Dessins et monochromes au brou de noix

J’aime recherche d’autres médiums. Il y a bien entendu des tas de produits que l’on peut essayer. Je citerai : la bétadine, le bleu de méthylène, le mercurochrome, le thé, le café. Les expériences ont pour moi été sans lendemain. Par contre, le brou de noix me séduit et je pense donc m’y essayer.Le véritable brou de noix est fabriqué à partir de l’enveloppe de la noix (écale) C’est cette gangue qui est broyée. On obtient un liquide brun qui a l’aspect et la consistance d’une encre. Il est utilisé notamment pour teindre les meubles en bois blanc, genre sapin ou pitchpin. Mais dans le commerce, c’est un produit teintant qui lui ressemble, à base d’extrait de Cassel, qui est vendu  sous cette appelation.

Ce produit séduit par sa chaude couleur proche de la sépia.

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Le brou de noix est soluble dans l’eau. Il est peu coûteux, assez permanent et très pratique pour les travaux d’étude. Il peut d’une certaine façon remplacer l’encre de chine ou l’aquarelle liquide genre « écoline ». Mais il n’est pas indélébile. L’on peut donc facilement  avoir des « repentirs » et  corriger les erreurs, les imprécisions. Il s’avère donc souple d’emploi et permet de libérer l’expression.Cependant,  la moindre goutte d’eau involontaire fait disparaître le dessin. L’on peut travailler par couches successives, en laissant un temps de séchage. L’on peut ensuite nuancer, avec un peu d’eau au pinceau. On emploie classiquement le calame, ou le pinceau  à aquarelle, genre petit gris. Il peut aussi être utilisé avec un pinceau à réservoir, pour faire des croquis en extérieur. Pour assombrir le trait, l’on peut employer le brou de noix que l’on a fait concentrer en le laissant sécher à l’air libre. On a alors une substance proche de l’aquarelle en godet. Martre 

On peut l’utiliser dans des dessins de fleurs et végétaux, des vieux bâtiments, des statues, des personnages. Un papier dessin ou aquarelle 160 :200 grammes est tout à fait adapté. Claire Felloni, une aquarelliste botaniste utilise ce médium avec brio. Elle organise aussi des stages sur cette technique. 

Voici l’une de ses oeuvres

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http://aquarelle-bota-clairefelloni.over-blog.com/article-21335108.html 

Armel Gaulme utilise aussi ce médium, et sans doute d’autres artistes…

http://armelgaulme.blogspot.com/search/label/brou%20de%20noix

 Dans les prochains jours, je pense que je vais explorer cela. Je m’étais procuré du brou de noix, il y a quelques temps, mais je n’étais pas passé à l’acte.

Le petit manège enchanté

C’est un petit manège pour les petits enfants, comme l’on en trouve un peu partout. L’ensemble est très coloré. Il y a l’hélicoptère, le camion, l’autocar, la voiture de course, la soucoupe volante. Bien entendu, il tourne, mais pas trop vite. Les parents ont acheté le ticket, l’enfant le tient soigneusement dans la main. Mais maintenant que va-t-il choisir comme engin : la petite voiture bien sage, où l’on peut tourner le volant, ou l’avion que l’on peut faire décoller avec son manche à ballet. Le propriétaire fait maintenant le tour de son manège. Il réclame les billets à chaque petit enfant. Il a une parole rassurante. Et c’est parti pour quelques minutes merveilleuses. C’est le manège enchanté. Et puis, il y a l’espoir après, de recommencer…

http://manege-forain.com/location_manege_enfant/location_manege_enfant.htm 

http://www.dvdmanegeenchante.fr/ 

Voici mon petit croquis-minute aquarellé. J’ai essayé de traduire l’instant et aussi le mouvement

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Le petit manège

Calames et aquarelle

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On sait bien qu’outre les pinceaux spécifiques, mouilleurs et autres, il est possible de détourner l’utilise initial  d’autres matériels, au profit de l’aquarelle. Tout d’abord les pinceaux utilisés dans d’autres techniques, par exemple ceux destinés à l’acrylique. Ils ont souvent plus rigides, plus nerveux et ils conviennent bien, dans les techniques humides, pour effectuer des retraits. Il y a aussi certains pinceaux chinois, initialement utilisés pour la calligraphie.Il est un autre outil, utilisé aussi en calligraphie qu’il est intéressant a avoir dans sa panoplie d’aquarelliste. Je veux parler des calames  Le calame du grec calamos (καλαμος) et qalam en arabe  est un roseau taillé. Il a été utilisé dès l’antiquité par les scribes égyptiens et dans d’autres cultures, et ensuite chez les perses et les arabes. L’on en trouve bien entendu chez les marchands de fournitures pour beaux arts. Ici dans le Sud, où l’on trouve beaucoup de roselières. Localement il y a même une fabrique de anches d’instruments de musique

http://www.vandoren.fr/fr/home.html

Aussi l’on  peut  les fabriquer soit même et j’en ai taillé une petite collection. Evidemment , il faut faire sécher les roseaux pendant plusieurs mois avant de pouvoir confectionner les calamenes. Par la suite, j’ai trouvé un site qui explique de façon tout à fait remarquable la façon de fabriquer les calames.

http://www.encre-et-lumiere.com/modules/smartsection/item.php?itemid=17

Il s’agit d’un article sur le forum « encre et lumière » rédigé par JeanFrédéric Crevon, un artiste qui présente justement sur son site personnel des œuvres où il mêle calligraphie et peinture

http://www.calligraphe.net/Galerie_papiers.htm 

Cet autre site « calligraphie persane » donne aussi de façon plus simplifiée des informations sur les calames 

http://calligraphiepersane.free.fr/textes/pers-mate-01-calame.htm 

Caractéristiques du papier à aquarelle

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Source : Barocco

Le papier à aquarelle répond à différentes spécifications, suivant ses composants, son poids, son grain. En voici une brève synthèse :

Composition de la pâte à papier 

A base de fibres textiles

C’est ce type de papier que Janine Gallizia utilise dans son travail, dans une technique « mouillé sur mouillé. Elle a choisi l’  Arches de Canson mais c’est aussi le Fontenay, toujours  de Canson. Ce sont des papiers  fabriqués sur forme ronde à partir chiffons  100% coton. 

A base de cellulose

Ce type de papier convient bien au travail dans l’humide comme le pratique Ewa Karkinska. C’est  par exemple le Montval de Canson 

Le poids 

Le poids du papier est exprimé en grammes par mètres carrés (g/m2) Le papier aquarelle peut peser jusqu’à 800 g/m². Plus un papier est lourd, plus il résistera à l’humidité et plus il supporte de corrections – mais plus il sera cher. Les papiers aquarelle couramment utilisés pèsent 300 g/m² et 640 g/m².

La surface – Le grain

C’est la trace que laisse le feutre à la fatrication. On distinque généralement trois types de surfaces :

Le papier pressé à chaud, dont la surface est très lisse, est bien adapté aux aquarelles très détaillées. La peinture « glisse » à la surface.Les lavis sont plus difficiles à maîtriser.

Le papier à gros grains ou grain torchon, dont la surface est très marquée, a une forte présence. Il permet de réaliser des textures très intéressantes mais interdit les détails. Il est parfait lorsque la gestuelle entre pour une grande part dans la réalisation du travail.

Le papier pressé à froid  ou grain fin : c’est le support d’aquarelle le plus universel 

*** 

On trouvera des informations complémentaires sur la fabrication du papier à aquarelle sur les sites de Papiers du moulin LanaBeluzage et Cerig

La grande distribution et les marchés forains

J’illustre ici, à ma manière, la façon dont le consommateur, vous et moi, pouvons nous représenter deux modes de distributions aux antipodes :  Le secteur de la grande distribution, que l’on appelle aussi les « grandes surfaces »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Secteur_de_la_grande_distribution 

http://www.lineaires.com/ 

Bien entendu, l’on y trouve à peu près tout ce dont on a besoin. Et puis de toutes façons, il n’y a plus beaucoup de commerce dit sédentaires ou de proximité. Mais revers de la médaille, les jours d’affluence, il y a souvent la cohue et aussi les queues aux caisses.  A l’opposé subsistent dans beaucoup de villes et de villages les marchés avec leurs marchands forains. L’une des catégories les plus répandues est le marchand de légumes, fruits et primeurs. 

http://www.monmarche.eu/page_dynamique.asp?num_chapitre=285&num_page=443 

http://www.pme.gouv.fr/chantiers/dev-eco/maires/maires3.htm 

J’ai traduit à ma manière, dans deux « croquis minute » aquarellés, l’ambiance de ces deux types de commerce. J’espère ne pas vous lasser avec ces dessins « vite faits ». C’est de l’observation instantanée. Le temps de tracer des traits et la situation s’est modifiée, un personnage est sorti du champ, un autre a changé de position, s’est retourné, s’est baissé. Ce n’est pas du dessin, sur une table de travail, mais un croquis, sur un carnet posé sur une cuisse ou un avant bras.

Le supermarché est éclairé à la lumière artificielle. C’est la raison pour laquelle, j’ai aquarellé ce croquis dans les bleutés. Par contre, sur le marché, en extérieur, c’est le soleil qui éclaire la scène.

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 A la caisse du supermarché

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Jour de marché

Mon blog était indisponible ce matin

Ce matin, pendant plusieurs heures mon blog, sans doute par suite de problèmes techniques du serveur « lemonde.fr », n’était pas accessible. Bien que je n’y suis pour rien, j’adresse mes excuses aux visiteurs, qui ont trouvé « porte de bois ». Je n’étais pas mieux loti. J’ai du attendre treize heures pour accéder à mon gestionnaire et pouvoir mettre en ligne le billet de ce jour. Très  cordialement

Exposition « Secrets d’écorces » de Cédric Pollet, photographe, au Lavendou

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Cette exposition qui se tient à l’Espace Culturel est ouverte au public jusqu’au 27 mai 2009.

Cedric Pollet  est né en 1976. Il vit à Nice. Il a une formation d’ingénieur paysagiste, suivie à l’Université de  Reading, près de Londres. C’est là, en photographiant des vieux chênes, dans un parc , qu’il a commencé à se passionner pour les arbres..et leurs écorces.

Il a parcouru l’Océanie, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, la Tasmanie, l’Afrique du Sud, la Nouvelle-Calédonie, l’Indonésie, le Yémen,  Madagascar, ou encore la Floride ou la CalifornieIl consacre plusieurs mois à la préparation de chacun de  ses voyages. Il est contact avec les botanistes des pays qu’il visite. Bien entendu sa formation initiale lui apporte une méthodologie, une approche scientifique, au service de l’art.C’est un photographe naturaliste autodidacte et il en a fait sa profession. 

Il présente des clichés de macrophotographie brute, sans aucun artifice, de la peau des arbres. On pense immédiatement à des œuvres contemporaines abstraites ou figuratives.La multiplicité des textures, reliefs ou coloris inattendus, éveille chez le spectateur, l’imaginaire, le rêve. Certains clichés évoquent le sol de Mars, des volcans, des zones ou désertiques. Ou encore des rizières, des îles, des fjords, des figures mythologiques ou plus prosaïquement des autoroutes. Les photos sont parfois reportées sur  des feuilles de métal ou sur toile.On trouvera beaucoup d’informations sur « Artsylva  », le site de Cedric Pollet

En octobre 2008, il a publié, aux éditions Ulmer, un très beau livre «  voyage dans l’intimité des arbres du monde »

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Portrait à l’aquarelle : une jeune femme blonde. A-t-elle peur ?

Voici l’aquarelle que je viens de réaliser, sur papier Arches 300 grammes, grain fin, au format 31cm x 41 cm, en technique « mouillé sur mouillé ». Le papier est simplement posé sur un journal déplié. Le papier Arches ne se déforme pas malgré l’humidité. Contrairement à mon récent autoportrait, j’ai travaillé ici plus dans le flou, le suggéré, notamment pour la chevelure.

