Les lieux qui ont inspiré les peintres – 1 – La Bretagne : Concarneau

Paul Signac – Brise à Concarneau

Je commence une nouvelle série d’articles consacrée aux lieux qui ont inspiré les peintres. Dans certains lieux les peintres ont eu une démarche individuelle. Dans d’autres ils se sont rassemblé en groupe, en école, en colonie d’artistes. J’envisage de parcourir la France mais aussi au delà de l’hexagone. Je débute avec le port breton de Concarneau.

Concarneau, son port  et sa ville close ont attiré,  de entre 1870 et les années 1950, de nombreux peintres, venus de toute la France, des Etats Unis et du monde entier. Ils étaient attirés par la beauté de la nature, l’ambiance très active née des activités de la pèche, des conserveries, les coutumes locales. A l’époque le port breton abritait plus de 2000 navires dont un tiers de thoniers.

 Certains de ces peintres sont connus en France comme par exemple Mathurin Méheut, Jean Puy, Jules Bastien Lepage, Achille Granchi-Taylor,  et d’autres dans leur pays d’origine comme l’américain Charles Fromuth  Le néo-zélandais Sidney Lough Thompson Mais la plupart étaient ce que l’on appelait des petits maîtres. Ils étaient naturalistes, réalistes, néo et post-impressionnistes. Un site Concarneau-Peintres est consacré au « Groupe de Concarneau » Voici, dans l’ordre alphabétique, les liens vers les peintres qu’il recense.

Maurice AsselinHenri Barnoin

Adolphe-Marie BeaufrèreCecilia BeauxEugène Béjot

 –Maurice BergWillie Bindels Etienne BouilléHugues Bowen

Léon Broquet  – Joseph BulfieldEmilie CarrP Grayson Clifford

Maurice Courant –  Fernand DauchotPierre de Belay

 Gaston de LatenayLucien Victor DelpyJean Deyrolle

Théophile DeyrolleEdouard DoigneauEnglander –  Johan Ericson

Paul EschbachRobert FixAlfred-Victor Fournier

 Alexandre Gaillard Deschamps

Lucien GrosMaurice GrünAlfred Guillou

Jeannine GuillouGeorges GuinégaultHenri Guinier

Thomas Alexander HarrisonFrances HodgkinsJules Henriett

Emma Herland  –Jules Hervé-MathéEmil Benediktoff Hirschfeld

HumphreyMaud Hunt SquireMarcel Jacquier

 Mathurin JanssaudBodijar Karadjordjevic –   Henry R. Kenyon

Constantin KousnetzoffPeter Krôyer  -–Max KurzweilEugène Labitte

John LaveryWilliam John Leech

Fernand Le Gout-GérardJean Le MerdyEmmi Leuze-Hirschfeld

Amélie LundahlKatherine MacCausland –  Christian de Maritish

Jean-Marie MartinAlfred Marzin

 Maufra MaximeMaurice MénardeauJoseph Milner-Kite

James Wilson Morrice –   Carl Moser  – Mela MuterAloysius O’Kelly

 Joseph Pankiewicz – – Maurice Pellerier

Léon PelouseEdmond PetijeanConstantin Petrescu-Drageo

  William PicknellConstant Puyo -–Silva Presciliano

Anne RedpathJohn RecknagelHenri Robert

Hélène Schjerfbeck – –Adolphe-Otto Seligmann –  Emile Simon

Edward Emerson SimmonsJosé Júlio de Souza PintoSamuel Taylor

Oleg TeslarJones Thaddeus -–Henri Thiébault

 –Helen TrevorEugène Lawrence Vail

Ernest VauthrinEmile Vernier  — – Gustaf-Theodor Wallen

Maria Webb –  Helena WestermarckChristopher Wood

 Max WulfartRobert Yan

Voici quelques œuvres . . .il faudrait toutes les mettre en lumière. Mais après-tout le mieux est de les découvrir en cliquant sur tous ces liens

Maurice Asselin – Port – Gravure

Henri Bernoin – Le port de Concarneau

Pierre de Belay – Pécheurs sur le port

Maurice Grün – Lumière sur le port

Willie Bindels – Entrée de la ville close

Etienne Bouillé – Sardinières et filets bleus

Paul Eschback – Thoniers

Lucien Delpy – Thoniers

Fernand Dauchot – Bar des pécheurs

Charles Henry Fromuth – Bateaux sur le port

Edouard Doigneau – La ronde des petites Bigoudènes – 1906 

Les juifs dans l’orientalisme au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme

Le musée d’art et d’histoire du Judaïsme

Présente Les juifs dans l’Orientalisme

Jusqu’au 9 juillet 2012

On sait que les artistes à partir des années 1830 et pendant près de cent ans vont  découvrir,  ce que l’on appelle alors l’ Orient, c’est-à-dire l’Afrique du Nord, l’Egypte, la Palestine.

L’exposition se penche sur la représentation, pendant toute cette période, du Juif comme oriental.

