Mathurin Méheut, artiste français – Eléments biographiques et quelques œuvres.

Mathurin Méheut en 1950

Mathurin Méheut (1882-1958) est un peintre, dessinateur, graveur, fresquiste, céramiste et  . . . aquarelliste français, né en Bretagne à Lamballe. Il est réputé pour ses  représentations des scènes bretonnes, des vieux métiers, de la mer et la nature.

Contre l’avis de ses parents qui l’avaient mis en apprentissage chez un peintre en bâtiment il entre à 16 ans à l’Ecole des Beaux-Arts de Rennes. Un fois diplômé,  il suit, à Paris,  les cours de l’ Ecole des Arts décoratifs. A sa sortie, il  collabore avec la Station de biologie marine de Roscoff.

Il entreprend grâce à une bourse de la fondation Albert Kahn, un voyage au Japon, qui sera interrompu par la première guerre mondiale. Il part au front et exécute de nombreux croquis et dessins sur la vie des tranchées. Cf.« Mathurin-Méheut 1914-1918 Des ennemis si proches »

A la fin de la guerre il enseigne à l’Ecole des Beaux-Arts de Rennes. Il y formera de nombreux artistes et notamment  Joseph Archepel vitrailliste, Frédéric Back cinéaste, Jeanne Baglin aquarelliste, Geoffroy Dauvergne fresquiste, Roland Guillaumel sculpteur, Roger Marage peintre et graveur.

Il a participé à la décoration de paquebots comme le  Normandie. Il a été directeur artistique de la faïencerie Henriot. Il réalise aussi des décors pour Villeroy & Boch et la Manufacture de Sèvres. Il a été nommé  Peintre officiel de la Marine en 1921. Il a illustré des livres  d’écrivains célèbres  ou personnels comme La plante exotique. Il peint, assisté par Yvonne Jean Haffen 25 fresques qui décoreront, à partir de 1948, l’Institut de géologie de Rennes

Un musée lui est consacré à Lamballe, sa ville natale.

 

A noter qu’à l’issue d’un long procès, il a du se séparer en 2008 de  la moitié des 10.000 oeuvres au profit de ses héritiers. Coïncidence, les Editions Ouest-France ont publié en 2010 «Regards sur Mathurin Méheut en 100 oeuvres» par Patrick Jude, son petit fils.

Ses œuvres lors d’une vente en 2008 et d’ enchères à  Brest en 2010 ont bénéficié d’une cote notable. La rétrospective prévue en 2013 au Musée de la Marine à Paris devrait à mon avis le faire sortir de son statut de peintre régional.

Voir aussi les expositions de cet été

A consulter, une biographie par Damien Jullemier, des œuvres sur les site de la galerie vue sur mer , de l’étude Thierry Lannon et d’un collectionneur privé et à voir plusieurs vidéos n°1  n°2  n°3 n° 4 Voici une sélection de quelques œuvres

Mathurin Méheut – L’heure du thé

Mathurin Méheut  – Temple shintoiste

Mathurin Méheut – Trois fillettes

Mathurin Méheut – Oie en vol -Etude

Mathurin Méheut – Poilu au repos

Mathurin Méheut – Exécution capitale – 1915

Mathurin Méheut – La lettre

Mathurin Méheut – Procession aux Saintes-Marie de la Mer

Mathurin Méheut -Labours

Mathurin Méheut – Départ vers le large

Mathurin Méheut – Les charpentiers de marine

Mathurin Méheut – Cotriade et filets bleus – Huile sur toile

Mathurin Méheut -Danseuse et biches sacrées Nara – Fresque sur bois – Caséine

Mathurin Méheut – Pintade et pintadeaux

Mathurin Méheut – Poisson se faisant manger par des crabes

Dessin au crayon graphite

Mathurin Méheut – L’arrestation de Raboliot –  Illustration du roman de Maurice Genevoix

Mathurin Méheut – Procession à Locronan – Les tambours

Disparition du peintre franco-polonais Roman Opalka – Eléments biographiques et quelques œuvres

Roman Opalka

Roman Opalka au Jeu de Pomme

Le peintre franco-polonais Roman Opalka (1931-2011) qui allait avoir 80 ans est décédé en ce début du mois d’Août, en Italie où il était en vacances.

Le peintre est né en France, à Hocquincourt dans le département de la Somme. En 1935 ses parents décident de rentrer en Pologne. Il suit l’enseignement de l’ Académie des Beaux-Arts de Varsovie. Puis il est enseigne l’art à la Maison de la Culture de Varsovie. Il est aussi professeur invité à Kunst Akademie de Dusseldorf et à Summer Academy de Salzbourg.  Il s’installe en 1975 dans le Lot et Garonne.

C’est en 1965, qu’il trouve son « projet de vie : 1965/1 à l’infini » Il entend matérialiser par la peinture le passage du temps. Sur ces toiles au format 196 cm x 135 cm en blanc sur fonds noir, il peint sans relâche en partant du haut à gauche les nombres dans l’ordre croissant, à raison de 380  nombres par jour.

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Lorsqu’il a atteint le nombre 1.000.000 il a décidé d’introduire 1 % de blanc de zinc dans le noir de ses fonds. Les chiffres sont quant à eux, peints en blanc de titane. Puis il se fait photographier, de face, dos à la toile qu’il vient de peindre, en tenue blanche, avec au fil du temps sa chevelure qui blanchit. Il a ainsi réalisé des centaines d’ autoportraits

Il exposait régulièrement partout dans le monde et ses œuvres figuraient dans de nombreuses collections et musées. Il avait reçu plusieurs prix et était commandeur dans l’Ordre des Arts & Lettres

Actuellement et jusqu’au 2 octobre,  on peut voir  l’exposition le vertige de l’infini à Thonon-les-Bains à la Thonon les Bains à la Chapelle de la Visitation.

Voici deux spécimens de son « histoire de chiffres ». Il fallait y penser mais . . . .on en pense ce que l’on veut. De mon point de vue, ce qui est intéressant c’est le concept, l’approche que l’on peut qualifier de réflexion philosophique, sur le temps qui s’écoule inéluctablement

Pour le reste, les critiques ne tarissent pas d’éloge . . . alors!

Romain Opalka

Roman Opalka

Ker Xavier Roussel à Pont Aven

Ker Xavier Roussel – La conversation -1892 -Huile sur toile

Le Musée de Pont-Aven présente

Ker Xavier Roussel  – Le nabi bucolique

Jusqu’au 2 octobre 2011

L’exposition présente une près d’une centaine de d’huile, de pastels, de lithographies et de dessins.

Roussel (1867-1944)  est un peintre du groupe des Nabis. Il fait des études classiques au Lycée Condorcet avec son ami et plus tard beau-frère Édouard Vuillard . Il rencontre Maurice Denis. Il entre dans l’atelier Maillart puis à l’Ecole de Beaux Arts et à l’Académie Julian où le groupe des Nabis se constitue avec Roussel et Bonnard. Il rend visite en compagnie de Maurice Denis à Cézanne, Signac et Cross. Il enseigne un moment à l’Académie Ranson. Il a réalisé de nombreux panneaux décoratifs, des rideaux de théâtre, des décorations monumentales comme à la Société des Nations à Genève ou le théâtre de Chaillot. Il pratique aussi la lithographie dans l’atelier de Vollard

Il expose avec ses amis à la Libre Esthétique ,  au Salon des Indépendants et dans des galeries parisiennes. Ses œuvres sont présentes dans les musées de Saint-Tropez, Lyon, Grenoble, Moscou, Helsinki et Copenhague. Une rétrospective lui avait été consacrée en 1994 au Musée Maurice Denis à Saint-Germain-en-Laye .Il a légué à l’Etat cinquante cinq tableaux de Vuillard. On le voit dans son atelier sur ce document téléchargeable et un  site lui est consacré et aussi une vidéo où son petit fils Jacques Roussel commente « la grande fontaine de Jouvence »

Voici des représentations de quelques unes de ses œuvres

Ker Xavier Roussel – La Terrasse des Tuileries, 1892-1893, huile sur toile

Ker Xavier Roussel – L’enlèvement d’Europe – 1924 – Huile sur  carton

Ker Xavier Roussel – Les Saisons de la vie – 1892, huile sur toile

Ker Xavier Roussel – Composition dans la forêt – 1890 -huile sur toile

Ker Xavier Roussel – La Barrière – 1893, pastel sur papier

 

Cy Twombly (1928-2011) peintre, dessinateur, sculpteur et photographe américain – Eléments biographiques et œuvres sur papier

Cy Twombly par Sankei Shimbum C° Ltd

Cedwin Parker (Cy) Twombly Jr. Peintre, dessinateur, sculpteur et photographe américain né à Lexington en Virginie en 1928 vient de mourir en Italie où il résidait depuis cinquante ans.

Il est initié au dessin et à la peinture par le peintre espagnol Pierre Daura. Il s’inscrit à la  Darlington School puis au Museum of Fine Arts Boston et enfin Art Students League of New York et au Black Mountain College où il côtoie  les peintres Franz Kline, Robert Motherwell, Ben Shahn, le musicien et peintre John Cage et   Merce Cunningham le chorégraphe

Il voyage en Europe puis après son service militaire il travaille à New York et devient l’ami de Jasper Johns. En 1959, il s’installe en Italie.

Il participe en 1964 à la Biennale de Venise. A partir des années 1980 il expose un peu partout dans le monde, au Kunsthaus Zürick, au , Musée national d’art moderne de Paris, au Moma, à la Menil Collection ou encore à la Neue Pinakothek de Munich

Dans les années 2000 il expose la  série Lepanto à la Gagosian Gallery qui sera ensuite installée de façon définitive au Museum Brandhorst (vidéo)

En 2004, le Centre Pompidou a présenté Cinquante années de dessins. Voici un extrait du dossier de presse qui situe l’œuvre sur papier de Cy Twombly

« Les dessins des années 60 comportent un éclatement de la matière, qui se manifeste par l’usage intensif des crayons de couleur ainsi que du pastel, et par une surface saturée de graffitis et de chiffres. Entre écriture spontanée et contrôle absolu des moyens, le langage pictural de cette décennie trouve son ultime expression dans le cycle de Bolsena, qui comprend des dessins de grands formats, où les graffitis cèdent la place à une prolifération de formes géométriques. Ces oeuvres annoncent les dessins très dépouillés de la décennie suivante.
Au courant des années 70, Twombly accorde une place privilégiée à la technique du collage, où se succèdent des séries qui déclinent, jusqu’à épuisement, un même motif. Un ensemble de collages est consacré aux artistes et aux écrivains, qu’il admire, dont Malevitch et Tatline. Un autre groupe de collages explore la feuille de ficus.Twombly produit, ensuite, des collages et des dessins de très grands formats, dédiés à la mythologie gréco-latine, dont se nourrit son oeuvre depuis la fin des années 50. On y retrouve, parmi d’autres divinités, Pan, Vénus, Apollon, Mars ou Orphée.
Les oeuvres sur papier des années 80 se distinguent par un retour violent à la couleur. Le recours à la peinture au même titre que le crayon ou le pastel, s’intensifie au début des années 90, et connaît son apogée dans une série de dessins datés de 2001. Ces derniers, aux dimensions monumentales, sont des œuvres à part entière, qui dans une explosion de couleur, réunissent écriture, dessin et peinture. Ces œuvres, par lesquelles l’artiste brise le traditionnel cloisonnement entre peinture et dessin, constituent un sommet inédit de l’art de Twombly. »

La Tate Modern a présenté « Cycles & Seasons » et encore au Guggenheim Bilbao. Le musée du Louvre lui a confié la décoration du plafond de la Salle des  bronzes (The ceiling). Enfin cet été la  Collection Lambert présente une exposition de photographes « Le temps retrouvé » dont il était l’invité d’honneur.

