Noël vu par les peintres – 1/2 – La nativité

La Nativité est selon la tradition la naissance de Jésus à Bethléem. C’est au 4ème siècle qu’elle est fixée au 25 décembre. Elle va s’imposer dans l’Europe et le Bassin méditerranéen. Elle remplace progressivement les fêtes païennes liées au solstice d’hiver (Yule germanique, fête de Mithra, Saturnales romaines).
La Nativité est l’un des thèmes religieux les plus représentés par les peintres au cours des siècles.La Nativité, rassemble Marie, Joseph, l’Enfant Jésus, les bergers, les anges et les rois mages qui arrivent le jour de l’Épiphanie. Dès le 4ème siècle des peintures lui sont consacrées.

Parmi les peintres qui ont représenté des nativités il y a eu : Fra Angelico =Hans Baldung =Sandro Botticelli =Francesco Botticini =Charles Le Brun =Giotto di Bondone =Robert Campin =Pietro Cavallini =Lorenzo Costa =Piero della Francesca =Paul Gauguin =Andreï Roublev =Domenico Ghirlandaio =Ridolfo del Ghirlandaio =Henri Lindegaard =Stefan Lochner =Francesco Mancini =Le Pérugin =Hyacinthe Rigaud =Martin Schongauer.

Giotto di Bondone 1266-1337 – La nativité du Christ
Geertgen ot Sint Jans 1460-1495 ?- Nativité la nuit
Don_Lorenzo Monaco 1370–1424 Adoration
Robert Campin 1378-1444 – Nativité
Gentile da Fabriano, 1370-1427 – L’Adoration des Mages
La Nativité, École de Novgorod ,
L’Adoration des mages – Pierre-Paul Rubens, 1609

C’est bientôt la « Trêve des confiseurs »

La trêve des confiseurs c’est ce moment suspendu entre l’agitation des fêtes de Noël et l’euphorie du Nouvel An. Il y a bien entendu pendant cette période des préparatifs, les retrouvailles familiales à Noël, autour du sapin. Puis le réveillon entre amis le soir de la Saint-Sylvestre et pour terminer le Jour de l’An, les étrennes, les vœux et les bonne résolutions. C’est aussi le moment où traders et footballeurs suspendent leurs activités.

Mais que viennent faire dans tout cela les confiseurs. Cette période est pour eux la plus chargée de l’année. Comme toutes les professions de bouche ils sont sur le pont. Ce n’est pas vraiment ^pour eux un moment de répit, de trêve.

En décembre 1874, nous sommes sous la troisième république trois ans après la Commune de Paris.Le Président de la République est Patrice de Mac Mahon,

Les Royalistes :Légitimistes et Orléanistes et les Républicains:Libéraux, Opportunistes, Radicaux et Socialistes S’affrontent. Et en cette fin d’années, de tous bords, ils n’ont pas envie à l’approche de la fin d’année de se confronter sur des questions difficiles. Reportons les débats à l’année prochaine.

Les parlementaires décident de mettre en sommeil leurs débats et leurs querelles afin disent-ils de laisser les Français profiter des fêtes de fin d’année. « On convint de ne pas troubler par nos débats la reprise d’affaires commerciales qui, à Paris et dans les grandes villes, précèdent toujours le jour de l’an », écrit dans ses mémoires le duc Albert de Broglie, Les journaux satiriques qui sont nombreux à cette époque vont alors parler de la Trêve des confiseurs.