Les mouvements artistiques de 1800 à aujourd'hui +Les arts visuels depuis l'Antiquité jusqu'à l'orée du 19ème siècle.LesTechniques, manifestations, artistes, biographies, répertoires , carnets de liens + et bien d'autres choses
Auteur/autrice : Masmoulin
Blogueur depuis novembre 2008
Président fondateur des Aquarellistes en Nord
La Nativité est selon la tradition la naissance de Jésus à Bethléem. C’est au 4ème siècle qu’elle est fixée au 25 décembre. Elle va s’imposer dans l’Europe et le Bassin méditerranéen. Elle remplace progressivement les fêtes païennes liées au solstice d’hiver (Yule germanique, fête de Mithra, Saturnalesromaines). La Nativité est l’un des thèmes religieux les plus représentés par les peintres au cours des siècles.La Nativité, rassemble Marie, Joseph, l’Enfant Jésus, les bergers, les anges et les rois mages qui arrivent le jour de l’Épiphanie. Dès le 4ème siècle des peintures lui sont consacrées.
La trêve des confiseurs c’est ce moment suspendu entre l’agitation des fêtes de Noël et l’euphorie du Nouvel An. Il y a bien entendu pendant cette période des préparatifs, les retrouvailles familiales à Noël, autour du sapin. Puis le réveillon entre amis le soir de la Saint-Sylvestre et pour terminer le Jour de l’An, les étrennes, les vœux et les bonne résolutions. C’est aussi le moment où traders et footballeurs suspendent leurs activités.
Mais que viennent faire dans tout cela les confiseurs. Cette période est pour eux la plus chargée de l’année. Comme toutes les professions de bouche ils sont sur le pont. Ce n’est pas vraiment ^pour eux un moment de répit, de trêve.
Les Royalistes :Légitimistes et Orléanistes et les Républicains:Libéraux, Opportunistes, Radicaux et Socialistes S’affrontent. Et en cette fin d’années, de tous bords, ils n’ont pas envie à l’approche de la fin d’année de se confronter sur des questions difficiles. Reportons les débats à l’année prochaine.
Les parlementaires décident de mettre en sommeil leurs débats et leurs querelles afin disent-ils de laisser les Français profiter des fêtes de fin d’année. « On convint de ne pas troubler par nos débats la reprise d’affaires commerciales qui, à Paris et dans les grandes villes, précèdent toujours le jour de l’an », écrit dans ses mémoires le duc Albert de Broglie, Les journaux satiriques qui sont nombreux à cette époque vont alors parler de la Trêve des confiseurs.
Au fils des siècles et plus particulièrement pendant le 19ème siècle, des peintres et illustrateurs se sont emparés du thème de la syphilis. En voici une sélection :
La syphilis, une maladie sexuellement transmissible qui était particulièrement répandue avant l’apparition des antibiotiques, a touché de nombreuses personnes célèbres à travers l’histoire. et notamment au cours du 19ème siècle. Elle était attestait d’une vie débridée et décadente. Signe de mauvaises mœurs, la syphilis est la maladie honteuse du siècle,
Voici quelques personnalités supposément mortes ou gravement affectées par cette maladie Certains cas restent sujets à débat en raison des diagnostics peu précis à leur époque. Les astérisques (*) qui sont apposées à coté des liens vers les biographies renvoient à des articles relatifs à la syphilis desdits personnages.
La personne contaminée va voir apparaître , dans la phase primaire, un chancre ou ulcération syphilitique 10 à 90 jours après la contamination par voie sexuelle, anales ou buccale. Si la maladie n’est pas traités va survenir la seconde phase. Elle se manifeste notamment par une roséole, des papules sur le visage, le corps, les organes génitaux. Ou encore la perte des cheveux. Elle peut s’accompagner de fièvre, de fatigue, de douleurs articulaires. Les maux de tête peuvent amener une méningite. De nos jours le médecin prescrit généralement de la benzathine pénicilline G, utilisée sous une forme « retard ». et l’on guérit donc de la syphilis. Mais avant l’apparition de ce traitement, la phase tertiaire menait à la paralysie et à la démence.
Beaucoup d’écrivains et de musiciens célèbres, des peintres, des princes et des rois et Monsieur Tout-le-Monde ont principalement au cours du 19ème siècle ont été emportés par cette maladie invalidante et incurable.
