Arts & Visage – 20/.. Portraits baroques en France

Le XVIIe siècle est marqué par le mouvement baroque, qui se déploie dans toute l’Europe et touche aussi bien l’architecture que la peinture et la sculpture. En France, l’art du portrait prend une importance particulière, reflétant le pouvoir, le statut social et la personnalité des modèles. Sous le règne de Louis XIII et surtout de Louis XIV, le portrait devient un instrument de propagande et d’affirmation de la monarchie absolue.

Les artistes cherchent à représenter fidèlement les traits physiques et le caractère du modèle. Inspirés par le ténébrisme de Caravage, certains peintres utilisent des contrastes marqués pour donner du relief aux figures. Les portraits baroques montrent des poses plus vivantes et des expressions marquées. Les vêtements luxueux, les décors raffinés et les attributs symboliques (couronnes, sceptres, armures) soulignent le rang et l’importance des modèles.

Sous le règne de Louis XIV, le portrait devient un outil politique et propagandiste. Hyacinthe Rigaud, par exemple, met en scène le roi avec faste et majesté, soulignant son autorité absolue. L’utilisation des portraits comme instruments de communication renforce l’image de la monarchie et sa présence à travers le royaume.

Plusieurs artistes se sont illustrés dans l’art du portrait au XVIIe siècle en France Simon Vouet =Hyacinthe Rigaud =Nicolas de Largillierre = Jean Nocret = Claude Lefèbvre =Pierre Mignard = Charles Le Brun = Robert Nanteuil et aussi Louise Moillon et d’autres

Jean Nocret – Anne d’Autriche
Nicolas de Largilliere – La belle strasbourgeoise
Louise Mouillon – La fruitière
Hyacinthe Rigaud – Marie Cadenne
Simon Vouet – portrait du prince_Giovan_Carlo_Doria



Arts & Visage -19/.. – Le portrait baroque en Italie

La période baroque, qui s’étend du début du XVIIe siècle jusqu’au début du XVIIIe siècle, marque un tournant dans l’histoire de l’art. Le portrait, en particulier, devient un moyen d’expression puissant, illustrant la grandeur, l’émotion et le dynamisme propres à cette époque. L’Italie, berceau du baroque, voit l’émergence de grands artistes qui révolutionnent l’art du portrait.

Contrairement aux portraits rigides de la Renaissance, les portraits baroques cherchent à capter le mouvement et l’expressivité des modèles.Le portrait témoigne d’une époque marquée par l’exubérance, la puissance et l’intensité émotionnelle.

Influencés par Caravage, les artistes baroques utilisent de forts contrastes entre lumière et ombre pour accentuer le drame et la profondeur psychologique des personnages. Les personnages sont souvent représentés dans des poses spectaculaires, entourés d’éléments décoratifs fastueux qui soulignent leur statut. Les peintres accordent une grande attention aux textures des vêtements, à la brillance des bijoux et à la finesse des draperies pour magnifier leurs sujets.

Les peintres réputés sont Le Caravage = Annibale Carracci = Pietro da Cortona = Guido Reni = Domenico Fetti = Giovanni Batista Gaulli =Carlo Maratta et ses élèves d= Giovanni Batista Moroni = Lucas Giordano = Ottavio Leoni = Domenico Parodi . Un certain nombre appartiennent au mouvement maniériste

et aussi des femmes comme Artemisia Gentileschi et d’autres qui justement étaient généralement cantonnées aux natures mortes et aux portraits : Sofonisba Anguissola = Lavinia Fontana = Fede Galizia = Orsola Maddalena Caccia = Giovanna Garzoni = Virginia da Vezzo = Elisabetta Sirani

Le Caravage – Les tricheurs
Guido Reni – Portrait de Béatrice Cenci
Guido Reni – Portrait de ma mère
Giovanni Battista Moroni – Le tailleur
Giovanna Garzoni – Victor Amédée de Savoie
Orsola Maddalena Caccia – Marie-Madeleine
Fede Galizia – Portrait de Paolo Morigia
Dominico Fetti – Jeune femme dormant
Annibale Carraci – – Monsignor Giovanni Battista Agucchi
Artemisia Gentileschi – Portrait de gonfalonnier
Pietro da Cortona, -Portrait du pape Urbain VIII
Carlo Maratta – Portrait de Clément IX
Baciccio – Portrait du Pape Clément IX
Lavinia_Fontana_- Portrait du Pape Grégoire XIII
Domenico Parodi – portrait d’un gentilhomme
Sofonisba Anguissola, – Autoportrait
Ottavio_Leoni,- Le Caravage
Olivio Leoni – Galileo Galilei

Arts & Visages – 18/.. Portraits de la Renaissance portugaise

Pendant la Renaissance, le Portugal est un empire florissant grâce aux Grandes Découvertes. Cette prospérité permit aux élites, notamment la noblesse et le clergé, de financer des œuvres d’art, y compris des portraits.

L’art du portrait pendant la Renaissance portugaise est un sujet fascinant qui s’inscrit dans le contexte plus large de l’essor des arts en Europe entre le XVe et le XVIe siècle. Influencée par les courants artistiques italiens et flamands, la peinture portugaise a développé une approche unique du portrait, mêlant tradition gothique tardive et innovations de la Renaissance italienne en matière de perspective et de proportions. Les rois Manuel I (1495-1521) et João III (1521-1557) ont été des mécènes importants

Les artistes mettaient l’accent sur les textures (vêtements, bijoux, ornements), souvent avec une grande finesse. Les portraits de rois, de nobles et de dignitaires religieux reflétaient leur pouvoir et leur piété. Contrairement aux paysages élaborés de la Renaissance italienne, de nombreux portraits portugais privilégiaient un fond sombre ou neutre pour mettre en valeur le sujet.

Les œuvres de l’âge d’or de la Renaissance portugaise étaient mal connues en France. Le Louvre lui a heureusement consacré une exposition en 2022

Parmi les peintres de cette époque il y a eu Nuno Gonçalves =Cristóvão de Figueiredo = Gregório Lopes =Cristóvão Lopes=Jorge Alfonso =Cristóvão de Figueiredo=Francisco Henriques = Grão Vasco = https://fr.wikipedia.org/wiki/Cristavo_de_Morais. Malheureuement beaucoup d’œuvres ont été perdue lors du séisme de Lisbonne en 1755 et le grand incendie du 25 Août 1988.

