Les mouvements artistiques de 1800 à aujourd'hui +Les arts visuels depuis l'Antiquité jusqu'à l'orée du 19ème siècle.LesTechniques, manifestations, artistes, biographies, répertoires , carnets de liens + et bien d'autres choses
Les lieux de convivialité ont évolué au fil des siècles, reflétant les transformations sociales, culturelles, et économiques de chaque époque.
Au moyen age, les auberges accueillaient voyageurs et pèlerins, tandis que les tavernes servaient de lieux de rassemblement pour les habitants du village ou de la ville.La noblesse pour asseoir son influence organise des banquets et des festins. Ils sont généralement accompagnés de musique et de jeux.
A partir du 17ème siècle vont s’ouvrir les cafés. Ce sont les artistes et les bourgeois qui les fréquentent. On y mange et l’on y boit. Et l’on débat d’idées et de politique.
Au milieu du 18ème siècle, en 1765, un dénommé Boulanger ouvre le premier restaurant.
Au 19ème siècle, dans les villes, plus populaires, apparaissent les bars et cabarets où se retrouvent les ouvriers, artistes, et bourgeois. Par ailleurs en 1854 Alexandre Duval va développer la mode des Bouillons, lancée par son père boucher de son état. Son but était d’écouler les bas morceaux boudés par sa clientèle. Plus près de nous les cafés et les bistrots et bien sur les restaurants de toutes catégories, sont toujours de lieux de rencontres.
La nourriture n’est pas seulement solide, elle est aussi liquide. comme le dit cette citation latine « Bonum vinum laetificat cor hominis »(*) Le bon vin réjouit le cœur de l’homme (et de la femme). Le thème de la boisson, de son côté festif a été largement les peintres.
Ils vont peindre des natures mortes qui comportent des verres, des chopes, des bouteilles. Mais c’est bien connu que l’abus d’alcool est dangereux. Très vite l’on va rencontrer les buveurs, les ivrognes.
L’art et la famine se croisent pour exprimer la vulnérabilité humaine tout en offrant des perspectives critiques ou inspirantes sur ce problème universel.
L’abondance et la gourmandise, lorsqu’elles sont traduites par les arts, transcendent leur matérialité. Elles deviennent des miroirs de notre société, reflétant à la fois nos désirs et nos contradictions. Que ce soit en peinture, en littérature, ou dans les arts culinaires, ces thèmes célèbrent la richesse de la vie tout en invitant à la réflexion. Depuis la Renaissance, l’abondance est représentée par des cornes d’abondance remplies de fruits, de fleurs, ou de nourriture. Ces images symbolisent la richesse, la prospérité, et la fertilité.Tandis que l’abondance est célébrée dans certaines œuvres, elle est aussi critiquée dans d’autres pour ses excès. Par exemple, certains tableaux baroques utilisent des scènes de festins pour rappeler les inégalités sociales ou la nature éphémère des plaisirs terrestres.
Certains artistes contemporains explorent la gourmandise comme thème de société. Par exemple, des sculptures de desserts géants ou des installations culinaires peuvent interroger notre rapport à la consommation et à l’excès.
Le 20ème siècle a été une période de bouleversements et d’innovations dans de nombreux domaines, notamment en ce qui concerne la nourriture et les arts.
Le 20ème siècle a vu d’importantes évolutions dans les pratiques alimentaires, influencées par la mondialisation, les progrès technologiques et les changements sociaux.L’industrialisation a transformé la production alimentaire, avec l’émergence de grandes entreprises agroalimentaires, la production de masse et la distribution à grande échelle. Après le seconde guerre mondiale les occidentaux ont voyagé à la découverte du monde. Les cuisines du monde entier ont commencé à se mélanger.
Des chefs célèbres ont commencé à expérimenter avec des ingrédients et des techniques de différentes cultures, créant des cuisines fusion innovantes. L’essor de la société de consommation a modifié les habitudes alimentaires. La restauration rapide et les plats préparés sont devenus des éléments courants de la vie quotidienne. : À la fin du siècle, des mouvements tels que le bio, le végétarisme et le véganisme ont gagné en popularité, réclamant des pratiques plus durables et éthiques.
