Les mouvements artistiques de 1800 à aujourd'hui +Les arts visuels depuis l'Antiquité jusqu'à l'orée du 19ème siècle.LesTechniques, manifestations, artistes, biographies, répertoires , carnets de liens + et bien d'autres choses
Il reste deux semaines pour visiter, au Musée de la Poste à Paris, l’’exposition « L’art du carnet de voyage de 1800 à nos jours » Plus de 50 « carnetistes » et 400 pièces de collection sont à découvrir.
Ils ont en commun de crayonner durant leurs voyages au bout du monde ou au coin de la rue. Ils étaient ou ils sont explorateurs, artistes, écrivains ou simplement touristes. Ils utilisent un agenda, un carnet de peintre, un journal de bord. Ils transcrivent leurs impressions, leurs découvertes, des ambiances. Mais ce peut aussi être de nos jours, un album de photos, un film ou une vidéo.
L’exposition commence par les scientifiques, les naturalistes comme, Le Jeune ou d’Osmond, Lesueur, Coste, Humbolt, Bonpland, Mérite, Monod, Paul Emile Victor. Puis des carnets contemporains tels ceux d’ d’Yvon Le Corre, de Gildas Flahault et de Titouan Lamazou. D’autres facettes de cet art du carnet sont encore présentées. Enfin, sont exposés des carnets d’artistes comme Zao Wou-Ki, Rancillac, Bioules, Buraglio, Dubuffet.
Pour terminer dans le style de « L’art postal ou Mail art » , les enveloppes et cartes postales, expédiées au cours de ses périples par Pierre Josse, le rédacteur en chef du Guide du Routard
C’est une immense fête qui attire une foule considérable estimée entre deux et trois millions de visiteurs. En effet au fil des années cette manifestation attire des personnes venant de plus en plus loin. Bien entendu les habitants de Lille-métropole, de Picardie d’Ile de France et de toutes les autres régions de France. Mais aussi les belges,qui viennent en voisin, les Anglais si familiers de la ville, et encore des hollandais, espagnols, des allemands, des italiens, sans oublier des gebs des pays de l’Europe de l’est.
La ville devient une vaste zone piétonne interdite à la circulation motorisée. Elle s’étend sur plus de 100 kilomètres d’étals, et regroupe plus de 10.000 exposants et marchands forains. Elle commence officiellement à 15 heures, le premier samedi de septembre (à condition que ce ne soit pas le premier jour du mois). Elle se termine le dimanche à minuit.
Cette manifesation trouve son origine au Moyen âge,. Au moment de la Foire annuelle, qui réunissait les les commerçants de la ville ou venus écouler librement leurs marchandises, les valets été autorisés à vendre les objets et vêtements usagés que leurs maîtres avaient donnés. On formule deux hypothèses quant à l’origine du nom. Il pourrait venir du flamand « braden » en référence aux rôtisseurs qui étaient depuis le 15ème siècle autorisés à proposer leurs viandes rôties. Ou encore de « barato » qui signifie en espagnol « bon marché ». Il faut en effet savoir que pendant un peu plus de cent ans, de 1579 à 1668 la ville a été placée sous la tutelle du roi d’Espagne. L’architecture des principaux monuments de la ville en perpétue le souvenir.
A la Braderie tout se vend et tout s’achète : les vêtements, les bijoux, les objets de décorations, les objets de brocantes, toutes sortes d’objets de collections, des disques et Dvd, mais aussi les vieux bouquins, et les œuvres d’artistes. C’est non seulement un vaste marché forain et un immense« vide-grenier », mais aussi un spectacle permanent, avec les jongleurs, les chanteurs, les musiciens, les camelots qui « cassent la vaisselle » si vous ne l’achetez pas, etc.…
Les transports urbains, bus, métro, et tram desservent commodément les parkings de la périphérie et permettent de rallier facilement le centre ville. Outre la video , écho de la braderie de 2007, qui ouvre ce billet, voici un lien vers celle réalisée en 2008 par les services municipaux .
L’artiste peintre et graveur norvégien Edvard Munch (1863-1944) est né à Lote, dans le comté de Hedmark . Il débute des études d’ingénieur à l’école technique d’Oslo. Il les abandonne l’année suivante pour s’inscrire à l’École Royale de dessin de Christiania. Il reçoit l’’enseignement de Christian Krohg et de Frits Thaulow. Il expose au Salon des Arts décoratifs. En 1985, il se rend à Anvers puis à Paris, il découvre les principaux mouvements picturaux européens et subit l’influence de Vincent Van Gogh et de Paul Gauguin. Il suit les cours de Léon Bonnat. A Berlin il rencontre les tenants de l’Art Nouveau. Cependant il n’a jamais appartenu à aucune école ou courant, bien qu’il soit considéré maintenant comme l’un des pionniers de l’expressionnisme. Après avoir été longtemps incompris, on lui attribue une grande influence dans l’évolution de la peinture contemporaine.
Sa mère meurt alors qu’il a cinq ans et à 14 ans il est témoin de l’agonie de Sophie, sa sœur aînée. Aussi son univers pictural, ses « paysages mentaux » sont hantés par la mort, l’amour tourmenté, l’absence d’espoir.
Beaucoup de ces œuvres, réalisées dans la dernière décennie du 19ème siècle sont universellement connues. Il y a bien entendu, dans la série La Frise, le plus célèbre : le Cri (Skrik) mais aussi, la Madone, le Vampire, la Jalousie et le Baiser.. Il a légué ces œuvres qui font maintenant partie du musée Munch à Toyen.
A propos du Cri qu’il a exécuté en de nombreuses versions « Un soir, je marchais le long d’un chemin. J’étais fatigué, malade. Je me suis arrêté pour regarder le fjord : le soleil se couchait et les nuages étaient rouges, comme du sang. J’ai senti passer un cri dans la nature ; il m’a semblé que je pouvais entendre le cri. J’ai peint ce tableau, peint les nuages comme du véritable sang. Les couleurs hurlaient »
En 1892, l’expositionde ses œuvres à la « Maison des architectes » affronte l’hostilité de la critique et du public et ferme au bout d’une semaine. L’affaire Munch le rend célèbre. Il n’a pas 30 ans. En 1908 il est soigné par électrochocs dans une clinique de Copenhague. Sa personnalité en est changé et ses œuvres sont plus colorées, moins pessimistes, tournées vers la nature. En 1916, iIl s’installe a Ekely près d’Oslo. Il travaille à des décorations murales. Pendant la période nazie il est catalogué « Peintre dégénéré » Près d’une centaine d’œuvres sont retirées des musées d’Allemagne et vendues à la Norvège. Munch, « antifasciste » mène jusqu’à sa mort une vie solitaire et retirée.
Bien entendu il peignait à l’huile, il gravait sur bois des œuvres colorées . Il a aussi exécuté de nombreuses aquarelles, notamment dans les années 1920.
Des éléments de biographie dans Wikipedia Une analyse illustrée bien documentée sous le pseudonyme « Burlybunch » sur le forum « Parfum de livres » Munch, Le Cri ou la faute collective par Béatrice Joyeux-Prunel dans la revue Nunc
Dans toute la France, à l’exception de la Corse, mercredi et jeudi, c’était la rentrée des classes. Cela concernait 12 millions de jeunes et aussi leurs parents.
Cet événement annuel qui suscite, la joie de retrouver ses amis, d’entrer chez les « grands » mais aussi l’appréhension et parfois les pleurs des plus jeunes, m’a inspiré ce dessin aquarellé
Lorsque l’on peint une aquarelle l’on dispose de plusieurs manières de procéder, que l’on peut présenter sommairement ainsi :
vTechnique mouillé sur sec
Dans cette façon de pratiquer, encore appelée « technique sèche » les pigments sont posés sur un papier sec.
On arrive à la teinte, à l’effet désiré, en applicant le lavis en couches superposées. On laisse sécher entre chaque application. De ce fait, on contrôle facilement son travail qui est précis.
vTechnique mouillé sur mouillé
On applique les pigments sur un papier partiellement ou entièrement mouillé ou sur une touche de couleur non encore sèche. Il faut bien entendu maîtriser le « cycle de l’eau » : humidité brillante, humidité mate. L’on peut moduler l’humidification du papier et donc conserver une certaine maîtrise de son travail. Bien entendu, compte tenu de la diffusion des couleurs, le résultat sera flou, imprécis
vTechnique mixte
Elle combine suivant les zones à peindre, la technique sèche et la technique mouillée.
vTechnique du papier inondé
Le papier généralement tendu sur un châssis est copieusement arrosé. L’on dépose d’abord des couleurs de fonds que l’on laisse voyager sur la surface de la feuille. Ensuite l’on réalise le graphisme de l’œuvre en apportant de la couleur de plus en plus consistante. On utilise uniquement de la couleur en tubes. Il faut surveiller la charge des couleurs qui diffusent. C’est constamment un aller retour vers les différentes zones de la feuille pour les alimenter. Ensuite, en fin de cycle de l’eau on procède au tirage des blancs. Le résultat est assez difficile à contrôler.