Alonso_Sánchez_Coello_- Portrait de Jeanne d’Autriche
Cristóvão de Figueiredo – Ecce_Homo
Cristovao Lopes- Portrait de Jean III du Portugal
Cristóvão_de_Morais –Jeanne Princesse du Portugal
Nuno Gonçalves – Jeanne du Portuugal
Catherine de Bragance – auteur inconu
Nuno_Gonçalves -Polyptique de Saint-Vincent
_Cristóvão_de_Morais – Sébastien 1er du Portugal
Cristóvão_Lopes – Jean III du portugal

Arts & Visages – 17/.. – Le portrait dans la Renaissance espagnole

L’Espagne est également influencée par la Renaissance dans les domaines de la peinture et de l’architecture. Cette période coïncide avec l’expansion du pouvoir des Rois Catholiques et la montée en puissance de la monarchie des Habsbourg avec Charles Quint et Philippe II. L’art est influencé par les échanges culturels avec l’Italie et les Flandres, notamment à travers des artistes espagnols formés en Italie et des peintres étrangers travaillant en Espagne.

Contrairement aux portraits idéalisés de la Renaissance italienne, les artistes espagnols privilégient une représentation fidèle et sobre des traits physiques et de la personnalité du modèle. L’usage du détail minutieux et des jeux de lumière rappelle les œuvres des maîtres flamands.Les portraits espagnols intègrent souvent des éléments religieux ou symboliques, reflétant la forte spiritualité de l’époque. La noblesse et la cour d’Espagne commanditent de nombreux portraits pour affirmer leur pouvoir et leur statut.

L
es peintres portraitistes les plus connus sont Fernando Yáñez de la Almedina = Juan de Juanes = Alonso Sánchez Coello: =Le Greco. Il y a eu aussi Pedro Berruguete = Juan Pantoja de la Cruz

El Greco – Le cardinal de Guise
Alonso_Sánchez_Coello – Anne d’Autriche
Juan Pantoja de la Cruz- Portrait de Philippe_III
Pedro Berruguete – Le Pape Sixte IV
– Le Greco – portrait de Giulio Clovio
Le Greco – Autoportrait
Juan de Juanes – Alphonse V d’Aragon
Juan de Juanes- Portrait d’un cavalier

Arts & Visage 16/.. Portrait à la Renaissance allemande

La Renaissance allemande se déroule dans un contexte de profondes mutations culturelles et religieuses, avec la Réforme protestante. L’influence des primitifs flamands, avec le souci du détail et le rendu des textures et la perspective et la monumentalité inspirée des portraits italiens.L’art est emprunt d’un réalisme minutieux, son symbolisme subtil et son influence humaniste.

Les artistes cherchent à capturer fidèlement les traits physiques et la personnalité des sujets. Les détails comme les rides, la pilosité et les imperfections sont souvent accentués. Les portraits incluent des éléments allégoriques ou des objets qui reflètent le statut, la profession ou les croyances du modèle avec une une gravité marquée. Outre les portraits individuels, on trouve des diptyques, des portraits en pied et des représentations de mécènes dans des retables religieux.

Les artistes majeurs dominés par Albrecht Dürer sont notamment Hans Holbein le Jeune = Lucas Cranach le jeune = Heinrich Dürer Aldegrever =Hans Baldung Grien = Leonhard Beck = Georg Pencz =Barthel Beham = Sebald Beham =Hans_Burgkmair

Albrecht_Dürer – Portrait de Jakob Fugger,
Albrecht Dürer –Adam et Eve
Hans Holbein lejeune – Nicolas Kratzer astronome
Leonhard Beck – Portrait d’homme avec une bague
Georg_Pencz_-Martin_Luther (?)
Hans_Baldung_Grien_-_Portrait de femme
Barthel_Beham_-Hans_Urmiller et son fils
Barthel Berham – Louis X de Bavière
Hans Burgkmair the Elder –  Portrait de Hans Schellenberger
Lucas Cranach le jeune- Maurice de Saxe
Lucas Granach l’ancien – Homme à la casquette
Lucas_Cranach l’ancien- Jean Frédéric 1er de Saxe, jeune

Arts & Visage – 15/.. Portrait de la Renaissance flamande

La Renaissance hollandaise et flamande s’étend des maniéristes anversois , peintres anonymes du début du 16ème siècle jusqu’aux maniéristes du Nord au début du 17ème siècle. . Le portrait, genre déjà florissant à l’époque de Jan Van Eyck et Rogier van der Weyden, évolue alors sous l’impulsion d’artistes comme Quentin Metsys=Joos van Cleve = Pieter Pourbus et Anthonis Mor, mais aussi Jan van Hemessen, Catharina van Hemessen, Frans Pourbus l’Ancien

Le réalisme est toujours présent mais les artistes flamands adoptent des innovations italiennes, comme le clair-obscur et la perspective atmosphérique. Les portraits de cette époque cherchent à mieux capturer la psychologie du modèle. On passe d’une représentation hiératique et symbolique à une mise en scène plus naturelle.L’influence italienne popularise le portrait de trois-quarts, plus dynamique que le portrait de profil hérité des traditions médiévales. L’arrière-plan est parfois neutre ou paysager, créant une atmosphère plus intime.

Avec la montée des Habsbourg et le rôle croissant des élites bourgeoises, les portraits deviennent des symboles de statut social.Les vêtements luxueux, les bijoux et les attributs de pouvoir sont soigneusement détaillés.

Quentin Metsys – La changeur et sa femme
Anthonis Mor -Autoportrait
Anthonis Mor – Marie, reine d’Angleterre
Anthonis Mor_-Portrait_d’Hubert Goltzius
Pieter Pourbus – Portrait de Jacquemyne Buuck,
Joos_van_Cleve – Autoportrait
Jan va _Hemessen – femme à la balance d’or
Pieter Pourbus – Portrait de Jan van Eyewerve

Arts & Visages – 14/.. Portraits de la Renaissance anglaise

La Renaissance anglaise influencée par l’Italie s’étend de la fin du XVe siècle au début du XVII° siècle. Elle fait suite à la Réforme anglaise qui a entrainé une vague iconoclaste (1530-1540) La quasi-totalité de l’art religieux médiéval. va être détruit. Ce sera le sort de la tombe et les reliques de Thomas Becket.