Le 19ème siècle a été une période riche en transformations culturelles, artistiques et intellectuelles. Il a notamment connu des changements significatifs dans les pratiques alimentaires, notamment grâce à l’industrialisation et à l’urbanisation. Ces transformations ont conduit à l’émergence de la gastronomie moderne, avec des chefs célèbres comme Auguste Escoffier, Les restaurants et les cafés ont proliféré, devenant des lieux de rencontre sociale. Les livres de cuisine ont commencé à se populariser, avec des recettes qui reflétaient les tendances de l’époque, intégrant des ingrédients exotiques et des techniques modernes. La nourriture est devenue un symbole de classe sociale, et des mouvements comme le végétarisme ont commencé à apparaître.
Le 19ème siècle a connu plusieurs mouvements artistiques. Le romantisme où les artistes mettent l’accent sur l’émotion, la nature et l’individualité. Des peintres comme Eugène Delacroix et Caspar David Friedrich ont exploré des thèmes romantiques. Puis vient le réalisme qui représente la quotidienne et les classes sociales inférieures sans embellissement. L’un des tenants du réalisme est Gustave Courbet. A la fin du siècle, avec l’invention de la peinture en tubes et le développement du Chemin de fer, les artistes impressionnistes sortent de leur atelier Ils privilégie le mouvement et la lumière. Parmi ces artistes il y a Claude Monet, Pierre Auguste Renoir et bien entendu Édouard Manet, même s’il n’a pas formellement appartenu à ce mouvement novateur. Sans oublier les naturalistes
Le 19ème siècle a été une période prolifique pour la littérature, avec des auteurs marquants tels que :Victor Hugo, Gustave Flaubert, Émile Zola, Charles Dickens, Baudelaire et Verlaine.. Il y a aussi des philosophes comme Karl Marx, Friedrich Nietzsche ou Auguste Compte fondateur du positivisme.
Le 18ème siècle dit « siècle des Lumières, (1715-1789) est une période marquée par des transformations profondes dans la culture, la philosophie et les arts. L’art de ce siècle a été influencé par la montée des idées rationalistes et humanistes, et la nourriture, en tant qu’élément central de la vie quotidienne, a également joué un rôle significatif dans les expressions artistiques.
Au cours de ce siècle, la gastronomie a connu un essor impressionnant avec l’évolution des techniques culinaires et l’introduction de nouveaux ingrédients. Les cours royales, en particulier en France, ont commencé à célébrer la haute cuisine, transformant les repas en de véritables spectacles. Les chefs, tels que Marie-Antoine Carême, ont commencé à populariser la cuisine raffinée et élaborée, qui a également inspiré les artistes.
En peinture, le 18ème siècle voit l’apogée du genre de la nature morte née au siècle précédent. Des artistes comme Jean-Siméon Chardin, reconnu pour ses œuvres réalistes, ont représenté des scènes de la vie quotidienne, à l’image de tables chargées de fruits, de légumes et de plats cuisinés. Beaucoup d’artistes appartiennent au mouvement rococo ou baroque tardif.
La Littérature a également été influencée par les thèmes culinaires. Des écrivains tels que Jean-Jacques Rousseau – (*) et Voltaire – (*) ont exprimé leur amour pour la bonne cuisine et ont souvent intégré des réflexions sur la nourriture dans leurs œuvres. La cuisine devient un symbole de culture, de classe sociale et de mode de vie, reflétant les changements sociétaux de l’époque. Les salons littéraires, où l’on discutait d’idées, de philosophie et d’art, étaient souvent accompagnés de mets raffinés. Ces rassemblements mettaient en valeur non seulement l’intellect, mais aussi l’art de recevoir, où la nourriture jouait un rôle central dans les interactions sociales.
Dans le domaine de la sculpture et de la décoration, la nourriture a également trouvé sa place. Des sculptures en marbre représentant des aliments et des scènes de banquet ont été créées pour orner les palais et les jardins. Les artistes, inspirés par le mouvement rococo, ont souvent intégré des motifs alimentaires dans leurs œuvres, symbolisant l’abondance et le plaisir.
Le 17ème siècle est une période riche en histoires et en évolutions artistiques, surtout en Europe. Les artistes, notamment les peintres de cette époque, ont capturé non seulement les paysages et les portraits, mais aussi la nourriture, qui tenait une place importante dans la vie quotidienne et la culture des sociétés de l’époque. Cette période marque l‘apogée du baroque, un mouvement artistique qui se caractérise par son expressivité, sa richesse et son dynamisme.
