Benjamin Vautier, dit Ben, plasticien, performeur francais – Eléments de biographie

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Ben – Benjamin Vautier

Benjamin Vautier , connu sous le nom de Ben est un artiste plasticien et performeur français d’origine suisse , né en 1935 à Naples . Il a passé une partie de son enfance ,avec sa mère irlandaise, en Egypte puis à Paris et arrive en 1949 à Nice qu’il ne quittera plus. Il y vit et y travaille toujours sur la colline de Saint-Pancrasse , dans une villa très « art brut ». Il n’a jamais suivi aucun cursus académique, c’est un pur autodidacte.

Dans les années 1960,  il ouvre une petite boutique où il vend des disques d’occasion. Il décore la façade d’objets hétéroclites souvent récupérés. Une reconstitution  de cette façade est exposée au Centre Pompidou c’est le « Bizard Bazar »

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Là s’y retrouvent César, Arman, Martial Rayssse, Sosqno, etc. C’est ce qu’on appellera l’Ecole de Nice. Ben est séduit par le lettrisme d’Isidore Isou, que l’on retrouvera plus tard dans ses « écritures peintes » .A cette époque il rejoint le groupe Fluxus 

Dans les années 1980 après un séjour à Berlin il nomme le mouvement créé par Robert Combas, Di Rosa , François Boisrond , Rémi Blanchard  « Figuration Libre  » qui rejette les  règles de la figuration classique. Il utilise de matériaux hétéroclites et de couleurs discordantes.

Il remet en question de sa place le l’artiste dans la société. Il écrit  et réfléchit sur ce qu’il est vraiment et sur ce qu’est l’art et ce qui en vivent. Il écrit aussi de la poésie, sur l’actualité politique,  sur les problèmes de notre temps. 

   Il en résultera des phrases, des citations, des  mots rédigés,   souvent ironiques, décalés, faussement naïfs mais surement provocateurs.  Cette pratique qu’il décline non seulement sur la toile, mais sur des objets utilitaires, agendas, stylos, sacs, le font connaître dans d’un large public.

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Il a multiplié les performances  et les provocations

« Fountain » de Marcel Duchamp  et le concept que cela traduit l’a, semble-t-il fortement impressionné. Il Ben n’a jamais cessé de répéter « Si j’ai réussi, c’est parce que j’ai copié les autres ». Ben définit lui-même son art comme un « un art d’appropriation », déclarant : « Je cherche systématiquement à signer tout ce qui ne l’a pas été. Je crois que l’art est dans l’intention et qu’il suffit de signer. Je signe donc : les trous, les boîtes mystères, les coups de pied, Dieu, les poules, etc. « 

On trouvera ici une vidéo d’un entretien qu’il a eu dans les années 1980 dans l’émission de Thierry Ardisson « Lunettes noires pour nuits blanches » et aussi

Voici quelques exemples de ces oeuvres. Il appartient à chacun d’apprécier avec sa sensibilité et sa conception personnelle de l’Art.

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J’aime me laisser aller à faire n’importe quoi

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Ben – Les Gogos – Technique mixte

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Ben – Sérigraphie et collage de sous-bocks

Vincent Bioulès – Peintre français – Des éléments de biographie et des œuvres

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Vincent Bioulès – Photo Jean Pécoul

 Vincent Bioulès est né à Montpellier en 1938 dans une famille de musiciens. A 19 ans il suit l’enseignement des Beaux-arts de sa ville natale et aussi les cours de la Faculté de Lettres. En 1961, il prépare à l’Ecole des Beaux-arts de Paris, le concours du Prix de Rome. Il obtiendra le Grand Prix. Il y rencontre les plasticiens. Pierre Buraglio   et Michel Parmentier l Il découvre Borès, Hantaï ou encore Sam Francis

Dès 1964 il rentre à Montpellier. Il y fonde quatre ans plus tard, le groupe ABC Productions avec  Tjeerd Alkema, Jean Azemard, Alain Clément et Patrice Vermeille. Le but du groupe est de montrer l’incapacité des structures traditionnelles à diffuser l’art contemporain.

Vincent Bioulès est l’inventeur du nom Supports/Surfaces  groupe dont il est un des animateurs principaux avec Viallat  et Dezeuze .Il participe à la première exposition de ce groupe en 1970 à l’Arc à Paris, mais très vite il s’en éloigne n’étant pas d’accord sur les orientations.

