Noël vu par les peintres – 2/2 – La fête profane

La fête de Noël n’est plus vraiment une fête chrétienne. La baisse vertigineuse de la pratique religieuse en est une des causes. Le « petit Jésus » de la crèche a été remplacé par le Père Noël. Et les marchands du temple de la société de consommation se sont emparé de cette période festive.

Pablo Picasso – Le Père Noël
Paul Gauguin – La nuit de Noël
Henry Mosler 1841-1920 , – Christmas Morning,
Carl Larsson 1853-1919 – , Christmas morning,
David Jacob Jacobson 1821-1871 – Vente d’arbres de Noël
Pierre Bonnard 1887-1947 – Le soir de Noël
Viggo_Johansen 1851-1935 -_ Merry_Christmas
Georg von Rosen 1843-1923 – Le marché de Noël
Pitchi & Avo – Santa Claus – Street art
Bernard Buffet 1928-1999 -Sapin de Noël

Noël vu par les peintres – 1/2 – La nativité

La Nativité est selon la tradition la naissance de Jésus à Bethléem. C’est au 4ème siècle qu’elle est fixée au 25 décembre. Elle va s’imposer dans l’Europe et le Bassin méditerranéen. Elle remplace progressivement les fêtes païennes liées au solstice d’hiver (Yule germanique, fête de Mithra, Saturnales romaines).
La Nativité est l’un des thèmes religieux les plus représentés par les peintres au cours des siècles.La Nativité, rassemble Marie, Joseph, l’Enfant Jésus, les bergers, les anges et les rois mages qui arrivent le jour de l’Épiphanie. Dès le 4ème siècle des peintures lui sont consacrées.

Parmi les peintres qui ont représenté des nativités il y a eu : Fra Angelico =Hans Baldung =Sandro Botticelli =Francesco Botticini =Charles Le Brun =Giotto di Bondone =Robert Campin =Pietro Cavallini =Lorenzo Costa =Piero della Francesca =Paul Gauguin =Andreï Roublev =Domenico Ghirlandaio =Ridolfo del Ghirlandaio =Henri Lindegaard =Stefan Lochner =Francesco Mancini =Le Pérugin =Hyacinthe Rigaud =Martin Schongauer.

Giotto di Bondone 1266-1337 – La nativité du Christ
Geertgen ot Sint Jans 1460-1495 ?- Nativité la nuit
Don_Lorenzo Monaco 1370–1424 Adoration
Robert Campin 1378-1444 – Nativité
Gentile da Fabriano, 1370-1427 – L’Adoration des Mages
La Nativité, École de Novgorod ,
L’Adoration des mages – Pierre-Paul Rubens, 1609

C’est bientôt la « Trêve des confiseurs »

La trêve des confiseurs c’est ce moment suspendu entre l’agitation des fêtes de Noël et l’euphorie du Nouvel An. Il y a bien entendu pendant cette période des préparatifs, les retrouvailles familiales à Noël, autour du sapin. Puis le réveillon entre amis le soir de la Saint-Sylvestre et pour terminer le Jour de l’An, les étrennes, les vœux et les bonne résolutions. C’est aussi le moment où traders et footballeurs suspendent leurs activités.

Mais que viennent faire dans tout cela les confiseurs. Cette période est pour eux la plus chargée de l’année. Comme toutes les professions de bouche ils sont sur le pont. Ce n’est pas vraiment ^pour eux un moment de répit, de trêve.

En décembre 1874, nous sommes sous la troisième république trois ans après la Commune de Paris.Le Président de la République est Patrice de Mac Mahon,

Les Royalistes :Légitimistes et Orléanistes et les Républicains:Libéraux, Opportunistes, Radicaux et Socialistes S’affrontent. Et en cette fin d’années, de tous bords, ils n’ont pas envie à l’approche de la fin d’année de se confronter sur des questions difficiles. Reportons les débats à l’année prochaine.

Les parlementaires décident de mettre en sommeil leurs débats et leurs querelles afin disent-ils de laisser les Français profiter des fêtes de fin d’année. « On convint de ne pas troubler par nos débats la reprise d’affaires commerciales qui, à Paris et dans les grandes villes, précèdent toujours le jour de l’an », écrit dans ses mémoires le duc Albert de Broglie, Les journaux satiriques qui sont nombreux à cette époque vont alors parler de la Trêve des confiseurs.

