
Dès les années 1880, un ensemble de peintres britanniques s’approprie les innovations françaises pour les adapter à la sensibilité insulaire. Sans constituer un mouvement aussi homogène que l’impressionnisme français, ces artistes développent une approche originale du paysage fondée sur l’observation directe de la nature, les variations atmosphériques et les effets fugitifs de la lumière.
L’impressionnisme britannique naît de plusieurs influences convergentes. De nombreux artistes se forment à Paris, fréquentent l’Académie Julian ou l’École des Beaux-Arts, et découvrent les œuvres de Monet, Manet ou Degas. D’autres puisent dans une tradition nationale plus ancienne, héritée de Turner et de Constable, déjà attentifs aux phénomènes météorologiques et aux changements de lumière.
Le mouvement s’organise notamment autour du New English Art Club, fondé en 1886 comme alternative aux institutions académiques conservatrices.
L’impressionnisme britannique ne fut jamais une simple imitation du modèle français. Il se distingue par son attachement aux paysages côtiers, aux ambiances brumeuses et à une palette souvent plus retenue. Les artistes britanniques cherchent moins l’éclat des couleurs que la vérité atmosphérique d’un lieu.
Les principaux peintres de cette mouvance ont été Philip Wilson Steer, le plus célèbre et aussi Elizabeth Forbes = Stanhope Forbes = Lamorna Birch =Harold Harvey = Frederick Hall =membres de la colonie d’artistes dite l’école de Newlyn.
D’autres faisaient partie du groupe d’artistes dit de l’école de St-Ives : Julius Olsson, Louis Grier = Dorothea Sharp = Laura Knight =Alfred East =George Clausen = David Murray =Edward Stott=
L’Écosse a aussi ses paysagistes d’inspiration expressionniste , les Glasgow boys: = William York MacGregor, James Guthrie, John Lavery, George Henry et Edward A. Walton.