Au milieu des années 1970, il abandonne l’abstraction et revient à peinture figurative par le biais du portrait et du paysage.  Il a rendu hommage à Matisse et à Cézanne. Entre 1976 et 1978 il entreprend une série de toiles autour d’une fontaine et d’une place d’ Aix en Provence. Il a beaucoup peint sur le motif. Il pratique la peinture à l’huile et à l’acrylique mais aussi le dessin et l’aquarelle

En 1982, il devient professeur aux Beaux-arts de Nimes,  puis ensuite à Aix-en-Provence et à Montpellier et, pour finir, en 1991à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris.

Au cours desa carrière à réalisé un certain nombre de commandes, notamment  avec  les vitraux de l’église de Puy-Laurent en Lozère en 1980, des costumes pour l’opéra Daphnis et Alcimurade de Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville en 1981, ou des décors et costumes pour Oh les beaux jours de Samuel Beckett au Théâtre du Hangar à Montpellier, en 1989.

Il est considéré comme un artiste majeur du courant contemporain. Mais comme il le dit lui-même «  Je ne suis pas un peintre que l’on expose dans les Foires, comme si j’étais un étendard, une image, une étiquette qui représenterait la sensibilité ou bien l’intelligence d’une nation » ou encore « je suis peintre connu mais pas reconnu »

En 1966 il expose à Céret avec « Impact I » avec sa toile Volleyr-Ball  Dès 1977 la Galerie Daniel Templon à Paris l’expose. En 1982, c’est New York et la Galerie Robert Miller qui présente ses œuvres. Et aussi à Prague à Tel-Aviv Plus récemment, au musée de l’Abbaye de Sainte-Croix aux Sables d’Olonne ou au musée d’Art Moderne de Céret, à Sète  et l’an dernier à Saint-Rémy de Provence avec une série de dessins des Jardins de la Villa Médicis de Rome. Une exposition lui est actuellement consacrée à Lodève.

On trouvera un dossier pédagogique intéressant de l’académie de Toulouse consacré à l’œuvre de Bioulès et un article dans le magazine culturel en ligne et aussi   deux entretien avec son galeriste Alain Paire en 2003 et en 2006

Et voici quelques oeuvres de Vincent Bioulès

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Vincent Bioulès – L’Estourme Août 1967 – Huile sur toile – 1967

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Vincent Bioulès – Sans titre – glycéro et huile – 1974

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Vincent Bioulès – Hiver-Midi – Huile sur toile – 1977

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Vincent Bilouès – Sète – Huile – 1993

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Vincent Bioulès La chazette II -Fusain et pastel sur papier – 2001

 

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Vincent Bioulès –  Le déluge  Orage à Coulagnet-Craie pastel et fusain – 2002

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Vincent Bioulès – Coin d’atelier – Mine de plomb et gouache – 2005

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Vincent Bioulès – Rome – Fusain et pastel 2008

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Vincent Bioulès – La face nord de la Sainte-Victoire -Fusain et pastel – 2009

Jan Voss, peintre, aquarelliste, graveur et sculpteur – éléments de biographie et oeuvres

Jan Voos

 Jan Voss, peintre, aquarelliste, graveur et sculpteur est naît en Allemagne à Hambourg en 1936. La guerre marque son enfance. En 1955, il entre à l’Ecole des Beaux-arts de Munich. Il s’installe à Paris en 1960. Il fréquente alors l’Atelier 17 du peintre et graveur anglais Stanley William Hayter  (1901-1988) L’année suivant il participe avec Christo à la revue KWY fondée par Lourdes Castro et René Bertholo.

On compare souvent son travail à celui de Matisse ou de Claude Viallat . Il est l’auteur de nombreuses encres et aquarelles sur papier, huiles et acryliques sur toile, sans oublier les lithographies. Il utilisera aussi le bois, le carton, les collages, les papiers froissés.

Dès le début des années 60 on trouve dans son œuvre un univers poétique peuplé de petits personnages, de gentils animaux, de monstres dessinés à la manière des enfants ou des bandes dessinées. Ils évoquent aussi Cobra avec Pierre Alechinsky et Asger Jorn.   A cette époque il participe aux expositions de la « Figuration narrative  » et des « Mythologies quotidiennes » dont il s’éloignera ensuite.

