
Le romantisme, mouvement artistique et littéraire du XIXe siècle, s’est étendu bien au-delà des frontières occidentales de l’Europe. Dans le monde slave — Russie, Pologne, Ukraine, Slovaquie et Balkans —, il a pris une forme singulière, mêlant exaltation individuelle, patriotisme et goût du mystère.
Au XIXe siècle, de nombreuses nations slaves sont sous la domination impériale (Russie, Autriche, Prusse, Empire ottoman). Le romantisme prend alors un caractère nationaliste et identitaire. L’art devient un outil de réaffirmation culturelle. Il y a notamment une école romantique russe
Le portrait romantique slave en est un témoignage marquant : il exprime non seulement les états d’âme de l’individu, mais aussi l’aspiration collective à la liberté, à la mémoire historique et aux racines culturelles. Il ne s’agit plus seulement de représenter une figure sociale ou religieuse, mais d’exprimer la profondeur de l’âme, la souffrance du peuple, ou encore l’idéalisme du héros romantique.
Les personnages sont mélancoliques, le regard souvent perdus dans la rêverie. Ils sont installés dans des paysages sublimes de montagne ou de forêt, sous des ciels orageux, dans un clair-obscur, Ils portent souvent des costumes traditionnels, clair-obscur, touche sensible, accent sur la lumière du regard.
Les portraitistes romantiques majeurs du monde slave ont été notamment :
Les russes Orest Kiprensky , Karl Brioullov, Vassili Tropinine
Alexeï Venetsianov ,Vassili Perov, Mikhaïl Vrubel
Les polonais Piotr Michałowski , Jacek Malczewski ,Aleksander Lesser ,Wojciech Stattler =
Les ukrainiens Taras Chevtchenkor, Nikolai Gay, Volodymyr Borovykovsky