Les peintres néerlandais, en particulier, se sont illustrés dans la représentation de natures mortes. Ces œuvres mettent souvent en avant des fruits, légumes, viandes, poissons et produits laitiers, symbolisant non seulement l’abondance et la prospérité, mais aussi des messages moraux sur la fugacité de la vie et l’importance de l’hédonisme. Beaucoup de peintres et notamment Pieter Claesz et Willem Claeszoon Heda ont créé des compositions délicates et harmonieuses, utilisant la lumière et l’ombre pour donner vie à leurs sujets, tout en soulignant les textures et les couleurs des aliments. Et l’on citera aussi La Laitière le fameux tableau de Johannes Vermeer
Dans la peinture espagnole, des artistes tels que Francisco de Zurbarán ont également exploré des thèmes liés à la nourriture. Ses représentations de moines et de saints, souvent entourés de simples repas, reflètent une spiritualité qui se mêle à la vie quotidienne. La nourriture, dans ces œuvres, devient une métaphore de la foi et de la modestie.
En France, le 17ème siècle voit également l’émergence de la peinture de genre, illustrant des scènes de la vie quotidienne. Des artistes comme Lubin Baugin , Georges de la Tour, Nicolas Poussin, s’inscrivent dans cette tradition en représentant des tables garnies ou des enfants en train de manger, capturant l’essence même de la convivialité et du partage autour de la nourriture.
La gastronomie elle-même évolue durant ce siècle, avec l’avènement de nouveaux ingrédients importés des colonies, ce qui influence également les artistes. Les peintures deviennent des fenêtres sur les pratiques culinaires de l’époque, révélant des détails sur les habitudes alimentaires, les festivités et les coutumes sociales.
Les banquets et festins somptueux étaient des occasions de montrer la richesse, et ces événements ont été représentés dans la peinture, la sculpture et la littérature. Ces banquets et festins aristocratiques vont être peints par Paolo Veronese et Titien. On sait par ailleurs de Liénard de Vinci était gastronome et spécialiste de la vigne
C’est aussi le début des natures mortes très réalistes qui reforgent de fruits exotiques , d’épices , gibier. Comme celles de Pieter Aertsen. Ceci pour souligner la richesse et l’influence du commanditaire de l’œuvre. L’artiste démontre sa maîtrise de la lumière, des détails et du rendu des textures.
L’aspect symbolique de la nourriture est aussi présent dans les œuvres religieuses avec le pain et le vin qui renvoient au Christ et à l’Eucharistie.
Par ailleurs en ces périodes de découvertes les botanistes, les anatomistes et les explorateurs vont ramener des spécimens de plantes à usage médical ou culinaire. Leurs herbiers seront illustrés de dessins très convaincants. C’est le cas de Leonhart Fuchs et son « traité des herbes » Les artistes de la Renaissance ont souvent intégré des références mythologiques dans leurs œuvres, et la nourriture est un élément central dans de nombreuses scènes allégoriques. Dans les « fêtes des dieux » et les « allégories de la saison et de l’abondance. Tout le monde connait les portraits faits de légumes et de fruits de Giuseppe Arcimboldo,
Au Moyen Âge, la nourriture et les arts jouaient des rôles fondamentaux dans la vie quotidienne, mais leur expression et leur importance variaient beaucoup en fonction des classes sociales, des régions et des saisons.
Les paysans, consomment du pain de seigle ou d’orge des choux,des pois, des navets, du millet et de l’avoine. La viande n’est à table que les jours de fête.
Les nobles, qui sont chasseurs, ont aux menus du sanglier, du chevreuil, des volatiles , du poisson qui accompagnent les légumes, les fruits et le pain. Ils disposent du poivre, du safran et de la cannelle. Les banquets qu’ils organisent, avec musique, danses, leurs permettent d’affirmer leur importance, leur fortune face à leurs semblables.
Les manuscrits médiévaux , notamment les livres d’heures sont souvent richement décorés de miniatures Les illustrations vont représenter par exemple des scènes de la vie quotidienne, travail, des champs, métiers, repas, ou fêtes.
