
L‘époque dite moderne 1492-1789 est marquée par des transformations profondes. A la Renaissance, la figure du « fou » prend une dimension symbolique, surtout avec Érasme et son célèbre Éloge de la folie publié en1511. Le Baroque exploite les thèmes de la confusion et de l’illusion,souvent associés à la folie avec Shakespeare et Hamlet ouLe Roi Lear. Chez les peintres l’excès est abordé, par exemple, avec la dramatisation et les jeux de lumières d’un Caravage. Dans le même temps les démentes font l’objet d’une Chasse_aux_sorcières.C’est le hollandais Jean Wier Jean Wier (1515-1588),qui a démonté que les sorcières étaient des malades mentales. Elles devaient être soignées par des médecins au lieu d’être interrogées et brûlées par des ecclésiastiques.
Par un décret de 1656 de Louis XIV est créé à Paris l’Hôpital Général qui regroupe notamment la Salpêtrière, Bicêtre. la Pitié.Ils sont dotés de poteaux ; carcans, prisons et basses-fosses.
Au siècle des Lumières le folie est désormais considérée comme un phénomène physique organique et non plus une cause morale ou spirituelle.Les philosophes comme Diderot, dans *L’Encyclopédie*, dénoncent les traitements barbares, inhumains réservés aux « fous » dans les institutions. Le célèbre aliéniste Philippe Pinel va s’employer a adoucir leur sort.
Dans l’art, des peintres comme Francisco de Goya commencent à s’intéresser à la représentation de la folie de manière plus psychologique,