La syphilis vue par les peintres & les illustrateurs – 4/4

Au fils des siècles et plus particulièrement pendant le 19ème siècle, des peintres et illustrateurs se sont emparés du thème de la syphilis. En voici une sélection :

Friedrich Sustris 1540-1599 – Alerte à la syphilis
Autour d’un malade de la syphilis
Sifilide-botti-mercurio -Gravure de 1689 tirée de l’ouvrage de Steven Blankaart
Jean Fernel et des victimes de la syphilis
La troupe atteinte par la syphilis
Charles Armand Durand -1831-1904 – Allégorie de la syphilis
Le mal par le mal
prophylaxie Cagna d’amour
Symptoms_of_syphilis -Medical_book – 1850-1860
Théophile A. Steinlen -Illustration-pour-La-Maison-Tellier de Maupassant
Un malade de la syphilis et deux prostituées – Gravure de 1810
Une prostituée représentée en ange de la mort
Eugène Delâtre, La Mort en fourrures, – 1897
Richard Tenant Cooper – La syphilis – 1912
Affiche destinée aux soldats américains

Ces écrivains, compositeurs, peintres et puissants atteints du Mal français -3/4 Qui sont-ils ?

La syphilis, une maladie sexuellement transmissible qui était particulièrement répandue avant l’apparition des antibiotiques, a touché de nombreuses personnes célèbres à travers l’histoire. et notamment au cours du 19ème siècle. Elle était attestait d’une vie débridée et décadente. Signe de mauvaises mœurs, la syphilis est la maladie honteuse du siècle,

Voici quelques personnalités supposément mortes ou gravement affectées par cette maladie Certains cas restent sujets à débat en raison des diagnostics peu précis à leur époque. Les astérisques (*) qui sont apposées à coté des liens vers les biographies renvoient à des articles relatifs à la syphilis desdits personnages.

Parmi les écrivains poètes et philosophes ont été atteints pas la syphilis Charles Baudelaire (*) =Karen_Blixen (*) = Alphonse Daudet (*) =Georges Feydeau (*) =Gustave_Flaubert (*) =Jules de Goncourt (*) =James_Joyce (*) = Guy de Maupassant (*) = Friedrich_Nietzsche (*) =Arthur_Rimbaud (*) = William_Shakespeare (*) .
Il y a aussi les musiciens comme Ludwig van Beethoven =(*) =Emmanuel Chabrier = Gaetano Donizetti (*) = Scott Joplin (*) = Niccolo Paganini (*) =Franz Schubert (*) = Robert Schumann(*) = Bedrich Smetana (*) = Hugo Wolf (*)
Ainsi que les peintres Paul_Gauguin (*) = Francisco_de_Goya (*) =Édouard Manet (*) = Henri de Toulouse-Lautrec (*) = Vincent van Gogh (* ?)

Enfin parmi les personnages public on relève ==Armand de Bourbon-Conti =George Brummell =Al_Capone = Claude de France = François Ier (*) et La_Belle_Ferronnière =Henri VIII= Vladimir Ilitch Lénine (*)Abraham_Lincoln (*) =Laurent II de Médicis =Lola Montez = = Otto de Habsbourg-Lorraine = Louis Ier du Portugal =Jean-Charles-Julien Luce de Lancival (*) = =Anne-Marie Martinozzi = Charles_de_Sévigné =le fils de la la célèbre épistolière = le Duc de Vendome

Et d’autres moins connu en France comme Endre Ady =Texas Alexander =Malatesta IV Baglioni =John Batman =Rachel Beer =Adolphe van Bever =Colin Campbell =Randolph Churchill ==Charles Conder =Frederick Delius =Jeanne Duval = =William C. Foster = =Ernst Theodor Amadeus Hoffmann =Charles Howard (vicomte de Morpeth) =Ulrich von Hutten =Mizzi Kaspar =Peder Severin Krøyer Antonio da Montefeltro Justine Paris =Pierre VI Șchiopul =Harry Nelson Pillsbury =Francesco Piranesi =Charles Radbourn =Jean Sandherr =Friedrich Wilhelm von Seydlitz=Augustin Thierry =Tongzhi =Richard Vahsel =Mikhaïl Vroubel=John Wilmot (2e comte de Rochester) =Frédéric-Charles de Wurtemberg-Winnental =Stanisław Wyspiański

Ces écrivains, compositeurs, peintres et puissants atteints du Mal français – 2/4 – Origine et symptômes.

Le terme de syphilis a été introduit par Girolamo Fracastoro, poète et médecin de Vérone . Il publie en 1530 « Syphilis sive Morbus Gallicus » un traité en trois partie sur la propagation de la maladie. Parmi les personnages mythologiques il y a Syphilus, berger des troupeaux du roi Alcihtous,
L’origine de cette « maladie honteuse »est controversée. Généralement, il est admis qu’elle a été ramené d’Amérique vers l’Europe par les hommes du conquistador Christophe Colomb. Certains historiens font du capitaine Martin Alonzo Pinzon la première victime du tréponème pâle. Cet élément pathogène n’a été découvert qu’en 1905 par Fritz Schaudinn et Erich Hoffmann

La première épidémie connue de syphilis est survenue en 1495, alors que les soldats de Charles VIII assiégeait Naples. D’où le nom de Mal français en Italie et Mal de Naples en France. Elle se répand au 16ème siècle. Bien entendu, c’est toujours l’Autre qui en est responsable

La transmission de la maladie a été, notamment au 19ème siècle, attribuée au monde des prostituées mais aussi des nourrices. Pour la seule année 1860 on estime que 120.000 personnes sont mortes de la grande vérole. La guerre de 14-18 n’en fut pas épargnée. Depuis une trentaine d’années cette MST réapparait.

La personne contaminée va voir apparaître , dans la phase primaire, un chancre ou ulcération syphilitique 10 à 90 jours après la contamination par voie sexuelle, anales ou buccale. Si la maladie n’est pas traités va survenir la seconde phase. Elle se manifeste notamment par une roséole, des papules sur le visage, le corps, les organes génitaux. Ou encore la perte des cheveux. Elle peut s’accompagner de fièvre, de fatigue, de douleurs articulaires. Les maux de tête peuvent amener une méningite.
De nos jours le médecin prescrit généralement de la benzathine pénicilline G, utilisée sous une forme « retard ». et l’on guérit donc de la syphilis. Mais avant l’apparition de ce traitement, la phase tertiaire menait à la paralysie et à la démence.

Ces écrivains, compositeurs, peintres, puissants atteints du Mal français – 1/4 Généralités

à Albrecht Dürer– malade du mal français -1496

C’est une biographie de Guy de Maupassant, (1850-1893) publiée sur TV5 dans les docs de la Grande librairie, (1821-1880) qui m’a rappelé les causes de la mort de ce grand écrivain français, ami de son mentor Gustave Flaubert et Émile Zola (1840-1902)

En effet, Guy de Maupassant, est mort en avril 1893, à la Clinique du Docteur Émile Blanche (1820-1893) célèbre médecin aliéniste, Il avait contracté en 1867 la Syphilis qui l’a emporté dans un état de grande démence .

Beaucoup d’écrivains et de musiciens célèbres, des peintres, des princes et des rois et Monsieur Tout-le-Monde ont principalement au cours du 19ème siècle ont été emportés par cette maladie invalidante et incurable.

Les traitements proposés par les médecins, comme le mercure et les décoctions de Gaïac s’avéraient dans de nombreux cas inefficaces. A partir de 1911, le bactériologiste allemand Paul Ehrlich.
propose l’arsphénamine, un traitement à base d’arsenic, qui s’avère efficace.
En 1928, Alexander Fleming découvre l’efficacité de la pénicilline. Mais il faut attendre les années 1940 et les recherches du pharmacologue Howard Florey, du chimiste Ernst Chain et du biologiste Norman Heatley pour que commence la production en masse de cet antibiotique. Elle va être produite à l’échelon industriel par Eli Lilly and Compan.

Même si de nos jours l’on soigne efficacement cette maladie maladie sexuellement transmissible, seulement l’Organisation mondiale de la santé elle frappe encore chaque année dans le monde 8 millions d’adultes.

