Arts & Visage – 87/.. La Figuration narrative et le portrait.

La Figuration narrative apparaît en France dans les années 1960, en réaction à la fois à l’abstraction encore dominante et au Pop Art américain.Le terme s’impose lors de l’exposition « Mythologies quotidiennes » en 1964 au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris.

Le portrait dans la Figuration narrative n’est pas comme dans la Nouvelle figuration psychologique mais médiatisé et symbolique. Ce n’est pas une quête intérieure : il est miroir de la société et de ses images. Il montre comment : l’individu est réduit à une image, l’identité se construit par les médias et la consommation, le portrait devient un outil critique face à la manipulation visuelle.Ainsi, les artistes révèlent la perte de singularité dans un monde saturé d’images.

Les artistes veulent raconter le monde contemporain à travers des images inspirées de la bande dessinée, de la photographie, de la publicité et des médias. Ceci dans le contexte de la montée de la société de consommation, influence massive des images télévisuelles et photographiques,tensions politiques avec la guerre du Vietnam, la guerre d’Algérie,la guerre froide, Mai 68. Les artistes veulent dénoncer la guerre, l’aliénation médiatique, la consommation. L’art devient une arme visuelle pour parler de la société.

Les images sont claires, lisibles, souvent proches de la BD ou du cinéma. Les artistes utilisent des couleurs vives, des aplats, des procédés empruntés à l’imprimerie et à la photographie. Certains artistes qui ont participé à la mouvance de la Nouvelle figuration ont ensuite participé au mouvement de la Figuration narrative. Certaines œuvres étaient collectives.

Les principaux tenants de ce courant ont été Gérard Fromanger =Jacques Monory Erró =Hervé Télémaque =Bernard Buffet =Antonio Saura =Jean Hélion = Gilles Aillau= Peter Klasen= Henri Cueco= Eduardo Arroyo =Valerio Adami

Affiche – Exposition au Grand Palais en 2008
Peter Saul, Poverty
Eduardo Arroyo = Parmi les peintres
Hervé Télémaque, My Darling Clémentine
PeterSaul – Mona Lisa throw up pizza
Peter-Klasen-Inflammable-manette-jaune
Peter Klasen – Fresque
Valerio Adami – Femme et chien
Eduardo Arroyo – Euro Crise
Eduardo Arroyo – Les Derniers Jours de Pompéi
Jean Hélion – uite fleurie
Eduardo Arroyo – Melancolia II
Aillaud, Arroyo, Recalcati, Vivre ou laisser mourir, ou la fin tragique de Marcel Duchamp
Gérard Fromanger- Florence rue d’Orchampt
Gérard Fromager – Le désir est partout

Arts & Visage -86/.. La Nouvelle figuration et le portrait

Après la Seconde Guerre mondiale, la scène artistique est dominée par l’abstraction lyrique et l’art informel, centrés sur la matière, le geste et l’expression pure. À partir de la fin des années 1950, plusieurs artistes ressentent le besoin de réintroduire la figure humaine dans la peinture.Cette tendance prend le nom de Nouvelle figuration : elle ne revient pas à un réalisme académique, mais propose une figuration déformée, expressive et critique, en dialogue avec la modernité.

Le contexte est marqué par :la guerre froide et l’angoisse nucléaire,=l’urbanisation accélérée et la société de consommation naissante,=un sentiment d’aliénation et de solitude dans le monde moderne.

La figure humaine est au centre, mais fragmentée, déformée, torturée. Le portrait est un miroir de l’intériorité plus qu’une ressemblance fidèle.On trouve une dimension existentielle, influencée par l’expressionnisme et le surréalisme.La peinture privilégie la matière, les gestes violents, les couleurs crues.L’objectif n’est pas de flatter mais de révéler la vérité crue de l’homme moderne.

Le portrait devient le lieu de l’exploration psychologique et existentielle. Il n’est pas une célébration de l’individu, mais une mise à nu. Il révèle :la fragilité de l’homme moderne, l’angoisse existentielle après la guerre, le refus de l’idéalisation. En ce sens, le portrait devient un instrument de vérité, qui questionne : qu’est-ce que l’homme dans un monde instable et déshumanisé ? Le portrait n’y est plus un simple exercice de ressemblance, mais un outil critique et existentiel, qui reflète la crise de l’homme au milieu du XXᵉ siècle.