Les traitements proposés par les médecins, comme le mercure et les décoctions de Gaïac s’avéraient dans de nombreux cas inefficaces. A partir de 1911, le bactériologiste allemand Paul Ehrlich. propose l’arsphénamine, un traitement à base d’arsenic, qui s’avère efficace. En 1928, Alexander Fleming découvre l’efficacité de la pénicilline. Mais il faut attendre les années 1940 et les recherches du pharmacologue Howard Florey, du chimiste Ernst Chain et du biologiste Norman Heatley pour que commence la production en masse de cet antibiotique. Elle va être produite à l’échelon industriel par Eli Lilly and Compan.
Même si de nos jours l’on soigne efficacement cette maladie maladie sexuellement transmissible, seulement l’Organisation mondiale de la santé elle frappe encore chaque année dans le monde 8 millions d’adultes.
Dans mes prochains billets, je vais m’intéresser à l’origine de cette maladie ainsi qu’à ses manifestations. Je vais ensuite recenser les personnages connus qui l’on contracté au fil du temps. Je vais terminer cette série par les regards et donc les œuvres produites par les peintres et illustrateurs
Un album, ou portfolio si vous préférez le franglais, consacré australien John Borrack.Et pour terminer un retour sur le passé avec le romantique anglais, à le vie courte Thomas Girtin 1775-1802
Les lieux de convivialité ont évolué au fil des siècles, reflétant les transformations sociales, culturelles, et économiques de chaque époque.
Au moyen age, les auberges accueillaient voyageurs et pèlerins, tandis que les tavernes servaient de lieux de rassemblement pour les habitants du village ou de la ville.La noblesse pour asseoir son influence organise des banquets et des festins. Ils sont généralement accompagnés de musique et de jeux.
A partir du 17ème siècle vont s’ouvrir les cafés. Ce sont les artistes et les bourgeois qui les fréquentent. On y mange et l’on y boit. Et l’on débat d’idées et de politique.
Au milieu du 18ème siècle, en 1765, un dénommé Boulanger ouvre le premier restaurant.
Au 19ème siècle, dans les villes, plus populaires, apparaissent les bars et cabarets où se retrouvent les ouvriers, artistes, et bourgeois. Par ailleurs en 1854 Alexandre Duval va développer la mode des Bouillons, lancée par son père boucher de son état. Son but était d’écouler les bas morceaux boudés par sa clientèle. Plus près de nous les cafés et les bistrots et bien sur les restaurants de toutes catégories, sont toujours de lieux de rencontres.
La nourriture n’est pas seulement solide, elle est aussi liquide. comme le dit cette citation latine « Bonum vinum laetificat cor hominis »(*) Le bon vin réjouit le cœur de l’homme (et de la femme). Le thème de la boisson, de son côté festif a été largement les peintres.
Ils vont peindre des natures mortes qui comportent des verres, des chopes, des bouteilles. Mais c’est bien connu que l’abus d’alcool est dangereux. Très vite l’on va rencontrer les buveurs, les ivrognes.
La 7ème Biennale des Aquarellistes en Nord se tiendra à l’Hospice d’Havré– 100, rue de Tournai à Tourcoing (Nord) du 18 janvier au 22 février 2025 Vernissage le vendredi 17 janvier au 22 février 2025 ========= Aquarellistes en Nord que j’ai initiée en avril 2010 a été fondée en octobre 2010 Elle regroupe une quarantaine d’aquarellistes professionnels ou amateurs confirmés des Hauts-de-France dont la Métropole européenne de Lille -Kortrijk -Tournai de la région de Mons et d’un peu plus loin en Belgique o=o=o=o=
Les aquarellistes exposants lors de la 6ème biennale en novembre 2022
L’art et la famine se croisent pour exprimer la vulnérabilité humaine tout en offrant des perspectives critiques ou inspirantes sur ce problème universel.
