Pont-Aven : son musée et ses galeries

L’Aven

Mardi dernier j’étais à Pont-Aven surnommée la Cité des peintres. En effet cette dans cette petite commune bretonne qu’à la fin du 19ème siècle un certain nombre d’artistes s’y sont installés et y ont peint. A l’époque, et avant sa fusion en 1954, avec le village voisin de Nizon, elle était peu étendue. La population très pauvre ne dépasse pas mille habitants.

En 1862 Camille Corot y séjourne. Mais c’est en 1864, qu’un peu par hasard, le peintre américain Henry Bacon découvre ce pays de renom au « 14 moulins et 15 maisons. De retour à Paris, conquis par ce petit village isolé, il en parle avec enthousiasme à ses amis peintres. Le premier intéressé sera Robert Wylie qui y viendra une dizaine d’années. Il sera suivi par les américains Frederick Arthur Bridgman = Benjamin Champney=Thomas Alexander Harrison=Henry Mosler, William Lamb Picknell, =Howard Roberts = Earl Shinn=Clement Nye Swift, =Charles Way = Moses_Wight .

Sur les conseils de Jean-Léon Gérôme des français arrivent notamment William Bouguereau, Louis-Nicolas Cabat, Armand Jobbé-Duval, Sébastien Charles Giraud,Maxime Lalanne, Léon Germain Pelouse, Paul Sébillot. Il y a aussi le Hollandais Herman van den Anker, l’Irlandais Augustus_Nicholas_Burke , le Canadien Paul Peel. Tous sont attirés par la beauté du site et le cout de la vie peu élevé. Mais aussi l’arrivée du Chemin de fer à Quinperlé Vers 1870, ils sont une cinquantaine d’artistes. Ils logent à l’hôtel de Voyageurs de Julia Guillou, l’hôtel du Lion d’Or, ou l’auberge Gloanec mais aussi le Manoir de Lezaven et ses ateliers.

Vers 1880, une seconde vague d’artistes arrive à Pont-Aven, le nouveau Barbizon.Il y a les danoises Marie Luplau et Emilie Mundt, les finlandaises Amélie Lundhal, Elin Danielson-Gambogi et Helene Schjerfbeck. Mais aussi les fançais comme Alexandre Defaux,Gabriel-Charles Deneux, Marius Gourdault

En 1886 arrive Paul Gauguin suive par d’Émile Bernard , Paul Sérusier, Mogens Ballin,,Robert Bevan,Ernest Ponthier de Chamaillard, Henri Delavallée, Meyer De Haan, Émile Dezaunay. ,Émile Jourdan,Charles Laval, Gustave Loiseau, Maxime Maufra, Henry Moret,Roderic O’Conor,Flavien-Louis Peslin,, Émile Schuffenecker, Armand Seguin, Wladyslaw Slewinski, Jan Verkade, , Jens Ferdinand Willumsen. Il y a aussi Charles Filiger qui réside au Pouldu où Gauguin s’échape ainsi de Pont-Aven devenu trop peuplée d’artistes, à son gré.

C’est dans ce climat créatif des post-impressionnists, que vont naitre le « synthétisme », le cloisonnisme, le japonisme puis le mouvement nabis. Même si l’on dit que Paul Gaugin en fut le maitre, cf sa leçon à Serusier, c’est improprement que l’on parle de l’ École de Pont-Aven . Cette mouvance était constituée d’artistes indépendants.

Une troisième vague d’artistes fréquente Pont-Aven à la Belle Époque et l’Entre-deux-guerres : parmi eux, Maurice Asselin, Adolphe Beaufrère,Pierre-Eugène Clairin,Ernest Correlleau, Fernand Dauchot, Childe Hassam, André Even,Henri Hayden,Jean Émile Laboureur,Mortimer Menpes , Geoffrey Nelson, Léon Germain Pelouse, Mary Piriou,Maurice-Marie-Léonce Savin,Nicolas Tarkhoff, Charles Wislin.

Pour découvrir ce foisonnement artistique il faut visiter le très beau et très riche Musée de Pont-Aven. Ce musée municipal a été réouvert en 2016 après une rénovation et une extension qui en double la surface avec 1700 m2.
Par ailleurs, dans les rues du village l’on peut partir à la découverte de la soixantaine de galeries d’art



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