La diversité des climats en Chine permettait une production variée d’aliments. Le riz dans le Sud et le millet et le blé dans le Nord et la viande de porc, de poulet et de canard et du poisson. Le tout cuisiné avec des condiments, le soja, les oignons, l’ail et le gingembre.Parmi les particularités culinaires il y avait les nouilles et le thé. Ce qui fait la réputation de la cuisine chinoise
La calligraphie et une peinture à l’encre raffinée souvent mêlées. Il y a aussi la porcelaine qui sous les dynasties Tang et Song atteint des sommets de perfection. Les motifs représentaient souvent des éléments naturels tels que des fleurs, des oiseaux, et des paysages. Sans oublier le travail du jade et les sculptures en bronze sous la dynastie Shang. Les musiciens interprètent les airs avec les bianzhong ou cloches de bronze et le guqin.
Les repas dans la Chine ancienne étaient souvent accompagnés de rituels spécifiques, notamment pour les cérémonies religieuses, les mariages ou les funérailles. Des offrandes de nourriture étaient faites aux ancêtres et aux dieux pour assurer prospérité et bonne santé. Et la nourriture et les arts sont intimement liés. Les banquets aristocratiques sont accompagnés de musique, de danses et parfois de spectacles théâtraux. La présentation des plats est considérée comme une forme d’art en elle-même. La vaisselle en céramique et les ustensiles finement décorés
Les Étrusques, une ancienne civilisation qui a prospéré en Italie entre le IXe et le Ier siècle av. J.-C., ont laissé un riche héritage culturel, qui se manifeste dans divers aspects de la vie quotidienne, y compris la nourriture et l’art. Leur civilisation a influencé à la fois les Romains et les Grecs, notamment en matière de gastronomie et de pratiques artistiques. La nourriture jouait un rôle central dans la vie des Étrusques, non seulement en tant que nécessité quotidienne, mais aussi comme un élément symbolique dans leurs pratiques religieuses et sociales. Leur régime alimentaire était riche et varié, reflétant leur statut de civilisation agricole prospère.
Les paysans cultivent l’orge, le blé, l’épeautre avec lesquels ils fabrique le pain, base de l’alimentation. Ils y ajoutent les pois, les lentilles, les haricots, les figues , les raisins et les olives. L’élevage des moutons et des chèvres procure le lait et les fromages. La consommation de la viande est réservée à la classe dominante.
Chez les étrusques, les banquets sont souvent associés à des célébrations religieuses et à des rites funéraires. Lors des funérailles, des festins étaient organisés en l’honneur des morts, où la nourriture servait d’offrande pour accompagner les défunts dans l’au-delà. Les tombeaux étrusques, riches en fresques et objets, témoignent de l’importance de ces pratiques. L’art étrusque est intimement lié à la religion De nombreuses œuvres d’art nous sont parvenues sous forme de fresques qui ornent les sépultures. Elles représentent souvent des scènes de banquets, de danses et de jeux, illustrant la croyance en une vie après la mort où le défunt continue de profiter des plaisirs terrestres.
Ces fresques montrent souvent des convives allongés sur des lits de banquet, entourés de nourriture et de vin. Ils produisaient des statues votives, souvent en bronze ou en terre cuite, représentant des divinités, des figures humaines ou des animaux. Il y a aussi les vases et les cratères peints de scènes de la vie quotidienne, des mythes, et des scènes de banquets.
Banquet – dalle funéraire
Repas – fragment d’une fresque
Scène de banquet – fresque
Cratère décoré
Pichet en bronze ?
Intérieur d’un monument funéraire décoré d’une Fresque représentant un banquet
La Rome antique (753 av. J.-C. – 476 apr. J.-C.) est connue pour ses contributions dans divers domaines, allant de l’ingénierie et de l’architecture à la littérature et à l‘art. Deux aspects de la culture romaine – la nourriture et les arts – ont joué un rôle central dans la société et ont souvent été liés à l’organisation sociale, aux croyances et aux rituels de la vie quotidienne.
