Noël vu par les peintres – 1/2 – La nativité

La Nativité est selon la tradition la naissance de Jésus à Bethléem. C’est au 4ème siècle qu’elle est fixée au 25 décembre. Elle va s’imposer dans l’Europe et le Bassin méditerranéen. Elle remplace progressivement les fêtes païennes liées au solstice d’hiver (Yule germanique, fête de Mithra, Saturnales romaines).
La Nativité est l’un des thèmes religieux les plus représentés par les peintres au cours des siècles.La Nativité, rassemble Marie, Joseph, l’Enfant Jésus, les bergers, les anges et les rois mages qui arrivent le jour de l’Épiphanie. Dès le 4ème siècle des peintures lui sont consacrées.

Parmi les peintres qui ont représenté des nativités il y a eu : Fra Angelico =Hans Baldung =Sandro Botticelli =Francesco Botticini =Charles Le Brun =Giotto di Bondone =Robert Campin =Pietro Cavallini =Lorenzo Costa =Piero della Francesca =Paul Gauguin =Andreï Roublev =Domenico Ghirlandaio =Ridolfo del Ghirlandaio =Henri Lindegaard =Stefan Lochner =Francesco Mancini =Le Pérugin =Hyacinthe Rigaud =Martin Schongauer.

Giotto di Bondone 1266-1337 – La nativité du Christ
Geertgen ot Sint Jans 1460-1495 ?- Nativité la nuit
Don_Lorenzo Monaco 1370–1424 Adoration
Robert Campin 1378-1444 – Nativité
Gentile da Fabriano, 1370-1427 – L’Adoration des Mages
La Nativité, École de Novgorod ,
L’Adoration des mages – Pierre-Paul Rubens, 1609

C’est bientôt la « Trêve des confiseurs »

La trêve des confiseurs c’est ce moment suspendu entre l’agitation des fêtes de Noël et l’euphorie du Nouvel An. Il y a bien entendu pendant cette période des préparatifs, les retrouvailles familiales à Noël, autour du sapin. Puis le réveillon entre amis le soir de la Saint-Sylvestre et pour terminer le Jour de l’An, les étrennes, les vœux et les bonne résolutions. C’est aussi le moment où traders et footballeurs suspendent leurs activités.

Mais que viennent faire dans tout cela les confiseurs. Cette période est pour eux la plus chargée de l’année. Comme toutes les professions de bouche ils sont sur le pont. Ce n’est pas vraiment ^pour eux un moment de répit, de trêve.

En décembre 1874, nous sommes sous la troisième république trois ans après la Commune de Paris.Le Président de la République est Patrice de Mac Mahon,

Les Royalistes :Légitimistes et Orléanistes et les Républicains:Libéraux, Opportunistes, Radicaux et Socialistes S’affrontent. Et en cette fin d’années, de tous bords, ils n’ont pas envie à l’approche de la fin d’année de se confronter sur des questions difficiles. Reportons les débats à l’année prochaine.

Les parlementaires décident de mettre en sommeil leurs débats et leurs querelles afin disent-ils de laisser les Français profiter des fêtes de fin d’année. « On convint de ne pas troubler par nos débats la reprise d’affaires commerciales qui, à Paris et dans les grandes villes, précèdent toujours le jour de l’an », écrit dans ses mémoires le duc Albert de Broglie, Les journaux satiriques qui sont nombreux à cette époque vont alors parler de la Trêve des confiseurs.

La syphilis vue par les peintres & les illustrateurs – 4/4

Au fils des siècles et plus particulièrement pendant le 19ème siècle, des peintres et illustrateurs se sont emparés du thème de la syphilis. En voici une sélection :

Friedrich Sustris 1540-1599 – Alerte à la syphilis
Autour d’un malade de la syphilis
Sifilide-botti-mercurio -Gravure de 1689 tirée de l’ouvrage de Steven Blankaart
Jean Fernel et des victimes de la syphilis
La troupe atteinte par la syphilis
Charles Armand Durand -1831-1904 – Allégorie de la syphilis
Le mal par le mal
prophylaxie Cagna d’amour
Symptoms_of_syphilis -Medical_book – 1850-1860
Théophile A. Steinlen -Illustration-pour-La-Maison-Tellier de Maupassant
Un malade de la syphilis et deux prostituées – Gravure de 1810
Une prostituée représentée en ange de la mort
Eugène Delâtre, La Mort en fourrures, – 1897
Richard Tenant Cooper – La syphilis – 1912
Affiche destinée aux soldats américains

Ces écrivains, compositeurs, peintres et puissants atteints du Mal français -3/4 Qui sont-ils ?

La syphilis, une maladie sexuellement transmissible qui était particulièrement répandue avant l’apparition des antibiotiques, a touché de nombreuses personnes célèbres à travers l’histoire. et notamment au cours du 19ème siècle. Elle était attestait d’une vie débridée et décadente. Signe de mauvaises mœurs, la syphilis est la maladie honteuse du siècle,

Voici quelques personnalités supposément mortes ou gravement affectées par cette maladie Certains cas restent sujets à débat en raison des diagnostics peu précis à leur époque. Les astérisques (*) qui sont apposées à coté des liens vers les biographies renvoient à des articles relatifs à la syphilis desdits personnages.

Parmi les écrivains poètes et philosophes ont été atteints pas la syphilis Charles Baudelaire (*) =Karen_Blixen (*) = Alphonse Daudet (*) =Georges Feydeau (*) =Gustave_Flaubert (*) =Jules de Goncourt (*) =James_Joyce (*) = Guy de Maupassant (*) = Friedrich_Nietzsche (*) =Arthur_Rimbaud (*) = William_Shakespeare (*) .
Il y a aussi les musiciens comme Ludwig van Beethoven =(*) =Emmanuel Chabrier = Gaetano Donizetti (*) = Scott Joplin (*) = Niccolo Paganini (*) =Franz Schubert (*) = Robert Schumann(*) = Bedrich Smetana (*) = Hugo Wolf (*)
Ainsi que les peintres Paul_Gauguin (*) = Francisco_de_Goya (*) =Édouard Manet (*) = Henri de Toulouse-Lautrec (*) = Vincent van Gogh (* ?)

Enfin parmi les personnages public on relève ==Armand de Bourbon-Conti =George Brummell =Al_Capone = Claude de France = François Ier (*) et La_Belle_Ferronnière =Henri VIII= Vladimir Ilitch Lénine (*)Abraham_Lincoln (*) =Laurent II de Médicis =Lola Montez = = Otto de Habsbourg-Lorraine = Louis Ier du Portugal =Jean-Charles-Julien Luce de Lancival (*) = =Anne-Marie Martinozzi = Charles_de_Sévigné =le fils de la la célèbre épistolière = le Duc de Vendome

Et d’autres moins connu en France comme Endre Ady =Texas Alexander =Malatesta IV Baglioni =John Batman =Rachel Beer =Adolphe van Bever =Colin Campbell =Randolph Churchill ==Charles Conder =Frederick Delius =Jeanne Duval = =William C. Foster = =Ernst Theodor Amadeus Hoffmann =Charles Howard (vicomte de Morpeth) =Ulrich von Hutten =Mizzi Kaspar =Peder Severin Krøyer Antonio da Montefeltro Justine Paris =Pierre VI Șchiopul =Harry Nelson Pillsbury =Francesco Piranesi =Charles Radbourn =Jean Sandherr =Friedrich Wilhelm von Seydlitz=Augustin Thierry =Tongzhi =Richard Vahsel =Mikhaïl Vroubel=John Wilmot (2e comte de Rochester) =Frédéric-Charles de Wurtemberg-Winnental =Stanisław Wyspiański

Ces écrivains, compositeurs, peintres et puissants atteints du Mal français – 2/4 – Origine et symptômes.

Le terme de syphilis a été introduit par Girolamo Fracastoro, poète et médecin de Vérone . Il publie en 1530 « Syphilis sive Morbus Gallicus » un traité en trois partie sur la propagation de la maladie. Parmi les personnages mythologiques il y a Syphilus, berger des troupeaux du roi Alcihtous,
L’origine de cette « maladie honteuse »est controversée. Généralement, il est admis qu’elle a été ramené d’Amérique vers l’Europe par les hommes du conquistador Christophe Colomb. Certains historiens font du capitaine Martin Alonzo Pinzon la première victime du tréponème pâle. Cet élément pathogène n’a été découvert qu’en 1905 par Fritz Schaudinn et Erich Hoffmann

La première épidémie connue de syphilis est survenue en 1495, alors que les soldats de Charles VIII assiégeait Naples. D’où le nom de Mal français en Italie et Mal de Naples en France. Elle se répand au 16ème siècle. Bien entendu, c’est toujours l’Autre qui en est responsable

La transmission de la maladie a été, notamment au 19ème siècle, attribuée au monde des prostituées mais aussi des nourrices. Pour la seule année 1860 on estime que 120.000 personnes sont mortes de la grande vérole. La guerre de 14-18 n’en fut pas épargnée. Depuis une trentaine d’années cette MST réapparait.

La personne contaminée va voir apparaître , dans la phase primaire, un chancre ou ulcération syphilitique 10 à 90 jours après la contamination par voie sexuelle, anales ou buccale. Si la maladie n’est pas traités va survenir la seconde phase. Elle se manifeste notamment par une roséole, des papules sur le visage, le corps, les organes génitaux. Ou encore la perte des cheveux. Elle peut s’accompagner de fièvre, de fatigue, de douleurs articulaires. Les maux de tête peuvent amener une méningite.
De nos jours le médecin prescrit généralement de la benzathine pénicilline G, utilisée sous une forme « retard ». et l’on guérit donc de la syphilis. Mais avant l’apparition de ce traitement, la phase tertiaire menait à la paralysie et à la démence.

Ces écrivains, compositeurs, peintres, puissants atteints du Mal français – 1/4 Généralités

à Albrecht Dürer– malade du mal français -1496

C’est une biographie de Guy de Maupassant, (1850-1893) publiée sur TV5 dans les docs de la Grande librairie, (1821-1880) qui m’a rappelé les causes de la mort de ce grand écrivain français, ami de son mentor Gustave Flaubert et Émile Zola (1840-1902)

En effet, Guy de Maupassant, est mort en avril 1893, à la Clinique du Docteur Émile Blanche (1820-1893) célèbre médecin aliéniste, Il avait contracté en 1867 la Syphilis qui l’a emporté dans un état de grande démence .

Beaucoup d’écrivains et de musiciens célèbres, des peintres, des princes et des rois et Monsieur Tout-le-Monde ont principalement au cours du 19ème siècle ont été emportés par cette maladie invalidante et incurable.

Les traitements proposés par les médecins, comme le mercure et les décoctions de Gaïac s’avéraient dans de nombreux cas inefficaces. A partir de 1911, le bactériologiste allemand Paul Ehrlich.
propose l’arsphénamine, un traitement à base d’arsenic, qui s’avère efficace.
En 1928, Alexander Fleming découvre l’efficacité de la pénicilline. Mais il faut attendre les années 1940 et les recherches du pharmacologue Howard Florey, du chimiste Ernst Chain et du biologiste Norman Heatley pour que commence la production en masse de cet antibiotique. Elle va être produite à l’échelon industriel par Eli Lilly and Compan.

Même si de nos jours l’on soigne efficacement cette maladie maladie sexuellement transmissible, seulement l’Organisation mondiale de la santé elle frappe encore chaque année dans le monde 8 millions d’adultes.

Dans mes prochains billets, je vais m’intéresser à l’origine de cette maladie ainsi qu’à ses manifestations. Je vais ensuite recenser les personnages connus qui l’on contracté au fil du temps. Je vais terminer cette série par les regards et donc les œuvres produites par les peintres et illustrateurs

L’ennemi secret de  Raymond-Millet – 1945

L’art de l’aquarelle n°63 vient de paraitre





L’art de l’aquarelle n° 63 est paru. Il débute par l’analyse d’aquarelles du brésilien Marcos Beccari = de la tchèque Alexandra Bryska = de l’américain John Salminen. Il se poursuit avec les actualités des artistes., celles des salons. Puis vient un zoom sur la Louisiana watercolor society. L’art de l’aquarelle avait par le passé perlé de ce groupement dans son n° 19 paru en 2013.

Viennent ensuite les rencontres avec l’australien Graham Marchant et ses étoffes = l’américaine Jacqueline Gnott et ses natures mortes qui nous rappellent celles des hollandais des 17ème et 18ème siècles.= celle de la l’américano-bulgare Lyudmila Tomova Clark = celle de l’artiste l’algérien Abdelatif Benselah = l’australienne Beverly Allen et ses œuvres botaniques = les enseignes rétro de l’américaine Lisa Tennant = l’argentine Kira Mamontova et son déluge joyeux de fleurs = les portraits du sri-lankais Asanka Anujeewe, encore un « pays de Janine Gallizia » l’australien Ross Paterson

Un album, ou portfolio si vous préférez le franglais, consacré australien John Borrack.Et pour terminer un retour sur le passé avec le romantique anglais, à le vie courte Thomas Girtin 1775-1802

La nourriture et les arts – 20/20. -Les lieux de convivialité

Les lieux de convivialité ont évolué au fil des siècles, reflétant les transformations sociales, culturelles, et économiques de chaque époque.

Au moyen age, les auberges accueillaient voyageurs et pèlerins, tandis que les tavernes servaient de lieux de rassemblement pour les habitants du village ou de la ville.La noblesse pour asseoir son influence organise des banquets et des festins. Ils sont généralement accompagnés de musique et de jeux.

A partir du 17ème siècle vont s’ouvrir les cafés. Ce sont les artistes et les bourgeois qui les fréquentent. On y mange et l’on y boit. Et l’on débat d’idées et de politique.

Au milieu du 18ème siècle, en 1765, un dénommé Boulanger ouvre le premier restaurant.

Au 19ème siècle, dans les villes, plus populaires, apparaissent les bars et cabarets où se retrouvent les ouvriers, artistes, et bourgeois. Par ailleurs en 1854 Alexandre Duval va développer la mode des Bouillons, lancée par son père boucher de son état. Son but était d’écouler les bas morceaux boudés par sa clientèle.
Plus près de nous les cafés et les bistrots et bien sur les restaurants de toutes catégories, sont toujours de lieux de rencontres.

Caravage 1571-1610- Le repas à Emmaüs
Hieronymus Francken 1540-1610 , Les Gras et les Maigres
William Hogarth.1697-1764 – Le Banquet. –
Albert Fourrié 1854-1934 Repas de noce à_Yport

Fernando Botero 1932-2023 – Picnic
Gustave Courbet 1819-1877 Après-dinéer à Ornans
Zenaida Serebriakova 1994-1967 – Le Déjeuner des enfants

La nourriture et les artistes – 19/20 – Autour de la boisson

La nourriture n’est pas seulement solide, elle est aussi liquide. comme le dit cette citation latine « