
Après la Seconde Guerre mondiale, la scène artistique est dominée par l’abstraction lyrique et l’art informel, centrés sur la matière, le geste et l’expression pure. À partir de la fin des années 1950, plusieurs artistes ressentent le besoin de réintroduire la figure humaine dans la peinture.Cette tendance prend le nom de Nouvelle figuration : elle ne revient pas à un réalisme académique, mais propose une figuration déformée, expressive et critique, en dialogue avec la modernité.
Le contexte est marqué par :la guerre froide et l’angoisse nucléaire,=l’urbanisation accélérée et la société de consommation naissante,=un sentiment d’aliénation et de solitude dans le monde moderne.
La figure humaine est au centre, mais fragmentée, déformée, torturée. Le portrait est un miroir de l’intériorité plus qu’une ressemblance fidèle.On trouve une dimension existentielle, influencée par l’expressionnisme et le surréalisme.La peinture privilégie la matière, les gestes violents, les couleurs crues.L’objectif n’est pas de flatter mais de révéler la vérité crue de l’homme moderne.
Le portrait devient le lieu de l’exploration psychologique et existentielle. Il n’est pas une célébration de l’individu, mais une mise à nu. Il révèle :la fragilité de l’homme moderne, l’angoisse existentielle après la guerre, le refus de l’idéalisation. En ce sens, le portrait devient un instrument de vérité, qui questionne : qu’est-ce que l’homme dans un monde instable et déshumanisé ? Le portrait n’y est plus un simple exercice de ressemblance, mais un outil critique et existentiel, qui reflète la crise de l’homme au milieu du XXᵉ siècle.
Parmi les artistes dont certains viennent du mouvement CoBra, ont appartenu à cette mouvance et ont réalisé des portraits il y a eu notamment =Eduardo Arroyo =Bernard Rancillac = Peter Klasen= Georg Baselitz = Erro = Francis Bacon = Jean Dubuffet =Jean Hélion = Bernard Buffet ? Karel Appel, Antonio Saura