L’abondance et la gourmandise, lorsqu’elles sont traduites par les arts, transcendent leur matérialité. Elles deviennent des miroirs de notre société, reflétant à la fois nos désirs et nos contradictions. Que ce soit en peinture, en littérature, ou dans les arts culinaires, ces thèmes célèbrent la richesse de la vie tout en invitant à la réflexion. Depuis la Renaissance, l’abondance est représentée par des cornes d’abondance remplies de fruits, de fleurs, ou de nourriture. Ces images symbolisent la richesse, la prospérité, et la fertilité.Tandis que l’abondance est célébrée dans certaines œuvres, elle est aussi critiquée dans d’autres pour ses excès. Par exemple, certains tableaux baroques utilisent des scènes de festins pour rappeler les inégalités sociales ou la nature éphémère des plaisirs terrestres.
Certains artistes contemporains explorent la gourmandise comme thème de société. Par exemple, des sculptures de desserts géants ou des installations culinaires peuvent interroger notre rapport à la consommation et à l’excès.
En 1948 et 1949 il s’installe avec sa femme et sa fille à Vézelay. Puis dès 950 il s’installe à Bondues (Nord). Il y construira lui-même ses maisons successives. Il va enseigner le dessin à Saint-Luc
Les quelques 200 œuvres, sculptures souvent colossales, dessins et peintures de cette rétrospective permettent de suivre l’évolution de l’artiste. Il va travailler le bois, puis la pierre de Soignies, puis il coulera le bronze dans atelier. Il sculpte au Printemps et il dessine en Hiver. Dès les années 1960 il expose à Paris et dans le Nord de la France, en Belgique et en Allemagne. En 2021 à Drouot une sculpture de 1960 a été adjugée 23750 €.
Le numéro 178 de Pratique des Arts s’ouvre sur la vie des arts avec les expositions et salons programmés au début de l’année 2025. Puis l’on découvre l’américaine Déborah Friedman qui et ses œuvres réalisées avec des crayons de couleurs. On poursuit avec un dossier sur les dessins à l’encre de chine, ou diverses autres encres ainsi que les outils du dessinateurs, les, plumes, calame, stylo,etc.
Il y a aussi deux publireportages qui ne disent pas leur nomn consacrés à la boutique Charbonnel qui fait face à la Cathédrale Notre-Dame de Paris ainsi qu’à trois magasins de Boesner.à Lyon, Vitrolles et Bordeaux.
Le 20ème siècle a été une période de bouleversements et d’innovations dans de nombreux domaines, notamment en ce qui concerne la nourriture et les arts.
Le 20ème siècle a vu d’importantes évolutions dans les pratiques alimentaires, influencées par la mondialisation, les progrès technologiques et les changements sociaux.L’industrialisation a transformé la production alimentaire, avec l’émergence de grandes entreprises agroalimentaires, la production de masse et la distribution à grande échelle. Après le seconde guerre mondiale les occidentaux ont voyagé à la découverte du monde. Les cuisines du monde entier ont commencé à se mélanger.
Des chefs célèbres ont commencé à expérimenter avec des ingrédients et des techniques de différentes cultures, créant des cuisines fusion innovantes. L’essor de la société de consommation a modifié les habitudes alimentaires. La restauration rapide et les plats préparés sont devenus des éléments courants de la vie quotidienne. : À la fin du siècle, des mouvements tels que le bio, le végétarisme et le véganisme ont gagné en popularité, réclamant des pratiques plus durables et éthiques.
Le 19ème siècle a été une période riche en transformations culturelles, artistiques et intellectuelles. Il a notamment connu des changements significatifs dans les pratiques alimentaires, notamment grâce à l’industrialisation et à l’urbanisation. Ces transformations ont conduit à l’émergence de la gastronomie moderne, avec des chefs célèbres comme Auguste Escoffier, Les restaurants et les cafés ont proliféré, devenant des lieux de rencontre sociale. Les livres de cuisine ont commencé à se populariser, avec des recettes qui reflétaient les tendances de l’époque, intégrant des ingrédients exotiques et des techniques modernes. La nourriture est devenue un symbole de classe sociale, et des mouvements comme le végétarisme ont commencé à apparaître.
Le 19ème siècle a connu plusieurs mouvements artistiques. Le romantisme où les artistes mettent l’accent sur l’émotion, la nature et l’individualité. Des peintres comme Eugène Delacroix et Caspar David Friedrich ont exploré des thèmes romantiques. Puis vient le réalisme qui représente la quotidienne et les classes sociales inférieures sans embellissement. L’un des tenants du réalisme est Gustave Courbet. A la fin du siècle, avec l’invention de la peinture en tubes et le développement du Chemin de fer, les artistes impressionnistes sortent de leur atelier Ils privilégie le mouvement et la lumière. Parmi ces artistes il y a Claude Monet, Pierre Auguste Renoir et bien entendu Édouard Manet, même s’il n’a pas formellement appartenu à ce mouvement novateur. Sans oublier les naturalistes
Le 19ème siècle a été une période prolifique pour la littérature, avec des auteurs marquants tels que :Victor Hugo, Gustave Flaubert, Émile Zola, Charles Dickens, Baudelaire et Verlaine.. Il y a aussi des philosophes comme Karl Marx, Friedrich Nietzsche ou Auguste Compte fondateur du positivisme.
Le célèbre peintre surréaliste belge René Magritte (1898-1967) a peint en 1953 et 1954 une série de toiles sous le titre de l’Empire des lumières. Le titre est inspiré d’un poème de Paul Nougé. Le tableau est connu pour son jeu d’ombres et de lumières, représentant l’image paradoxale d’une maison de nuit, éclairée seulement par un lampadaire, sous un ciel bleu de jour.
C’est l’une des 17 versions qui, lors de la vente aux enchères de la collection de l’architecte d’intérieur d’origine roumaine Mica Ertegun (1926-2023) et de son mari Ahmet Ertegun (1923-2006) et organisée le 19 novembre 2024 à New-York par Christie’s,, a été adjugée pour 121 millions de Dollars.
Le 18ème siècle dit « siècle des Lumières, (1715-1789) est une période marquée par des transformations profondes dans la culture, la philosophie et les arts. L’art de ce siècle a été influencé par la montée des idées rationalistes et humanistes, et la nourriture, en tant qu’élément central de la vie quotidienne, a également joué un rôle significatif dans les expressions artistiques.
Au cours de ce siècle, la gastronomie a connu un essor impressionnant avec l’évolution des techniques culinaires et l’introduction de nouveaux ingrédients. Les cours royales, en particulier en France, ont commencé à célébrer la haute cuisine, transformant les repas en de véritables spectacles. Les chefs, tels que Marie-Antoine Carême, ont commencé à populariser la cuisine raffinée et élaborée, qui a également inspiré les artistes.
En peinture, le 18ème siècle voit l’apogée du genre de la nature morte née au siècle précédent. Des artistes comme Jean-Siméon Chardin, reconnu pour ses œuvres réalistes, ont représenté des scènes de la vie quotidienne, à l’image de tables chargées de fruits, de légumes et de plats cuisinés. Beaucoup d’artistes appartiennent au mouvement rococo ou baroque tardif.
La Littérature a également été influencée par les thèmes culinaires. Des écrivains tels que Jean-Jacques Rousseau – (*) et Voltaire – (*) ont exprimé leur amour pour la bonne cuisine et ont souvent intégré des réflexions sur la nourriture dans leurs œuvres. La cuisine devient un symbole de culture, de classe sociale et de mode de vie, reflétant les changements sociétaux de l’époque. Les salons littéraires, où l’on discutait d’idées, de philosophie et d’art, étaient souvent accompagnés de mets raffinés. Ces rassemblements mettaient en valeur non seulement l’intellect, mais aussi l’art de recevoir, où la nourriture jouait un rôle central dans les interactions sociales.
Dans le domaine de la sculpture et de la décoration, la nourriture a également trouvé sa place. Des sculptures en marbre représentant des aliments et des scènes de banquet ont été créées pour orner les palais et les jardins. Les artistes, inspirés par le mouvement rococo, ont souvent intégré des motifs alimentaires dans leurs œuvres, symbolisant l’abondance et le plaisir.
Le 17ème siècle est une période riche en histoires et en évolutions artistiques, surtout en Europe. Les artistes, notamment les peintres de cette époque, ont capturé non seulement les paysages et les portraits, mais aussi la nourriture, qui tenait une place importante dans la vie quotidienne et la culture des sociétés de l’époque. Cette période marque l‘apogée du baroque, un mouvement artistique qui se caractérise par son expressivité, sa richesse et son dynamisme.