Parmi les artistes dont certains viennent du mouvement CoBra, ont appartenu à cette mouvance et ont réalisé des portraits il y a eu notamment =Eduardo Arroyo =Bernard Rancillac = Peter Klasen= Georg Baselitz = Erro = Francis Bacon = Jean Dubuffet =Jean Hélion = Bernard Buffet ? Karel Appel, Antonio Saura

Peter Klasen
Bernard Rancillac
Bernard Rancillac – Suite américaine
Bernard Rancillac – Où es-tu que fais-tu
Francis Bacon – Autoportrait
Georg Baselitz – Bonjour Monsieur Courbet
Erro – Visages
Jean Hélion – L’homme à la joue rouge
Bernard Buffet – Les folles
Karel Appel – Autoportrait.
Antonio Saura – Visage

Pratique des arts n°183

Le numéro 183 de Pratique des arts est disponible. Il débute par un album consacré au néerlandais Teis Albers. Puis vient la rubrique consacrée aux manifestations artistiques, salons, expositions, musées. Ensuite, un dossier technique est consacré aux crayons de couleurs illustré par les américaines Barbara Dahlstedt = Gemma Gylling = Megan Seiter.

Il y a les rencontres avec la russe Anna Berezovskya, le britannique Malcolm Ashman , les ‘américaines Annette Smith = BF Reed = le français Jean-Martin Vincent = le pastelliste lyonnais d’origine polonaise Jerzy Moscicki = l’animalier français Frédéric Le Blay .

Et bien entendu le Guide pratique : Joël Simon teste le papier Sugar Cane d’Hahnemühle = Le jardin d’hiver de Didier Georges = à la gouache les hortensias d’Alexandre Gosse = Yves-Marie Salanson peint des vaches avec la gomme laque et les encres Sennelier = peindre des grands formats à l’acrylique par Florent Mausion =Jerzy Moscicki =i peint une coupe de poires au pastel = quant à Christine Weldeman ce sont des cerises qu’elle peint au pastel.

Il y a aussi 3 publi-reportages pour Le géants des Beaux-Arts = Linel = Caran d’Ache

Arts & Visages – 85/.. Le nouveau réalisme et le portrait ?

Le Nouveau Réalisme est un mouvement artistique fondé en 1960 autour du critique Pierre Restany et de l’artiste Yves Klein, Il a regroupé des créateurs français et européens qui cherchaient à « prendre le réel tel qu’il est ». En opposition à l’abstraction lyrique et à l’Expressionnisme abstrait, ils se tournent vers le monde urbain, industriel et médiatique.

Le portrait, genre classique de l’art occidental, y subit une véritable mutation, parfois jusqu’à la dissolution de la figure humaine. En effet le portrait, depuis la Renaissance, visait à fixer les traits et l’identité d’un individu.

Or, les Nouveaux Réalistes contestent cette approche en intégrant des fragments du quotidien – affiches lacérées, objets usés, silhouettes mécaniques – qui transforment la figure humaine en signe ou en empreinte. . Les artistes constatent la disparition de l’individu dans la société de consommation, la prolifération des images standardisées,l’empreinte corporelle ou matérielle comme substitut au visage.Le Nouveau Réalisme n’a pas eu de « portraitistes » au sens classique, mais plusieurs artistes du mouvement ont travaillé la figure humaine ou le visage, chacun à sa manière.

Parmi les artistes qui s’ye sont intéressé ; avec la restriction évoquée, il y a eu Yves Klein et ses empreintes corporelles, les « antropométries » = Jacques Villeglé et Mimmo Rotella et les décollements et recomposition d’affiches lacérées = Martial Raysse qui réinvente le portrait féminin dans un idéal standardisé de beauté. =Gérard Deschamps réutilise textiles, bikinis ou jouets pour des figures féminines stéréotypées, Il a eu également Raymond Hains =Niki de Saint Phalle =Jean Tinguely =Daniel Spoerri : Christo =François Dufrêne

Yves Klein – Panoramique
Jacques Villeglé – La comédie humaine
Jacques Villeglé – Place de Locronan
Mimmo Rotella- Cosa fai baby
Mimmo Rotella – Marilyn
Martial Raysse – Portrait
Martial Raysse – Portrait
Gérard Deschamp – Sans titre
Raymond Hains – Sans titre n°19
François Dufrêne – sans titre
Niki de Saint-Phalle – Autoportrait
Niki de Saint-Phalle – La mort n’existe pas
Christo, Portrait de Précilda de Guillebon (mère de Jeanne-Claude)

Arts & Visage -84/.. Le Pop art et les portraits

Le Pop Art, né au milieu des années 1950 en Grande-Bretagne avant de s’épanouir dans les années 1960 aux États-Unis, a profondément renouvelé l’approche du portrait. Face à une société de consommation marquée par la publicité, le cinéma et les médias de masse, les artistes pop ont transformé la représentation des visages en véritables icônes visuelles, jouant à la fois sur la célébrité, la répétition et la couleur.

