Aquarelle . . . etc. – Partie 4/4 – La peinture acrylique fluide

On a vu qu’aux États-Unis, les sociétés de « peintres à l’eau » de « watermedia » mais aussi de  « watercolor » acceptent l’usage de la peinture à l’acrylique. Le peintre américain Stephen Quiller a publié un ouvrage « Acrylic as water media » dans lequel il vante de médium qu’il place en tête des peintures à l’eau.

La seule restriction semble être l’obligation que l’œuvre soit peinte sur papier et non sur toile (cf. la discussion sur Artist daily)

Un certain nombre de fabricants proposent de la peinture acrylique fluide, comme « Golden fluid Acrylic » chez  Obee liks  (Anvers) ou chez  Sennelier = Studio Acrylics Fluid chez Pébéo = Fluid Acrylics de Da Vinci.

Les spécificités de ces peintures sont décrites par Patti Brady le dirigeant de “Golden Artist Colors”   et Sophie Guilbert une artiste utilisatrice en évoque l’emploi.

L’aquarelliste américain bien connu Nicholas Simmons a publié une série de trois d’articles « Painting Large Watercolors « Faded Glory » sur le site d’apprentissage Art Graphica et sur le Forum Wet Canvas. J’ai fait une mise en page de la traduction Google sous PDF à télécharger ;  Comment peindre des aquarelles de grandes dimensions – Nick Simmons – Fichiers fusionnés

A la lecture de ce document on voit que Nick utilise conjointement d’acrylique fluide, d’aquarelle et le gesso. Une façon de réconcilier tous les points de vue.

Il est certain qu’il y a encore du chemin à faire pour que les cercles aquarellistes orthodoxes européens adoptent le point de vue de nos amis d’Outre Atlantique. Et après tout est-ce souhaitable ? Toujours est-il que notre ami y contribue en animant cette année et l’an prochain un stage au Manoir de  la Maison blanche auquel mon amie Catherine de Rycke a participé.

4 commentaires sur “Aquarelle . . . etc. – Partie 4/4 – La peinture acrylique fluide

  1. voilà qui nous met à l’aise …en tout cas cela répond exactement à la question que je me posais: que faut-il s’interdire quand on aborde l’aquarelle en autodidacte ? la réponse est…

  2. L’aquarelle reste l’aquarelle. Rien ne nous empêche d’utiliser de l’acrylique, et dans ce cas c’est de l’acrylique ! ou encore de la tempera, et ce sera de la tempera ! Chacun d’eux a ses propres propriétés. Si l’on mélange le tout, on rentre dans le cadre de « techniques mixtes ». S’il l’on ajoute un minimum de l’un, on reste dans le « cadre » du médium majoritairement utilisé.
    Ensuite, il nous reste à choisir les salons auxquels l’on veut/l’on peut participer : chacun d’eux a aussi sa spécificité. Salon de l’aquarelle, Salon du dessin et de la peinture à l’eau (équivalent français des watermedias américains), Salon d’art toutes techniques etc …
    Mais je pense que l’on ne peut pas reprocher à un salon qui présente de l’aquarelle de refuser des acryliques, ou des tempera. Il faut alors choisir un autre type de salon. Il ne m’est jamais venu à l’idée de demander à présenter mes aquarelles au festival international de Pastel de Feytiat !
    Rien n’est interdit, mais je pense que tout comme ‘il faut respecter les spécificités de chacun des médiums, il faut aussi respecter les spécificités de chacun des salons.
    En résumé, il y a tout un tas de médium dans lesquels on peut « s’éclater », nous reste à choisir lequel, ou lesquels, et les endroits où l’on veut les présenter. Bonne peinture à tous, à l’eau ou à l’huile !….

  3. Waouh, merci merci Pierre… 😉
    Ta curiosité contagieuse nous permet d’obtenir d’excellentes informations…Simmons agit de façon intéressante à plus d’un titre et j’en ai plein les mirettes…et les neurones se frottent joyeusement.
    Quelle drôle de cuisine quand même … 😉

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