Ces écrivains, compositeurs, peintres et puissants atteints du Mal français – 2/4 – Origine et symptômes.

Le terme de syphilis a été introduit par Girolamo Fracastoro, poète et médecin de Vérone . Il publie en 1530 « Syphilis sive Morbus Gallicus » un traité en trois partie sur la propagation de la maladie. Parmi les personnages mythologiques il y a Syphilus, berger des troupeaux du roi Alcihtous,
L’origine de cette « maladie honteuse »est controversée. Généralement, il est admis qu’elle a été ramené d’Amérique vers l’Europe par les hommes du conquistador Christophe Colomb. Certains historiens font du capitaine Martin Alonzo Pinzon la première victime du tréponème pâle. Cet élément pathogène n’a été découvert qu’en 1905 par Fritz Schaudinn et Erich Hoffmann

La première épidémie connue de syphilis est survenue en 1495, alors que les soldats de Charles VIII assiégeait Naples. D’où le nom de Mal français en Italie et Mal de Naples en France. Elle se répand au 16ème siècle. Bien entendu, c’est toujours l’Autre qui en est responsable

La transmission de la maladie a été, notamment au 19ème siècle, attribuée au monde des prostituées mais aussi des nourrices. Pour la seule année 1860 on estime que 120.000 personnes sont mortes de la grande vérole. La guerre de 14-18 n’en fut pas épargnée. Depuis une trentaine d’années cette MST réapparait.

La personne contaminée va voir apparaître , dans la phase primaire, un chancre ou ulcération syphilitique 10 à 90 jours après la contamination par voie sexuelle, anales ou buccale. Si la maladie n’est pas traités va survenir la seconde phase. Elle se manifeste notamment par une roséole, des papules sur le visage, le corps, les organes génitaux. Ou encore la perte des cheveux. Elle peut s’accompagner de fièvre, de fatigue, de douleurs articulaires. Les maux de tête peuvent amener une méningite.
De nos jours le médecin prescrit généralement de la benzathine pénicilline G, utilisée sous une forme « retard ». et l’on guérit donc de la syphilis. Mais avant l’apparition de ce traitement, la phase tertiaire menait à la paralysie et à la démence.