Les peintres néerlandais, en particulier, se sont illustrés dans la représentation de natures mortes. Ces œuvres mettent souvent en avant des fruits, légumes, viandes, poissons et produits laitiers, symbolisant non seulement l’abondance et la prospérité, mais aussi des messages moraux sur la fugacité de la vie et l’importance de l’hédonisme. Beaucoup de peintres et notamment Pieter Claesz et Willem Claeszoon Heda ont créé des compositions délicates et harmonieuses, utilisant la lumière et l’ombre pour donner vie à leurs sujets, tout en soulignant les textures et les couleurs des aliments. Et l’on citera aussi La Laitière le fameux tableau de Johannes Vermeer
Dans la peinture espagnole, des artistes tels que Francisco de Zurbarán ont également exploré des thèmes liés à la nourriture. Ses représentations de moines et de saints, souvent entourés de simples repas, reflètent une spiritualité qui se mêle à la vie quotidienne. La nourriture, dans ces œuvres, devient une métaphore de la foi et de la modestie.
En France, le 17ème siècle voit également l’émergence de la peinture de genre, illustrant des scènes de la vie quotidienne. Des artistes comme Lubin Baugin , Georges de la Tour, Nicolas Poussin, s’inscrivent dans cette tradition en représentant des tables garnies ou des enfants en train de manger, capturant l’essence même de la convivialité et du partage autour de la nourriture.
La gastronomie elle-même évolue durant ce siècle, avec l’avènement de nouveaux ingrédients importés des colonies, ce qui influence également les artistes. Les peintures deviennent des fenêtres sur les pratiques culinaires de l’époque, révélant des détails sur les habitudes alimentaires, les festivités et les coutumes sociales.
Au cours de mes recherches j’ai redécouvert la Chaine YouTube Art d’Histoire . Cette chaine Art d’Histoire a été fondée en 2017 par une société du même nom. Son le but est de partager des conférences universitaires d’histoire de l’art à l’intention d’un large public. Elle a rencontré depuis 2018 autour d’un million d’auditeurs. Plus de 50 vidéos présentées par sa fondatrice une française qui vit au Chili à Las Condes Lise Martinot , ancienne Trader elle s’est formée au Courtauld Institute of Art de Londres. Un exemple de conférence
Les banquets et festins somptueux étaient des occasions de montrer la richesse, et ces événements ont été représentés dans la peinture, la sculpture et la littérature. Ces banquets et festins aristocratiques vont être peints par Paolo Veronese et Titien. On sait par ailleurs de Liénard de Vinci était gastronome et spécialiste de la vigne
C’est aussi le début des natures mortes très réalistes qui reforgent de fruits exotiques , d’épices , gibier. Comme celles de Pieter Aertsen. Ceci pour souligner la richesse et l’influence du commanditaire de l’œuvre. L’artiste démontre sa maîtrise de la lumière, des détails et du rendu des textures.
L’aspect symbolique de la nourriture est aussi présent dans les œuvres religieuses avec le pain et le vin qui renvoient au Christ et à l’Eucharistie.
Par ailleurs en ces périodes de découvertes les botanistes, les anatomistes et les explorateurs vont ramener des spécimens de plantes à usage médical ou culinaire. Leurs herbiers seront illustrés de dessins très convaincants. C’est le cas de Leonhart Fuchs et son « traité des herbes » Les artistes de la Renaissance ont souvent intégré des références mythologiques dans leurs œuvres, et la nourriture est un élément central dans de nombreuses scènes allégoriques. Dans les « fêtes des dieux » et les « allégories de la saison et de l’abondance. Tout le monde connait les portraits faits de légumes et de fruits de Giuseppe Arcimboldo,
Au Moyen Âge, la nourriture et les arts jouaient des rôles fondamentaux dans la vie quotidienne, mais leur expression et leur importance variaient beaucoup en fonction des classes sociales, des régions et des saisons.
Les paysans, consomment du pain de seigle ou d’orge des choux,des pois, des navets, du millet et de l’avoine. La viande n’est à table que les jours de fête.
Les nobles, qui sont chasseurs, ont aux menus du sanglier, du chevreuil, des volatiles , du poisson qui accompagnent les légumes, les fruits et le pain. Ils disposent du poivre, du safran et de la cannelle. Les banquets qu’ils organisent, avec musique, danses, leurs permettent d’affirmer leur importance, leur fortune face à leurs semblables.