Son travail subit une première mutation au milieu des années 65, avec l’adoption d’une touche neutre et appliquée. Il travaille généralement par séries. Ces  » tracés à la ligne « , sont saturés de signes noirs et de lignes aquarellées. Il additionne, superpose des objets usuels, des animaux, des végétaux, des silhouettes d’hommes et de femmes qui sont disséminées sur la totalité de la toile.Ses œuvres sont colorées, fraîches, pleine de gaîté. Un monde peuplé d’animaux, de petits lapins, de personnages bizarres, décalés, reliés par des lignes, des griffonnages, des signes plus ou moins abstraits proches des idéogrammes orientaux comme son ami Julius Bissier .

 Au fil des années, les éléments éclatent, se morcèlent, se multiplient, deviennent plus complexes,  les couleurs éclatent avec une cohérence visuelle certaine. L’artiste n’est pas animé par une théorie, il dit qu’il « ignore de quoi la prochaine toile sera faite. A partir des années 1990 il s’intéresse aux volumes et fabriques des petites statues monochromes. Les œuvres récentes sereines et virtuoses sont marquées par un retour à la ligne et aux aplats de couleur cloisonnés ou couvrant toute la toile.

De 1987 à 1992, il a été professeur à l’Ecole Nationale supérieure des Beaux-arts de Paris.

Jan Voss expose régulièrement en France, en Allemagne, en Belgique, en Scandinavie, en Suisse, aux Etats-Unis, en Corée, au Japon, en Australie, on encore au Portugal. Il partage son temps entre Arcueil et la Bourgogne.

La vidéo d’une interview dans  une émission de Thierry Ardison en 1989

Et une sélection d’œuvres de Jan Voos

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Jan Voos – L’écume des jours – aqauarelle et crayon-1964

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Jan Voos – Bois gravé – 1984

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Jan Voos – Technique mixte sur papier – 1987

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Jan Voos – Le déjeuner sur l’herbe – Gravure – 1988

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Jan Voos – Marcotage – Lithographie – 1991

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Jan Voos – Remue mémage – huile sur toile – 2003

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Jan Voos – Sans titre – Aquarelle 2007

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Jan Voos – Pionnier – acrylique sur toile – 2008

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Jan Voos – Sans titre – Aquarelle – 2008

Peter KLasen – un artiste complet :peintre, plasticien, sculpteur

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Peter Klasen, peintre, plasticien et sculpteur et photographe allemand est né en 1935 à Lübeck. Très jeune il a été en contact avec l’art, un de ses grand père était en effet antiquaire et marchant d’art. Après ses études secondaires, il entre à l’Ecole des Beaux Arts de Berlin. Il apprend notamment les techniques de la lithographie et de l’aérographe. Il côtoie de jeunes professeurs proches des idées du Bauhaus ou de l’expressionnisme allemand, comme Hann Trier, de « l’école informelle ».Il bénéficie de l’enseignement  Willl Grohmann, Hans Richter et Karl Schmidt-Rottliff.

En 1959, il arrive à Paris. Dès 1962, il est l’un des fondateurs de la Nouvelle Figuration  ou Figuration narrative et tourne le dos à l’abstraction Il y rencontre Valerio Adami, Erro, Jacques Monory, Bernard Rancillac et Hervé Télémaque. Il a une première exposition en solo chez Mathuias Fels. Il devra cependant attendre les années 70 pour rencontrer le succès.

Il participe en 1977, au Musée d’Arts moderne de la ville de Paris  à l’exposition collective,  « Mythologies quotidiennes » Il y montre la dure, violente confrontation du corps avec le monde contemporain. Il a aussi entrepris d’autres séries comme « Enfermements » ou encore « Traces ». Il part quelques temps à New-York. Il est l’ami de Georg Bazelitz. En 1985, il s’installe à Vincennes dans une usine désaffectée qu’il aménage en atelier-habitation. En 1988, il expose à la galerie GKM à Siwert Bergström. L’artiste peint sur toile de lin, sur fer, sur tôle et sur bois. Il a aussi réalisé des commandes de décoration, notamment pour un centre commercial à la Défense.