Ses œuvres bénéficient d’une Cote très importante. Il faut encore évoquer l’affaire du baiser lors de l’exposition Blooming en 2007.

Il est difficile pour l’honnête homme d’analyser et de commenter l’œuvre de ce grand artiste, qui semble se rattacher ni à une école, ni à un mouvement. Elle est faite de pictogrammes, de traces, de chiffres, de mots, de couleurs, de griffonnages, est , sous l’apparente impulsivité, complexe. L’artiste multiplie, signe de sa grande culture les références mythologiques, symboliques et historiques. Richard Leeman donne des clés pour déchiffrer l’œuvre dans Cy Twombly . Peindre, dessiner, écrire. Eric Mézin, le responsable de la collection Lambert, a dit « qu’il  était au niveau de matisse. Le Moderna Museet de Stockholm présente à l’automne prochain en collaboration avec la Staatsgalerie Stuttgart et la Tate Liverpool une exposition intitulée « JMW Turner, Claude Monet et Cy Twombly »  En introduction il est affirmé que « ce sont trois des plus grands peintres de ces 150 dernières années »

On trouve des informations intéressantes sur le blog de l’écrivain Philippe Sollers ainsi que sur le site qui lui est consacré.  Voici une courte sélection d’images de ses œuvres sur papier

Cy Twombly – Untitled -graphite,  crayon à la cire, crayon de couleur papier

Cy Trombly – Souvenir de l’ile des Saintes – Aquarelles

Cy Twombly – Sans titre

Cy Twombly – Sans titre

Cy Twombly – Blooming

Cy Twombly – Exquise pour Ceiling -Acrylique sur papier

Cy Twombly – Sans titre – 1986 – crayon gras, huile et aquarelle sur papier

Maurice Fillonneau aquarelliste

L’œuvre de l’aquarelliste vendéen Maurice Fillonneau (1930-2000) n’était totalement inconnue. Cet artiste avait été dessinateur de mode avant de reprendre l’entreprise familiale. En 1976, il décide de se consacrer entièrement à son activité artistique. Aquarelliste autodidacte il travaillait en technique mouillée. Une exposition lui a été consacrée l’an dernier à Saint-Jean-de-Monts. Il peignait la vie, la musique, la femme, les voyages, la vitesse. Il avait exposé aux Etats-Unis et au Japon

En dehors du reportage de l’exposition ci-dessus, l’on trouve peu d’images des ses aquarelles sur Internet.

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Maurice Fillonneau – Pluie Place Saint-Marc – Aquarelle

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Maurice Fillonneau – Gondolier – Aquarelle

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Maurice Fillonneau – Swing – Lithographie

 

 

Gino Severini (1883-1966), futuriste et néoclassique à l’Orangerie

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Train blindé en action – 1914                          Gino Severini

Le Musée de l’Orangerie présente

Du 27 avril  au25 juillet 2011

Une exposition est consacrée à Gino Severini

Gino Severini 1883-1966, peintre et dessinateur est considéré comme le « plus français » des artistes italiens. Il est l’élève en Italie du pointilliste Giacomo Balla. Lorsqu’il arrive à Paris en 1906. Il fréquente l’avant-garde artistique et signe le manifeste futuriste aux côtés d’Umberto Boccioni, Giacomo Balla, Marinetti et Carlo Carrà Il s’intéresse à la vitesse, aux sons, aux couleurs et au dynamisme de la vie moderne. Il découvre la chronophotographie et utilise cette analyse du mouvement des corps dans certaines de ses œuvres.

Il traversera les grands courants artistique de la première partie du 20ème siècle, le divisionnisme de 1905 à 1910, le  futurisme de 1911 à 1915, le cubisme de 1916 à 1919, le retour à la figuration de 1920 à 1943 et, enfin, néo futurisme et abstraction de 1948 à 1951.

En 1921 il publie «  Du cubisme au classicisme – Esthétique du compas et du nombres » il expose ses théories sur les lois de la composition et des proportions.

Ses sujets favoris sont les natures mortes avec des instruments de musique et des scènes de la Commedia dell ‘Arte ou les boites de nuit.  A partir des années 1920,  attiré par l’art sacré, il réalise de nombreuses commandes de panneaux décoratifs, de fresques , de mosaïques, et crée des décors et costumes de théâtre.

Ses œuvres sont conservées dans les grands musées d’art moderne, à Paris, Rotterdam, New York et dans de nombreuses collections particulières.

Une rétrospective de son œuvre a été présentée à Rome au Palazzo Venezia en 1961, à Paris au M. N. A. M. en 1967, au Museum am Ostwall de Dortmund en 1976. Une exposition Severini futuriste a été présentée en 1996 au Kimbell Art Museum

Il était le gendre du poète Paul Fort . Il est l’ami de l’architecte d’Auguste Perret . Voir un article de Françoise Künzi  et cette vidéo d’Alcyna Futurista ainsi que celle-là

Voici quelques unes de ces œuvres

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Gino Severini La bohémienne Maternité et des collages – Pastel -1905

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Gino Severini – Autoportrait à la pipe et chapeau panama – 1908

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Gino Severini – Ladanseuse obsédente – 1911

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Gino Severini – Le boulevard – 1911

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Gino Severini – Le Hiéroglyphe dynamique du Bal Tabarin -1912

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Gino Severini – La Danse de l’ours au Moulin-Rouge – 1913

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Gino Severini – Synthèse plastique de l’idée « Guerre » -1914

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Gino Severini – Train de la Croix-Rouge traversant un village -1914

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Gino Severini –  Mer = danseuse – 1914

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Gino Severini – Portrait de Paul Fort – 1915

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Gino Severini – Les joeurs de Cartes – 1924

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Gino Severini – Portrait de famille – 1936

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Gino Severini – L’estate 1951

Edouard Manet (1832-1883) peintre français- Eléments biographiques et quelques œuvres

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Edouard Manet – Portrait photographique

Edouard Manet (1832-1883) est un peintre français né à Paris. Son père, haut magistrat, le destine à une carrière juridique. Mais il fait de piètres études, crayonnant déjà des caricatures,  comme le révèlera Antonin_Proust son ami d’enfance.

 A 16 ans passe concours de l’Ecole Navale qu’il rate Il s’embarque comme «pilotin » sur le « Havre et Guadeloupe », un navire école en partance pour Rio de Janeiro. Il réalisera de nombreux dessins.

Quelques mois plus tard,  rentré à Paris, il entre dans l’atelier du peintre académique Thomas Couture  où il restera pendant six ans. La façon de peintre de l’élève ne plait pas au maître qui pense qu’il ne sera qu’un « Daumier de son temps » Il le quitte et partage l’atelier du peintre animalier Albert de Balleroy.

 Il voyage en Hollande où il admire Frans Hals, puis en Autriche, en Italie et plus tard en Espagne où il découvre les œuvres de Diego Vélasquez et de Francisco de Goya. Il peint d’abord des portraits et des scènes de genre d’inspiration espagnole.

En 1863,  « Le déjeuner sur l’herbe » qu’il présente au Salon des refusés suscite de violentes critiques comme celle d’Ernest_Chesneau. Le peintre s’exprime dans des formes brutales et des couleurs chatoyantes qui rompent avec la technique traditionnelle. Un autre critique dit que « Manet aura du talent le jour où il saura le dessin et la perspective » Il est au centre d’une polémique entre les tenants de l’art académique et les jeunes peintres de l’avant-garde. Par la suite le Salon officiel acceptera ses œuvres qui encore contestées, comme en 1865, sa célèbre Olympia qui est considérée comme l’œuvre de la rupture avec le classicisme. Son ami Charles Baudelaire, avec qui il participe à la vie mondaine, le soutien, face aux critiques. Plus tard dans sa vie, il sera aussi l’ami de Stéphane Mallarmé.

Un jeune journaliste l’éreinte dans le Figaro. C’est Emile Zola qui deviendra son ami et son ardent défenseur. Les peintres impressionnistes, dont il ne fait pas partie sont aussi ces proches. En premier Claude Monet, mais aussi Edgar Degas Auguste Renoir, Alfred SisleyCamille Pissarro et Paul Cézanne qui subissent son influence. A leur contact il sort « peindre sur le motif » en plein air. Il n’exposera jamais avec ses amis, mais restera fidèle au Salon où sa notoriété s’affirmera d’année en année. L’année avant sa mort, en 1882, il présenter « Un bar aux Folies Bergères »

Il fut le mentor de Berthe Morisot peintre impressionniste qui épousa son frère Eugène en 1874. Lui-même  grand amateur de femmes, comme Ellen_Andrée ou Henriette Hauser et  « très proche » de son modèle fétiche Victorine_Meurent s’était marié en 1863 avec sa maîtresse Suzanne_Leenhoff une hollandaise dont il eut un Léon qu’il éleva comme son fils mais n’a pas reconnu.

Manet a laissé plus de quatre cents peintures à l’huile, des pastels et de nombreuses aquarelles.

Quelques expositions récentes ont été consacrées à Manet, comme en 2003 au Metropolitan museum of art « Manet/Velázquez: The French Taste for Spanish Painting » et en 2010 à Tokyo au Mitsubishi Ichogokan Museum « Manet et le Paris moderne »

L’autoportrait d’ Edouard Manet peint en 1878-1879 a atteint chez Sotheby’s London en juin 2010, une  enchère record.Il a été adjugé pour 33,1 millions de dollars, soit environ 27 millions d’euros.