A cette période peu favorable aux arts visuels va débuter la Dynastie des Tudor fondée par Henr iVII qui règne de 1485 à 1509.Et alors promut la nouvelle peinture anglaise. Celle-ci va alors être dominée par le portrait et notamment le portrait miniature et plus tard par le paysage. La Cour va attirer des artistes venus notamment de Flandres. Parmi eux, il y avait Hans Holbein le Jeune = Levina Teerlinc = John Bettes =Hans Eworth, Marcus Gheeraerts le Jeune = Nicholas Hilliard = John de Critz =John Peake = Isaac Oliver.

Les artistes anglais, bien que formés à l’extérieur du pays, sont profondément influencés par la nécessité de représenter la noblesse dans un cadre spécifiquement anglais. Les portraits de la période Tudor sont souvent réalisés à l’huile, une technique importée d’Italie, qui permet une grande finesse de détails et une palette de couleurs plus riche.

Les portraits étaient souvent réalisés pour être accrochés dans les salles d’apparat, servant de référence visuelle et de marqueur de statut social. Il était également courant qu’un même portrait soit reproduit à plusieurs exemplaires, permettant à un individu de diffuser son image dans des contextes variés, notamment dans les maisons de famille ou les ambassades. Ils se concentrent sur des éléments spécifiques : l’habillement, les bijoux et la posture. Ces détails sont chargés de significations sociales et symboliques, et chaque portrait était une sorte de narration visuelle de la vie et du statut du sujet.Au-delà des portraits royaux, l’art du portrait de la Renaissance anglaise s’étend également aux membres de la noblesse et aux personnes de statut élevé.

Portrait d’Henry VIII
Nicholas Hilliard – Elisabeth 1ère, Reine d’Angleterre
Portrait d’Elisabeth 1ère attribué à William_Segar
Marie 1ère par Master John
Thomas Wyatt par Hans Holbein le jeune
Jane Seymour par Holbein le jeune
Catherine d’Aragon reine coonsort — Anonyme

Arts & Visage 13/.. Le portrait à la Renaissance française

La Renaissance française (XVe et XVIe siècle) est influencée par l’art italien, notamment grâce aux guerres d’Italie menées par Charles VIII et de François 1er. C’est à ce dernier que l’on doit la création de l’ École de Fontainebleau.On distingue la 1ère et la 2ème école. Il invite à la Cour des artistes italiens comme Rosso Fiorentino , le Primatice , Niccolò dell’Abate , Luca Penni, mais aussi Léonard de Vinci qu’il installe au Clos Lucé.

.Le portrait, qui gagne en popularité, devient un outil puissant d’affirmation du statut social, politique et intellectuel. Il répond à une nouvelle perception de l’individu et à un intérêt pour le réalisme et la représentation fidèle des traits. Les artistes cherchent à capter les expressions et les détails physiques avec précision.

L’usage de la perspective et du clair-obscur confère un volume plus réaliste aux visages.Ils peignent à l’huile sur bois ou sur toile avec des dégradés subtils et une grande richesse chromatique. Les portraits ne sont pas de simples représentations physiques : ils mettent en avant la richesse, la noblesse et le pouvoir des sujets à travers des détails vestimentaires, des armoiries et des accessoires symboliques.

Parmi les peintres de la Renaissance française il y avait notamment Antoine Caron= François Clouet =Jean Clouet =Jean Cousin l’Ancien =Jean Cousin le Jeune =Nicolas Dipre ==Ambroise_Dubois =Benjamin Foulon = Jean de Gourmont

François Premier par Jean Clouet
Portait d’Henri IV en Mars – Jacob Brunel
François_Clouet – La dame au bain
Corneille_de Lyon René_de_Batarnay,
La duchesse d’Angoulême – Jean Clouet
Élisabeth d’Autriche, reine de France par François Clouet
Guillaume Budé Bibliothécaire de François par Jean Clouet
Portrait de femme – Anonyme
Catherine de Médicis par une élève de François Clouet
Femme de la Renaissance – Anonyme



Arts & Visage – 12/.. – Portraits de la Haute Renaissance italienne

La Haute renaissance se situe en Italie pendant le Cinquecento, dans la continuité de la Première Renaissance. Cette période est marquée par une effervescence artistique en Italie, particulièrement à Florence, Rome et Venise. Les artistes cherchent à atteindre une combinaison idéale de beauté, de naturalisme et d’humanisme, influencés par les idées de l’Antiquité classique.

Comme leurs prédécesseurs du Quattrocento, les artistes de la Haute Renaissance cherchent à représenter les sujets de manière réaliste, en capturant les traits individuels et l’expression psychologique des personnages. Cependant ils ont tendance à idéaliser leurs sujets pour exprimer des valeurs esthétiques et morales. Les portraits cherchent souvent à montrer les individus sous leur meilleur jour, reflétant leur statut social et leur vertu.

Les principaux artistes sont notamment Donato Bramante = Léonard de Vinci = Michel-Ange = Raphaël = Le Titien = Giovanni Savoldo = Lorenzo Lotto = Dosso Dossi . Beaucoup d’autres peintres appartiennent à cette période

Lorenzo Lotto– Portrait de l’évêque Bernardo de’ Rossi
Donato Bramante – Homme aux armes

Arts & visage -11/.. -Les peintres du quattrocento et le portrait

L’art du Quattrocento, ou XVe siècle italien, marque une période de transition et d’innovation dans l’histoire de l’art. Ce siècle est souvent considéré comme le début de la Renaissance italienne, et plus spécifiquement la Première renaissance. C’est une époque où les artistes ont redécouvert et réinterprété les idéaux de l’art classique de la Grèce et de la Rome antiques.

Les artistes du Quattrocento ont cherché à représenter le monde de manière plus réaliste. Ils ont étudié l’anatomie humaine, la perspective et la lumière pour créer des œuvres plus fidèles à la réalité. L’invention de la perspective linéaire a permis aux artistes de créer un espace tridimensionnel sur une surface plane.

Les portraits du Quattrocento ne se contentent pas de représenter l’apparence physique des modèles, mais cherchent également à révéler leur personnalité et leur caractère intérieur. Les regards, les postures et les expressions faciales jouent un rôle crucial dans cette dimension psychologique. Ils incluent souvent des éléments symboliques qui reflètent le statut social, la profession ou les valeurs du modèle.
Les artistes se sont inspirés des modèles classiques pour leurs compositions, leurs proportions et leurs thèmes. Ils ont redécouvert les œuvres de l’Antiquité et les ont intégrées dans leur propre travail.

Parmi les peintres notable de cette période il y a eu notamment Filippo Brunelleschi = Leon Battista Alberti. Masaccio = =Piero della Francesca= Sandro Botticelli =Leonardo da Vinci et bien d’autres, mais pas tous portraitistes.

Sandro Botticelli-portrait-de-profil-d-une-jeune-femme
Giovani Ambrogio de Predis – La fille aux cerises
Andrea Solario – Portrait d’un jeune homme,
Pisanello – Portrait d’une jeune princesse



Arts & Visage – 10/.. Portrait à la Renaissance – Les primitifs flamands

Les Primitifs flamands sont un groupe de peintres actifs entre le XIVe et le XVIe siècle dans les régions correspondant aujourd’hui à la Belgique, aux Pays-Bas et au nord de la France. Ils ont révolutionné l’art du portrait en introduisant des techniques novatrices et en accordant une importance particulière au naturalisme et au détail. Les historiens parlent aussi de Renaissance flamande.

L’une des principales innovations des Primitifs flamands dans l’art du portrait réside dans leur souci du réalisme. Contrairement aux portraits médiévaux, souvent stylisés les peintres flamands cherchent à représenter fidèlement les traits de leur modèle, Ils utilisent la peinture à l’huile pour obtenir des dégradés subtils de couleurs et une illusion de volume et de profondeur.

Ces artistes sont renommés pour leur minutie dans le rendu des tissus, des bijoux et des reflets lumineux. De plus ils introduisent dans leurs portraits une nouvelle dimension psychologique souvent marquée par une expression sobre et une pose naturelle.

Les fonds des portraits flamands sont généralement sombres ou neutres, mettant ainsi en valeur le sujet et accentuant l’effet de tridimensionnalité. La lumière joue également un rôle essentiel : elle modèle le visage avec douceur, en créant des jeux d’ombres et de lumière qui renforcent l’effet de naturalisme.

Parmi les artistes les plus célèbres de cette école figurent notamment Jan van Eyck = Rogier van der Weyden =Hans Memling.= Robert Campin =Jérôme Bosch = Petrus Christus = Gerard Horenbout = Jacob Jordaens = Barthélemy d’Eyck

Barthélémy d’Eyck – Portait d’homme de 1456
Petrus Christus – portrait de jeune fille
Jérôme Bosch – Couronnement du Christ par des épines
Roger Camoin – Portrait d’homme
Hans Memling – Portrait d’u homme dans une loggia
Gerard Horenbout – Portrait de Lievin van Pottelsberghe et de Lievine de Steelandt.
Jan Van Eecke –Les époux Arnolfini
Jacob_Jordaens_-_Portrait de l’Amiral_Michiel_de_Ruyter
Rogié Van der Weyden – Portait de femme


Arts & Visage – 9/.. Le portrait au Moyen- Âge

L’art du portrait au Moyen Âge reflète l’évolution des mentalités, des techniques artistiques et des fonctions de la représentation individuelle. Contrairement à l’époque moderne, où le portrait met en avant l’individualité et l’expression personnelle, le portrait médiéval répondait principalement à des objectifs religieux, politiques et symboliques.

Durant le Moyen Âge, ou Middle ages chez les britanniques, l’art est majoritairement tourné vers la religion. Les portraits sont souvent intégrés dans des œuvres religieuses, comme les retables ou les enluminures de manuscrits. Les donateurs (rois, nobles, ecclésiastiques) sont représentés en position de prière, généralement à côté de figures saintes ou du Christ, afin de montrer leur dévotion et leur lien avec le divin.

Les portraits servent aussi à affirmer le pouvoir et la légitimité des souverains et des grands seigneurs. On retrouve ainsi des représentations de rois et d’empereurs dans des fresques, des sculptures ou des vitraux. Ces images ne cherchent pas tant à être fidèles aux traits du modèle qu’à incarner son autorité et son rôle institutionnel.

Enfin, les portraits funéraires sculptés permettent de perpétuer le souvenir des défunts. Ces effigies, sculptées sur les gisants des tombeaux, montrent souvent le personnage dans une posture de recueillement, soulignant sa piété et son statut social.

Les portraits médiévaux sont souvent stylisés et idéalisés. L’accent est mis sur les attributs religieux et les signes distinctifs du rang social plutôt que sur l’individualité du modèle. L’art du portrait au Moyen Âge se développe d’abord dans l’enluminure et la mosaïque. Ces œuvres privilégient une représentation frontale et hiératique, souvent inspirée de l’iconographie byzantine.

À partir du XIIIe siècle, notamment avec l’essor du gothique, on observe une évolution vers un plus grand réalisme dans les portraits, notamment grâce aux progrès techniques de la peinture et de la sculpture. Les artistes commencent à accorder plus d’attention aux détails des visages et des expressions.

Les principaux peintres du moyen age et de la pré-Renaissance. sont notamment, Giotto di Bondone = André Beauveveu = Taddeo Gaddi = Piettro Cavallini = Cimadue = Jean Pucelle = Pietro Lorenzetti = Colart de Laon =Jan van Eyck = Duccio di Buoninsegna = Giovanni Baronzio = Ambrogio Lorrenzetti

Piero della,Francesca -Portrait de Sigismond Malatesta
Justinien I – évêque de Ravennes (au centre)
Tapisserie de Bayeux – Guillaume le conquérant (au centre) et ses deux demi-frères
Henri II d’Angleterre et Aliénor d’Aquitaine,
André_Beauneveu – Vierge à l’enfant
Edward I – roi d’Angleterre
Richard II – roi d’Angleterre
Ambrogio Lorentezzi – Profession publique de Saint-Louis de Toulouse
Profil de femme
Guillaume et Marie de Nevers



Arts & visage – 8/.. Le portrait dans la Chine

L’art du portrait en Chine impériale (-221 av. JC à 1912) est un domaine riche et complexe, reflétant à la fois les valeurs culturelles, les croyances spirituelles et les structures sociales des différentes époques.

Contrairement à la tradition occidentale, où le portrait vise souvent à capturer la ressemblance physique et la personnalité individuelle, le portrait chinois ancien était davantage axé sur la représentation du statut social, de la vertu morale et de l’harmonie avec l’univers. Ils mettaient l’accent sur des attributs symboliques, comme les vêtements, les postures, les objets. Ils sont fréquemment accompagnés de textes calligraphiés de poèmes, de maximes, de commentaires sur le sujet. Les artistes utilisaient principalement l’encre et le pinceau sur soie ou papier., dans des nuances subtiles.

Pendant la Dynastie Han (206 av. J.-C. – 220 ap. J.-C.), les premiers portraits chinois apparaissent sous la forme de peintures murales dans les tombes, représentant des figures importantes comme des empereurs, des fonctionnaires ou des divinités. Ces œuvres avaient une fonction funéraire et spirituelle, accompagnant les défunts dans l’au-delà. Les portraits au fil des période vont s’intégrer dans des paysages ou des décors naturels, reflétant la philosophie taoïste et confucéenne de l’harmonie entre l’homme et l’univers.

Sous la Dynastie Tang (618–907) l’art du portrait se développe considérablement. Les peintures deviennent plus réalistes et détaillées, reflétant l’influence des échanges culturels avec l’Asie centrale et l’Inde. Les portraits impériaux et ceux des nobles gagnent en sophistication.

La période de la Dynastie Song (960–1279) marque l’apogée de la peinture chinoise. Les portraits deviennent plus expressifs et psychologiques, tout en conservant une dimension symbolique. Les artistes cherchent à capturer l’essence spirituelle du sujet plutôt que sa simple apparence physique.

Sous les Dynasties Ming (1368–1644) et Qing (1644–1912) Le portrait devient plus accessible, représentant non seulement l’élite mais aussi des figures religieuses, des lettrés et des membres de la bourgeoisie. Les techniques s’affinent, avec une attention accrue aux détails et aux textures.

Les empereurs étaient souvent représentés dans des poses majestueuses, symbolisant leur autorité divine et leur rôle de médiateur entre le ciel et la terre.Les figures bouddhistes et taoïstes étaient peintes pour inspirer la dévotion et transmettre des enseignements spirituels. Les portraits des lettrés et des artistes étaient souvent représentés dans des scènes de contemplation ou de création, reflétant leur quête de sagesse et d’harmonie. Enfin, les portraits funéraires servent le défunt dans l’au-delà, en préservant son image et son essence spirituelle.

Parmi les portraitistes anciens l’on peut citer Gu Kaizhi (344–406) = Yan Liben (600–673)= Zhou Fang (730–800) = , Yun Shouping

Portrait de Han Gaozu,
Portrait de l’écrivain Liu Xu
Deux femmes de l’époque Han
Hongwu – empereur de la dynastie des Ming
Général Fu Youde – Période Ming
L’empereur Ming Chengzu
Courtisan de la période Qing
Impératrice Xiaosheng Xian – dynastie Sing
Huizong, empereur et artiste peintre
Dawaci prince mongol – période de la dynastie Qing
Dames de la Cour – Période Tang
Fresque murale Bouddhiste des grottes de Bereklik
L’Empereur Tang Tai Zong

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Arts & visage – 7/100- Les portraits du Fayoum

Les portraits du Fayoum appartiennent à la période dit de Égypte romaine (30 av. JC à 641 ap.JC) alors de le royaume lagide est annexé par Rome. Le nom de Fayoum correspond à une région de l’Égypte. Les portraits du Fayoum sont des peintures funéraires réalisés du vivant de leurs modèles pour les accompagner dans l’au-delà, Les portraits du Fayoum perpétuent la tradition des rites funéraires égyptiens tout en s’inscrivant dans l’héritage pictural grec de l’école d’Alexandrie.
Ce sont plus de mille portraits qui ont été découvert dans l’Oasis du Fayoum à la fin du 19ème siècle. On doit au Docteur Daniel-Marie Fouquet, collectionneur d’avoir fait connaitre des portraits. (+)

Ces portraits
étaient placés sur les momies, recouvrant le visage du défunt. Ils avaient pour but de préserver l’apparence du défunt dans l’au-delà, selon les croyances égyptiennes. Les portraits étaient peints sur des panneaux de bois ou directement sur des toiles. La peinture à base de pigments mélangés à de la cire chaude, permettant une grande vivacité des couleurs. Et aussi utilisé la technique de la détrempe.

Il s’agit de portraits réalistes avec des détails minutieux dans les traits du visage, les vêtements et les bijoux. Les compositions sont idéalisées et les couleurs symboliques montrent l’héritage égyptien mais aussi les traditions grecques. Les visages sont souvent sérieux et expressifs, avec des regards intenses et pénétrants.

Grâce au climat aride de l’Égypte, de nombreux portraits ont été bien préservés, offrant une rare fenêtre sur l’art du portrait antique. Ils sont considérés comme des précurseurs de l’art du portrait dans l’histoire de l’art occidental.

Portrait de femme dite l’Européenne
Portrait de femme
Portrait de femme à la couronne de laurier
Portrait de femme
Portrait d’homme – découvert sur le site d’Antinoé
Portrait de jeune fille
Femme au diadème
Portrait de Zénobia

Art & visage – 6/.. Le portrait chez les étrusques

Les Étrusques et l’art du portrait

Les Étrusques, peuple de l’Italie antique, ont prospéré entre le VIIIᵉ et le IIIᵉ siècle avant J.-C., principalement dans la région de l’actuelle Toscane. Leur civilisation, influencée par les Grecs et les peuples italiques, a laissé un riche héritage artistique et culturel, notamment dans le domaine du portrait.

Les Étrusques accordaient une grande importance aux rituels funéraires, ce qui se reflète dans leurs œuvres artistiques. Les tombes étrusques étaient ornées de fresques, de sculptures et d’objets destinés à accompagner les défunts dans l’au-delà. L’art servait non seulement à honorer les morts, mais aussi à immortaliser leur image et leur statut social.

Contrairement aux Grecs, qui privilégiaient des représentations idéalisées, les Étrusques optaient pour un style plus réaliste dans leurs portraits. Cette tendance est particulièrement visible dans les sarcophages et les urnes funéraires, où les visages des défunts sont souvent sculptés avec soin. Les traits individuels, comme les rides, les expressions et la morphologie, étaient reproduits pour refléter la personnalité et l’apparence du défunt.

Un exemple emblématique est le Sarcophage des Époux, une sculpture en terre cuite datant du VIᵉ siècle avant J.-C. Ce sarcophage représente un couple allongé sur un lit de banquet, leurs visages exprimant une sérénité et une humanité touchantes. Ces portraits témoignent de l’importance des liens familiaux et de la convivialité dans la culture étrusque.

Tête de femme étrusque
Femme étrusque
Saecophage de larthia-seianti
Femme étrusque – fresque (détail)
Couple étrusque
Couple étrusque
Femme étrusque
Buste de femme
Femme étrusque

L’art et le visage -5/.. Dans la Rome antique

Le portrait dans la Rome antique

Le portrait dans la Rome antique est une forme d’art particulièrement importante, révélant des aspects sociaux, politiques et culturels de cette civilisation. Héritier des traditions étrusques et influencé par l’art grec, le portrait romain se distingue par son réalisme et sa fonction sociale.

Pendant la période dite royale (753-509 av JC)mal connue, l’on ne trouve pas de portraits. Il faut attendre la République (509-27 av. J.-C.) où les portraits sont marqués par un souci de réalisme, appelé vérisme, à ne pas confondre avec le mouvement italien de la fin du 19ème siècle. Les traits du visage, tels que les rides, les cicatrices ou les asymétries, sont minutieusement reproduits pour refléter la personnalité, l’âge et l’expérience de la personne représentée. Cela souligne la vertu romaine de la gravitas (dignité et sérieux).

Les portraits servaient à glorifier les individus, en particulier les magistrats, sénateurs et empereurs. Ils étaient souvent utilisés pour exprimer l’autorité, la légitimité politique et la continuité dynastique. Les statues ou bustes étaient placés dans des lieux publics comme les forums ou dans des demeures privées pour rappeler les accomplissements de leurs propriétaires.

Sous la République il y une prédominance du vérisme, avec des portraits de citoyens ordinaires et de dirigeants valorisant l’austérité et l’expérience.

Sous Auguste, l’idéalisation s’intensifie, influencée par l’art grec. Les portraits impériaux combinent réalisme et idéalisation pour renforcer le caractère divin ou héroïque de l’empereur. Puis less portraits deviennent plus stylisés, avec une accentuation des symboles religieux et abstraits, annonçant l’art paléochrétien. A l »époque impériale.Les portraits étaient réalisés en divers matériaux : marbre, bronze, ivoire ou fresques. Les bustes étaient particulièrement populaires, mais on trouve aussi des statues en pied ou équestres.

Buste d’un vieil homme
Buste de Marc Aurèle
Auguste couronné
Buste de Trajan
Buste de Septine Sévère
Tête de Tibère
Fresque de Pompéi – Sappho
Fresque de Pompéi – Couple

    L’Art & le visage – 4/.. Dans la Grèce antique

    Dans l’Antiquité grecque, le portrait occupe une place particulière, reflétant les valeurs sociales, politiques et esthétiques de la société. Contrairement à l’idée moderne d’un portrait visant à représenter fidèlement l’apparence individuelle d’une personne, les portraits grecs anciens avaient souvent une dimension idéalisée et symbolique.

    Les premiers exemples de portraits grecs apparaissent à l‘époque archaïque (VIIe – VIe siècles av. J.-C.), où les statues dites kouroi et korai représentaient des figures idéalisées, souvent destinées à honorer des dieux ou des défunts. Ces sculptures ne cherchaient pas à capturer les traits spécifiques d’une personne, mais à incarner des idéaux de beauté et de jeunesse.

    À l’époque classique (Ve – IVe siècles av. J.-C.), sous l’influence de sculpteurs tels que Phidias et Polyclète, les portraits commencent à intégrer des caractéristiques plus individualisées, bien que l’idéalisation reste dominante. Les héros, philosophes et dirigeants étaient souvent représentés dans des poses majestueuses, mettant en avant leur excellence morale et intellectuelle plutôt que leur apparence physique exacte.

    C’est à l’époque hellénistique. (IVe – Ier siècles av. J.-C.) que le portrait réaliste prend son essor. Influencés par les bouleversements politiques et sociaux, les artistes commencent à s’intéresser davantage aux traits individuels et à l’expression des émotions. Les portraits de cette période, tels que ceux des rois comme Alexandre le Grand, mêlent réalisme et idéalisation, montrant à la fois la grandeur et la vulnérabilité humaine.

    Une Korê


    L’Art & le visage – 3/.. Dans l’Égypte ancienne

    Le portrait et le visage occupaient une place essentielle dans l’art de l’Égypte ancienne, où ils servaient à immortaliser l’identité et le statut des individus. Les Égyptiens ne cherchaient pas à représenter un visage réaliste, mais plutôt une image idéalisée qui reflétait l’éternité et la perfection. Les traits du visage étaient souvent stylisés et symboliques, mettant en avant la jeunesse, la sérénité et la dignité. Les pharaons et les nobles étaient représentés avec des expressions calmes et intemporelles, souvent accompagnées d’insignes de pouvoir.

    Ces portraits, sculptés ou peints, étaient destinés à garantir l’immortalité de l’âme dans l’au-delà, en servant de support à l’esprit du défunt (le « ka »). Ainsi, le visage dans l’art égyptien transcende la simple représentation physique pour devenir un symbole de vie éternelle. . En voici quelques exemples. Bien entendu, le plus souvent l’on ne connait pas le nom de l’artiste.

