
La Figuration narrative apparaît en France dans les années 1960, en réaction à la fois à l’abstraction encore dominante et au Pop Art américain.Le terme s’impose lors de l’exposition « Mythologies quotidiennes » en 1964 au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris.
Le portrait dans la Figuration narrative n’est pas comme dans la Nouvelle figuration psychologique mais médiatisé et symbolique. Ce n’est pas une quête intérieure : il est miroir de la société et de ses images. Il montre comment : l’individu est réduit à une image, l’identité se construit par les médias et la consommation, le portrait devient un outil critique face à la manipulation visuelle.Ainsi, les artistes révèlent la perte de singularité dans un monde saturé d’images.
Les artistes veulent raconter le monde contemporain à travers des images inspirées de la bande dessinée, de la photographie, de la publicité et des médias. Ceci dans le contexte de la montée de la société de consommation, influence massive des images télévisuelles et photographiques,tensions politiques avec la guerre du Vietnam, la guerre d’Algérie,la guerre froide, Mai 68. Les artistes veulent dénoncer la guerre, l’aliénation médiatique, la consommation. L’art devient une arme visuelle pour parler de la société.
Les images sont claires, lisibles, souvent proches de la BD ou du cinéma. Les artistes utilisent des couleurs vives, des aplats, des procédés empruntés à l’imprimerie et à la photographie. Certains artistes qui ont participé à la mouvance de la Nouvelle figuration ont ensuite participé au mouvement de la Figuration narrative. Certaines œuvres étaient collectives.
Les principaux tenants de ce courant ont été Gérard Fromanger =Jacques Monory Erró =Hervé Télémaque =Bernard Buffet =Antonio Saura =Jean Hélion = Gilles Aillau= Peter Klasen= Henri Cueco= Eduardo Arroyo =Valerio Adami
















































































