On trouvera d’autres informations ou des images des œuvres de Manet sur un certain nombre de sites comme impressionniste.netEdouard Manet.comEternels éclairs  Et aussi une série de vidéos 1/32/33/3

Voici une sélection de quelques œuvres de Manet

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Edouard Manet – Le buveur d’absinthe – 1858

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Edouard Manet – Monsieur et Madame Auguste Manet -1860

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Edouard Manet – Jeune homme en costume de Majo – 1861

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Edouard Manet- La musique aux Tuileries 1862

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Edouard Manet – Le déjeuner sur l’herbe – 1863

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Edouard Manet – Olympia – 1863

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Edouard Manet – L’homme mort – 1865

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Edouard Manet – Le joueur de fifre – 1866

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Edouard Manet – Course à Lonchamp – 1867

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Edouard Manet – Portrait dans l’atelier – 1868

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Edouard Manet – Le  balcon – 1869

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Edouard Manet – Berthe Morisot – 1873 – Aquarelle

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Edouard Manet – Argenteuil – 1874

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Edouard Manet  – La Rue Mosnier aux drapeaux – 1878

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Edouard Manet – Autoportrait à la palette – 1879

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Edouard Manet – Jeune fille dans le jardin – 1880

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Edouard Manet – Portrait de M. Pertuiset, le chasseur de lions – 1880

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Edouard Manet – Bar aux Folies Bergères – 1882

 

Odilon Redon peintre français – Eléments biographiques et quelques œuvres

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Odilon Redon

  Odilon Redon né Bertrand-Jean (1840-1916) est un peintre et graveur français né à Bordeaux. Il montre très jeune des dispositions pour le dessin. Il reçoit des leçons de dessin et d’aquarelle de Stanislas Gorin .Il entre dans l’atelier de  Jean-Léon Gérôme avec qui il s’entend mal. Il se forme à la gravure auprès de Rodolphe Bresdin. Au sortir de la guerre de 1870 il s’installe à Montparnasse. Il côtoie les peintres Henri Fantin-Latour et Paul Chenavard et le compositeur Ernest Chausson. Il étudie la forêt à Barbizon. C’est Joris-Karl Huysman (1848-1907)  qui l’a révélé au public en le présentant dans l’un des ses ouvrages. Redon a d’abord utilisé le fusain et la gravure puis dans les années 1890. Il adopte l’huile et le pastel. Il expose avec les Nabis à la galerie Durand Ruel, participe à Bruxelles à la Libre esthétique . Le Salon d’Automne lui consacre une salle où une soixantaine d’œuvres sont présentées. En 1913 Armory Show présente 40 œuvres de Redon.  Il a réalisé des cartons pour les Gobelins.

Son art explore les méandres de la pensée, l’aspect sombre et ésotérique de l’âme humaine, empreint des mécanismes du rêve.Redon lui-même décrit son travail comme ambigu et indéfinissable: «Mes dessins inspirent et ne doivent pas être définis. Ils nous place, tout comme la musique, dans le domaine ambigu de l’indéterminé».

Le MoMa en 2005 et le Schirn Kunsthalle en 2007 lui ont consacré une rétrospective et actuellement au Grand Palais

On trouve deux sites consacré à Odilon Redon l’un en net et l’autre en org.

Voici quelques oeuvres d’Odilon Redon

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Odilon Redon –  Arabe au fusil – Gravure

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Odilon Redon – L’homme au milieu des arbres – Gravure

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Odilon Redon – Hallucination – Fusain

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Odilon Redon – L’areignée – 1887

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Odilon Redon – Petit coquillage dans l’ombre – Pastel

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Odilon Redon – La fuite en Egypte

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Odilon Redon – Portrait de Violette Heymann

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Odilon Redon – Deux jeunes filles en fleurs

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Odilon Redon – Domecy Grand panneau à décor végétal – 1901

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Odilon Redon – Jeanne d’Arc -Pastel

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Odilon Redon – Le vitrail

Kees Van Dongen – peintre français (1877-1968) – Eléments biographiques et quelques oeuvres

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Kees Van Dongen et Brigitte Bardot en 1958 – Photo Paris Match

Cornelis Théodorus Marie Van Dongen (1877-1968) connu sous le nom de Kees Van Dongen est né aux Pays-Bas, dans la banlieue de Rotterdam. Il obtiendra la nationalité française en 1929.

 Il  fréquente l’Académie Royale de Peinture de Rotterdam. Il dessine à l’encre de Chine rehaussée d’aquarelle, des scènes de la vie quotidienne, des paysages typiques avec des canaux, des moulins, des fermes. Ses premières œuvres sont influencées par Frans HalsRembrandt van Rijn et Vincent Van Gogh

Il arrive à Paris en 1897 avec une expérience d’illustrateur et de dessinateur. Il fait d’abord des « petits boulots » Il est proche de la mouvance anarchiste où il est remarqué par le critique d’art Félix Fénéo » qui l’introduit à la «  Revue blanche » Il collabore à « L’assiette au beurre » «L’insdiscret » «Frou Frou « Le rire  » et «Gil Blas »

Il peint d’abord  des scènes de la vie parisienne dans un style post-impressionniste puis tachiste

Au Salon d’Automne de 1905, il ses œuvres sont dans une salle voisine de celle  d’Henri Matisse et des autres fauves. Il réalise  des  nus et des portraits aux traits lourds, aux contours cernés  avec des couleurs intenses et fortement contrastées. Il s’installe avec Picasso au Bateau-Lavoir. Il peint les prostituées et le monde du cirque. Il expose avec les expressionnistes allemands du Brücke.

Il est bientôt sous contrat avec le marchand de tableaux Daniel – Henry Kahnweiler.  Ses portraits de femmes de la haute société, et du « Tout Paris », aux larges yeux et lèvres éclatantes ont alors beaucoup de succès. Il réalise aussi des dessins et des lithographies de la vie de Paris. Il côtoie souvent le scandale mais il est alors très fortuné. Puis  sa production se banalise, il perd l’inspiration.

Très vite il sera boudé par les critiques d’art et les conservateurs des musées qui le trouvent vulgaire. Et puis sa participation en 1941 à la visite des hauts lieux de la culture allemande organisée par Otto Abetz et Arno Brecker n’a pas amélioré leur point de vue. Il n’est pourtant pas le seul puisque  sont également du voyage Paul BelmondoHenri BouchardAndré DerainCharles DespiauAndré Dunoyer de SegonzacOthon FrieszRaymond LegueultPaul LandowskiLouis LejeuneRoland Oudot et Maurice de Vlamick

Le  Musée d’art moderne de la Ville de Paris présentera des oeuvres des années 1905-1910 en 1966 lors de l’expostion « Le Fauvisme français et les débuts de l’Expressionnisme allemand . Il organisera une rétrospective en 1993. Ce sera ensuite la Fondation Gianadda en 2002, puis le musée de Monaco en 2008 et en 2009 au Musée de Montréal  « un fauve en ville » avant celles de Rotterdam et Paris cette saison. On  des représentation de ces œuvres sur plusieurs sites Juffermans AlanekPeintures et poésies Pas perdus

Et voici une sélection d’ images de ses oeuvres, au fil des années

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Kees Van Dongen – Nature morte au faisan – 1890

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Kees Van Dongen –  Etude de cheval – 1893

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Kees Van Dongen – Stilleven met jeneverkruik, glaasje en pijp – 1894

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Kees Van Dongen – Zeelui passagieren in de Zandstraat – 1895

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Kees Van Dongen – Le kiosque à musique – 1900

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Kees Van Dongen – Portrait d’une femme – 1903

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Kees Van Dongen – Torse – 1905

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Kees Van Dongen -Portrait de Khanweiler – 1907

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Kees Van Dongen – Le printemps – 1908

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Kees Van Dongen – La dame au chapeau noir – 1908

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Kees Van Dongen – La femme lippue – 1909

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Kees Van Dongen – Portrait de Guss Preitinger – 1910

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Kees Van Dongen – Le doigt sur la joue – 1910

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Kees Van Dongen – En la plaza, femmes à la ballustrade – 1913

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Kees Van Dongen – Le chale espagnol ou Le tableau – 1913

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Kees Van Dongen – Le coquelicot ou graine de pavot – 1919

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Kees Van Dongen – Le café Florian à Venise – 1921

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Kees Van Dongen – Les cheveux courts – 1924 – Lithographie

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Kees Van Dongen – Suzy Solidor – 1927

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Kees Van Dongen –Roadside cafe – 1950

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Kees Van Dongen – Portrait de Madame Agnelli – 1955 – Aquarelle et rehauts à l’huile

Dans l’intimité des frères Caillebotte – Peintre et photographe – au Musée Jacquemart-André

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Le Musée Jacquemart André  présente à Paris

Du 25 mars au 11 juillet 2011

«  Dans l’intimité des frères Caillebotte. Peintre et photographe »

Cet événement est réalisé en collaboration avec Culture Espaces et le Musée national des beaux-arts du Québec où elle sera montrée du 6 octobre 2011 au 8 janvier 2012.

L’aîné c’est Gustave Caillebotte (1848-1894) le talentueux peintre impressionniste et mécène de  Degas, Monet et Renoir, ses amis  et aussi de Paul Cézanne,  Édouard Manet et  Camille Pissarro dont il collectionnait les œuvres.  Par contre, l’on sait peu de chose de son frère, le compositeur, pianiste et photographe  Martial Caillebotte (1853-1910). Ces deux héritiers fortunés,  vivent ensemble jusqu’au mariage du cadet  avec Marie Minoret en 1887. Il aura deux enfants Jean et Geneviève. La découverte et l’étude récente de son fonds photographique a mis en évidence la grande proximité artistique qui existait entre les deux frères Caillebotte.

L’un et l’autre,  se sont intéressés aux vues du Paris haussmannien, aux ponts, aux chemins de fer, aux jardins, aux activités du bord de l’eau comme le yachting qu’ils pratiquent. Gustave construit des bateaux et ils possèdent en commun une belle collection de timbres.

L’exposition met en parallèle une quarantaine de tableaux de Gustave et environ 140 tirages modernes des photographies de Martial.

 Eléments biographiques et quelques oeuvres

 

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Gustave et Martial Caillebotte

 Gustave Caillebotte après avoir obtenu sa licence de droit entre dans l’atelier de Léon Bonnat puis fréquente les Beaux Arts pendant une année. Son tableau le plus connu, « Les raboteurs de parquet » est refusé au Salon de 1875. Il est invité à Bruxelles  à la 5 ème exposition du groupe des XX. Il est l’un des fondateurs du courant réaliste. Sa technique fait penser à la photographie avec ses vues plongeantes, les vues en surplomb, ses premiers plans écrasés.

