Mois : mai 2012
Les lieux qui ont inspiré les peintres – 1 – La Bretagne : Concarneau
Paul Signac – Brise à Concarneau
Je commence une nouvelle série d’articles consacrée aux lieux qui ont inspiré les peintres. Dans certains lieux les peintres ont eu une démarche individuelle. Dans d’autres ils se sont rassemblé en groupe, en école, en colonie d’artistes. J’envisage de parcourir la France mais aussi au delà de l’hexagone. Je débute avec le port breton de Concarneau.
Concarneau, son port et sa ville close ont attiré, de entre 1870 et les années 1950, de nombreux peintres, venus de toute la France, des Etats Unis et du monde entier. Ils étaient attirés par la beauté de la nature, l’ambiance très active née des activités de la pèche, des conserveries, les coutumes locales. A l’époque le port breton abritait plus de 2000 navires dont un tiers de thoniers.
Certains de ces peintres sont connus en France comme par exemple Mathurin Méheut, Jean Puy, Jules Bastien Lepage, Achille Granchi-Taylor, et d’autres dans leur pays d’origine comme l’américain Charles Fromuth Le néo-zélandais Sidney Lough Thompson Mais la plupart étaient ce que l’on appelait des petits maîtres. Ils étaient naturalistes, réalistes, néo et post-impressionnistes. Un site Concarneau-Peintres est consacré au « Groupe de Concarneau » Voici, dans l’ordre alphabétique, les liens vers les peintres qu’il recense.
Maurice Asselin –Henri Barnoin –
Adolphe-Marie Beaufrère – Cecilia Beaux– Eugène Béjot
–Maurice Berg – Willie Bindels –Etienne Bouillé –Hugues Bowen
Léon Broquet – Joseph Bulfield –Emilie Carr– P Grayson Clifford
Maurice Courant – Fernand Dauchot – Pierre de Belay –
Gaston de Latenay – Lucien Victor Delpy – Jean Deyrolle
Théophile Deyrolle – Edouard Doigneau – Englander – Johan Ericson
Paul Eschbach – Robert Fix – Alfred-Victor Fournier –
– Lucien Gros –Maurice Grün –Alfred Guillou
Jeannine Guillou – Georges Guinégault – Henri Guinier –
Thomas Alexander Harrison –Frances Hodgkins– Jules Henriett
Emma Herland –Jules Hervé-Mathé – Emil Benediktoff Hirschfeld
Humphrey – Maud Hunt Squire – Marcel Jacquier –
Mathurin Janssaud –Bodijar Karadjordjevic – Henry R. Kenyon
Constantin Kousnetzoff –Peter Krôyer -–Max Kurzweil– Eugène Labitte
– John Lavery –William John Leech
Fernand Le Gout-Gérard – Jean Le Merdy – Emmi Leuze-Hirschfeld
Amélie Lundahl –Katherine MacCausland – Christian de Maritish
Jean-Marie Martin – Alfred Marzin
Maufra Maxime – Maurice Ménardeau –Joseph Milner-Kite
James Wilson Morrice – Carl Moser – Mela Muter– Aloysius O’Kelly
Joseph Pankiewicz – – Maurice Pellerier
Léon Pelouse –Edmond Petijean –Constantin Petrescu-Drageo–
William Picknell– Constant Puyo -–Silva Presciliano –
Anne Redpath – John Recknagel –Henri Robert –
Hélène Schjerfbeck – –Adolphe-Otto Seligmann – Emile Simon
Edward Emerson Simmons – José Júlio de Souza Pinto–Samuel Taylor
Oleg Teslar – Jones Thaddeus -–Henri Thiébault
–Helen Trevor –Eugène Lawrence Vail
Ernest Vauthrin – Emile Vernier — – Gustaf-Theodor Wallen
Maria Webb – Helena Westermarck –Christopher Wood–
Voici quelques œuvres . . .il faudrait toutes les mettre en lumière. Mais après-tout le mieux est de les découvrir en cliquant sur tous ces liens
Maurice Asselin – Port – Gravure
Henri Bernoin – Le port de Concarneau
Pierre de Belay – Pécheurs sur le port
Maurice Grün – Lumière sur le port
Willie Bindels – Entrée de la ville close
Etienne Bouillé – Sardinières et filets bleus
Fernand Dauchot – Bar des pécheurs
Charles Henry Fromuth – Bateaux sur le port
Edouard Doigneau – La ronde des petites Bigoudènes – 1906
Les juifs dans l’orientalisme au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme
Le musée d’art et d’histoire du Judaïsme
Présente Les juifs dans l’Orientalisme
Jusqu’au 9 juillet 2012
On sait que les artistes à partir des années 1830 et pendant près de cent ans vont découvrir, ce que l’on appelle alors l’ Orient, c’est-à-dire l’Afrique du Nord, l’Egypte, la Palestine.
L’exposition se penche sur la représentation, pendant toute cette période, du Juif comme oriental.