Dans mes prochains billets, je vais m’intéresser à l’origine de cette maladie ainsi qu’à ses manifestations. Je vais ensuite recenser les personnages connus qui l’on contracté au fil du temps. Je vais terminer cette série par les regards et donc les œuvres produites par les peintres et illustrateurs

L’ennemi secret de  Raymond-Millet – 1945

L’art de l’aquarelle n°63 vient de paraitre





L’art de l’aquarelle n° 63 est paru. Il débute par l’analyse d’aquarelles du brésilien Marcos Beccari = de la tchèque Alexandra Bryska = de l’américain John Salminen. Il se poursuit avec les actualités des artistes., celles des salons. Puis vient un zoom sur la Louisiana watercolor society. L’art de l’aquarelle avait par le passé perlé de ce groupement dans son n° 19 paru en 2013.

Viennent ensuite les rencontres avec l’australien Graham Marchant et ses étoffes = l’américaine Jacqueline Gnott et ses natures mortes qui nous rappellent celles des hollandais des 17ème et 18ème siècles.= celle de la l’américano-bulgare Lyudmila Tomova Clark = celle de l’artiste l’algérien Abdelatif Benselah = l’australienne Beverly Allen et ses œuvres botaniques = les enseignes rétro de l’américaine Lisa Tennant = l’argentine Kira Mamontova et son déluge joyeux de fleurs = les portraits du sri-lankais Asanka Anujeewe, encore un « pays de Janine Gallizia » l’australien Ross Paterson

Un album, ou portfolio si vous préférez le franglais, consacré australien John Borrack.Et pour terminer un retour sur le passé avec le romantique anglais, à le vie courte Thomas Girtin 1775-1802

La nourriture et les arts – 20/20. -Les lieux de convivialité

Les lieux de convivialité ont évolué au fil des siècles, reflétant les transformations sociales, culturelles, et économiques de chaque époque.

Au moyen age, les auberges accueillaient voyageurs et pèlerins, tandis que les tavernes servaient de lieux de rassemblement pour les habitants du village ou de la ville.La noblesse pour asseoir son influence organise des banquets et des festins. Ils sont généralement accompagnés de musique et de jeux.

A partir du 17ème siècle vont s’ouvrir les cafés. Ce sont les artistes et les bourgeois qui les fréquentent. On y mange et l’on y boit. Et l’on débat d’idées et de politique.

Au milieu du 18ème siècle, en 1765, un dénommé Boulanger ouvre le premier restaurant.

Au 19ème siècle, dans les villes, plus populaires, apparaissent les bars et cabarets où se retrouvent les ouvriers, artistes, et bourgeois. Par ailleurs en 1854 Alexandre Duval va développer la mode des Bouillons, lancée par son père boucher de son état. Son but était d’écouler les bas morceaux boudés par sa clientèle.
Plus près de nous les cafés et les bistrots et bien sur les restaurants de toutes catégories, sont toujours de lieux de rencontres.

Caravage 1571-1610- Le repas à Emmaüs
Hieronymus Francken 1540-1610 , Les Gras et les Maigres
William Hogarth.1697-1764 – Le Banquet. –
Albert Fourrié 1854-1934 Repas de noce à_Yport

Fernando Botero 1932-2023 – Picnic
Gustave Courbet 1819-1877 Après-dinéer à Ornans
Zenaida Serebriakova 1994-1967 – Le Déjeuner des enfants

La nourriture et les artistes – 19/20 – Autour de la boisson

La nourriture n’est pas seulement solide, elle est aussi liquide. comme le dit cette citation latine « Bonum vinum laetificat cor hominis » (*) Le bon vin réjouit le cœur de l’homme (et de la femme). Le thème de la boisson, de son côté festif a été largement les peintres.

Ils vont peindre des natures mortes qui comportent des verres, des chopes, des bouteilles. Mais c’est bien connu que l’abus d’alcool est dangereux. Très vite l’on va rencontrer les buveurs, les ivrognes.

Jérôme Bosch 1450-1516- L’intempérance
Caravage 1571-1610- Bacchus
David_Teniers le jeune (1610-1690) Les buveurs de bière
Albert Emmanuel Bertrand 1859-1912– Buveuse d’absinthe
Karl Kronberger 1841-1921 – Le buveur de bière
Suzanne Valadon 1865-1938 – La buveuse
Balthus (1908-2001) – Nature morte à la carafe brisée
Andy Warhol (1928-1987) . – Coca-Cola (3)
Johns Jasper né en 1930 -Ballantine Ale
Roy Lichtenstein 1923-1997, Sandwich and Soda

7ème biennale des Aquarellistes en Nord

La 7ème Biennale des Aquarellistes en Nord
se tiendra à l’Hospice d’Havré100, rue de Tournai à Tourcoing (Nord)
du 18 janvier au 22 février 2025
Vernissage le vendredi 17 janvier au 22 février 2025
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Aquarellistes en Nord que j’ai initiée en avril 2010 a été fondée en octobre 2010
Elle regroupe une quarantaine d’aquarellistes professionnels ou amateurs confirmés
des Hauts-de-France
dont la Métropole européenne de Lille -Kortrijk -Tournai
de la région de Mons et d’un peu plus loin en Belgique
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Les aquarellistes exposants lors de la 6ème biennale en novembre 2022





La nourriture et les arts- 18/20 – La famine

L’art et la famine se croisent pour exprimer la vulnérabilité humaine tout en offrant des perspectives critiques ou inspirantes sur ce problème universel.

Les grandes famines , comme celles d’Espagne en 1811, d‘Irlande (1845-1852), d’Algérie (1866-1868) ou de France celle de 1693-1694 et celle de 1709, en Chine en 1959-1961 ont inspiré les peintres. Au 20ème siècle, les photographes mais aussi les cinéastes ont contribué à sensibiliser le public. Par exemple Dorothea Lange sur la Grande Dépression. Des écrivains tels que Victor Hugo dans les Misérables,(*) John Steinbeck 1902-1968 dans les Raisins de la colère (*) ou encore Alexandre Soljentsyne 1918-2008 dans « Une journée d’Ivan Denissovitch » ont exploré le thème de la faim ou des privations.

Gustave Guillaume La famine en Algérie
Gravure populaire – Grande famine en Irlande
José Aparicio – La grande famille de Madrid en 1811
Daniel McDonald – Ireland During the Famine
Anonyme -Queue pour la nourriture au Ghetto de Theresienstadt 1941
Antoine_Wiertz 1806-1865 -_Faim,_folie_et_crime
Pierre Andrieu 1821-1892 – Queue devant une boucherie
Evelyn Dunbar 1906-1960 – Queue devant une poissonnerie
La famine lors du siège de Paris gravure – Emile Bayard (1837-1891)
Francisco Goya – Les désastres de la guerre
Dorothea Lange Enfants migrants sans mère dans le coton, – Photographie 1935
Famine en Éthiopie 1984-1985 – Photographie
Leila Nseir syrienne née en 1941 – La faim



La nourriture et les arts – 17/20 – Abondance et gourmandise

L’abondance et la gourmandise, lorsqu’elles sont traduites par les arts, transcendent leur matérialité. Elles deviennent des miroirs de notre société, reflétant à la fois nos désirs et nos contradictions. Que ce soit en peinture, en littérature, ou dans les arts culinaires, ces thèmes célèbrent la richesse de la vie tout en invitant à la réflexion.
Depuis la Renaissance, l’abondance est représentée par des cornes d’abondance remplies de fruits, de fleurs, ou de nourriture. Ces images symbolisent la richesse, la prospérité, et la fertilité.Tandis que l’abondance est célébrée dans certaines œuvres, elle est aussi critiquée dans d’autres pour ses excès. Par exemple, certains tableaux baroques utilisent des scènes de festins pour rappeler les inégalités sociales ou la nature éphémère des plaisirs terrestres.

Certains artistes contemporains explorent la gourmandise comme thème de société. Par exemple, des sculptures de desserts géants ou des installations culinaires peuvent interroger notre rapport à la consommation et à l’excès.