 Son rôle de « mécène éclairé » était connu, mais le peintre était tombé dans l’oubli. Dans les années 1970,des collectionneurs américains qui le font redécouvrir. Des expositions sont alors montées à Houston et Brooklyn. Mais, il faudra attendre 1994 pour que ses œuvres soient présentées au Grand Palais. La Fondation de l’Hermitage à Lausanne, lui a consacré une exposition en 2005. On trouve ses œuvres sur un site  qui lui est dédié et dans une vidéo sur Youtube

Martial Caillebotte a étudié le piano et la composition au conservatoire de Paris et fut l’élève d’Antoine-François_Marmontel et de Théodore Dubois  Il a composé de nombreuses pièces pour piano, quelques œuvres pour orchestre, de la musique religieuse, des mélodies qui rappellent celles d’ Ernest Chausson ou de Camille Saint-Saëns La plupart de ses œuvres sont restées inédites et à l’état de manuscrit. Sa messe solennelle de Pâques a été exécutée en  à Chauray puis à Saintes  pour le centenaire de sa mort.

Voici quelques œuvres des deux frères Caillebotte

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Gustave Caillebotte – Canotier au chapeau à haut de forme

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Martial Caillebotte – Maurice Minoret ramant

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Gustave Caillebotte – Jeune homme au piano

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Martial Caillobotte au piano

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Gustave Caillebotte, Les Roses, jardin du Petit Gennevilliers

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Martial Caillebotte – Camille Minoret arrosant des hortensias

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Martial Caillebotte – Geneviève- Marie et Jean Caillebotte et Maurice Minoret

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Gustave Caillebotte – Pèche à la ligne

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Martial Caillebotte – Descente d’un réverbaire

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Gustave Caillebotte – Rue de Paris par temps de pluie

Jean-Louis Forain (1852-1931)peintre, caricaturiste et graveur français. Eléments de biographie et quelques oeuvres

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Jean-Louis Forain par Nadar

Jean-Louis Forain (1852-1931) né Louis Henri, est un peintre, dessinateur, caricaturiste et graveur né à Reims. Il reçoit ses premières leçons de Louis Jacquesson de la Chevreuse puis est l’élève de Jean-Léon Gérôme à l’Ecole des Beaux-Arts et plus tard du caricaturiste André Gill. André Gill. Il sera quelques  temps l’assistant de Jean-Baptiste Carpeaux . Il se lie d’amitié avec Rimbaud , Verlaine et Joris Karl Huysmans dont il réalise le portrait au pastel. Il fréquente Degas et Manet et est proche des impressionnistes. Il fonde la revue « Le Fifre » et plus tard « Psst ! » avec Caran d’Ache tout en collaborant au Figaro où il succède à Honoré Daumier et dans de nombreux journaux. Au moment du scandale de Panama et de l’affaire Dreyfus, il abandonne un moment la satire sociale pour la satire politique.  En 1913 une rétrospective de ses gravures est organisée à Paris. Après la guerre il fonde la République de Montmartre avec des dessinateurs comme Poulbot Il a été membre de l’Institut et de la Royal Academy et président de la Société Nationale des Beaux-Arts. On trouve des gravures sur le site National Gallery of Arts. Pour le centenaire de sa naissance, la Bnf avait organisé une rétrospective à son œuvre.

Voici la représentation de quelques unes de ses œuvres. Elles ne figurent pas nécessairement dans l’exposition.

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Jean-Louis Forain – Au café

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Jean-Louis Forain – Le veuf

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Jean-Louis Forain – Le souper

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Jean-Louis Forain – Le buffet

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Jean-Louis Forain – Le jardin public

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Jean-Louis Forain – Danseuse

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Jean-Louis Forain – Le foyer de l’Opéra

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Jean-Louis Forain -Le bar des Folies Bergères

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Jean-Louis Forain – Femme d’artiste

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Jean-Louis Forain – Scène de tribunal

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Jean-Forain – Anna de Noaïlles

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Jean-Forain – Le pécheur

 

Dennis Oppenheim – Plasticien américain (1938-2011) est mort

 L’artiste conceptuel américain Dennis Allan  Oppenheim (1938-2011) qui était né à Electric City dans l’Etat de Washington vient de mourir d’un cancer à l’âge de 73 ans.

ll s’est formé au California_College_of_the_Arts puis à la Stanford University

Il est un des précurseurs du Body Art  initié en France par Yves Klein et du Land Art avec ses Earthworks et ses performances  comme « Rocked Circle-Fear » et plus tard  Wishing the Montains Madness.

Dans les années 1980 et 1990 il réalise des sculptures monumentales, des Performances et installations. Il a aussi réalisé de très jolis dessins préparatoires.

Il a été exposé  en Europe ,à la Tate  Modern, à la  Kunsthalle Base, au Musée d’Art Moderne de Paris, au Musée d’art contemporain  de Genève et au  Stedelijk Museum d’Amsterdam .Le LaM de Villeneuve d’Ascq possède l’une de ses oeuvres.

On trouve des photos et notices de ses réalisations, une interview partie 1 et partie 2 accordé à Douglas Kelley et les musées qui ont des œuvres de l’artiste sur Art Cyclopedia, et quelques oeuvres et dessins

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Dennis Oppenheim – Electric kiss – 2010

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Denis Oppenheim – Device to root out evil -Eglise inversée à Vancouver

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Dennis Oppenheim -Objet with a memory – 1983

Pencil, colored pencil, oil wash and oil pastel on paper

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Denis Oppenheim – Two objects – 1998

Pencil, colored pencil, oil wash and oil pastel on paper

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Dennis Oppenheim -Tar roses – Mixed media on paper – 1997

Graham Sutherland (1903-1980) – Peintre et graveur britannique – Eléments de biographie et quelques oeuvres

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Graham Sutherland – Autoportrait – 1977

 Graham Vivian Sutherland est né à Londres. Il a d’abord fait des études d’ingénieur et a travaillé à la Midland Railway où il se rend compte que ce n’est pas sa voie. Il étudie  alors pendant cinq ans la gravure au Goldmiths College Il se marie avec Kathleen Barry son amie d’enfance. Il enseigne et pratique la gravure à l’eau-forte et l’illustration. Il est influencé par William Blake et le paysagiste et aquafortiste Samuel Palmer (1805-1881) Avec la crise de 1929 le marché de la gravure s’effondre. L’artiste qui a 35 ans se mets sérieusement à peindre. Il découvre les sites sauvages du Pembrokeshire Bien qu’il n’est jamais appartenu à aucun mouvement, il est alors considéré comme un tenant du « Neo-romanticism » anglais.Il est un moment proche de l’esprit de l’ Euston road school Ses paysages sont ensuite influencés par le peintre surréaliste anglais Paul Nash En 1936 il est artiste invité à la London International Surrealist Exhibition. Il enseigne et travaille le verre, produit des affiches et conçoit des dessins de tissus.

Pendant la seconde guerre mondiale il travaille sur le front comme « official war artist  » où il rencontre Henry_Moore. Il est pendant longtemps l’ami de Francis Bacon dont les influences sont réciproques.

Juste après la guerre,iI rencontre Picasso et Matisse, lors de séjours dans le Midi de la France. C’est à cette époque qu’il réalise ses  « Horned Forms » A partir des années 1950, ce catholique converti réalise de nombreuses œuvres religieuses. Les plus connues sont, une crucifixion de l’église Saint-Matthieu de Northampton et une immense tapisserie dans la cathédrale de Coventry « Christ in Glory in the Tetramorph » A la même époque et jusqu’au années 1960 il est l’un des artistes de l’ Ecole de Londres avec Lucian Freud, Ronald B. Kitaj , Michael Andrews , Frank Auerbach , Leon Kossoff et Francis Bacon. Ses œuvres s’inspire du Sud de la France. Il y avait acquis la « villa blanche à Menton. Il a aussi réalisé deux suites de lithographies, Bees  et le Bestiaire ou cortège d’Orphée d’Apollinaire  

Graham Sutherland est également connu pour ses portraits de commande de personnages célèbres comme Winston Chruchill , Somerset Maughan, Konrad Adenauer, Helena Rubinstein , Edward_Sackville-West, Lord Beaverbrook, Paul Sacher

Son  art a un énorme impact sur la génération des artistes anglais des années 1960

Il a participé  à la 26ème Biennale de Venise en 1952 ou à celle de Sao Paulo en 1955 et à la Documenta de Kassel en 1955,1959 et 1964.  Des rétrospectives ont été organisées à la Tate Gallery en 1982 et en 1998 au Musée Picasso d’Antibes et plus récemment à la Dulwich Picture Gallery. Il était membre de l’American Academy of Arts and Letters

Artcyclopedia dresse la liste de musées qui possèdent certaines de ses œuvres. En France seul le Louvre possède une œuvre,« singe assis sur un trépied » et il est évoqué au Musée Carnoles de Menton. Il faut espérer qu’un jour ou l’autre un conservateur ou un galériste le fera sortir du purgatoire dans lequel ce grand peintre et grand coloriste du 20 ème siècle est relégué.

On peut trouver des représentations sur les sites de la Tate,  du Museum of Wales, de Spaight Wood galleries et puis deux vidéos  un entretien avec Umberto Rossi lors d’une Monstra en Italie en 1991 et une autre lors d’une exposition à la Galleria d’Arte Maggiore On trouve quelques  éléments de cotation sur artfactsCornette de Saint-Cyr et Christies

Voici ma petite sélection chronologique d’ œuvres de Graham Sutherland

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Graham Sutherland- Adam et Eve – Gravure – 1924

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Graham Sutherland – Stone in estuary – 1935

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Graham Sutherland – Welsh Landscape with Roads – 1936

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Graham Sutherland -Briham rock – 1937

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Graham Sutherland – Red monolith – 1938

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Graham Sutherland – Entrance to a lane – 1939

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Graham Sutherland – Green tree forms : Internior of woods – 1940

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Graham Sutherland – Devastation : An East End Street – 1941

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Graham Sutherland -Pembrokeshire landscape – 1942

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Graham Sutherland – Thorn tree  – 1945

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Graham Sutherland – Crucifixion – 1946

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Graham Sutherland – Palm palisade -aquar elle – 1947

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Graham Sutherland – Fugure and maize – 1948

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Graham Sutherland –  Somerset Maugham – 1949

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Graham Sutherland -The Origins of the Land, Study No.3 – 1950

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Graham Sutherland  – Christ the King, Coventry Cathedral Tapestry – 1952

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Graham Sutherland – Bamboo forest –  1962

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Graham Sutherland – Path in a wood – 1968

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Grahma Sutherland -Rocky Landscape with Gateway

encre et aquarelle – 1970

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Graham Sutherland –  Flames rockform – Lithographie – 1975

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Graham Sutherland -Three balancing forms – Lithographie – 1978

 

Felix Nussbaum (1904-1944) – Peintre juif allemand

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Felix Nussbaum (1904-1944)

Le Musée d’art et d’histoire du Judaïsme présente jusqu’au 23 janvier 2011, une exposition consacrée au peintre allemand Felix Nussbaum (1904-1944) mort au camp d’extermination d’Auschwitz Birkenau.  L’œuvre de ce peintre de la « génération perdue » fut redécouverte dans les années 1970. Il est peu connu en France où sa peinture n’a été montrée que lors de l’exposition « Face à l’histoire » en 1996 au Centre Pompidou. Ce sont  une quarantaine de peintures et une vingtaine de dessins, sur les 160 œuvres du peintre détenues par  le Felix –Nussbaum- Haus d’ Osnabrück, sa ville natale, qui sont présentées.

