique que mentale »

Les activités artistiques scolaires et péri-scolaires contribuent à donner aux enfants e confiance en leurs capacités. Elles créent davantage du lien social, développe leur concentration, permet d’évacuer les émotions négatives de la journée, favorise l’audace et la créativité, améliore leur bien-être émotionnel.

Parmi les pratiques artistiques il y a notamment, les arts plastiques, peinture, dessin, modelage, collages, les arts du spectacle et de la scène. Arts manuels. … Arts visuels tel que la photographie, et numériques.,l’immersion musicale, les rencontres d’artistes, les visites de musées.

En combinant l’art et la santé dans le cadre scolaire, les institutions éducatives favorisent non seulement le développement des compétences artistiques des élèves, mais aussi leur bien-être physique et mental, contribuant ainsi à une éducation holistique et équilibrée.

L’art dans une classe de maternelle
Atelier arts plastiques
Collages en maternelle
La classe pose face à une œuvre collective

Arts & Santé, etc . 5/11 – Dans les maisons de retraite

En France un peu plus de 15 millions de personnes sont retraitées. Parmi elles, une peu moins d’un million vivent dans une maisons de retraite dont environ 800.000 dans un Ehpad.
C’est l’introduction des arts dans le champ des établissements d’hébergement pour personnes âgées, que l’on va s’intéresser.

Certaines de ces structures, ont été accusées de maltraitance envers leurs résidents. L’on peut penser que l’entrée des Arts dans leurs établissements n’était pas leur préoccupation première. Ce sont les autres, souvent du secteur associatif, qui vont attirer notre attention.

L’intégration des arts dans les maisons de retraite (EHPAD) a pris une importance croissante ces dernières années. Ces initiatives visent à améliorer la qualité de vie des résidents, à stimuler leurs capacités cognitives et à favoriser les interactions sociales.

Dans le meilleur des mondes, les programmes de stimulation-cognitive permettent de mobiliser la mémoire, la concentration et la réflexion, notamment chez les personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer. La création artistique favorise la libération d’endorphines, réduit le stress, l’anxiété et la dépression et renforce le lien social.

Parmi les réalisations, parfois en liaison avec des écoles et association, peuvent-être réalisés, des ateliers d’arts plastiques, de théâtre, de chant, de musicothérapie, de danse et aussi la pratique de l’art-thérapie

Parmi les initiatives pour amener les arts dans ces établissements, il faut citer Les blés d’or sur la commune de Saint Baldoph qui depuis 2022 c’est doté d’un centre art contemporain. Ou encore à Saint-Malo la réalisation participative d’une fresque murale., = Art d’Ehpad à Yerres = Allô Mirô développé par Art Explora = à l’Ehpad le Lauquet à Limoux-Quillan

Arts & Santé, etc. 4/11 L’art à l’hôpital

Lorsque qu’est évoqué l’art à l’hôpital, c’est d’abord l’Art-Thérapie qui s’impose d’abord. Cependant d’autres approches sont développées en milieu hospitalier ou encore dans les Maison de retraite. Parmi elles des initiatives qui permettent d’améliorer, l’accueil et le cadre de vie des patients et des soignants.

Une association comme art dans la cité propose des œuvres d’art, innovantes et durables pour tous les espaces des établissements de soins.Ceci pour améliorer les conditions d’accueil et de séjour à l’hôpital. En sollicitant les émotions, la créativité et la contemplation apportent plus d’humanité et accompagnent alors harmonieusement le parcours de soins patients/soignants.

Dans cette ligne a été développé le système audio-visuel Illuminart Ce dispositif interactif et immersif, nomade, est conçu pour les chambres et les espaces de soins de l’hôpital.Le système projette des contenus artistiques, interactifs et immersifs, choisis par l’utilisateur, associant le visuel, le sonore

il a été tout d’abord été expérimenté dans les « chambres bulles » des services d’ onco hématologie pédiatrique, puis déployé, depuis 2017, dans tous les services des hôpitaux, et pour tous les publics.

L‘Institut Hop’art « l’art et la culture à l’hôpital » développe une approche comparable avec ses Projections immersives en soins palliatifs.

Prendre soin à l’hôpital par l’art et le design c’est ce qu’au sein du Groupe hospitalier universitaire Paris psychiatrie & neurosciences. le lab-ah, « Laboratoire de l’accueil et de l’hospitalité, »s’attache à mettre en œuvre.