Je pensais avoir traduit un personnage songeur. Mais, sans doute du fait de la composition, avec le visage protégé par les mains, l’on m’a dit que la jeune femme avait peur. 

http://www.peur.org/    

La photo de l’article sur la peur dans Wikipedia traduit elle vraiment la peur. A mon avis  ce n’est pas cela que la « jeune femme blonde » éprouve

http://fr.wikipedia.org/wiki/Peur

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 Jeune femme blonde – aquarelle

Je n’ai pas mis de liens vers des sites consacrés aux femmes blondes. Si vous avez la curiosité de faire une  requête avec n’importe lequel des moteurs de recherche, vous aurez compris.

Démonstration d’une aquarelliste en public : Janine Gallizia à Saint-Cyr-sur-Mer le 10 mai 2009

Janine Gallizia a effectué, dimanche 10 mai 2009, sur les lieux de l’exposition qu’elle présente en duo avec Ewa Karpinska une démonstration devant un public de « pratiquants » particulièrement attentifs.Elle a réalisé, pendant une séance de plus de deux heures, une aquarelle sur un de ses thèmes de prédilection actuels : une ambiance de souk.Elle a tout d’abord fait un dessin sommaire au crayon. Généralement elle utilise un HB, mais ici la mine était plus grasse pour que le public puisse le voir. Elle travaille sur du papier Arches 300 grammes, le format était entre le A3 et le Raisin. Elle mouille son papier avec un vaporisateur. Elle travaille en mouillé sur mouillé. Apparemment ce papier Arches conserve bien l’humidité. Pendant toute son exécution elle s’assure que le papier est toujours humide et le cas échéant elle donne un « coup de vapo ».Elle ne s’est servi que de deux pinceaux mouilleurs et de 4 ou 5 couleurs (notamment bleu phatlo, jaune transparent, vert tendance rouge)  en Wiston et Newton.Elle interrompt son travail pour montrer au public. Elle répond avec beaucoup de gentillesse aux questions qui lui sont posées. Une expérience tout à fait épatante. Voici quelques clichés pris pendant la démonstration

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Chevalet et palette

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La mise en place

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En pleine exécution

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Début du travail

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Suite

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Encore quelques détails et l’oeuvre  sera finie

Ouverture de l’exposition en duo, de Janine Gallizia et Ewa Karpinska, aquarellistes de réputation internationale, est ouverte, jusqu’au 28 juin 2009 à Saint-Cyr-sur-Mer, dans le Var

Hier après-midi, 10 mai 2009, j’ai visité l’exposition  que Janine Gallizia et Ewa Karpinska présentent jusqu’au 28 juin, à Saint-Cyr-sur-Mer, dans le Var ; au Centre d’art Sébastien C’est dans cette ancienne usine à câpres, qui porte le nom d’un sculpteur, décédé en 1990, qui a légué à  sa collection à la ville, que sont exposées  une cinquantaine d’œuvres des deux aquarellistes. C’est à l’initiative de l’association « Pose cartables » qui regroupe des aquarellistes de la région, que cette manifestation a pu voir le jour

http://www.saintcyrsurmer.fr/1-78-Centre-d-Art-Sebastien.php

Cette exposition avait été inaugurée par Philippe Barthélemy,  le maire de la commune, en présence des deux artistes. Le quotidien Var Matin a consacré un article à cette cérémonie.

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http://www.varmatin.com/ra/culture/188149/saint-cyr-sur-mer-l-aquarelle-dans-tous-ses-etats 

Il était autorisé de photographier les œuvres exposées. Je n’avais pas emporté mon reflex et ne disposait que de mon Coolpix 775, un ancêtre de chez Nikon. Par ailleurs, les fenêtres des salles se reflétaient   sur les verres des encadrements. Aussi, j’ai du éliminer bon nombre de clichés.J’ai retenu six aquarelles de chacune des deux artistes, que l’on trouvera dans un fichier « pdf » téléchargeable

expo-j-gallizia-e-karpinska-st-cyr-sur-mer-2009.1242201973.pdf