Felix Nussbaum étudie aux beaux-arts à Hambourg et à Berlin. Il est en 1932 pensionnaire de  la Villa Massimo , où siège de l’Académie allemande de Rome. L’arrivée d’Hitler l’oblige à s’exiler en Suisse puis en France. En tant que sujet allemand il est interné au camp de Saint-Cyprien dont il s’évade. Il se cache à Bruxelles avec son épouse d’origine polonaise l’artiste Felka Platek. (1899-1944) Le 31 juillet 1944, le couple est arrêté et déporté au  camp d’Auschwitz où il est assassiné.

Nussbaum est un peintre moderne allemand, formé au temps de la Nouvelle Objectivité (Neue Sachlichkeit) et au contact des avant-gardes européennes des premières décennies du XXe siècle, notamment la pittura metafisica italienne avec Giorgio de Chirico ou Carlo Carrà et le surréalisme international.

Il revendiquait de multiples influences, celle  d’Henri Rousseau , de Vincent Van Gogh, de Carl Hofer de Max Beckmann, d’ Otto Dix, de John Heartfield ou d’ Ensor. Il a peint de nombreux autoportraits et des allégories de la mort. Il décrira par la suite dans sa peinture la situation dramatique dans laquelle il se trouve, en tant que juif allemand exilé et pourchassé par le régime Nazi. C’est sa façon de lutter et de trouver le courage de survivre

On trouve certaines de ses œuvres sur le site de Ten dreams et celui de Yad Vashem ainsi qu’un reportage sur Culture box

Par ailleurs, un visiteur, l’ « Oeil curieux » , signale l’existence du catalogue raisonné

Et voici quelques œuvres de Felix Nussbaum  qui se passent de commentaires et  la seule oeuvre que j’ai trouvée de Felka Platek, son autoportrait

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Felix Nussbaum – Autoportrait à la cravate jaune – 1925

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Felix Nussbaum – Les deux juifs dans la synagogue – 1926

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Felix Nussbaum – Le vainqueur avec son vélo – 1929

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Felix Nussbaum – Les porteurs de cercueil – 1930

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Felix Nussbaum – Le square fantastique (ou square parisien) – 1932

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Felix Nussbaum – Plage de Rapallo – 1934

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Felix Nussbaum – Le secret – 1939

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Felix Nussbaum – Mascarade -1939

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Felix Nussbaum – Prisionniers – 1940

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Felix Nussbaum – Saint-Cyprien – Autoportrait à la clef – 1941

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Felix Nussbaum – Autoportrait avec Felka Platek – 1942

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Felix Nussbaum – Autoportrait au passeport juif – 1943

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Felix Nussbaum – Organ Grinder – 1943

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Felix Nussnaum- Autoportrait avec Felka et Jaqui – 1944

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Felix Nussbaum – Le triomphe de la mort – 1944

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Felka Platek – Autoportrait – 1927

Mondrian / De Stijl au Centre Pompidou

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Le Centre Pompidou  consacre une grande rétrospective à l’oeuvre du peintre hollandais Pieter Cornelis Mondriaan, appelé Piet Mondrian (1872 – 1944) et au courant artistique De Stijl qu’il a inspiré.

Exposition Mondrian / De Stijl

Jusqu’au 21 mars 2011

Aucune exposition d’envergure n’avait été consacrée, à Paris, à ce grand artiste du 20ème siècle, depuis 1969. Piet Mondrian défend une esthétique universelle à travers la mise en oeuvre d’une plastique élémentaire.

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Piet Mondrian dans son atelier en 1926

L’œuvre du peintre néerlandais marque un tournant décisif dans l’histoire de la peinture moderne. D’abord influencé par le Cubisme, Mondrian invente au début des années 20 un langage universel à partir de formes géométriques inédites et de couleurs primaires. Avec Kandinsky et Malevitch, il est l’un des pionniers de l’abstraction pure, courant novateur qui a largement influencé l’art du XXe siècle.

Sa peinture se compose de trois couleurs primaires (rouge, bleu et jaune), qui s’associent avec des lignes horizontales et verticales noires. Ses compositions abstraites s’inscrivent dans la recherche d’un équilibre absolu lié à une utopie sociale.

Le style de Mondrian a rompu avec les règles esthétiques de l’époque et est devenu source d’inspiration pour un grand nombre d’artistes et notamment de Théo van Doesburg (1883-1931) ,tenant du néoplasticisme qui a créé en 1917 le mouvement De Stijl (Le Style)

Divisée en deux grandes parties, l’exposition retracera d’abord le parcours de l’artiste du cubisme au néoplasticisme à travers une centaine de peintures et dessins réalisés à Paris entre 1912 et 1938. On y voit aussi les clichés de son fameux atelier de la 26 rue du Départ à Montparnasse où Mondrian côtoie Robert_DelaunayJean_ArpJean Hélion  Robert Mallet StevensPierre_ChareauLe Corbusier – les cubistes, les futuristes, les constructivistes, les artistes dada et les abstrait. Il y accueille également des jeunes artistes, comme Alexander Calder

Le seconde partie de l’exposition est consacrée à cet important mouvement artistique interdisciplinaire d’avant-garde du 20ème siècle. Elle présente un ensemble  de peintures, dessins et photographies des acteurs  hollandais de De_Stijl. Notamment des peintres Georges Vantongerloo (1886-1965)  Bart_van_der Leck (1876-1958) – Vilmos Huszar (1884-1960). Mais aussi les architectes et urbanistes Gerrit Thomas Rietveld (1888-1964) Cornelis van Eesteren (1897-1988) Jacobus_Johannes_Pieter_Oud (1890-1963) –Robert Van’t Hoff (1887-1979) – Jan Wils  (1891-1972) et du graphiste Piet_Zwart (1885-1977)

On peut télécharger le dossier de presse et visionner une vidéo consacrée à Mondrian sur le site de l’Ina et sur celui de Télérama  une autre encore , ainsi qu’un reportage sur cette exposition diffusé par Culture box

Et voici quelques oeuvres de Mondrian au fil des années

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Mondrian – Arbre rouge – 1909

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Mondrian – Nature morte au pot de gingembre – 1910

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Mondrian – Composition en V – 1914

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Mondrian – Composition – 1918

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Mondrian – Composition rouge, jaune, bleu 1921

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Mondrian – Composition C – 1930

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Mondrian – Composition – Blanc, noir, rouge  – 1936

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Mondrian – Brodway Boogie Boogie -1942

 

Les Ports de France série d’aquarelles de Paul Signac – Au musée Malraux du Havre puis à la Piscine de Roubaix

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 Le musée Malraux du Havre  présente

Jusqu’au 16 janvier 2011

la série dite des « Ports de France ». Il s’agit de 90 aquarelles du peintre français Paul Signac 1863-1935  réalisées  quelques années avant sa disparition. Cet ensemble d’œuvres sur papier dispersées dans le monde entier, n’avait jamais été publié ou exposé. Face aux aquarelles sont présentés des ports réalisés à l’huile par l’artiste, tout au long de sa carrière.

Le musée d’Art et d’Industrie  la Piscine de Roubaix, qui a collaboré à cet événement exposera ces aquarelles

Du 12 février au 22 mai 2011

Paul Signac, peintre,  mais aussi navigateur, est l’un des tenants du pointillisme  aux côtés de Georges Seurat . Pendant toute sa carrière artistique il a traité des thèmes marins, à l’huile mais aussi à l’aquarelle technique à laquelle son ami Henri Edmond Cross l’a initié. En 1929, à 65 ans, un artiste reconnu et célèbre, il fait la connaissance  de Gaston Lévy, le fondateur des magasins Monoprix, grand amateur d’art et collectionneur. Il confie à son ami son désir ardent de « peindre à l’aquarelle 100 ports de France – 40 sur les bords de la Manche, 40  l’Océan et 20 la Méditerranée. Gaston Lévy accepte de financer le projet. Paul Signac, dans chaque port réalisera deux aquarelles, une pour son mécène, l’autre qu’il conservera. L’artiste relaiera les ports en automobile, avec chauffeur, dans un périple qui durera un peu plus de deux ans. Les œuvres sont réunis dans des albums en cuir. Elles ressortent « à la lumière » en 1995, lorsque la collection  des 200 aquarelles est dispersée lors d’une vente aux enchères.

C’est grâce aux prêts que Marina Ferretti-Bocquillon, Commissaire scientifique de l’exposition, a réussi a obtenir des grands musées et des collectionneurs  de France et de l’Etranger que cette exposition a été rendue possible.

Voici quelques ports de Paul Signac

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Paul Signac – Ports de France – Calais – aquarelle

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Paul Signac – Ports de France – Concarneau – Les thonniers – aquarelle

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Paul Signac – Ports de France – La ciota – aquarelle

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Paul Signac – Ports de France – La Rochelle – Aquarelle

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Paul Signac – Ports de France – Le Havre Aquarelle

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Paul Signac – Ports de France – Saint-Tropez – Aquarelle

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Paul Signac – Ports de France – Toulon- Aquarelle

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Paul Signac – Ports de France – Dunkerque – Aquarelle

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Paul Signac – Ports de France – La Palice – Aquarelle

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Paul Signac – Ports de France – Le Tréport – Aquarelle

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Paul Signac – Ports de France – La Turbale – aquarelle

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Paul Signac – Ports de France – Saint-Malo « Le Viana » aquarelle

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Paul Signac – Ports de France – Le Conquet – aquarelle

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Paul Signac – Ports de France – L’île aux moines – aquarelle

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Paul Signac – Ports de France – Morlaix – aquarelle

 

Giuseppe De Nittis (1846-1884) – La modernité élégante au Petit Palais – Eléments de biographie et quelques oeuvres

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Giuseppe De Nittis – Portrait photographique

Le musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, présente au Petit Palais

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 Giuseppe De Nittis (1846-1884) La modernité élégante

 Jusqu’au 26 janvier 2011

 Giuseppe_De Nittis est un peintre italien, né à Barletta en 1846 et mort à Saint-Germain-en-Laye d’une embolie cérébrale en 1884. Il a 38 ans.