On pense à la Noce Juive (1841) d’Eugène Delacroix qu’il peint après un séjour au Maroc et qui n’est pas présentée dans l’exposition
Eugène Delacroix – La Noce juive
L’exposition propose outre des œuvres d’Eugène Delacroix et Théodore Chassériau, celles notamment de Lawrence Alma-Tadema, Gustav Bauernfeind, Alexandre Bida, Alexandre Cabanel , Charles Cordier, Alfred Dehodencq, , Wilhelm Gentz, Jean-Léon Gérôme, Maurycy Gottlieb, Nahum Gutman ,William Holman Hunt, Jean Lecomte du Nouÿ , Lucien Lévy-Dhurmer, Ephraïm Moses Lilien, Gustave Moreau, Abel Pann, Zeev Raban, David Roberts, Reuven Rubin, Thomas Seddon, James Tissot, Lesser Ury, Horace Vernet
Voici quelques images de ces représentations
Alfred Dehodencq – Mariée juive au Maroc
Lawrence Alma-Tadema – Joseph gardien des greniers de Pharaon
Exposition en solo – Comment faut-il faire ? Petit vade-mecum
1 Trouver un lieu d’exposition Si le lieu est intéressant il faut généralement postuler longtemps à l’avance. Il faut souvent s’y prendre un an à l’avance. Si la demande est agrée un calendrier sera fixé : Date d’accrochage, dates de l’exposition, date de décrochage et de remise en état. Faire un repérage précis des lieux – s’assurer du mode d’accrochage, cimaises, grilles – estimer le nombre d’œuvres que l’on pourra exposer – un plan est peut-être disponible, sinon il faut en dresser un avec des cotes et indications des ouvertures.
2 Rapport avec le propriétaire du lieu Généralement il faut adhérer à un règlement intérieur ou signer un contrat. Il faudra produire une attestation d’assurance Responsabilité civile. Les endroits gérés par les collectivités locales ou les offices de tourisme, les restaurants sont souvent gratuits.
3 – Communication Les service culturels des communes peuvent apporter leur soutien logistique, mise au point et impression de l’affiche et des cartons de vernissages, parfois mailing. Souvent ils communiquent via leur site internet.
Il est important de prévoir pour la Presse une note de présentation de l’exposition avec le thème retenu. Et quelques éléments biographiques
Il est aussi intéressant de contacter les sites d’annonces gratuites en ligne comme : Acryom –Art-vernissage, Mouvart, Spectable, Agenda culturel, Alerte-évènements, Loisirama
Il faudra aussi circulariser par courriel les amis, les relations, les institutionnels
Enfin, il restera à déposer les affiches chez les commerçants, offices de tourisme, lieux stratégique. Ne pas oublier du ruban adhésif. Préférer celui qui ne nécessite pas de ciseaux.
4 – Choix des œuvres Il faut sélectionner les œuvres que l’on va présenter autour du thème que l’on aura choisi. Et bien entendu en dresser la liste
5 – Encadrement des œuvres Il est préférable de choisir des cadres et des passe-partout sobres et si possible uniformes. J’ai personnellement choisi le bois naturel et le papier blanc vergé que je me suis procuré auprès de Denis Beaux Arts qui livre à domicile à des prix très compétitifs.
6 – Transport des œuvres Il faut empaqueter les œuvres deux par deux, avec du papier bulle, faces vitrées à l’intérieur, avec une épaisseur de papier bulle entre deux. Pour un format 65 cm x 80 cm il faut prévoir 225 cm en 100 cm de large. Ranger les cadres droits plutôt qu’à plat – caler avec des couvertures de déménageur ( magasins de bricolage)
7 – Installation Installer les aquarelles par genre (pour qu’elles se répondent) veuillez le cas échéant à ce qu’elles soient au même niveau. Prévoir des pastilles sur lequel on inscrira le numéro de l’œuvre qui sera identifiée sur la liste. Penser à du fil de fer inoxydable, des crochets, une pince coupante pour parer à toute éventualité. Se munir d’un tournevis, d’un pince coupante, d’uj cutter et d’une petite échelle. Généralement les œuvres ne sont pas assurées contre les dégradations et le vol.
8 – Vernissage Il y a le vernissage entre amis sans façon. Il y a aussi la version avec des officiels, le Maire, les conseillers municipaux, etc. Dans ce cas réfléchir à une petite allocution d’accueil des personnalités. Très souvent le Service culturel prend en charge tout ou partie du cocktail.
10 – Exposition proprement dite Prévoir un « Livre d’Or » – Des cartes de visites – Liste des œuvres en plusieurs exemplaires – Un carnet pour tenir ce compte des visiteurs – et beaucoup de patience
J’espère ne rien avoir oublié !
Première ligne au Carnaval de Dunkerque – Aquarelle
Pendant le Carnaval de Dunkerque, chaque quartier ou association, constitue une « bande » composée de carnavaleux déguisés, les « masquelours ». Ils arborent un parapluie à long manche, le « bergenaere ». Ils ont des perruques, sont grimés, ont des masques, est portent des vêtements du sexe opposé, c’est le « Clet’che ». Chaque bande est précédée des musiciens revêtus de cirés jaunes avec leurs fifres et leurs tambours.
Les premières lignes sont chargées de retenir la bande, alors que les autres lignes ont pour objectif, pendant les chahuts, de pousser, avec le torse, en se tenant bras dessus- bras dessous, la ligne qui les précède.
C’est cette ambiance que je traduits dans cette nouvelle aquarelle. Format 50 cm x 65 cm – Papier Montval 300 gr grain fin tenu sur châssis – technique humide.






