Les mouvements artistiques de 1800 à aujourd'hui +Les arts visuels depuis l'Antiquité jusqu'à l'orée du 19ème siècle.LesTechniques, manifestations, artistes, biographies, répertoires , carnets de liens + et bien d'autres choses
En 1931, un certain nombre d’artistes qui avaient participé à cette exposition ont, alors que Michel Seuphor était souffrant, sous l’impulsion de Georges Vantongerloo, migré vers le mouvement « Abstraction-Création » qu’il venait de créer.
Très vite ils attirent dans leur atelier des intellectuels et bien entendu des artistes comme Gino Bonichi dit « Scipion », Renato Marino Mazzacurati, et Conrad Cagli. Le critique d’art Roberto Longhi, qui est favorable au groupe donne le nom de Scuola di via Cavour est très favorable à ce groupe. Le groupe subsiste après le départ de ses fondateurs.
D’abord influencée par le cubisme et le surréalisme d’Europe, et par le Mexique, la première génération de peintres modernes cherche la réalité cubaine dans ses paysages, ses coutumes et ses personnages. commenceront leur travail de pionniers, assimilant les instruments de la Avant-garde post-impressionniste européenne, afin de trouver une nouvelle façon d’exprimer certaines réalités du pays. Commence alors l’étude du riche héritage africain et des apports de la culture populaire paysanne.
Gruppo 7 ou Gruppo Sette est un mouvement architectural italien formé en 1926 et devenu en 1930 le « Movimento Italiano per l’Architettura Razionale » MIAR. Il est dissout en 1932. Le MIAR à l’origine rationnaliste réalise l’architecture officielle voulue par l’État fasciste italien. Elle s’applique aux gares, à la Poste, aux colonies de vacances, aux maisons du fascisme. Elle reprend des éléments ostentatoires inspirés de la Rome antique.
Le réalisme magique représente la fusion de la réalité réelle et de la réalité magique influencée par exemple par le rêve. Il constitue une transition vers le surréalisme. « Contrairement à la Nouvelle objectivité 1918-1933 le réalisme magique s’est imposé dans les années 1930, 1940 et s’est prolongé aux États Unis et en Amérique latine.
Le surréalisme n’a pas seulement concerné la littérature, la peinture et la sculpture, il a aussi influencé le cinéma, le théâtre, la musique, sans oublier la photographie
Par ailleurs en 1932, à La Louvière, les ouvriers métallurgistes et sidérurgistes du Hainaut entament une grève du désespoir. En signe de solidarité se crée le Groupe Rupture emmené par l’avocat et poète Achille Chavée. Il s’agit avant de parler d’esthétisme d’un engagement politique. En effet le but est de « forger des consciences révolutionnaires, de participer à l’élaboration d’une morale prolétarienne et de collaborer le plus étroitement possible à l’évolution du mouvement surréaliste. »
Après la seconde guerre mondiale, en 1948 sera créé le Groupe CoBra ainsi qu’en 1957 le Daily-Bul. Ils seront traités dans la série de l’Art contemporain
Il y a tout d’abord à Cuba avec l’ Art Brut Project Cuba développé par le Riera Studio de La Havane. Il a été créé par Samuel Riera Mendez. Le but de ce projet artistique est de promouvoir et de soutenir des expressions artistiques singulières de créateurs qui n’ont aucune connaissance artistique. C’est bien entendu une approche différente de celle des précurseurs. En effet, ici les créateurs sont encadrés.
Les galeries et musées commencent en Chine et en Corée du Sud à s’intéresser au Raw Art ou Rough Art. Ils découvrent d’abord l’Art brut occidental. Mais bientôt aussi des créateurs locaux. Cependant, il semble qu’en Asie, ceux-ci sont généralement atteints de troubles du comportement.