Par ailleurs à l’initiative de l’État a été créé le « dispositif Culture et Santé » (*) qui vise notamment à encourager le développement de partenariats singuliers entre les professionnels de la culture, de la santé, les publics et les œuvres, et la production de nouveaux dialogues et points de vue riches d’enseignements partagés dans ces domaines, Ces projets sont mis en place par le « Responsable culturel en Hôpital. » (*)

Projections immersives
La danse à l’Hôpital -Pôle Culture & Santé en Nouvelle-Aquitaine
Musique au chevet d’un malade
La fresque de David Ferreira à l’hôpital de Pau

Arts & Santé, etc. 3/11 La muséothérapie

L’on sait de nos jours que visiter un musée, regarder une œuvre d’art en conscience, c’est bon pour la santé .L’art a des effets profonds et variés sur les personnes qui le contemplent, visitent un musée ou assistent à une exposition. On parle de muséothérapie . Mais ce peut-être une exposition temporaire, la visite d’un atelier d’artiste ou encore une fresque du street-art.

Regarder des œuvres d’art permet souvent de s’évader du quotidien. Le « regardant »trouve un moment de calme, de libération des émotions.Cela a des effets apaisants similaires à la méditation, réduisant le niveau de cortisol, l’hormone du stress.

Elle donne l’opportunité d’appréhender l’Histoire de l’Art, les techniques créatives. Cette contemplation peut apporter de nouvelles idées et encourager des façons originales de penser ou de résoudre des problèmes. La visite des musées a des effets bénéfiques sur la mémoire.

L’art engage le cerveau dans des processus complexes, tels que l’interprétation, l’analyse ou la recherche de significations. La démarche par la découverte des des styles artistiques variés, des époques et des cultures enrichit les perspectives personnelles.

Mais comment réagit notre cerveau ? Les neurosciences cognitives nous apprennent que face à une œuvre d’art, nous activons nos « neurones miroirs », également appelés « neurones empathiques ». Ceux-ci jouent un rôle dans la cognition sociale, notamment dans l’apprentissage par imitation, mais aussi dans les processus affectifs, tel l’empathie.

Ces impressions sont corroborées par plusieurs études scientifiques. Une étude publiée dans Psychology of Aesthetics, Creativity, and the Arts (2016) a démontré que contempler une œuvre d’art pendant 35 minutes atténuait le stress des participants. Un article paru dans le The journal of positive psychology titre « Les musées d’art en tant qu’institutions propices à l’épanouissement humain »

Une étude menée parla London University a utilisé des IRM fonctionnelles pour démontrer que regarder des œuvres d’art active les mêmes zones du cerveau associées à la sensation de plaisir que lorsque l’on écoute de la musique ou que l’on tombe amoureux. Les œuvres d’art activent le cortex préfrontal et les circuits neuronaux liés à la récompense, augmentant ainsi les niveaux de dopamine (hormone du plaisir). Un autre enquête a montré que 79 % des participants se sentaient détendus après une visite au musée.

Une recherche de l’Université de Westminster (2019) a révélé que visiter un musée ou une galerie réduit les sentiments d’isolement, surtout chez les personnes âgées. Les neurosciences ont montré que regarder des œuvres représentant des émotions humaines stimule les zones du cerveau liées à l’empathie et aux interactions sociales.

Une étude publiée dans The British Medical Journal -BMJ (2019) a révélé que les personnes qui visitent régulièrement des musées ou des galeries ont 31 % moins de risques de mourir prématurément. Cela pourrait être dû à la réduction du stress et à l’augmentation de l’activité cognitive.

Une étude canadienne (2017) a observé une diminution des symptômes dépressifs chez des patients ayant participé à des visites guidées de musées. Les programmes d’art adaptés aux personnes atteintes d’Alzheimer ou de démence (comme le projet « Meet Me at MoMA« ) montrent une amélioration de l’humeur et de l’interaction sociale.
Des expériences de muséothérapie sont développées en France, notamment par le Palais des Beaux-arts de Lille = au Palais de Tokyo = à l’Institut du Monde arabe

En somme, l’art enrichit non seulement l’esprit, mais aussi l’âme et le bien-être global. Les musées et expositions ne sont pas simplement des espaces culturels, mais de véritables sanctuaires pour l’épanouissement personnel. Les bienfaits de l’art sur ceux qui le contemplent ne sont pas uniquement subjectifs : ils reposent sur des bases neuroscientifiques solides. Qu’il s’agisse d’améliorer la santé mentale, de stimuler la cognition ou de renforcer les liens sociaux, l’art a un impact mesurable et positif sur la qualité de vie.

Arts et Santé, etc … 2/11 L’art Thérapie

L’art-thérapie, discipline en plein essor, utilise les médias artistiques – peinture, dessin, sculpture, musique, écriture, danse, etc.– pour aider les individus à exprimer des émotions difficiles à verbaliser.

Elle ne requiert aucun talent ou expérience préalable en art : ce n’est pas la qualité de l’œuvre qui compte, mais le processus créatif lui-même.Née au croisement de l’art et de la psychothérapie, cette discipline est pratiquée par des art-thérapeutes formés, capables d’adapter les techniques à chaque individu en fonction de ses besoins et de ses objectifs.

L’art-thérapie
repose sur l’idée que le processus créatif peut favoriser la compréhension de soi, la gestion des émotions et la résolution de problèmes. Une séance typique commence souvent par une discussion avec le thérapeute pour définir un objectif ou explorer une thématique particulière. Ensuite, l’individu est invité à créer librement, tout en étant guidé, si nécessaire, par des consignes adaptées.

Les matériaux artistiques sont choisis en fonction des préférences et des besoins du participant. Par exemple, le dessin peut être utilisé pour explorer des souvenirs, tandis que la musique peut aider à réguler l’anxiété. Le rôle de l’art-thérapeute est de fournir un environnement sécurisant et bienveillant pour permettre l’exploration et l’expression personnelle.

L’art-thérapie offre une multitude de bienfaits, tant sur le plan psychologique que physique , notamment 1-la réduction du stress et de l’anxiété = 2 -Amélioration de l’estime de soi = 3 – Expression des émotions refoulées = 4- soutien dans le deuil, la maladie, une rupture = 5 – Amélioration des capacités cognitives chez les personnes âgées ou atteintes par la maladie d’Alzheimer.

A noter que la profession d’art-thérapeute n’est pour l’instant pas réglementée. Des formations universitaires sont dispensées notamment à Tours et à Lille. Cette discipline para-médicale, est utilisée à l’hôpital, en activité périscolaire, dans des institutions, en cabinet de ville, en prison.

Guy Boutin, Big Bang, 1998, Acrylic on carton,
Art-thérapie – encres et papier
Dessin coloré -Art-Thérapie
Art-Thérapie –
Art-thérapie – œuvre structurée

Arts et Santé, etc . . . 1/11 Les bienfaits de la pratique d’un art

Dans l’Antiquité, les grecs comme les romains pratiquaient le sport et avaient tout à fait conscience des bienfaits que sa pratique apportait à la santé. Plus près de nous, En 2008, l’Inserm a publié les résultats d’une expertise collective intitulée Activité physique, contextes et effet sur la santé.qui rappelle l’impact bénéfique du sport sur la santé.

En 2019, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Europe a publié un rapport qui conclu notamment que l’art peut être bénéfique pour la santé, tant physique que mentale. Le texte intégral « What is the evidence on the role of the arts in improving health and well-being?” est rédigé en anglais.

La conclusion du rapport de l’OMS démontre que l’art a un impact clair et significatif sur la santé tant psychique que physique, L’organisation liste ses recommandations :
– Investir dans des études supplémentaires, portant en particulier sur un recours accru à des interventions dans le domaine de l’art et de la santé, et sur l’évaluation de ces dernières.
– Veiller à ce que des programmes « d’art pour la santé » existent et soient accessibles au sein de la société
– Aider les organismes artistiques et culturels à intégrer les domaines de la santé et du bien-être
– Promouvoir une sensibilisation du public aux bienfaits potentiels de l’art sur la santé
– Inclure les arts dans la formation des professionnels de santé .
– Introduire ou renforcer les mécanismes par lesquels les établissements de santé ou d’aide sociale prescrivent des programmes ou des activités artistiques.

En conclusion pratiquer un art c’est bon pour la santé,

Jackson Pollock avant le dripping – Musée Picasso

Ce sont les dix derniers jours de l’exposition proposée par
le musée Picasso jusqu’au 19 janvier 2025
Jackson Pollock – Les premières années 1934-1947

L’exposition « Jackson Pollock. Les premières années (1934-1947) » présente une centaine d’œuvres provenant d‘institutions internationales prestigieuses comme le Museum of Modern Art de New York, le Metropolitan Museum of Art, le Centre Pompidou, la Tate ou encore le Stedelijk Museum..

L’exposition revient sur les débuts de Jackson Pollock (1912-1956) marqués par l’influence du régionalisme et des muralistes mexicains, jusqu’à ses premiers drippings de 1947. i

Avec certaines figures son frère Charles Pollock, William Baziotes, sa femme Lee Krasner André Masson, Pablo Picasso., Janet Sobel (1894 – 1968) l’exposition souligne l’intensité et la singularité de son œuvre. En 1945, Pollock épousa l’artiste peintre Lee Krasner qui a eu une influence décisive sur sa carrière et sur la valorisation de son œuvre. C’est à cette époque, influencé notamment par le chamanisme amérindien qu’il commence à pratiquer le dripping. Lié au mouvement dz expressionnisme abstrait, il influencera l’école de New-York.

Jackson Pollock – Stone Head, ~1930
Jackson Pollock – The She-Wolf (1943)
Jackson Pollock – Sans titre
Jackson Pollock – Moon woman 1942
Jackson Pollock – Naked man with a knife
Jackson Pollock – Sans titre ~1940
Jackson Pollock – Mask 1941
Jackson Pollock -The key 1946

Steve McCurry à l’Hôtel de Caumont à Aix-en-Provence

L‘Hôtel de Caumont à Aix-en-Provence installe en ce moment
et jusqu’au 23 mars 2025 une série de photos intitulée
Les regards de Steve McCurry

Steve McCurry est un photographe américain né en 1950 à Philadelphie.C’est la photographie en couleurs d’une adolescente afghane Sharbat Gula publiée en couverture de National Geography ,en 1985, qui a fait connaitre Steve McCurry, du jour au lendemain, dans le monde entier. ’

Ce portait au regard vert qui mêle désarroi, entre reproche et colère profonde mais contenue, concentre la détresse des enfants empêtrés dans la guerre.Peu d’images sont devenues aussi iconiques que celle de cette belle enfant afghane de 13 ans au voile troué, prise cinq ans après l’invasion de son pays par l’Union soviétique, au camp de réfugiés de Nasir Bagh.

Steve McCurry, photographe

Cette exposition , en 80 clichés, recouvre près de 40 ans de carrière du photographe et illustre ses nombreux voyages, de l’Inde au Japon, en passant par le Pakistan et l’Asie du Sud Est. Les photographies de l’artiste, immortalisent des portraits et des paysages à la valeur aussi bien documentaire qu’artistique

– Steve McCurry- Groupe de femmes qui émergent du brouilland
Steve McCurry – Élégante japonaise
– Steve McCurry – Pendant la mousson
– Steve McCurry- Bonzes sous la pluie
– Steve McCurry- Au Tibet
– Steve McCurry – En Inde
– Steve McCurry – Vieil homme au Radjas tan
– Steve McCurry – Une autre afghane
– Steve McCurry – Drôle de posture pour prier
– Steve McCurry – Policier dans les décombres le 11 septembre 2001 à New York
– Steve McCurry – Femme de la tribu Padaung
– Steve McCurry – – Homme du Cachemire
– Steve McCurry – En Inde – l’homme à la machine à coudre
– Steve McCurry – Mineur afghan
– Steve McCurry – Mains sur le mur avec personnage
– Steve McCurry – L’opéré de la cataracte
– Steve McCurry – Vieil homme tibétain
– Steve McCurry – Autour de la locomotive
– Steve McCurry – Le grainetier lisant

Calendrier des évènements de l’Aquarelle – Année 2025

Les expositions et salons d’aquarelles sont comme les entreprises du secteur économique. Elles se créent deviennent pérennes ou disparaissent après quelques évènements. C’est ce que l’on peut constater en comparant la teneur de ce calendrier avec ceux que je publie chaque année depuis 15 ans. A noter que certains sites des organisateurs ne sont que tardivement mis à jour.

Salons « prévus  » en 2025
7ème biennale des Aquarellistes-en-nord du 18 janvier au 22 février 2025
11ème salon de Vincennes du 7 au 15 février 2025
Salon du dessin et de la peinture à l’eau 18 au 22 février 2025
Salon de Saint-Florent sur Cher 1er au 16 mars 2025
Salon Aquasol du 29 mars au 6 avril 2025
Salon Alizarines de L’Haÿ-les-Roses 8-9 et 10 avril 2025
35ème Salon d ‘Uckange du 5 au 21 avril 2025
Biennale de Saint-Cyr-sur-Mer du 12 avril au 15 juin 2025
Aquarellistes en vadrouille à Fontaine de Vaucluse du 25 avril au 11 mai
Biennale du Bout du Lac d’Annecy du 25 avril au 4 mai 2025
Aquarella Sayat du 17 mai au 1er juin 2025
29ème Salon de Montgermont du 24 au 31 mai 2025
10ème Festival de Méjannes-le-Clap du 23 mai au 1er juin 2025
2ème festival Bresse & Saône du 14 au 18 juin 2025
5ème salon de Saint-Egreve du 11 au 22 juin 2025
1er Festival de Céret du 25 juin au 3 juillet.
Festival du Bec Hellouin du 28 juin au 5 juillet 2025 avec des artistes de la S.F.A.
12ème biennale de Brioude du 11 au 26 juillet 2025
27ème concours de Sainte-Marie-de Campan du 11 au 26 juillet 2025
12ème biennale de Brioude du 11 au 26 juillet 2025
19ème salon de Saint-Yrieix-la-Perche du 19 juillet au 17 août 2025
27ème Festival de Bagnols-en-Beaujolais les 26 et 27 juillet 2025
Festival Louvaquarel à La Louvière (Be) du 28 au 31 août 2025
Landes Aquarelle à Morcenx du 27 septembre au 5 octobre 2025
Salon de Saint-Martin (Gers) du 4 au 12 octobre 2025
1ère Biennale de Saint-Priest du 10-11-12 octobre 2025
Biennale de Saint-Chamond du 18 octobre au 2 novembre 2025
Rendez-vous du Carnet de Voyage les 14, 15 et 16 novembre 2025
20ème anniversaire de la Société des aquarellistes bretons du 24 octobre au 2 novembre 2025
Sans oublier du 26 avril au 26 octobre les rendez-vous de Couleurs de Bretagne
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Biennales prévues en 2026
Breizh aquarelle = Pernes-les-Fontaines = Varages = Rochemaure = Aquarev’Plus =
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Merci de me tenir informé du sort des manifestations
antérieurement organisées par
Aquarellistes francophones = Coquelle ==Grand Est =lunaquarelle
Pinceaux-passion = =Sainte-Féréole

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Noël vu par les peintres – 2/2 – La fête profane

La fête de Noël n’est plus vraiment une fête chrétienne. La baisse vertigineuse de la pratique religieuse en est une des causes. Le « petit Jésus » de la crèche a été remplacé par le Père Noël. Et les marchands du temple de la société de consommation se sont emparé de cette période festive.

Pablo Picasso – Le Père Noël
Paul Gauguin – La nuit de Noël
Henry Mosler 1841-1920 , – Christmas Morning,
Carl Larsson 1853-1919 – , Christmas morning,
David Jacob Jacobson 1821-1871 – Vente d’arbres de Noël
Pierre Bonnard 1887-1947 – Le soir de Noël
Viggo_Johansen 1851-1935 -_ Merry_Christmas
Georg von Rosen 1843-1923 – Le marché de Noël
Pitchi & Avo – Santa Claus – Street art
Bernard Buffet 1928-1999 -Sapin de Noël

Noël vu par les peintres – 1/2 – La nativité

La Nativité est selon la tradition la naissance de Jésus à Bethléem. C’est au 4ème siècle qu’elle est fixée au 25 décembre. Elle va s’imposer dans l’Europe et le Bassin méditerranéen. Elle remplace progressivement les fêtes païennes liées au solstice d’hiver (Yule germanique, fête de Mithra, Saturnales romaines).
La Nativité est l’un des thèmes religieux les plus représentés par les peintres au cours des siècles.La Nativité, rassemble Marie, Joseph, l’Enfant Jésus, les bergers, les anges et les rois mages qui arrivent le jour de l’Épiphanie. Dès le 4ème siècle des peintures lui sont consacrées.

Parmi les peintres qui ont représenté des nativités il y a eu : Fra Angelico =Hans Baldung =Sandro Botticelli =Francesco Botticini =Charles Le Brun =Giotto di Bondone =Robert Campin =Pietro Cavallini =Lorenzo Costa =Piero della Francesca =Paul Gauguin =Andreï Roublev =Domenico Ghirlandaio =Ridolfo del Ghirlandaio =Henri Lindegaard =Stefan Lochner =Francesco Mancini =Le Pérugin =Hyacinthe Rigaud =Martin Schongauer.

Giotto di Bondone 1266-1337 – La nativité du Christ
Geertgen ot Sint Jans 1460-1495 ?- Nativité la nuit
Don_Lorenzo Monaco 1370–1424 Adoration
Robert Campin 1378-1444 – Nativité
Gentile da Fabriano, 1370-1427 – L’Adoration des Mages
La Nativité, École de Novgorod ,
L’Adoration des mages – Pierre-Paul Rubens, 1609

C’est bientôt la « Trêve des confiseurs »

La trêve des confiseurs c’est ce moment suspendu entre l’agitation des fêtes de Noël et l’euphorie du Nouvel An. Il y a bien entendu pendant cette période des préparatifs, les retrouvailles familiales à Noël, autour du sapin. Puis le réveillon entre amis le soir de la Saint-Sylvestre et pour terminer le Jour de l’An, les étrennes, les vœux et les bonne résolutions. C’est aussi le moment où traders et footballeurs suspendent leurs activités.

Mais que viennent faire dans tout cela les confiseurs. Cette période est pour eux la plus chargée de l’année. Comme toutes les professions de bouche ils sont sur le pont. Ce n’est pas vraiment ^pour eux un moment de répit, de trêve.

En décembre 1874, nous sommes sous la troisième république trois ans après la Commune de Paris.Le Président de la République est Patrice de Mac Mahon,

Les Royalistes :Légitimistes et Orléanistes et les Républicains:Libéraux, Opportunistes, Radicaux et Socialistes S’affrontent. Et en cette fin d’années, de tous bords, ils n’ont pas envie à l’approche de la fin d’année de se confronter sur des questions difficiles. Reportons les débats à l’année prochaine.

Les parlementaires décident de mettre en sommeil leurs débats et leurs querelles afin disent-ils de laisser les Français profiter des fêtes de fin d’année. « On convint de ne pas troubler par nos débats la reprise d’affaires commerciales qui, à Paris et dans les grandes villes, précèdent toujours le jour de l’an », écrit dans ses mémoires le duc Albert de Broglie, Les journaux satiriques qui sont nombreux à cette époque vont alors parler de la Trêve des confiseurs.

La syphilis vue par les peintres & les illustrateurs – 4/4

Au fils des siècles et plus particulièrement pendant le 19ème siècle, des peintres et illustrateurs se sont emparés du thème de la syphilis. En voici une sélection :

Friedrich Sustris 1540-1599 – Alerte à la syphilis
Autour d’un malade de la syphilis
Sifilide-botti-mercurio -Gravure de 1689 tirée de l’ouvrage de Steven Blankaart
Jean Fernel et des victimes de la syphilis
La troupe atteinte par la syphilis
Charles Armand Durand -1831-1904 – Allégorie de la syphilis
Le mal par le mal
prophylaxie Cagna d’amour
Symptoms_of_syphilis -Medical_book – 1850-1860
Théophile A. Steinlen -Illustration-pour-La-Maison-Tellier de Maupassant
Un malade de la syphilis et deux prostituées – Gravure de 1810
Une prostituée représentée en ange de la mort
Eugène Delâtre, La Mort en fourrures, – 1897
Richard Tenant Cooper – La syphilis – 1912
Affiche destinée aux soldats américains

Ces écrivains, compositeurs, peintres et puissants atteints du Mal français -3/4 Qui sont-ils ?

La syphilis, une maladie sexuellement transmissible qui était particulièrement répandue avant l’apparition des antibiotiques, a touché de nombreuses personnes célèbres à travers l’histoire. et notamment au cours du 19ème siècle. Elle était attestait d’une vie débridée et décadente. Signe de mauvaises mœurs, la syphilis est la maladie honteuse du siècle,

Voici quelques personnalités supposément mortes ou gravement affectées par cette maladie Certains cas restent sujets à débat en raison des diagnostics peu précis à leur époque. Les astérisques (*) qui sont apposées à coté des liens vers les biographies renvoient à des articles relatifs à la syphilis desdits personnages.

Parmi les écrivains poètes et philosophes ont été atteints pas la syphilis Charles Baudelaire (*) =Karen_Blixen (*) = Alphonse Daudet (*) =Georges Feydeau (*) =Gustave_Flaubert (*) =Jules de Goncourt (*) =James_Joyce (*) = Guy de Maupassant (*) = Friedrich_Nietzsche (*) =Arthur_Rimbaud (*) = William_Shakespeare (*) .
Il y a aussi les musiciens comme Ludwig van Beethoven =(*) =Emmanuel Chabrier = Gaetano Donizetti (*) = Scott Joplin (*) = Niccolo Paganini (*) =Franz Schubert (*) = Robert Schumann(*) = Bedrich Smetana (*) = Hugo Wolf (*)
Ainsi que les peintres Paul_Gauguin (*) = Francisco_de_Goya (*) =Édouard Manet (*) = Henri de Toulouse-Lautrec (*) = Vincent van Gogh (* ?)

Enfin parmi les personnages public on relève ==Armand de Bourbon-Conti =George Brummell =Al_Capone = Claude de France = François Ier (*) et La_Belle_Ferronnière =Henri VIII= Vladimir Ilitch Lénine (*)Abraham_Lincoln (*) =Laurent II de Médicis =Lola Montez = = Otto de Habsbourg-Lorraine = Louis Ier du Portugal =Jean-Charles-Julien Luce de Lancival (*) = =Anne-Marie Martinozzi = Charles_de_Sévigné =le fils de la la célèbre épistolière = le Duc de Vendome

Et d’autres moins connu en France comme Endre Ady =Texas Alexander =Malatesta IV Baglioni =John Batman =Rachel Beer =Adolphe van Bever =Colin Campbell =Randolph Churchill ==Charles Conder =Frederick Delius =Jeanne Duval = =William C. Foster = =Ernst Theodor Amadeus Hoffmann =Charles Howard (vicomte de Morpeth) =Ulrich von Hutten =Mizzi Kaspar =Peder Severin Krøyer Antonio da Montefeltro Justine Paris =Pierre VI Șchiopul =Harry Nelson Pillsbury =Francesco Piranesi =Charles Radbourn =Jean Sandherr =Friedrich Wilhelm von Seydlitz=Augustin Thierry =Tongzhi =Richard Vahsel =Mikhaïl Vroubel=John Wilmot (2e comte de Rochester) =Frédéric-Charles de Wurtemberg-Winnental =Stanisław Wyspiański

Ces écrivains, compositeurs, peintres et puissants atteints du Mal français – 2/4 – Origine et symptômes.

Le terme de syphilis a été introduit par Girolamo Fracastoro, poète et médecin de Vérone . Il publie en 1530 « Syphilis sive Morbus Gallicus » un traité en trois partie sur la propagation de la maladie. Parmi les personnages mythologiques il y a Syphilus, berger des troupeaux du roi Alcihtous,
L’origine de cette « maladie honteuse »est controversée. Généralement, il est admis qu’elle a été ramené d’Amérique vers l’Europe par les hommes du conquistador Christophe Colomb. Certains historiens font du capitaine Martin Alonzo Pinzon la première victime du tréponème pâle. Cet élément pathogène n’a été découvert qu’en 1905 par Fritz Schaudinn et Erich Hoffmann

La première épidémie connue de syphilis est survenue en 1495, alors que les soldats de Charles VIII assiégeait Naples. D’où le nom de Mal français en Italie et Mal de Naples en France. Elle se répand au 16ème siècle. Bien entendu, c’est toujours l’Autre qui en est responsable

La transmission de la maladie a été, notamment au 19ème siècle, attribuée au monde des prostituées mais aussi des nourrices. Pour la seule année 1860 on estime que 120.000 personnes sont mortes de la grande vérole. La guerre de 14-18 n’en fut pas épargnée. Depuis une trentaine d’années cette MST réapparait.

La personne contaminée va voir apparaître , dans la phase primaire, un chancre ou ulcération syphilitique 10 à 90 jours après la contamination par voie sexuelle, anales ou buccale. Si la maladie n’est pas traités va survenir la seconde phase. Elle se manifeste notamment par une roséole, des papules sur le visage, le corps, les organes génitaux. Ou encore la perte des cheveux. Elle peut s’accompagner de fièvre, de fatigue, de douleurs articulaires. Les maux de tête peuvent amener une méningite.
De nos jours le médecin prescrit généralement de la benzathine pénicilline G, utilisée sous une forme « retard ». et l’on guérit donc de la syphilis. Mais avant l’apparition de ce traitement, la phase tertiaire menait à la paralysie et à la démence.

Ces écrivains, compositeurs, peintres, puissants atteints du Mal français – 1/4 Généralités

à Albrecht Dürer– malade du mal français -1496

C’est une biographie de Guy de Maupassant, (1850-1893) publiée sur TV5 dans les docs de la Grande librairie, (1821-1880) qui m’a rappelé les causes de la mort de ce grand écrivain français, ami de son mentor Gustave Flaubert et Émile Zola (1840-1902)

En effet, Guy de Maupassant, est mort en avril 1893, à la Clinique du Docteur Émile Blanche (1820-1893) célèbre médecin aliéniste, Il avait contracté en 1867 la Syphilis qui l’a emporté dans un état de grande démence .

Beaucoup d’écrivains et de musiciens célèbres, des peintres, des princes et des rois et Monsieur Tout-le-Monde ont principalement au cours du 19ème siècle ont été emportés par cette maladie invalidante et incurable.

Les traitements proposés par les médecins, comme le mercure et les décoctions de Gaïac s’avéraient dans de nombreux cas inefficaces. A partir de 1911, le bactériologiste allemand Paul Ehrlich.
propose l’arsphénamine, un traitement à base d’arsenic, qui s’avère efficace.
En 1928, Alexander Fleming découvre l’efficacité de la pénicilline. Mais il faut attendre les années 1940 et les recherches du pharmacologue Howard Florey, du chimiste Ernst Chain et du biologiste Norman Heatley pour que commence la production en masse de cet antibiotique. Elle va être produite à l’échelon industriel par Eli Lilly and Compan.

Même si de nos jours l’on soigne efficacement cette maladie maladie sexuellement transmissible, seulement l’Organisation mondiale de la santé elle frappe encore chaque année dans le monde 8 millions d’adultes.

Dans mes prochains billets, je vais m’intéresser à l’origine de cette maladie ainsi qu’à ses manifestations. Je vais ensuite recenser les personnages connus qui l’on contracté au fil du temps. Je vais terminer cette série par les regards et donc les œuvres produites par les peintres et illustrateurs

L’ennemi secret de  Raymond-Millet – 1945

L’art de l’aquarelle n°63 vient de paraitre





L’art de l’aquarelle n° 63 est paru. Il débute par l’analyse d’aquarelles du brésilien Marcos Beccari = de la tchèque Alexandra Bryska = de l’américain John Salminen. Il se poursuit avec les actualités des artistes., celles des salons. Puis vient un zoom sur la Louisiana watercolor society. L’art de l’aquarelle avait par le passé perlé de ce groupement dans son n° 19 paru en 2013.

Viennent ensuite les rencontres avec l’australien Graham Marchant et ses étoffes = l’américaine Jacqueline Gnott et ses natures mortes qui nous rappellent celles des hollandais des 17ème et 18ème siècles.= celle de la l’américano-bulgare Lyudmila Tomova Clark = celle de l’artiste l’algérien Abdelatif Benselah = l’australienne Beverly Allen et ses œuvres botaniques = les enseignes rétro de l’américaine Lisa Tennant = l’argentine Kira Mamontova et son déluge joyeux de fleurs = les portraits du sri-lankais Asanka Anujeewe, encore un « pays de Janine Gallizia » l’australien Ross Paterson

Un album, ou portfolio si vous préférez le franglais, consacré australien John Borrack.Et pour terminer un retour sur le passé avec le romantique anglais, à le vie courte Thomas Girtin 1775-1802