    La reine Néfertiti – Musée de Berlin
    Membre de la dynastie Lagide
    Masque funéraire féminin
    Buste du Prince Ankhhaf
    Profil d‘Akhenaton extrait d’un bas relief
    Statut d’une reine Lagide

    L’Art & le Visage – 2/.. L’auto-portrait – généralités.

    L’autoportrait, représentation de soi par l’artiste lui-même, est un genre artistique fascinant qui évolue en traversant les époques Il dépasse la simple imitation pour devenir un outil d’introspection, d’affirmation ou d’expérimentation.

    Dans l’Antiquité, les artistes étaient souvent anonymes, et peu d’autoportraits sont documentés.

    Pendant le Moyen Âge, l’art était principalement religieux, et l’artiste n’était pas considéré comme un individu créatif, mais comme un serviteur de Dieu. Cependant, certains artistes médiévaux intègrent discrètement leur visage dans des scènes religieuses, comme une signature visuelle. Il faut atteindre la fin du Moyen age pour trouver des autoportraits

    Avec la Renaissance, l’humanisme replace l’individu au centre des préoccupations. Les artistes gagnent en reconnaissance et commencent à se représenter, affirmant leur rôle et leur statut. l’Allemand Albrecht Dürer, avec ses autoportraits minutieux et empreints de grandeur, est l’un des premiers à se représenter de manière autonome, affirmant son talent et son individualité. Il y a aussi le flamand Jan Van Eyck ou l’italien Léonard de Vinci et d’autres.

    A partir du 16ème siècle l’autoportrait est un moyen pour l’artiste de se représenter sous un jour favorable. Le peintre se représente souvent avec des attributs liés à leur métier les pinceaux, les palettes, le chevalet. L’autoportrait aussi utilisé pour exprimer des états d’âme.

    Au XIXe siècle, l’autoportrait connait un essor important. Il devient un moyen d’explorer les sentiments intérieurs et les états d’âme tourmentés.e Vincent van Gogh avec ses célèbres autoportraits, exprime ses émotions et son état mental, souvent marqué par la solitude et la souffrance. Avec l’invention de la photographie, certains artistes et les amateurs vont l’utiliser pour réaliser leur autoportrait.

    Le XXe siècle voit une explosion de styles et d’expérimentations.L’autoportrait est un moyen pour l’artiste d’explorer ses émotions, ses pensées et son identité, son statut, sa singularité. Mais l’artiste ne cherche plus seulement à se représenter fidèlement, mais à explorer leur identité à travers des formes nouvelles. C’est ce que l’on observe dans le cubisme, le surréalisme, l’expressionnisme. Sans oublier le Pop-art et les autoportraits réalisés avec un Polaroïd

    Enfin de nos jours jours avec les applications photographiques des smartphones a explosé la pratique par Madame et Monsieur Tout le monde des selfies. L’autoportrait numérique aussi appelé egoportrait mot plus signifiant, n’est plus l’apanage des seuls artistes.

    Une série de billets va être consacrée aux portraits et aux auto-portraits, au fil du temps, de l’Antiquité à nos jours.

    L’art & le visage – 1/100 – Le portrait, généralités

    Le portrait est l’un des thèmes fondamentaux de l’histoire de l’homme et de l’art. La représentation de soi et de l’autre – l’ami, l’amante, le modèle, le personnage publique,- révèle la notion de dualité, narcissique ou philanthropique. De la Renaissance, où se définit plus clairement le sujet, jusqu’à la modernité où il subit des bouleversements formels, la quête incessante de la figure, du visage, se traduit de façon assez générale, par le désir de ressemblance ou de vraisemblance.

    Le portrait, représentation artistique d’un individu, est une forme d’expression qui traverse les époques et les cultures. Que ce soit à travers la peinture, la sculpture, la photographie ou le numérique, le portrait reflète des évolutions artistiques, techniques et sociales.

    Les premiers portraits remontent à l’Antiquité, où ils avaient une fonction souvent religieuse ou politique. Dans l’Égypte antique, les portraits servaient à immortaliser les pharaons et les dieux, comme en témoignent les sculptures et fresques. Ces œuvres étaient idéalisées, montrant des figures divinisées plutôt que réalistes.

    En Grèce, les portraits idéalisés visaient à refléter l’harmonie et la perfection. À Rome, le portrait évolue vers un réalisme accru, notamment dans les bustes funéraires, qui mettaient en valeur les traits spécifiques des individus, symbolisant leur statut social et leur mémoire.

    Durant le Moyen Âge, le portrait en temps que représentation d’une personne disparaît presque complétement. L’art est principalement au service de la religion. Les portraits sont souvent inclus dans des œuvres religieuses (icônes, fresques) et représentaient des saints ou des mécènes dans une posture de piété. L’individu était subordonné à la gloire de Dieu, et l’aspect symbolique prédominait sur le réalisme. Les visages étaient figés, les proportions peu respectées, et les expressions neutres. Cela reflétait l’idée que l’âme et non l’apparence physique était essentielle.

    A la Renaissance, l’humanisme replace l’homme au centre des préoccupations. Le portrait devient un genre majeur, mettant en valeur la personnalité, les émotions et le statut social du modèle.

    Des artistes comme Léonard de Vinci et Raphaël introduisent des techniques de la perspective, du clair-obscur et du sfumato, conférant aux portraits une profondeur et un réalisme sans précédent. Par exemple, « La Joconde » est célèbre pour son regard énigmatique et son rendu subtil.Les portraits servent souvent à affirmer le pouvoir et la richesse, comme en témoignent les œuvres du Titien ou d’ Holbein le jeune, qui immortalisaient les élites.