Les manuscrits médiévaux , notamment les livres d’heures sont souvent richement décorés de miniatures Les illustrations vont représenter par exemple des scènes de la vie quotidienne, travail, des champs, métiers, repas, ou fêtes.
Pour certains artistes contemporains, la folie est perçue non pas comme un trouble, mais comme une source d’inspiration, un vecteur pour exprimer les émotions profondes et complexes qui échappent à la conscience ordinaire. C’est le cas de Jean Dubuffet , fondateur de l’art brut, qui a mis en lumière le travail de malades mentaux les élevant au rang d’artistes authentiques.
La japonaise Yayoi Kusama , célèbre pour ses petits pois, souffre de Schizophrénie et vit, à sa demande, depuis 1973,à Tokyo, dans l’hôpital psychiatrique Seiwa Elle utilise ses hallucinations et ses obsessions comme matériaux de création. Les installations de Louise Bourgeois, façon d’exorciser les traumatismes.L’art-thérapie est un autre domaine où l’art et la folie s’entrecroisent.
Des œuvres de Damien Hirst ou de Cindy_Sherman par exemple, posent des questions sur l’obsession de la société moderne pour l’image, la performance, et le contrôle, des préoccupations qui peuvent mener à une forme de dérangement intérieur, une folie de masse.mise en lumière par Hermann Broch.
A l’époque romantique la folie devient un affaire des aliénistes à la suite de Philippe Pinel, précurseur de la psychiatrie. Il veut humaniser le traitement de la folie qui devient une maladie mentale à traiter. Le 30 juin1838, est promulgé une loi qui institue dans chaque département, un asile , établissement spécialisé dans le traitement des troubles psychiatriques. La folie est un thème central dans la littérature et l’art du mouvement romantique. Elle est explorée pour sa richesse émotionnelle et pour ce qu’elle révèle des profondeurs humaines. Les romantiques, fascinés par l’irrationnel et les extrêmes de l’expérience humaine, voyaient dans la folie une échappatoire à la raison rigide des Lumières et une porte ouverte vers des états d’âme intenses et des vérités plus profondes.
Dans la littérature romantique, la folie est souvent une conséquence de passions trop intenses, d’amours impossibles ou d’une quête existentielle poussée à l’extrême. Le poète allemand Heinrich von Kleist, par exemple, évoque des personnages tourmentés par des contradictions intérieures, qui finissent par sombrer dans la folie.
Chez Victor Hugo, qui a connu la folie de ses proches,les personnages se retrouvent parfois dans des situations où la folie est une forme de résistance contre une société injuste ou répressive. Chez Gérard de Nerval, la folie est explorée à travers la sensibilité exacerbée du poète lui-même.
L‘époque dite moderne 1492-1789 est marquée par des transformations profondes. A la Renaissance, la figure du « fou » prend une dimension symbolique, surtout avec Érasme et son célèbre Éloge de la folie publié en1511. Le Baroque exploite les thèmes de la confusion et de l’illusion,souvent associés à la folie avec Shakespeare et Hamlet ouLe Roi Lear. Chez les peintres l’excès est abordé, par exemple, avec la dramatisation et les jeux de lumières d’un Caravage. Dans le même temps les démentes font l’objet d’une Chasse_aux_sorcières.C’est le hollandais Jean WierJean Wier (1515-1588),qui a démonté que les sorcières étaient des malades mentales. Elles devaient être soignées par des médecins au lieu d’être interrogées et brûlées par des ecclésiastiques.
Par un décret de 1656 de Louis XIV est créé à Paris l’Hôpital Général qui regroupe notamment la Salpêtrière, Bicêtre. la Pitié.Ils sont dotés de poteaux ; carcans, prisons et basses-fosses.
Au siècle des Lumières le folie est désormais considérée comme un phénomène physique organique et non plus une cause morale ou spirituelle.Les philosophes comme Diderot, dans *L’Encyclopédie*, dénoncent les traitements barbares, inhumains réservés aux « fous » dans les institutions. Le célèbre aliéniste Philippe Pinel va s’employer a adoucir leur sort.
Dans l’art, des peintres comme Francisco de Goya commencent à s’intéresser à la représentation de la folie de manière plus psychologique,