Dans ses œuvres, l’artiste oppose, le sensuel et l’industriel, l’agréable et le répugnant, le fragment à la totalité, le rugueux et le lisse, le bon et le mauvais goût, la réalité et le rêve, l’obscurité et la lumière, les bleus et vert toniques et les gris et marrons.Il intègre des découpages de magazines, des morceaux de carton et des pièces d’avions et de véhicules militaires. des bouts de cordes. Il marie des nus féminins avec des chiffres

Ces œuvres ont présentes dans plus de 60 musées et collections publiques à travers le monde. À l’occasion du 70ème anniversaire de Peter Klasen, des expositions sont organisées à Francfort, Milan, Los Angeles et Barcelone 

Voici pour illustre mon propos quelques unes de ses oeuvres

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Peter Klasen

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Peter Klasen

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Peter Klasen

Pierre Soulages – Rétrospective de son œuvre – Centre Pompidou en Octobre 2009

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Pierre Soulages

A l’occasion de ses quatre-vingt dix ans, le Centre Pompidou, va lui rendre hommage, en organisant une rétrospective du 14 octobre 2009 au 8 mars 2010. Une centaine d’œuvres,  abstraites à ses débuts en 1946 jusqu’à ses toutes récentes. L’exposition se présente en deux parties. L’année 1979 est la ligne de partage. En effet, c’est en effet à cette époque que l’artiste commence l’autre versant de son œuvre qu’il a appelé l’outre-noir. Il a un jour déclaré que pour lui « Peindre avec le noir c’est le moyen le plus véhément de faire naître une lumière, une lumière mais picturale, c’est à dire émanant de la toile, modulée par la nature et la qualité des contrastes qui l’ont fait naître. Le noir est une couleur de lumière » Un peu plus d’un tiers des œuvres présentées sont postérieures à 1996. Certaines n’ont jamais été montrées au grand public. Pierre Soulages, un artiste mondialement reconnu, dont on présente une grande rétrospective. C’est certainement l’un des événements artistiques majeurs de la rentrée.

Pierre Soulages est né à Rodez en 1919. Très  jeune, il est impressionné par l’abbaye romane de Conques et par les peintures rupestres des grottes de l’Aveyron et d’Espagne. Il veut devenir professeur de dessin. A dix huit ans en 1938, il entre à l’école nationale des Beaux Arts de Paris. Il en ressort très vite, déçu par l’enseignement qu’il y reçoit. Pendant la guerre, il fréquente l’école des beaux-arts de Montpellier et aussi le musée Fabre. En 1943 il rencontre Sonia Delaunay et s’oriente vers l’art abstrait.

Il s’installe à Courbevoie en 1946 et expose au Salon des indépendants dès l’année suivante. Peintes parfois au brou de noix, les toiles noir et blanc de Soulages marquent le paysage artistique d’après-guerre par leur originalité. Elles rencontrent rapidement un succès international. A partir de cette époque, d’années en années, il participera à de nombreuses expositions collectives ou en individuel.

Au départ, il utilise l’abstraction et privilégie déjà  la couleur noire. Il cherche à saisir des « instants poétiques » Il poursuit  une suite de variations qui s’articulent autour des jeux infinis de la lumière. Il la prend au piège ou la crée par les larges coups de brosse. Il crée ainsi des tensions entre les vides, parfois teintés de jaune, et les pleins.  À partir de 1979, l’artiste n’utilise plus que la couleur noire et travaille sculpte littéralement son support à d’outils qu’il emprunte souvent aux peintres en bâtiment. Couteaux, racloirs, truelles, gros pinceaux, etc…lui servent à réaliser ces œuvres. Elles n’ont pas de titres. Il  indique la technique, la date de réalisation et le format.

La cotation de ses œuvres est l’une des plus élevée obtenue par un artiste français.

A noter qu’un musée Soulages ouvrira ses portes en 2012 à Rodez la ville natale du peintre. Il a fait la donation d’une partie importante de son œuvre. On trouvera des liens vers les musées du monde entier où ses œuvres sont exposées sur artcyclopedia

Pour illustrer le propos voici quelques unes des œuvres de l’artiste. Elles ne sont pas nécessairement présentées lors de la rétrospective.