On pense à la Noce Juive (1841) d’Eugène Delacroix qu’il peint après un séjour au Maroc et qui n’est pas présentée dans l’exposition

Eugène Delacroix – La Noce juive

 L’exposition propose outre des œuvres d’Eugène Delacroix et Théodore Chassériau, celles notamment de Lawrence Alma-Tadema, Gustav Bauernfeind, Alexandre Bida, Alexandre Cabanel , Charles Cordier, Alfred Dehodencq, , Wilhelm Gentz, Jean-Léon Gérôme, Maurycy Gottlieb,  Nahum Gutman ,William Holman Hunt,  Jean Lecomte du Nouÿ , Lucien Lévy-Dhurmer, Ephraïm Moses Lilien, Gustave Moreau, Abel Pann, Zeev Raban, David Roberts, Reuven Rubin, Thomas Seddon, James Tissot, Lesser Ury, Horace Vernet

Voici quelques images de ces représentations

Alfred Dehodencq – Mariée juive au Maroc

Lawrence Alma-Tadema  – Joseph gardien des greniers de Pharaon 

Théodore Chassériau – La toilette d’Esther-1841

Eugène Delacroix – Mariée juive au Maroc

Exposition en solo – Comment faut-il faire ? Petit vade-mecum

 Préparatifs

1 Trouver un lieu d’exposition  Si le lieu est intéressant il faut généralement postuler longtemps à l’avance. Il faut souvent s’y prendre un an à l’avance. Si la demande est agrée un calendrier sera fixé : Date d’accrochage, dates de l’exposition, date de décrochage et de remise en état. Faire un repérage précis des lieux – s’assurer du mode d’accrochage, cimaises, grilles – estimer le nombre d’œuvres que l’on pourra exposer – un plan est peut-être disponible, sinon il faut en dresser un avec des cotes et indications des ouvertures.

 2  Rapport avec le propriétaire du lieu  Généralement il faut adhérer à un règlement intérieur ou signer un contrat. Il faudra produire une attestation d’assurance Responsabilité civile.  Les endroits gérés par les collectivités locales ou les offices de tourisme, les restaurants sont souvent gratuits.

 3 –  Communication  Les service culturels des communes peuvent apporter leur soutien logistique, mise au point et impression de l’affiche et des cartons de vernissages, parfois mailing. Souvent ils communiquent via leur site internet.

Il est important de prévoir pour la Presse une note de présentation de l’exposition avec le thème retenu. Et quelques éléments biographiques

Il est aussi  intéressant de contacter les sites d’annonces gratuites en ligne comme : AcryomArt-vernissage, Mouvart, Spectable, Agenda culturel, Alerte-évènements, Loisirama

Il faudra aussi circulariser par courriel les amis, les relations, les institutionnels

Enfin, il restera à déposer les affiches chez les commerçants, offices de tourisme, lieux stratégique. Ne pas oublier du ruban adhésif. Préférer celui qui ne nécessite pas de ciseaux.

 4 – Choix des œuvres   Il faut sélectionner les œuvres que l’on va présenter autour du thème que l’on aura choisi. Et bien entendu en dresser la liste

 5 – Encadrement des œuvres  Il est préférable de choisir des cadres et des passe-partout sobres et si possible uniformes. J’ai personnellement choisi  le bois naturel et le papier blanc vergé que je me suis procuré auprès de Denis Beaux Arts qui livre à domicile à des prix très compétitifs.

 6 – Transport des œuvres  Il faut empaqueter les œuvres deux par deux, avec du papier bulle, faces vitrées à l’intérieur, avec une épaisseur de papier bulle entre deux. Pour un format 65 cm x 80 cm il faut prévoir 225 cm en 100 cm de large. Ranger les cadres droits plutôt qu’à plat – caler avec des couvertures de déménageur ( magasins de bricolage)

 7 – Installation  Installer les aquarelles par genre (pour qu’elles se répondent) veuillez le cas échéant à ce qu’elles soient au même niveau. Prévoir des pastilles sur lequel on inscrira le numéro de l’œuvre qui sera identifiée sur la liste. Penser à du fil de fer inoxydable, des crochets, une pince coupante pour parer à toute éventualité.  Se munir d’un tournevis, d’un pince coupante, d’uj cutter et d’une petite échelle. Généralement les œuvres ne sont pas assurées contre les dégradations et le vol.

 8 – Vernissage  Il y a le vernissage entre amis sans façon. Il y a aussi la version avec des officiels, le Maire, les conseillers municipaux, etc. Dans ce cas réfléchir à une petite allocution d’accueil des personnalités.  Très souvent le Service culturel prend en charge tout ou partie du cocktail.

10 – Exposition proprement dite  Prévoir un « Livre d’Or » –  Des cartes de visites – Liste des œuvres en plusieurs exemplaires – Un carnet pour tenir ce compte des visiteurs – et beaucoup de patience

J’espère ne rien avoir oublié !

Première ligne au Carnaval de Dunkerque – Aquarelle

 Pendant le Carnaval de Dunkerque,  chaque quartier ou association,  constitue une « bande » composée de carnavaleux déguisés, les « masquelours ». Ils arborent un parapluie à long manche, le « bergenaere ». Ils ont des perruques, sont grimés, ont des masques, est portent des vêtements du sexe opposé, c’est le « Clet’che ».  Chaque bande est précédée des musiciens revêtus de cirés jaunes  avec leurs fifres et leurs tambours.

 Les premières lignes sont chargées de retenir la bande, alors que les autres lignes ont pour objectif, pendant les chahuts,  de pousser, avec le torse, en se tenant bras dessus- bras dessous,  la ligne qui les précède.

 C’est cette ambiance que je traduits dans cette nouvelle aquarelle.  Format 50 cm x 65 cm – Papier Montval 300 gr grain fin tenu sur châssis – technique humide.

Bande, première ligne -Aquarelle  ©masmoulin 2012