La première année de mon apprentissage, j’ai surtout utilisé la méthode mixte.
Au cours de la seconde année, c’est essentiellement la technique mouillé sur mouillé que j’ai pratiqué. Depuis l’an passé, j’ai travaillé essentiellement sur papier inondé.
Avec ma professeure actuelle, l’on travaille souvent le paysage, l’imaginaire et cette méthode convient tout à fait. Cependant, j’aime aussi réaliser des aquarelles un peu plus structurées, avec des personnages, des formes. Et j’avoue qu’au moment de commencer j’hésite toujours entre les deux techniques humides : mouillé sur mouillé ou ce que j’appelle inondé.
Je suis un peu dans le dilemme de l’âne attribué au philosophe du moyen âge Jean Buridan (1292-1363).Ce pauvre animal qui hésite entre l’avoine et l’eau
Je viens d’exposer dans un autre billet que je mets en ligne en même temps que celui-ci, les hésitations qui parfois m’assaillent, au moment de commencer une aquarelle, quant à la technique à utiliser. Bien entendu, la sagesse serait sans doute de n’en retenir qu’une et de s’y tenir. Mais c’est comme cela. Je pense qu’avec le temps et la maîtrise des techniques devenant plus affirmée, je ne serai plus confronté à l’avenir à ces choix cornéliens.
J’ai donc réalisé, en technique mouillée ou plutôt inondée, papier Montval 300 grammes – grain fin – sur châssis – cette nouvelle aquarelle que j’ai titré « le souk » on peut l’interpréter comme l’on veut. J’ai hésité à la mettre en ligne. Mais comme je montre à peu près tout ce que je fais, sans complexe, elle figure en bas de ce billet
Ce que j’ai voulu montrer, un souk ou bazar, par exemple à Marrakech en plein été, lorsqu’il y a foule. On se trouve dans un secteur où l’on vend des tapis. Je me suis fait descendre en flèche sur un forum, merci d’être indulgents.
L’encre de Chine, dont l’origine remonterait à plus de 2500 ans avant notre ère, se retrouve en préparation liquide ou solide, réputée de meilleure qualité. L’encre de chine est est de couleur noire. Elle est composée de noir de fumée, de gélatine et de camphre, un mélange qui est ensuite délayé à l’eau ou à l’huile. Elle est généralement posée au pinceau ou à la plume, au calame. Elle a depuis des temps immémoriaux été utilisée en calligraphie et en peinture. Elle peut être utulisée avec l’aquarelle, pour le traçé du dessin, pour des rehauts, voir des traces. Elle est indélébile et ne se mélange pas à l’aquarelle, si elle est posée au préalable. Par contre, il y a une certaine dispersion, fusion, lorsqu’elle est appliquée sur l’aquarelle encore humide.
On trouve aussi des encres de couleur dites « encre de chine » ,bleue, carmin, sépia, verte, jaune
On trouve parmi les principales marques : Lefranc & Bourgeois, Staedtler, Pélikan
On trouvera des informations intéressantes sur Wikipedia
Je ne suis pas certain que vous allez, à partir de maintenant, ranger vos couleurs, pinceaux, et papiers et faire de l’aquarelle avec votre ordinateur.
C’est ce que David Lenaerts, un informaticien belge féru d’arts graphiques, propose sur son blog Derschmale. Ce blog est une plateforme d’expérimentation du logiciel Flash d’ Adobe.
On y trouve un logiciel en cours de réalisation en cliquant sur ce lien
Il s’agit d’une simulation en ligne d’aquarelle appelé « FarbeWatercolour ». On sait que Farbe veut tout simplement dire couleur dans la langue de Goethe. Il utilise le filtre Pixel Bender.
Il n’y a pas de « mode opératoire » mais il est relativement facile à utiliser.
L’application permet de gérer un nombre important de paramètres : taille et densité des pigments et de l’eau, granulation des pigments, couleur, type de support, relief de la surface. Mais l’on ne peut pas revenir en arrière, avoir de repentir. On peut seulement effacer avec la fonction « clear »
Pourquoi ne pas l’essayer en s’amusant. L’essayer ne veut pas dire forcément l’adopter.