Il a commencé sa formation auprès de Giovanni Basttista Calo un artiste de sa ville natale. Il est  l’élève de Luigi Calamatta ,  à l’Institut des Beaux-Arts de Naples. Il y fonde la Scuola di Resina qui prône la peinture de plein air.  Lorsqu’il arrive à Paris, en 1867, il suit l’enseignement de Jean-Léon Gérôme et de Jean-Louis Ernest Meissonier. Il débute au Salon de 1869. 

Il partage sa vie entre Paris, Naples et Londres. Il est l’ami de Gustave Caillebotte, d’Edouard Manet, d’ Edgard Degas et du célèbre graveur Marcellin Desboutin. Il est aussi proche d’ Edmond de Goncourt  et du critique d’art Philippe Burty et s’inscrit dans le courant du Japonisme.

 C’est avant tout un peintre de la vie urbaine, avec les boulevards, les chantiers de l’époque, les courses d’Auteuil et de Lonchamps avec les élégantes  Mais il peint aussi les paysages de son pays, du Midi, d’Ile de France ou de la région de Londres.

 L’exposition  présente plus de 110 tableaux et pastels de grand format, En issus des collections publiques et privées d’Italie, de France et des Etats Unis. Le monde de l’Art l’a superbement ignoré tout au long du 20ème siècle. La dernière rétrospective parisienne date de 1888.

Voici une série de trois vidéos en italien consacrée à l’artiste  n°1/3n°2/3 et  n° 3/3 et  une vidéo de cette exposition

Et voici des images de quelques unes de ses oeuvres

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Giusepee De Nittis -Place des Pyramides – 1875

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Guisepee De Nittis -Route de Brindisi à Barletta

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Giusepee De Nittis – Déjeuner au jardin – 1883

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Giuseppe De Nittis –  Au champ de courses

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Giuseppe De Nittis – Sarah Bernhardt en Pierrot

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Giuseppe De Nittis – Le train qui passe

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Gissepee De Nittis – Dans les champs près de Londres

Eugène Leroy – Eléments de biographie et quelques sur toiles . . .et aussi sur papier

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Eugène Leroy

Eugène Leroy 1910-2000 est un peintre, dessinateur et graveur français né à Tourcoing. Il commence des études artistiques à l’école des Beaux-Arts de Lille qu’il complète par des cours de dessins à Paris, à l’Académie de la Grande Chaumière.

Après une courte installation dans les Ardennes, à  partir de 1935,  il poursuit en parallèle sa carrière de peintre et l’enseignement du Latin et du Grec au collège N.D. des Victoires à Roubaix.

Il réalise dans les années 1945-1950, une grande peinture murale « Crucifixion » dans la chapelle du collège où il professe. En 1958, il réalise les vitraux de l’église N.D. des Flots de Dunkerque. C’est cette année là qu’il s’installe à Wasquehal dans la « maison atelier » qu’il ne quittera plus.

Au début des années 1960, débute son œuvre sur papier avec la gravure, le dessin au fusain, la peinture à l’acrylique, à la gouache, généralement sur du format « raisin »

C’est en 1951 que le galeriste Pierre Loeb lui achète quelques toiles. Puis  en 1954 il expose à la Galerie « Art Vivant » avec Sam Francis et Serge Poliakoff et Marcel Pouget.  Deux ans plus tard le musée de Tourcoing organise une première exposition En 1961 il expose à la galerie Claude Bernard et Georg Baselitz qui découvre le peinture d’Eugène Leroy devient l’un de ses collectionneurs.

C’est dans les années 1970 qu’il est reconnu internationalement. Il expose à Bruxelles à la Galerie Veranneman, puis à l’Ecole des Beaux-Arts de Lille.. Dans les années 1980 il expose à la Galerie K à Washington,  au Museum Van Hedendaagse Kunst de Gand , à la Galerie Michael Werner de Cologne , à la galerie Edward Thorp de New York, aux Musées d’Art moderne de Villeneuve d’Ascq et de la Ville de Paris.

Dans les années 1990 il participe à la  XXIe Biennale de Sao Paulo,  à la Documenta IX de Cassel, à  « Copier Créer » au Louvre, expose à la Kunsthalle de Bâle , à la Power Plant Contemporary Art Gallery de Toronto , à la Albright-Knox Art Gallery de Buffalo.

Ces toiles aux vastes empattements sont très caractéristiques de son œuvre très personnelle qui s’est construit à l’écart des courants de l’art contemporain. Il faut chercher ses influences dans la peinture de Rembrandt, chez Giorgione , Van Gogh. Le travail de Mark Rothko l’a aussi impressionné lors d’un  de ses voyages aux Etats-Unis.

Le portrait, le nu et le paysage, traités à la marge de l’abstraction, sont ses thèmes de prédilection. Il y traite les oppositions du jour et de la nuit, du clair et de l’obscur Il utilise une palette généreuse et lumineuse avec une technique d’accumulation, de sédimentation des pigments très particulière, avec ses touches successives, ses grattages. Il revient sans cesse à ses toiles parfois qui sont toujours en devenir.

De nombreux musées détiennent des œuvres de l’artiste, en Allemagne, en Hollande, en Belgique, au Portugal, aux Etats-Unis, au Canada et bien entendu en France.  Il est regrettable que certains écrivassiers de l’art s’obtinent  à le  qualifier de « peintre régional » La  Galerie Mory en Bourgogne a présenté tout cet été et jusqu’au 16 octobre une exposition de ses oeuvres sur papier de l’artiste.

Voici une sélection de quelques oeuvres.

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Eugène Leroy – Jeune homme – Crayon gras – 1940

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Eugène Leroy – Papa Thirant – 1950

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Eugène Leroy Silhouettes de femmes – 1950

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Eugène Leroy – Etreinte – 1956

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Eugène Leroy – Valentine – 1965

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Eugène Leroy – L’homme bleu – 1965

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Eugène Leroy – Grand nu assis – 1975-1980

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Eugène Leroy – Nouvelle peinture – 1999

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Eugène Leroy – Crucifixion

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Eugène Leroy – Autoportrait – Fusain et crayon

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Eugène Leroy – encre bleue et lavis

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Eugène Leroy – Marine -Technique mixte gouache

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Eugène Leroy – Marine – Aquarelle

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Eugène Leroy – Nu –  Fusain

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Eugène Leroy – Paysage  – 1966

 

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Eugène Leroy – Sans titre – Gouache et aquarelle

 

Corneille, l’autre bien entendu, vient de mourir

 

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Ce n’est bien entendu pas le dramaturge Pierre Corneille ni le chanteur que j’évoque ici. Il s’agit  de Guillaume Corneille Van Beverloo (1922-2010)  peintre, graveur, lithographe et sculpteur, né à Liège où elysée Arts a exposé ses œuvres

Après un bref passage à l’Académie des Beaux-Arts d’Amsterdam, il avait été dans les années 1950, l’un des membres du groupe Groupe Cobra. Il signait des œuvres tout simplement : Corneille

Il est décédé le 5 septembre 2010 à Auvers-sur-Oise où en 2008 le Musée Daubigny lui avait consacré une exposition.Ilva être enterré demain près de la tombe de son compatriote Vincent Van Gogh

Son œuvre est présentée en permanence à la Schana B. Gallery dans  le quartier du Sablon à Bruxelles. On trouve des lithographies sur Amorosart sur la collection Lacan  et certaines de ses oeuvres sur Webs 

Edward Hopper – peintre américain – Eléments de biographie – Dessins, huiles et aquarelles – American painter biography

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Edward Hopper (1882-1967) est le peintre américain né à Nyack, dans l’Etat de New York.Il fréquente d’abord la New York School of Illustrating. En 1900,Il s’inscrit à la New York Scholl of Art dirigée par  William Merritt Chase où il est l’élève d’ Henri Robert. Il s’intéresse à l’œuvre de Manet, Daumier, Courbet, Degas, Gauguin, Van Gogh. Il est marqué par le mouvement  Impressionniste avec notamment Pissarro, Renoir, Sisley.

Entre 1906 et 1910 il fera plusieurs séjours à Paris. Contrairement à la plupart des étudiants américains de passage dans la capitale française, Hopper ne s’inscrit pas à l’Ecole des beaux-arts ou dans un quelconque atelier. Il part flâner dans les rues et peint et dessine ce qu’il voit, comme il le fera toute sa vie, des ponts, des monuments, des scènes de la vie quotidienne des parisiens. Il découvre dans une galerie l’œuvre d’Albert Marquet Cependant, il ne fréquente guère l’avant-garde. Toutefois, son ami et compatriote, le peintre cubiste Patrick Henry Bruce l’introduit dans le cercle artistique de Gertrude Stein. Il dit cependant n’avoir jamais rencontré Pablo Picasso et d’autres cubistes. Est-il un cubiste déguisé   comme l’a écrit Donald Kuspit .Il visite également l’Espagne.

De retour à New York, pour  « pour assurer la matérielle » il devient illustrateur pour des revues économiques et commerciales new-yorkaises.Il peint ses souvenirs de France, New York et la campagne américaine.

En 1924 il épouse Josephine Nivison  modèle et artiste peintre, qui a aussi été l’élève d’Henri Robert. Leur vie de couple ne sera pas un long fleuve tranquille  Jo sera son unique modèle

C’est à cette époque qu’il rompt avec la nostalgie de la France. Il commence à peindre de façon réaliste, le mode de-vie américain la vie américaine de tous les jours, l’american way of life. Les œuvres peintes en extérieur deviennent rares. Son inspiration est simple. Depuis son appartement de Greenwich,  sans confort,  qu’il habitera toute sa vie, il peint les toits de New York, les façades des immeubles, des stations d’essence, des chambres d’hôtels. Il s’inspire des attitudes des personnages et des angles de vue propres au cinéma et réciproquement . Ses œuvres sont énigmatiques et traduisent  l’angoisse des femmes et des hommes des son temps Avec des couleurs froides, des jeux de lumière, ces toiles sont peuplées de personnages solitaires, silencieux, absents, dans l’attente, le désir, le temps, la mort .l s’intéresse aussi à l’architecture des maisons, de la ville, aux grands espaces.