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Soulages – Brou de noix sur papier – 1947

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Pierre Soulages – Peinture – 1954

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Pierre Soulages – Peinture – 1958

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Pierre Soulage 29-06-1979

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Pierre Soulages – Peinture -Acrylique – 2008

Valérie Favre peintre acryliste au Carré d’art à Nîmes

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http://www.valeriefavre.net/

Jusqu’au 29 septembre 2009 le Musée d’art contemporain de Nîmes présente des œuvres récentes de ce  peintre d’origine à Evrilard en Suisse ne 1959. Valérie Favre s’est tout d’abord fait connaître en France comme actrice. Elle  a vécu  Paris jusqu’en 1998 depuis elle est établie à Berlin, où elle considère que ses œuvres ont  un accueil nettement plus favorable. C’est en 1991 elle revient à sa passion d’origine. Ce tournant dans sa carrière artistique, c’est quitter la place de l’interprète et d’écrire ses propres histoires. Elle enseigne la peinture depuis 2006, à l’université Der Kunst de Berlin.  Ses  personnages de prédilection sont,  la lapine, l’aigle déchu, le centaure, la dryade, le cheval/licorne, issus du monde du fantastique mais aussi des majorettes. Elle expose dans toute l’Europe. A Paris,  elle est présente dans la Galerie Nathalie Obadia et Jocelyn Wolff

Voici quelques sites sur sa biographie et ses œuvres

http://fr.wikipedia.org/wiki/Val%C3%A9rie_Favre

http://www.artpointfrance.info/article-33986941.html

http://www.artnet.fr/artist/6058/valerie-favre.html

http://www.cafebabel.com/fre/article/2056/valerie-favre-comedienne-acrylique.html

Ainsi que trois de ces œuvres 

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Valérie Favre  Idiotinnen Colombia – Variation Bollywood

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Valérie Favre  -Volière

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Valerie Favre – Bonnards Kuss

Et voici une vidéo avec Valérie Fabre autour de l’exposition « Visions »

Alessandro Papetti peint la ville, les ateliers, les chantiers navals, les usines désaffectées et aussi des personnages

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Alessandro Papetti est né à Milan en 1958. Il fait des  études classiques avant de se consacrer à  la peinture .De 1980 à 1986, il s’engage dans une période d’intenses recherches picturales. Ses recherches se concentrent sur les traces laissées par le temps à l’atelier, sur les chantiers maritimes ou dans des usines désaffectées .A partir de 1992, il approfondit  ce thème de l’archéologie industrielle. Des critiques et notamment l’américain, James Lord accueillent très favorablement son travail. Depuis les années 1980, son travail est régulièrement exposé dans des galeries et des institutions en Europe, en Amérique du Nord et en Afrique du Sud. Il  participe à de nombreuses foires internationales

Il peint de façon réaliste, des ambiances urbaines, des sites industriels, des ports et des chantiers naval, mais aussi des nus et des portraits. Il abandonne parfois les teintes monochromes qu’il semble affectionner, pour des exécutions plus colorées.

Il a remporté en 1987, le premier prix de peinture à la XXXe Biennale de Milan  pour  » Ritratto di Igor Stravinsky. En 2005,  la Fondation Mudina à Milan lui a consacré une rétrospective. En 2004 il réalise sur place, une  série de grandes toiles sur l’ancienne usine Renault de l’Île Seguin (chaines de montage, turbines…) Ce travail a été exposé en 2007 au Musée de Années 30 et à la Galerie Blondel. Ces expositions ont contribué à le faire connaître en France.

 http://www.annees30.com/

 http://www.galerie-blondel.com:83/4daction/L_expo/va/67

http://www.youtube.com/watch?v=Pkkbuopqu0A

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Papetti Alessandro – Paris Metropolita – Passy

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Papetti Alessandro – Officina Renault

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Papetti Alessandro – Ile Seguin

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Papetti Alissandro – Genova

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Papetti Alissandro – Rittrato

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Papetti Alessandro – Spazio-abbandonato

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Papetti Alessandro – Figura

La figuration libre, le peintre Max Blomberg, la galeriste et une petite discussion sur le « pourquoi » de l’absence de l’aquarelle dans les galeries

Je passe souvent devant cette galerie du Vieux-Lille, mais elle est toujours fermée le matin, sauf le samedi. C’était hier. On n’y entre pas en poussant simplement la porte. Il faut sonner et l’on vous ouvre. La galerie d’Annie Wable * est spécialisée dans l’art contemporain. Elle présente des jeunes artistes, comme Major Brooke une jeune artiste américaine qui peint des monochromes avec des empâtements.