Joachim Bueckelae – L’abondance
Anonyme – Gargantua
Pieter_Aertsen 1508-1575 Viande et Sainte famille
Jacopo_Chimenti 1551-1640 – Nature morte
Carl Olof Larsson 1853-1919 – Abondance, Noël 1904
Georg Flegel (1566-1638) – Nature morte
Andrea Landini 1847-1935 – La tentation
Édouard Jean Dambourgez 1844-1931 –Une boutique de charcuteries
Maria Blanchard 1881-1932 – Gourmandise
Hervé Télémaque 1937-2022 – La gourmandise
Richard Estes né en 1932 – Magasin à New-York City
Norman Rockwell -1894-1978 – À L’Abri du besoin
Rose-Mary Vallas – Plaisir-et-gourmandise

Rétrospective Dodeigne à la Piscine de Roubaix

Le Musée d’art et d’industrie André Diligent dit
La Piscine de Roubaix présente
une rétrospective de l’œuvre du sculpteur Eugène Dodeigne
Jusqu’au 12 janvier 2025

Eugène Dodeigne (1923-2015) est un sculpteur français. Sauf dans les Hauts de France où ses sculptures monumentales sont bien présentes, il est plus connus à l’international qu’en France. Ses parents liégeois d’origine s’installent à Mouvaux (Nord) alors qu’il est âgé de six mois. Son père marbrier et tailleur de pierres sera son premier professeur. Il l’encourage à suivre les cours de dessin et de modelage aux Beaux-arts de Tourcoing. Il part ensuite à l’École des Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de Marcel Gimond.

En 1948 et 1949 il s’installe avec sa femme et sa fille à Vézelay. Puis dès 950 il s’installe à Bondues (Nord). Il y construira lui-même ses maisons successives. Il va enseigner le dessin à Saint-Luc

Les quelques 200 œuvres, sculptures souvent colossales, dessins et peintures de cette rétrospective permettent de suivre l’évolution de l’artiste. Il va travailler le bois, puis la pierre de Soignies, puis il coulera le bronze dans atelier. Il sculpte au Printemps et il dessine en Hiver.
Dès les années 1960 il expose à Paris et dans le Nord de la France, en Belgique et en Allemagne. En 2021 à Drouot une sculpture de 1960 a été adjugée 23750 €.

Denise Colomb, Portrait d’Eugène Dodeigne, 1961
Eugène Dodeigne – Tête
Eugène Dodeigne – Méditation
Eugene Dodeigne- Le-groupe-des-dix- 1970
Eugène Dodeigne – Confidences
Eugène Dodeigne – Sans titre 1983

Pratique des Arts n° 178

Le numéro 178 de Pratique des Arts s’ouvre sur la vie des arts avec les expositions et salons programmés au début de l’année 2025.
Puis l’on découvre l’américaine Déborah Friedman qui et ses œuvres réalisées avec des crayons de couleurs. On poursuit avec un dossier sur les dessins à l’encre de chine, ou diverses autres encres ainsi que les outils du dessinateurs, les, plumes, calame, stylo,etc.

Des rencontres avec des huilistes, l’américain Rick Stevens, l’argentine Graciela Genovés, avec l’aquarelliste sud-africaine Abi Naude et ses animaux des grands parcs et aussi, toujours l’aquarelle avec la russe Marina Lasaeva et l’américaine Diane Checharick. Et aussi deux pastellistes, le péruvien Elias Flores Castillo et le français Dany Denis

Il y a aussi deux publireportages qui ne disent pas leur nomn consacrés à la boutique Charbonnel qui fait face à la Cathédrale Notre-Dame de Paris ainsi qu’à trois magasins de Boesner.à Lyon, Vitrolles et Bordeaux.

Sans oublier le Guide pratique avec les pinceaux Stradivarius de Raphaël par Joël Simon = les croquis de personnages par Ludivine Alligier = Portrait théâtral à l’huile par Florent Maussion = Yves-Marie Salanson qui peint un voilier averc3 Ink Brush de Sennelier (Pub !) = une statue reproduite à l’aquarelle par le Sketcher américain Alex Hillkurtz = deux chats par la pastelliste israélienne Yael Maimon = un portrait en grisaille par Tania Sadeghien = Modelage d’un bsute par André Jude = réalisation de ciels et soleil couchant avec la peinture v Flashe vinylique de Lefranc-Bourgeois par Karen Muller