Contrairement aux traditions académiques où le portrait exaltait la singularité d’un individu, le Pop Art tend à en réduire l’unicité. L’usage de procédés mécaniques (sérigraphie, reproduction photographique, aplats de couleurs industrielles) efface les particularités pour transformer les visages en images reproductibles, proches de la publicité.

La célébrité devient un sujet central : chanteurs, acteurs, politiciens et figures populaires remplacent les élites aristocratiques d’antan. Le portrait pop est moins un témoignage psychologique qu’un signe de reconnaissance sociale et médiatique. Le même visage répété efface l’individu et révèle l’artificialité de son image publique. Le modèle devient produit, son portrait étant consommé comme une affiche ou une publicité. Ces œuvres soulignent la force des médias à imposer des visages dans la mémoire collective.

Parmi les artistes qui ont appartenu à cette mouvance il y a bien entendu Andy Warho, C’est sans doute l’artiste le plus emblématique de cette approche. Ses séries de portraits de Marilyn Monroe, Elvis Presley, Elizabeth Taylor ou Mao Zedong transforment les figures connues en images fétiches. Mais il y a aussi Roy Lichtenstein qui réduit le visage à une surface graphique codée. Ou encore Richard Hamilton,et ses collages qui mêlent visages de stars et objets de consommation ou encore Tom Wesselmann

Moins connus du public français il y a eu également James Rosenquist. Tom Wesselmann =Robert IndianaMel Ramos= Peter Blake =Patrick Caulfield= Guðmundur Guðmundsson, dit Erró =Valerio Adami et parmi les femmes Pauline Boty = Evelyne Axell =Marjorie Strider

Andy Warhol – Les athlètes
Andy Warhol – Mao
Andy Warhol – Autoportrait
Andy Warhol – Marylin
Mel-Ramos—Femme-américaine-(Hubba-Hubba)
Richard Hamilton – Sur la terasse
Patrick Caulfield – Portrait of-a frenchman
Robert Indiana – Portrait d’Obama
Marjorie Strider – Low Tide
Marjorie Strider – Rose-jaune
Marjorie Strider -_-Green triptych
Valerio Adami – Musicien
Pauline Boty -Paul Belmondo
Pauline Boty- Ccolour-her-gone
Tom_Wesselmann – Le sommeil
Evelyne Axell – Le mur du son
Evelyne Axell, – Ice cream
Peter Blake – Portraits
Roy Lichtenstein -Alright
Erro – Sans titre

Art & Visages – 83/.. Le portrait néosurréaliste


Le néo-surréalisme est une continuité ou plutôt une réactivation du surréalisme historique. On peut le considérer comme un héritage transformé, qui renaît surtout après 1945 et se prolonge dans la seconde moitié du XXᵉ siècle.

La caractéristique essentielle du néo-surréalisme est la fidélité à l’imaginaire surréaliste : rêve, inconscient, métamorphoses, hybridations. Par contre, alors que le surréalisme classique s’appuyait beaucoup sur Freud, le néo-surréalisme explore davantage le fantastique, la science-fiction, l’étrange. Il y a aussi les influences nouvelles de la bande dessinée,de la culture pop, de la publicité et, plus récemment, de l’art numérique.

Les artistes ont une vision plus spectaculaire et narrative : là où les premiers surréalistes étaient souvent cryptiques, les néo-surréalistes tendent à créer des images oniriques plus accessibles et visuellement frappantes.

On trouve dans les années 1945 , dans cette mouvance des artistes de divers horizons qui ont prolongé l’exploration du visage et de la figure humaine : Hans Ruedi. Giger (Suisse) =Paul Delvaux (Belgique= Jean-Louis Fabiola (Haïti/USA) – =Octavio Ocampo (Mexique) =Vladimir Kush (Russie/USA) =Gérard Di-Maccio (France/Italie)

Dans les années 1960 et au-delà,des émules de Dalí, Magritte ou Ernst, mais avec une dimension souvent plus psychologique, onirique ou symbolique on trouve quelques portraitistes néo-surréalistes comma Dino Valls (Espagne).Victor Safonkin (Russie) =Anne Faith Nicholls (États-Unis) == Maya Kulenovic (Bosnie-Canada) =Naoto Hattori (Japon) =Oleg Shupliak (Ukraine) = Mark Ryden (États-Unis) Ray Caesar (Canada) = Sean Landers = George Grie

Sean Landers, – Longhi Girl
Gérard di Macio
Otavio Campo
George Grie – Buterflly
Victor Dafonkin
Anne Faith Nicholls
Naoto Hattori Mind_gazing
Dino Valls
Paul Delvaux
Mark Ryden – La naissance de Vénus

Art & visages -82/.. – Le portrait surréaliste

Le mouvement surréaliste, né officiellement en 1924 avec le Manifeste du surréalisme d’André Breton, a profondément bouleversé les codes de la représentation. Si le portrait, en Occident, avait longtemps cherché à restituer la ressemblance physique, le surréalisme en propose une tout autre lecture : il ne s’agit plus de peindre un visage fidèle aux traits du modèle, mais d’exprimer son inconscient, ses désirs enfouis et ses rêves.