Il est assez malaisé de faire des recherches fructueuses à propos de l’Art brut chinois ou coréen. J’ai trouvé certains noms sur des sites de galeries ou d’exposition. Mais peu de créateurs, et pour cause, possèdent un site internet
L’Art Naïf ou Art indiscipliné et les inclassables peut-il être considéré comme faisant partie de ce que l’on appelle l’Art Brut ? Il n’est pas facile de faire la distinction ces deux domaines de la peinture et aussi de la sculpture. L’Art naïf est pratiqué par des artistes sans formation technique et artistique de base. Il n’y a pas de perspective, la disproportion de taille des personnages, les couleurs franches et pures en à plat. Au Canada l’on parle d’ arts indisciplinés Les thèmes sont sages et représentent de façon très classique, des paysages, des personnages, des portraits, à la peinture à l’huile sur toile. On regroupe parfois cet art populaire par écoles, les Haïtiens, les Yougoslaves, la « Nature touch »
Dans l’Art Brut, l’artiste est un révolté, un marginal, un anarchiste. Il peint ce que bon lui semble, sans règles ni principes, sur n’importe support avec n’importe quel médium. Il crée par pulsions, parfois dans l’illumination. Ses représentations ont souvent répétitives, obsessionnelles. Le représentant emblématique de cette « manière de peindre » hors des canons académiques est Henri Rousseau dit « le douanier Rousseau ».
André Breton les appelle des peintres “médianimiques” et les « récupère » à travers le surréalisme Et de façon plus permanente Jean Dubuffet et les tenants de l’Art brut leur ont ouvert leur cénacle Ce sont souvent par ailleurs, ce que l’on appelle de nos jours, des « entendeurs de voix«
Voici un recensement, assez complet, des peintres et autres plasticiens de l’Art brut. Bien entendu, tous n’ont pas la même renommée. Par ailleurs, pour certains d’entre eux, leur parcours s’éloigne des critères initiaux fixés par Jean Dubuffet . C’est le cas par exemple de Gaston Chaissac. Certain(e)s d’entre eux, de nos jours ont un site internet et organisent des expositions personnelles. Mais comme ils figurent sur les listes des organisations et musées, ils sont repris dans mon recensement.Parmi les artistes de l’art brut « authentique » , je cite parmi les plus connus : Adolf Wölfli, Auguste Millet, Aloïse Corbaz, Maurice Blin, Louis Soutter. On peut retenir aussi ce que l’on appelle les peintres spirites ou encore comme Fleury Joseph Crépin, Augustin Lesage, Victor Simon tous trois des Hauts de France . En marge de l’exposition du Lam que j’ai visité, je consacre, un article, aux peintres de ce qu’on appelle aussi l’art médiumnique, dans la présente série consacrée à l’art brut. A l’inverse l’on ne connait parfois que peu de choses sur leur parcours. Certains ont été très prolixes d’autres ont peu produit. En cliquant sur les liens hypertextes vous ferez de belles découvertes.
L‘art brut ce n’est pas seulement ce que l’on a longtemps appelé « l’art des fous » ou « l’art des aliénés » Jean Dubuffet s’éloigne de ce concept. Il déclare : « Nous entendons par Art Brut des ouvrages exécutés par des personnes indemnes de culture artistique, dans lesquels donc, le mimétisme contrairement à ce qui se passe chez les intellectuels, a peu ou pas d’influence. De sorte que leurs auteurs y tirent les sujets, choix des matériaux mis en œuvre, les moyens de transposition,les rythmes, les modes d’écritures, etc. de leur propre fond et non pas des poncifs de l’art classique ou de l’art à la mode. Nous y assistons à l’opération artistique toute pure, brute, réinventée dans l’entier de toutes ses phases par son auteur, à partir seulement de ses propres impulsions. De l’art donc où se manifeste la seule fonction de l’invention, et non celles, constantes dans l’art culturel, du caméléon et du singe». Il publie aussi en 1949 « L’Art brut préféré aux arts culturels » L’Art brut, c’est celui de ceux qui ne sont pas artistes – les fous, les mystiques ou encore les révoltés. On parle aussi de l’art inculte, l’art marginal, l’art excentrique , l’art outsider . Et peut-être à la marge l’art modeste. D’abord incompris, l’Art brut s’affiche aujourd’hui dans les galeries comme l’Outsider Art Fair et les musées les plus prestigieux.