    Au XVIIe siècle, le style baroque, en France, sous le règne de Louis XIV (1638-1715) sers à l’affirmation du pouvoir absolu du monarque. Son portrait officiel, en est la manifestation la plus flagrante. Le mouvement baroque est aussi significatif ailleurs en Europe, notamment en Flandres, en Italie et en Espagne

    Au XVIIIe siècle, le Style Rococo ou Rocaille, notamment en France, en Espagne, en Grande-Bretagne privilégie des portraits empreints de grâce et de frivolité, souvent associés à la noblesse, comme dans les œuvres de François Boucher , Antoine Watteau ou de Jean-Honoré Fragonard sans oublier le pastelliste Maurice Quentin de la Tour. Puis vers la fin du siècle le classicisme montre des portraits plus austères et idéalisés.

    Au 19ème siècle, linvention de la photographie dans les années 1830 transforme le portrait. Désormais, il est accessible à un plus grand nombre et permet de capturer avec précision les traits du modèle. Les portraits photographiques, tels que ceux de Nadar, démocratisent cette pratique.Les artistes vont réagir à la concurrence de la photographie en explorant de nouvelles voies. Les impressionnistes privilégient les émotions et les sensations, tandis que les expressionnistes se concentrent sur l’intériorité et les angoisses.

    Au 20ème siècle, avec notamment, le cubisme, le surréalisme, l‘expressionnisme, les artistes ne cherchent plus a traduire les traits du modèle. Le portrait redevient plus rassemblant avec la Nouvelle figuration et figuration narrative.

    Je vais consacrer une série de billets sur le portrait et l’autoportrait au fil du temps, de l’Antiquité à nos jours.


    Arts & Santé 10/11 La prison vue par les artistes

    Voici quelques œuvres réalisées par des peintres et illustrateurs dont le thème était la prison

    Vincent Van Gogh La ronde des prisonniers
    Présentée à la Fondation Vuitton lors de l’exposition de la Collection Morozov
    Gabriel Cloquemin peintre et forçat – La_prison de Bicêtre – Le ferrement des forçats
    Paul Gavarni, illustrateur de Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo
    Francisco de Goya – Intérieur de prison
    Francisco de Goya – Duendecitos
    Hubert-Robert – L’artiste dans sa cellule à Saint-Lazare
    Victor Hugo Jean Valjean en prison
    Gulsun Karamustafa – derrière les barreaux
    Anonyme (peintre et prisonnier) Allégorie de la prison

    Arts & Santé – 9/11 L’hôpital vu par les artistes 2/2

    Second billet consacré à la représentation de l ‘hôpital par les artistes ou illustrateurs.

    William Plamer – Le développement de la médecine
    Olivier Terral – soignants
    Jean Alphonse Stival – Scène d’hôpital
    Jean ¨Plantureux dit Plantu à l’hôpital
    Fatima Djerdjour – l’écorché vif
    Les brancardiers
    John Lavery, – Hôpital britannique pendant la grande guerre
    John_Singer_Sargent – Hôpital de campagne

    Arts & Santé – 8/11 L’hôpital vu par les artistes 1/2

    Assez d’écrits, partons à la rencontre des peintres et dessinateurs inspirés par la vie à l’hôpital.

    Anna Sahlstén (1859–1931) – Chirurgie à l’hôpital

    Arts & Santé, etc. 7/11 En prison

    Les Arts en prisons jouent un rôle essentiel dans la réhabilitation des détenus placés « sous main de justice » Ils apportent des moyens d’expression, de développement personnel et de réinsertion sociale. Ils ne se limitent pas à une activité récréative . Ils peuvent jouer un rôle important dans le processus de réhabilitation,. En effet, ils peuvent aider les détenus volontaires à se reconstruire, à se reconnecter avec eux-mêmes et avec la société.

    Les arts en prison peuvent prendre la forme d’Atelier de peinture et de dessins, de confection collective de fresques murales, de photographie. Cela permet aux détenus de développer leur créativité et de communiquer leurs émotions à travers des œuvres.

    Il y a aussi la possibilité, encadrés par des comédiens de monter des pièces de théâtre. Cela développe la confiance en soi, la gestion des émotions et les compétences relationnelles. cf film Un triomphe (+) sorti en 2020 d’Emmanuel Courcol le réalisateur en 2024 d’ En fanfare

    Existent également des ateliers de danse. Ils offrent un moyen d’exprimer des émotions complexes et favorisent la conscience corporelle. La musique a aussi sa place dans des cours , des concerts, des chorales ou l’écriture de chansons.: Ces activités stimulent la concentration et permettent aux détenus de s’investir dans un projet créatif.

    Enfin existent également des ateliers d’écriture qui ouvrent à la poésie, à l’écriture de les nouvelles ou même des journaux ou blogs personnels. Ils permettent aux détenus de structurer leurs pensées et de réfléchir sur eux-mêmes. De même les clubs de lecture encouragent les échanges et l’enrichissement intellectuel.
    Il faut préciser que les actions entreprises, compte tenu des durées d’incarcération ne sont pas les mêmes en maison d’arrêt, , centre de détention et maison centrale

    Un rapport paru en 1997, soir il y a 28 ans intitulé l’Action culturelle en milieu pénitentiaire faisait un analyse des données quantitatives sur les programmes d »insertion par les arts. Il ne semble pas qu’un autre rapport ait été rédigé depuis.

    Parmi les expériences d’Arts en Prison, il y a notamment : Wake up café implanté en Ile de France, à Nantes, Marseille, Lyon, etc = art-exprim association basée à Paris = Art & Prison = Cinq années d’insertion d’Olivier Brunhes = Théâtre en prison » où des compagnies montent des spectacles avec les détenus, souvent présentés à des publics extérieurs.

    En Grande-Bretagne « Prison Arts Foundation« propose des ateliers artistiques pour les détenus, avec des expositions publiques des œuvres. Aux États-Unis « Arts in Corrections » : Programme qui offre des ateliers artistiques variés pour améliorer le bien-être des détenus.

    Cependant il y a une distance de la coupe aux lèvres. Une thèse de Natacha Galvez, Doctorante en philosophie, Université Paris VIII intitulée L’intervention artistique en milieu carcéral Entre discours et expérience tempère le satisfécit du ministère de la Justice. Le long rapport d’étude sur l‘Action culturelle en faveur de la population pénale mené sous la responsabilité de Delphine Saurier va dans le même sens.

    Œuvres de prisonniers – Source Art et Prison
    Oeuvres recueillies par Peter Echtermeyer, aumônier de prison