Jackson Pollock (1912-1956) peintre expressionniste abstrait – Le centenaire – 1 – Eléments de biographie

 Paul Jackson Pollock est né, il y a cent ans, le 28 janvier 2012,  dans le Wyoming. Deux de ses frères, Charles Pollock (1904-1988) et  Sanford Pollock (1909-1963) sont aussi  peintres

Il passe son enfance en Arizona et en Californie. En Arizona il  est marqué par les danses et les peintures de sable des Navahos

 Il suit d’abord les cours de la Manual Arts High School de Los Angeles puis à Art students league de New York il est l’élève de Thomas Hart Benton. Il s’intéresse aux muralistes mexicains comme, José Clemente Orozco, David_Alfaro Siqueiros et Diego Rivera. Il peint alors dans le style régionaliste de l’ American scene. Il a très vite « un problème avec l’alcool » et suit à deux reprises une cure de désintoxication

 Il s’intéresse ensuite aux artistes européens comme le cubiste Picasso et les surréalistes Miro et Masson et à l’écriture automatique. Il peint des toiles abstraites de grandes dimensions,encouragé par la galeriste New-yorkaise Peggy_Guggenheim .Il commence à utiliser la technique de l’all over painting qu’il découvre, en compagnie de Clement Greenberg, lors d’une exposition de Janet Sobel en 1946.

 Dans cette technique du dripping et du pooring  Pollock n’utilise ni pinceaux, ni palette. Il peint avec des bâtons, avec une truelle, avec des couteaux, avec ses mains. Il promène dans des trajectoires très étudiées,  sur le support posé à même le sol, des récipients au fond percé, remplis de peinture domestique à base d’Alkyde, p, qu’il balance au bout d’un ficelle. Il incorpore à ces œuvres du sable, du verre brisé et d’autres corps étrangers. Mais mieux qu’un long exposé, ce petit film montre très bien la pratique du peintre par Hans Namuth et Paul Falkenberg que l’on trouvera au pied de l’article

 Cependant pendant les années 1950 il alterne les œuvres figuratives et d’autres qui évoluent vers l’abstraction. Le magazine Time en février 1956 le surnomme alors « Jack the Dripper » C’est dans les années 1960 qu’il acquiert un statut d’artiste majeur de la peinture américaine, à cause de son art et aussi de son côté « bad boy »

Lee Krasner  (1908-1984) épousée en 1944 est également  peintre expressionniste abstrait. Ils achètent une maison à la campagne, à East Hampton qui est devenu le study centre Pollock-Krasner. Jackson transforme la grange en atelier. Elle aussi pratique ce que le critique d’art Harold Rosemberg appellera en 1952  l’action painting .   Mais son art a été longtemps occulté par la notoriété de son mari. C’est elle, qui lui en donné l’idée de ne plus donner des titres à ses œuvres mais seulement un numéro.

Au début des années 50 il abandonne un moment la couleur et utilise les pinceaux. Il réintroduit des éléments figuratifs dans ses  toiles, mais surtout il traverse alors une période de  doute. Il meurt dans un accident automobile en 1956 dans lequel, seule Ruth Kligman (1930-2010), sa maîtresse s’en sort grièvement blessée.

Il a laissé plus de 700 œuvres. Les critiques d’art se sont souvent opposés, souvent par voie de presse au sujet de l’œuvre de Pollock . Certains y voyaient des gribouillages et d’autre l’œuvre d’un génie.

Des études et des expériences ont été menées par menées par l’universitaire Richard Taylor et son équipe. Elles ont montré que les œuvres de Pollock présentent de propriétés comparables aux fractales. C’est ce qu’explique le Professeur Marcus du Sautoy

En 1973 la National Gallery of Australia s’est rendu acquéreur de Blue Poles : Number 11, 1952 pour 1,3 millions de dollars australiens et en 2006 Number 5, 1948 a été adjugé 140 millions de dollars U.S. De nombreux musées possèdent des œuvres de Pollock

De grands musées ont consacré des expositions à l’artistes, comme le MoMa, en 1956, 1967 et 1998-1999, Tate gallery  ,le Centre Pompidou, la National Gallery of australia Plus récemment, en 2008, au Jewish Museum, l’année suivante le Musée des Beaux Arts de Lyon dans le cadre de l’exposition « Repartir à zéro »  et la Pinacothèque de Paris « Pollock et le Chamanisme » et le Saint_Louis_Art_Museum

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