Le portrait surréaliste puise ses sources dans le dadaïsme, dont il reprend l’esprit de provocation et de libération de la logique. Un certain nombre d’artistes ont appartenu au mouvement Dada avent d’être surréalistes, Il s’inspire aussi du symbolisme et son goût pour l’évocation onirique. Mais aussi à la psychanalyse freudienne, qui offre aux artistes un vocabulaire des rêves, de l’inconscient et des associations libres.

Ces influences amènent le portrait surréaliste à déconstruire le visage, à le transformer en paysage, à le fragmenter ou à le fondre dans des objets inattendus. Le portrait surréaliste ne se limite pas à la peinture. Il se déploie dans la photographie avec Man Ray = ainsi qu’avec les collages de Max Ernst ou Hannah Höch et plus tardivement Jiří Kolář, Sans oublier l’écriture automatique et le dessin spontané, avec notamment les cadavres exquis.

Un certain nombre d’artistes surréalistes ont réalisé des portraits, Il l’on fait en peinture,en dessins, en collages, en photographie . Certains d’entre eux n’étaient pas à l’origine du Mouvement,

Parmi les artistes français et ceux par le monde, qui ont réalisé des portraits surréalistes , il a eu notamment =Eileen Agarr =Hans Bellmer=Victor Brauner=Claude Cahun =Leonora Carrington = Giorgio de Chirico Salvador Dalí =Marcel Duchamp=Max Ernst =Leonor Fini=Wilhelm Freddie=Frida Kahlo == Matta=Wifredo Lam=Lee Miller =René Magritte =Francis Picabia =Alice Rahon =Man Ray =Grete Stern = Yves Tanguy=Dorothea Tanning =Toyen = Remedios Varo= Marek Wlodarski et aussi les Artistes du groupe égyptien Art et Liberté de Georges Henein, avec Ramsès Younane, = Antoine Malliarakis= Skunder Boghossian

René Magritte – Double secret
Man Ray – Noire et blanche – Kiki de Montparnasse
Grete Stern – Autoportrait
Grete Stern – Dream
Francis Picabia – Olga
Dalvador Dali – Portrait de Paul Eluard
Leonor Fini – Portrait-de-Lino-Ivernizzi
Max Ernst – Ubu emperator
Frida Kahlo – Diego et moi
Mas Ernst – Portrait d’André Breton
Leonora Carrington – Autoportrait
Giorgio de Chirico – Chanson d’amour

L’art de l’aquarelle n° 66

Le numéro 66 de l’art de l’aquarelle est disponible. Il débute par des analyses d’œuvres. D’abord The Craved de l’américaine Ambrin Ling Puis de Scissor bridge Counterweight de Peter Jablokow, également américain. Vient ensuite l’actualité des salons et autres évènements aquarellés.

Les rencontres de la française Bénédicte Stef-Frisbey = les américain(e)s Stan Kurth =Matthew Bird = Robin Erickson = James Maria = le Gallois (UK) Peter Cronin = la taïwanaise Lai Young-Lin = les chinois continentaux Zhang Xiaochang = Yan Liang et aussi de la canadienne Jennifer Annnesley .Un portfolio ou album en français, consacré à Junwei Dai .

Et pour clore le magasine, des fiches-outils avec « Colour index » ( *) et ( **) et aussi « Comment bien choisir son papier

Art & Visages – 81/.. Le portrait dada

Le mouvement dada, né à Zurich en 1916 dans le contexte de la Première Guerre mondiale, s’est construit sur une volonté de rupture radicale avec l’art traditionnel et les valeurs bourgeoises. Le portrait, genre classique par excellence, n’échappa pas à cette entreprise de subversion. Au lieu d’exalter l’individu, le portrait dada le fragmente, le détourne, voire l’anéantit, au profit d’une vision critique et ironique de l’identité.

Le portrait dada se distingue par l’usage systématique du collage et du photomontage. Les artistes dadaïstes découpent et recomposent des fragments de photographies issues de journaux et de magazines. Le visage n’est plus représenté de façon unifiée, mais éclaté, hybridé avec des objets mécaniques, des typographies ou des morceaux de corps étrangers.

Ces portraits fragmentés traduisent une méfiance envers l’idée d’un sujet stable : l’individu moderne est traversé par la machine, la propagande et les images de masse. Dans l’esprit dada, le portrait se fait volontiers machine. Loin de glorifier le modèle, ces portraits déshumanisent pour mieux critiquer la société industrielle et militarisée de l’après-guerre.Le portrait Dada a inspiré directement le surréalisme, puis les expérimentations néo-dada et pop art, où l’identité devient collage de signes, objet de consommation ou simulacre médiatique.

Parmi les membres du mouvement Dada qui ont réalisé des portraits, il y avait A Zurich : Emmy Hennings = Hugo Ball = Sophie Taeuber-Arp = à Berlin : Hannah HöchRaoul Hausmann =John Heartfield – =George Grosz –= à Paris : Marcel Duchamp =Francis Picabia =Man Ray et aussi Marcel Janco = Max Ernst

John Heartfield – Sans titre
Raoul Hausmann = ABCD, 1923-1924 
Hugo Ball – Cabaret Voltaire
Francis Picabia – Portrait de Germaine Everling
Marcel Duchamp – LHOOQ-1919
George Grosz – Route dangereuse
George_Grosz – Les piliers de la société
Hannah Höch – Da Dandy,
Hannah Höch, Coupe au couteau de cuisine à travers la première ère allemande de la culture du ventre à bière de la République de Weimar, 1919,
Emmy Hennings – Autoportrait à la poupée dada
Sophie Taeuber-Arp – Autoportrait
Marcel Jaco – Portrait de Christian Tzara
Man Ray – Larme

Art & Visages – 80/.. Le portrait cubiste

Le cubisme apparaît à Paris vers 1907, autour de Pablo Picasso et Georges Braque, rapidement rejoints par d’autres artistes .Ce mouvement a bouleversé l’histoire de l’art en proposant une nouvelle manière de représenter la réalité. Le portrait cubiste, en particulier, témoigne d’une révolution esthétique : il ne cherche plus à imiter fidèlement l’apparence du modèle, mais à traduire sa structure et son essence à travers des formes géométriques, des plans fragmentés et une multiplicité de points de vue.

L’influence majeure est celle de Paul Cézanne, qui affirmait vouloir « traiter la nature par le cylindre, la sphère et le cône ». Mais aussi les arts dits « primitifs » avec les sculptures africaines et océaniques. Il faut également noter la publication en 1907 par Henri Bergson, de L’évolution_créatrice qui a influencé certains cubistes comme Pablo Picasso.

Le portrait cubiste se distingue par la déconstruction des formes.Le visage et le corps ne sont plus représentés de manière réaliste. Ils sont fragmentés en facettes géométriques, qui rappellent un cristal ou un objet démonté. Le cubisme cherche à représenter simultanément plusieurs perspectives. Un visage peut ainsi montrer l’œil de profil et le nez de face, dans une même image. L’identité du portraituré n’est pas effacée : on reconnaît souvent les traits essentiels. Mais ce n’est plus l’apparence photographique qui compte, c’est la manière dont l’artiste exprime l’essence, la mémoire ou la présence intérieure du modèle.

Dans la phase dite analytique (1909-1912), la palette est souvent sobre (ocres, gris, bruns) afin de se concentrer sur la structure.Dans la phase synthétique (à partir de 1912), les couleurs deviennent plus vives et l’on intègre du collage de papier journal, de morceaux de tapisserie, d’étiquettes.

Parmi les peintres cubistes, un certain nombre d’entre eux ont peint des portraits, outre Pablo Picasso et Georges Braque des artistes comme Juan Gris = Fernand Léger Mais aussi Albert GleizessJean MetzingerRobert Delaunay=Sonia Delaunay=Marie Laurencin =Francis Picabia André Lhote =Roger de La Fresnaye = Henri Laurens

Parmi les cubistes étrangers il y avait également le finlandais Léopold Survage= le méxicain Diego Rivera = l’italien Gino Severini =l’espagnole María Blanchard= la Cubo-futuriste russe Lyubov Popova

Pablo Picasso – Portrait de Dora Maar
Pablo Picasso – Femme assise au chapeau
Georges Braque – Buse de femme
Juan Gris – Arlequin avec une guitare
Fernand Léger – Femme et enfant
Rpbert Delaunay – La portugaise
Diego Rivera – Angelina et l’enfant
Gino Severini – Une danseuse
Lioubov Popoca – Portrait d’un philosophe