Le blé transformé en pain, sous diverses formes, était un élément essentiel des repas quotidiens chez les classes populaires. Les Romains consommaient le porc, le bœuf, l’agneau, ainsi le poulet et le pigeon ,les poissons Les fruits comme les raisins, les pommes, les poires. Sans oublier les figues étaient consommés frais ou séchés. Les légumes, choux, betteraves les carottes servis en ragoûts. La cuisine romaine antique reflétait la diversité et la richesse de l’Empire, avec des influences venant des territoires conquis comme la Grèce, l’Égypte et le Proche-Orient.
La nourriture et les repas étaient bien plus que de simples besoins de survie ; ils étaient également des symboles de statut social, un outil de cohésion sociale, et un moyen d’afficher le pouvoir et la richesse. Les banquets romains étaient des événements sociaux d’importance, servant à renforcer les liens politiques et sociaux. Ces repas étaient accompagnés de divertissements tels que des récitations poétiques, des spectacles de danse ou de musique. Ils permettaient également d’affirmer le rang social du maître de maison, car la qualité et l’abondance des plats servaient à montrer son prestige.
Les Patriciensse livraient à des banquets somptueux et extravagants appelés convivia. Ces repas étaient souvent composés de plusieurs services, incluant des plats rares et exotiques, comme des langues de flamants roses, des paons ou des huîtres. Les Romains aisés aimaient également les fruits, les légumes et les épices importés, ainsi que le vin aromatisé. Les Plébéiens , avaient une alimentation plus simple, basée sur le blé, transformé en bouillie, pain ou en galettes. Les légumes comme les pois, les lentilles et les pois chiches étaient également courants. La viande était moins courante pour cette classe, mais les poissons et les fromages faisaient partie de leur alimentation..
La peinture romaine, en grande partie inspirée de l’art grec, ornait les murs des villas et des bâtiments publics. Les fresques de Pompéi sont un exemple célèbre de cette tradition. Sans oublier les mosaïques utilisées pour décorer les sols des maisons riches et des bâtiments publics. Elles représentaient des scènes de la vie quotidienne
Banquet romain -bas relief ?
repas champêtre
Vendanges – mosaïque
Nature morte aux poissons et aux légumes- Mosaïque
Dans l’Égypte ancienne, la nourriture jouait un rôle central dans la vie quotidienne ainsi que dans les rituels funéraires.La fertilité apportée par le Nil permettait la culture des céréales le blé, l’orge. Les paysans récoltaient des légumes l’ail, l’oignon, les fèves, les lentilles, et les pois chiches, le poireau, la laitue, et le concombre. Sans oublier les fruits, dattes,figues, grenades et le raisin. L’élevage procure la viande, bœuf, mouton,volailles et les poissons sont péchés dans le Nil.
Des fresques et des objets décorés mettent en scène la culture , les repas
Laboureur égyptien – fresque
Les travaux des champs dans l’Égypte ancienne – fresque
Scènes de moisson dans l’Égypte ancienne – fresque
Le monde de la bande dessinée ou BD ou 9ème art s’est lui aussi emparé du thème de la cuisine, des repas et de la nourriture. Voici un certain nombre d’albums dont le titre inclus des références à l’alimentation.
Un certain nombre de films depuis la naissance du cinéma ont affiché dans leur titre noms de légumes, de fruits ou l’évocation de repas. Ce qui bien entendu ne signifie pas que le thème en est la nourriture. A titre d’exemple dans le film d’ Édouard Molinaro « Le souper » il n’est question que de Cuisine politicienne entre. Talleyrand et Fouché au moment de l’abdication de l’Empereur en 1815. Voici une liste non exhaustive de films liés aux mots de l’alimentation
Dans l’Antiquité, en l’Égypte les banquets sont accompagnés par la musique et la danse. Les musiciens jouent de la harpe, de la flûte, du tambourin. De la lyre et de la cithare. Des chanteuses interprètent des chants qui accompagnent les danseuses. Chez les grecs les symposiums ou banquets chez les grecs sont accompagnés de musique et de danses. Dans la Rome antique la musique est partout, dans les rituels religieux, à la guerre, à la campagne et bien entendu dans les banquets privés.
Il semble que lors des Banquets républicains organisés à partir de la Révolution de 1789, la musique y est absente. Les musiciens romantiques comme Franz Schubert et autres artistes se réunissent volontiers autour de bouteilles et de nourriture.
De nombreux écrivains ont utilisé la nourriture comme thème principal ou secondaire dans leurs œuvres. En littérature, la nourriture est souvent chargée de significations symboliques : elle peut évoquer des émotions, des souvenirs, des cultures ou encore des tensions sociales.
L‘homo sapiens , le premier humain, est selon les scientifiques, chasseur, cueilleur, nomade. Il consomme moins de végétaux, moins de viande mais y ajoute des céréales, des produits laitiers, des sucres et des légumes. C’est autour de 400.000 ans avant notre ère que l’homme découvre le feu. A partir de là les aliments vont être cuits et se sont le prémices de la cuisine.
Dans l’Antiquité, en Mésopotamie, l’une des plus anciennes civilisations, l’on consomme des céréales, l’orge, le blé amidonnier et l’épeautre, sous la forme de farines, gruaux et pains levés ou non. La boisson principale était la bière, préparée quotidiennement par les femmes à partir de la macération ou fermentation d’orge. Dans l’Égypte ancienne les aliments de base étaient le pain de forme et de composition diverses et la bière fabriqués à partir de l’orge et de l’amidonnier. Il était complété par du poisson, de volailles de viande de mouton de porc, plus rarement de bœuf n de fruits (dattes, figues, grenades, melons et raisins) et des légumes (ail, chou, concombre, fève, laitue, lentille, oignon, poireau, petit pois et radis). Enfin, le miel, produit dans des ruches entrait dans la composition des desserts et de nombreux remèdes. L‘alimentation dans la Grèce antique repose sur la triade méditerranéenne , culture de terre aride , le blé, l’olivier et la vigne. Il s’agit principalement de céréales le blé dur, l’épeautre et l’orge, de légumes choux, épinard, oignons, laitue, radis, lentilles, fèves, pois chiches). La consommation de poisson, de viande et de miel est réservée aux plus riches.les Grecs consomment beaucoup de produits laitiers, et surtout du fromage . La cuisine de la Rome antique était à l’origine assez fruste.Elle va évoluer au fil de ses conquêtes et de l’influence grecque. Le pain est la base de la nourriture ,Il est accompagné de choux, de poireaux, de chicorée, de concombres, de navets de raves, de fèves, d’ artichauts.Ces légumes sont relevés d’une combinaison d’arômes : menthe, ail, coriandre, céleri, aneth et fenouil, Parmi les fruits, il y a la figue qui accompagne le pain, la poire et le raisin.Les Romains consomment de la viande bouillie en petite quantité :le porc, l’agneau, le canard la biche, le sanglier.
Au moyen âge l‘alimentation varie selon les régions, les perturbations climatiques. Certaines vont du reste entrainer de terribles périodes de famines. Les céréales, le blé, le seigle, l’orge, l’avoine et l’épeautre sont préparés en pains, les bouillies et les pâtes. Seuls les nobles et les bourgeois ont accès de façon régulière à la viande, porc, biche, et poisson morue, hareng.
A la Renaissance, avec la découverte de l’Amérique, l’introduction de nouvelles plantes contribuèrent à l’émergence d’une « nouvelle cuisine » et de nouveaux usages de table. Ce « nouveau monde » apporte sur les tables des mets inédits : petit pois, tomate, maïs, piment, café, chocolat, dinde, pomme de terre. Il y a aussi l’asperge, l’artichaut, l’aubergine . La cuisine italienne introduit les épices et les techniques et recettes apportées d’Orient et d’Asie, notamment par les routes de la soie
A l‘époque moderne il faut distinguer les « gens de peu« , c’est à dire la majorité de la population qui se nourrit de pain et de soupe et de viande dans de rares occasions. Et les privilégiés, les gens d’étude ou de loisir – bourgeois, clercs, nobles », à l’estomac plus délicat du pain blanc, du vin blanc, de la volaille. et le développement de la gastronomie
Dès l’Antiquité les dirigeants vont vouloir gérer les stocks de nourriture et autres richesses. La naissance de l’écriture, l’invention des chiffres que vont maitriser les scribes et autres comptables va répondre à cette attente.
Bien entendu le domaine de la nourriture est un thème qui a depuis les origines de l’Humanité interpelé les artistes, peintres, sculpteurs, écrivains au cours des siècles. C’est à la découverte de leurs œuvres que cette série de billets va être consacrée.