
À la fin du XIXᵉ siècle, le groupe des Nabis – fondé en 1888 autour notamment de Paul Sérusier et Maurice Denis se donne pour mission de renouveler l’art en réaction au naturalisme dominant. Influencés par le synthétisme de Gauguin et l’esthétique japonisante, les Nabis cherchent à intégrer la peinture dans un art décoratif global, tout en explorant des voies plus intimes, notamment à travers le portrait.
Contrairement aux portraitistes académiques, les Nabis s’éloignent de la ressemblance photographique. Ils privilégient les aplats décoratifs, les contours simplifiés,une palette souvent. Le portrait devient prétexte à traduire l’atmosphère, l’intériorité, parfois la mélancolie du modèle.Le personnage n’est pas isolée mais fondu dans un environnement ornemental.
Le portrait nabi, loin d’être marginal, a marqué une transition entre l’art du XIXᵉ siècle et les modernismes du XXᵉ. On y retrouve l’influence du japonisme avc une composition asymétrique, e des aplats de couleurs, Mais aussi la recherche d’un sens au-delà de la simple apparence etune simplification des formes et accent mis sur la couleur.
Outre Pierre Bonnard et Édouard Vuillard auxquels j’ai consacré de billets individuels d’autres Nabis ou proches du mouveement se sont essayé au portrait, notamment Maurice Denis = Félix Vallotton =Gabriel Ibels = Georges Lacombe = Paul-Élie Ranson = Ker-Xavier Roussel
=Paul Sérusier = mais aussi Roderic_O’Conor Meijer_de_Haan = =József Rippl-Rónai= Jan Verkade