Si on l’a parfois rattaché au Précisionnisme bien qu’il n’ait jamais appartenu à aucune école. Le couple menait une vie assez recluse et il ne fréquentgait pas le milieu artistique new-yorkais. Edward Hopper a réalisé de nombreux dessins, des huiles sur toiles et beaucoup d’aquarelles. Au décès de Jo Hopper en 1968, plus de 3000 oeuvres ont été léguées au Whitney Museum.

Dès 1930, les Hopper passent leurs étés à Cape Cod  dans le  Massachusetts. Le couple y fera construire une maison où ils iront chaque été jusqu’à la fin de leur vie.

La première rétrospective qui lui est consacrée a lieu en 1933 au MoMa. Il faudra ensuite attendre les années 1950 au  Museum of Fine Arts de Boston et au Detroit Institute of Arts puis en 1964 au Whitney Museum of American Art de New-York. En 1989 le Musée Cantini  de Marseille avait organisé une exposition puis en 2004 le Musée américain de Giverny  en 2007 au MFA en 2009-2010 au Kunsthal de  Rotterdam et actuellement à la Fondation de l’Hermitage à Lausanne après Rome et Milan.

On trouve des biographies illustrées sur les sites de  Net Madame  et du Cinéclub de Caen et de Artliste. Artcyclopedia renvoie vers les sites des musées qui possèdent certaines œuvres de l’artiste. Le site de la N G A-National Gallery of art de Washington propose un dossier complet et aussi sur Museum syndicate .Une analyse sur Jadislherbe et sur  . Lumineux regrets et l’article de Philippe Dagen dans le journal le Monde.Il y a aussi cette vidéo et cette autre

Chair Car une œuvre de 1965 a été vendu en 2005 chez Christie’s  pour 14 millions de dollars ou encore Hotel window

ici ma sélection d’œuvres d’Edward Hopper, au fil des années

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Edward Hopper – Le pont des arts – 1907- Aquarelle

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Edward Hopper – The wine shop – Le Bistro – 1909

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 Edward Hopper – Intérieur l’été – 1909

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Edward Hopper – Soir bleu 1914

 Cette oeuvre me fait penser à James Ensor

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Edward Hopper – Road in Maine – 1914

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Edward Hopper – New York restaurant – 1922

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Edward Hopper – Mansard roofs –  1923 – Aquarelle

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Edward Hopper -Reclining Nude – 1924/1927 – Aquarelle

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Edward Hopper – Sunday – 1926

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Edward Hopper -The balcony – 1928 – Drypoint (Pointe sèche)

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Edward Hopper -Chop Suey – 1929

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Edward Hopper – Cape Cod Sunset – 1934

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Edward Hopper – Compartment C – Car 293 – 1938

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Edward Hopper – Gas station -1940

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Edward Hopper Nighthawks –  1942

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Edward Hopper – Hotel lobby -1943

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Edward Hopper – Jo in Wyoming – 1946  Aquarelle

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Edward Hopper – Cape Cod morning – 1950

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Edward Hopper – Morning Sun – 1952

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Edward Hopper – Sunlight in a cafeteria – 1958

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Edward Hopper -Second story sunlight – 1960

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Edward Hopper – A woman in the sun – 1961

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Edward Hopper – Chair car – 1965

Alberto Giacometti –sculpteur mais aussi peintre et dessinateur – Eléments de biographie et œuvres peintes et dessins

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Alberto Giacometti

Alberto Giacometti 1901-1966 est sculpteur, peintre et dessinateur suisse né dans le canton des Grisons.. Son père Giovanni Giacometti est peintre post-impressionniste. Il suit l’enseignement de l’ école des Beaux-Arts de Genève puis à Paris, l’atelier d’Antoine Bourdelle à l’Académie de la Grande chaumière. Il expose ses premières œuvres en 1927 au Salon des Tuileries puis avec les surréalistes à la galerie Pierre avec Joan Miro et Hans Arp. Il y côtoie André BretonSalvador  DaliAndré Masson. Il sera exclu du groupe surréaliste en 1935. Il dessine des objets de décoration pour l’architecte d’intérieur Jean-Michel Frank et des bijoux pour Elsa Schiaparelli. Fréquente les artistes BalthusJacques GruberPierre Tal-Coat

Pendant la guerre il quitte Paris pour la Suisse. C’est dans l’après-guerre que son style s’affirme avec les hautes figures filiformes que l’on connait. Il expose à New York chez le galeriste Pierre Matisse notamment «  l’homme qui marche » En 1951 il expose à la Galerie Maeght à Paris. Il réalise les décors de « En attendant Godot » de son ami Samuel Beckett.

En 1956, il représente à France à la Biennale de Venise et expose à la Kunsthalle de Berne

Outre ses sculptures, Alberto Giacometti a peint de nombreux portraits, caractérisés par l’absence de décor, de son  frère Diego et de sa femme Annette ou d’ Isaku Yanaihara.  Il a aussi produit quelques paysages, des natures mortes. Il a aussi dans les années 1920-1930 réalisé des œuvres abstraites.

De nombreuses  rétrospectives lui ont été consacrées à Londres, New-York et Copenhague dès 1965, puis en 1969 à Paris à l’Orangerie. Ensuite, le Musée d’art moderne de la Ville de Paris en 1991 puis plus récemment, en 2007-2008 au Centre Pompidou, l’atelier d’Alberto Giacometti

L’an passé c’était à la fondation Beyeller et cette année c’est la fondation Maeght qui lui consacre son exposition de l’été

En février 2010, sa sculpture l’homme qui marche a été adjugée  74,2 millions d’euros chez Sotheby’s à Londres

On trouve les musées qui possèdent certaines de ses œuvres sur artcyclopedia et aussi cette vidéo , le site de la fondation Alberto et Annette Giocometti et encore cettte interview à la TSR

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Alberto Giacometti – Nell Osteria – 1915

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Alberto  Giacometti – Montagne et lac du Val de  Bregaglia – 1920

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Alberto Giacometti – Nature morte à la pomme – 1937

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Alberto Giacometti – Intérieur – 1949

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Alberto Giacometti – La rue – 1952

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Alberto Giacometti – Nature morte aux flerus – 1952

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Alberto Giacometti – Diego – 1953

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Alberto Giacometti -Annette en blouse rouge – 1954

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Alberto Giacometti – Jean Genet – 1955

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Alberto Giacometti –  IsakuYanahira – 1956

 

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Alberto Giacometti – Tête noire – 1960

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Alberto Gaicometti – Caroline – 1965

 

Nicolas de Staël, peintre, éléments de biographie et quelques œuvres

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Nicolas de Stael

 Nicolas de Staël, à l’état civil, Baron Nicolaï Vladimirovitch Staël von Holstein, est un  peintre français d’origine russe est né à Saint-Pétersbourg en 1914. Au décès de ses parents en 1922, il est recueilli par un couple de russes installés à Bruxelles. Il suivra dans cette ville les cours de l’Académie de Bruxelles et de Saint Gilles. Il s’installe à Paris, dans les années 1930 et voyage en Europe et au Maroc. Il y rencontre la peintre   Jeannine Guillou (Janine Teslar), sa compagne jusqu’à sa mort en 1946, dont il ne remettra jamais. Il rejoint, au début de la guerre la Légion Etrangère. Il est démobilisé en 1941 et vit à Nice. Il se lie à Alberto MagnelliJean ArpSonia Delaunay et Robert Delaunay qui lui inspirent ses premières œuvres abstraites. Par la suite, il rencontre Georges Braque .Il faut chercher ses influences chez Paul CézanneHenri MatissePablo PicassoFernand LégerChaim Soutine mais aussi Rembrandt Van RijnJan VermeerHercules Seghers.  

Nicolas de Staël a produit environ un millier d’œuvres, qui peu à peu glissèrent de la figuration (paysages, natures mortes, portraits) à l’abstraction, qu’il développa seul, en parallèle à la démarche des peintres de l’abstraction lyrique européenne et de l’expressionnisme abstrait américain.Pour lui la matière devient primordiale. Il la travaille par blocs de couleurs, en couches épaisses, au couteau, à la truelle, au racloir, à la manière d’un sculpteur. Il préfigure les plasticiens des années 1970.

Par la suite il revient au figuratif et recherche les effets de lumière. Il peint alord des footballeurs, des musiciens de jazz, des marines Sa démarche n’était pas de repenser l’art, de le révolutionner, juste de s’exprimer. Personnelle, intime, sa peinture s’adresse à notre coeur et à notre âme en priorité.

Il expose en 1944 avec Magnelli et Wassily Kandinsky.Il illustre des poèmes de René Char en gravant sur bois. Les galeristes Jeanne Bucher et Jacques Dubourg  feront beaucoup pour la diffusion de son oeuvre en France

Dans les années 1950 il rencontre un grand succès aux Etats-Unis. Il expose dans la galerie de Thedore Schempp. Il vend des œuvres au collectionneur  Duncan Phillips et Paul Rosenberg, le collectionneur et marchand de Picasso.En 2003, une rétrospective lui a été consacrée au Centre Pompidou

On verra encore une analyse de sa cote en 2003 et la liste des liens vers les musées qui possèdent des œuvres de l’artiste sur artcyclopedia, quelques illustrations et informations  Un avis sur le Catalogue raisonné de l’œuvre peinte et une vidéo sur Youtube

Et voici une sélection de quelques oeuvres des diffèrentes périodes

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Nicolas de Stael – Portrait de Jeannine – 1941

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Nicolas de Staël – Composition – 1942

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Nicolas de Stael – La vie dure – 1946

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 Nicolas de Staël

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Nicolas de Staël – Jour de fête – 1949

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Composition en gris vert et bleu – 1950

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Nicolas de Staël -Les musiciens en hommage à Syndey Bechet – 1952

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Nicolas de Staël – Parc des Princes – 1952

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Nicolas de Staël – Portrait d’Anne – 1953

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Nicolas de Stael – Agrigente – 1953

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Nicolas de Staël – Agrigente – 1954

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Nicolas de Staël – Ménerbes – 1954

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Nicolas de Staël – Bouteilles dans l’atelier – 1954

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Nicolas de Staël – Nu bleu couché – 1955

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Nicolas de Staël – Le concert – œuvre inachevée – 1955

Mise à jour du 6 décembre 2011

Nicolas de Staël – Nu couché 1954 – Huile sur toile

Cette toile vient d’être adjugée, sous le marteau de Maitre Briest de l’étude Artcurial pour un montant de 7.033.400 euros


Jean-Michel Basquiat – artiste américain – Eléments de biographie et quelques œuvres

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Jean-Michel Basquiat

Jean-Michel Basquiat (1960-1988) peintre figuratif américain est né à  Brooklyn de mère portoricaine et de père d’ascendance  haïtienne.. . ce qui explique son nom de consonnance française.

Très jeune il visite très souvent le  MoMa. en compagnie de sa mère.

Artiste autodidacte, à 18 ans il abandonne le lycée et commence à couvrir les  murs de Soho, ou de Manhattan, de graffitis qu’il signe SAMO   pour « same old shit » (pas besoin de traduire). Il est souvent considéré comme le pionnier de la mouvance  Underground newyorkaise née dans la rue et dans le métro. Il s’inspire d’abord de ce qu’il voit dans les rues, les enfants, les automobiles, les policiers, les graffitis et aussi les réminiscences d’un livre d’anatomie d’Henry Gray.

Dans toute son œuvre, marquée par la colère et la violence, il mêle l’art brut, la BD, les codes de la « Pub », les signes du jazz ou du rap, les collages. Il entend aussi, avec son art, lutter contre la ségrégation et la discrimination raciale. Son œuvre peinte d’abord sur toile, puis sur de grands panneaux avec ses squelettes et ses masques est hantée par la mort. Il rappelle aussi souvent la culture espagnole et  africaine de ses origines

Il participe en 1980 au  “Times Square Show” . L’année suivante le critique d’art René Ricard  lance sa carrière internationale en publiant ”Radiant Child” – « L’enfant Radieux » dans le magazine Art forum . Il expose aux côtés de Keith Haring ou de Barbara-Kruger. Il fréquente Julian SchnabelDavid SalleFrancisco ClementeEnzo Cucchi Robert Mapplethorpe

En 1983 il rencontre la star du Pop art  Andy Warhol avec lequel il collabore et se lie d’amitié. Il devient vite l’un des artistes les plus en vue. Deux ans plus tard, il fait la une du « New York Times Magazine » dans un numéro qui titre  « New Art, New Money: The Marketing of an American Artist ». (« Art nouveau, argent nouveau, le marketing d’un artiste américain »)

On relie son œuvre à la figuration libre,  la Bad Painting. Son œuvre a une proximité avec la Trans-avant-garde italienne  et les nouveaux fauves du Néo-expressionnisme allemand. Les œuvres de l’artiste sont reconnues dans le monde entier et sa cote  est à l’avenant. Une toile « untitled (boxer) » a été adjugée pour 13,5 millions de dollars lors d’une vente aux enchères chez Christie’s en fin 2008.

Un certain nombre d’ouvrages lui ont été consacré , notamment ceux de Marc Mayer, de Jean-Luc-Chalumeau , de Leonhard Emmerling

Pour le cinquantenaire de sa naissance, une grande rétrospective-  consacrée cette année,  à Bale puis à Paris, à cet artiste artiste mort d’une overdose à 28 ans.

On trouvera en complément une vidéo, une notice et si l’on a égaré ses lunettes  une petite biographie en anglais. Et puis les oeuvres dans les musées sur artcyclopedia

Voici quelques unes de ces oeuvres :

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Jean-Michel Basquiat – Untitled (boxer)

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Jean-Michel Basquiat -Tobasso versus red chief – 1981

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Jean-Michel Basquiat – All clored cast I – 1982

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Jean-Michel Basquizat -Ernok – 1982

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Jean-Michel – Blue – 1982

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Jean-MIchel Basquiat – In italian – 1983

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Jean-Michel Basquiat – Mona Lisa – 1983

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Jean-Michel Basquiat – Brown spots – 1984

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Jean-Michel Basquiat – Toxic – 1984

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Jean-Michel Basquiat – Tenor – 1985

Sigmar Polke 1941-2010 – Peintre et photographe allemand – Eléments de biographie et quelques oeuvres

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Photo de Sigmar Polke

Sigmar Polke 1941-2010 est un peintre allemand né à Oels en Silésie. En 1953 ses parents quittent la RDA pour s’installer en RFA à Wittich en Rhénanie-Palatinat.

 Il est d’abord, en 1959 et 1960 apprenti dans une fabrique de vitraux de Düsseldorf. Il entre à 20 ans à  la Düsseldorf Kunstakademie dont il suivra l’enseignement jusqu’en 1967.

Cependant, dès 1963, avec ses amis Gerhard Richter et Konrad Lueg Fischer  il participe à la mouvance du German Pop artists et du réalisme capitaliste en réaction au réalisme socialiste du blog de soviétique.  Il est souvent considéré comme la réponse allemande au Popart américain d’Andy Warhol et Robert Rauschenberg.

Influencé par Francis Picabia, Polke n’ambitionne pas de créer la beauté.

.Il aborde de manière subversive et ironique les travers de la société de consommation et le contexte politique des deux Allemagnes.

Il expérimente toutes sortes de techniques ,le dessin, l’aquarelle, la gouache, la sérigraphie.  Il effectue des recherches chimiques, notamment sur les pigments métalliques, les laques. Il travaille sur toile, sur papier, sur métal, sur du tissus d’ameublement. Il peint sur de la toile rendue  translucide par l’apport de résine. Il peint parfois « derrière la toile » pour montrer l’œuvre par transparence. Il utilise la photographie, la trame par points de l’imprimerie. Il travaille souvent dans de très grands formats.

Dans les années 1970 il a voyagé et photographie le Pakistan, l’Afghanistan, le Brésil, Paris, New York. Entre 1970 et 1978 il a enseigné en Allemagne.

Prince du mauvais goût assumé, de la «bad painting», Polke a été bien accueilli par les intellectuels.

Il est beaucoup moins connu en France que ces compatriotes Richter ou Basselitz. Cependant il a illustré un ouvrage au moment de la commémoration de la Révolution française 

C’était un solitaire qui n’ouvrait que rarement son atelier de Cologne aux critiques d’art et aux journalistes. Il lui arrivait de ne pas assister aux inaugurations de ses expositions. 

L’artiste avait obtenu le Lion d’Or de la Biennale de Venise en 1986. 

Son œuvre adans le dernière décennie   montrée au MoMA de New York en 1999, à la Tate Modern de Londres en 2003, la rétrospective de son œuvre en 2007 au Museum Frieder Burda de Baden-Baden. A  ma connaissance, en France seuls la FRAC de Bourgogne et le Carré de Nîmes ,se sont vraiment à cet artiste

Suite à son décès à Cologne le 11 juin 2010 les conservateurs et les galéristes vont peut-être s’aviser qu’il s’agit d’un artiste notable du 20 ème siècle.

Voici quelques représentations de ses oeuvres

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Sigmar Polke –  Liebespaar II – 1965

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Sigmar Polke – Strand -1966 – Dispersion sur toile

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Sigmar Polke – Freundinnen – 1966

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Sigmar Polke – Don Quichotte -1968 – Peinture au latex sur toile

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Sigmar Polke – Sans titre – 1973

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Sigmar Polke – Supermarkets – 1976

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Sigmar Polke – Giornico – 1976

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Sigmar Polke – MIrador – 1984 – Polymères sur toile

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Sigmar Polke – Jeuc d’enfants – 1988 – acrylique et encre d’imprimerie

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Sigmar Polke Three new commandments found – 1988

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Sigmar Polke The miracle of Siegen – 2007

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Sigmar Polke – L’illusioniste – 2007

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Sigmar Polke – Sans titre – 2007

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 Sigmar Polke – Sans titre – 2008

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 Sigmar Polke – Sans titre – 2008

Paul Ranson, peintre français – Eléments de biographie et quelques œuvres

 

Paul Ranson par Maurice Denis

Paul Ranson 1861-1909 est né à Limoges. C’est son grand-père maternel qui l’initie au  dessin. Il entre en 1877 à l’école des Beaux-arts Appliqués à l’Industrie de sa ville natale.

En 1884 il se marie et le couple s’installe à Paris. Il fréquente un moment l’Ecole des Arts décoratifs puis entre à l’Académie Julian. Il participe autour de Paul Sérurier, Henri-Gabriel Ibels, Maurice Denis, puis Edouard Vuillard, Ker Xavier Roussel et Jan Verkade au groupe des nabis Son intérêt pour la théosophie, le spiritisme, la magie, l’occultisme le distingue des autres nabis.

En 1890 il quitte l’Académie Julian. Il adopte les règles néo-traditionnistes énoncées par Maurice Denis et Paul Sérusier.  Pendant toute cette période il expose avec les Nabis, ou à la galerie d’avant-garde « Le Barc de Boutteville », au Salon des Indépendant ou encore le Salon de la libre esthétique à Bruxelles.

Comme Maurice Denis il s’intéresse aux maîtres du Moyen-âge et aussi à Gauguin comme Paul SérusierSon appartenance aux nabis est ambiguë. Bonnard le  traitait de «nabi  japonard ».

Il créé de nombreuses œuvres influencées par l’art japonais. Il a créé une œuvre sur toile. Il réalise  des panneaux décoratifs, des papiers peints, des tapisseries, des vitraux. Il dessine avec Paul Sérurier,  les décors pour le théâtre pour « le Bateau ivre » Il  participe à la décoration de la galerie de  l’Art nouveau ouverte par Sigfried Bing en 1895. Il dessine, aussi sous l’influence d’Aristide Maillol des cartons pour la broderie

 Aussi il acquiert une réputation d’artiste décorateur. Il est souvent considéré comme un précurseur de cet art nouveau.En 1898-1899, sa santé se dégrade et il se rapproche un moment de Georges Lacombe dont il contribue à décorer l’Ermitage près d’Alençon.

À la fin de sa vie il associe des sujets mythologiques, bibliques, anticléricaux et de sorcellerie. Il meurt de la fièvre typhoïde au début de 1909.

L’Académie Ranson  qui avait vu le jour l’année précédente est perpétuée par sa veuve. Paul Sérusier, Maurice Denis, Félix Vallotton, notamment y assureront l’enseignement.

On peut trouver certaines de ses œuvres art in the picture.Les musées qui possèdent certaines de ses œuvres sur artcyclopedia  Voici quelques unes de ses oeuvres

 

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Paul Ranson – Hippogrife 1891- Huile sur toile

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Paul Ranson – Les sorcières autour du feu – 1891 – Huile

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Paul Ranson – Nu à l’éventail – 1891 -encaustique sur toile

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Paul Ranson – La sorcière et le chat – 1893 – Huile

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Paul Ranson – Le réveil – 1899 – Peinture à l’oeuf sur toile

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Paul Ranson – Pommier aux fruits rouges – 1902- Huile sur toile

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    Paul Ranson – Digitales – 1899

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Paul Ranson – Les baigneuses – 1906 – Huile sur toile