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Major Brooke – Cheval

Il y a aussi des artistes reconnus. Actuellement elle présente « Blumberg Paintings » Max Blumberg, né en 1948 est un peintre, d’abord photographie qui s’inscrit dans la « figuration libre ».

http://fr.wikipedia.org/wiki/Figuration_libre

Ce mouvement artistique  « prend la liberté de faire figurer toutes formes de représentations sans frontière de mode d’expression ni d’origine géographique, sans hiérarchie de valeur entre haute et basse culture »

Le propos de l’artiste, dans ses fresques naïves aux couleurs éclatantes est de nous faire découvrir les grandeurs et les médiocrités d’une humanité  avec ses personnages historiques, légendaires ou imaginaires. Son œuvre peut déranger, rassurer mais ne laisse pas indifférent.

L’artiste est un rien provocateur, l’un de ses sites s’intitule « tadcons » http://www.tadcons.net/  mais un autre plus classiquement   http://www.blumberg.fr/

Ces toiles sont des carrés de 60 cm – 100cm et jusqu’à 140 cm de côtés. Elles peuvent  être cotées jusqu’à 6.000 €uros. Cela explique la sonnette pour entrer dans la galerie.

http://www.drouot-cotation.org/accueil/index.php?Mode=2&id=1050

Après le regard sur les œuvres représentées, nous avons parlé à bâtons rompus. Je lui ai parlé de l’absence d’aquarellistes dans les galeries. Elle m’a donné comme explication que les œuvres « sous verre » n’avaient pas la faveur des acheteurs, à cause des reflets et renvois d’images qui se produisaient. C’est une explication qui en vaut une autre

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Max Blumberg – Fellini Paris

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Max Blumberg – Tais toi gaucho

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Max Blumberg – Maxou

* Madame Wable est décédée sur la plage de Wimereux mercredi 19 août 2009, des suites d’un malaise cardiaque

Oeuvres sur papier de Georg Baselitz

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Georg Baselitz

Georg Baselitz, artiste allemand, de son vrai nom Hans Georg Kern, est né en 1938 à Deutschbaselitz en Saxe. Il étudie à l’Académie des Beaux-Arts de Berlin-Est puis à Ecole nationale supérieure des Beaux-arts de Berlin-Ouest. Il s’installe à Berlin, en zone occidentale en 1958.La galerie Werner et Kat à Berlin lui consacre une exposition en solo en 1963. Deux œuvres font scandale et sont confisqué sur décision du Parquet pour obscénité. Dès 1964 il travaille par séries et pratique l’eau-forte.

Le retournement, à partir de 1968, caractérise son travail. Il considère que c’est « le meilleur moyen de vider de son contenu ce que l’on peint »  L’intérêt est ainsi porté sur la peinture en soi et non sur le contenu.

De 1977 à 1988 il enseigne à l’Académie des Beaux Arts de Karlsruhe puis à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Berlin. Il est l’un des artistes les plus cotés sur le marché de l’art contemporain.Sur le site de l’artiste l’on trouve les adresses des galeries où il expose régulièrement

http://www.georgbaselitz.com/

Des éléments biographiques et d’analyse sont donnés sur  ces deux sites http://fr.wikipedia.org/wiki/Georg_Baselitz 

http://pedagogie.ac-amiens.fr/arts_plastiques/pages/acam929.htm

Enfin, l’on trouve les liens vers les musées qui possèdent des œuvres de l’artiste sur le site d’ Artcyclopedia

http://www.artcyclopedia.com/artists/baselitz_georg.html 

Outre ces œuvres sur toile, Baselitz a également une production importante d’œuvres sur papier, des eaux-fortes mais aussi des croquis  à la plume et à l’aquarelle. Voici  quelques d’exemples :

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Baselitz  Encre et aquarelle

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Baselitz – Nachtessenin_dresden remix – 2006 Encre et aquarelle

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Baselitz – Sans titre – 2007 – Encre et aquarelle

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Basetitz – sans titre

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Basetitz – Encre et aquarelle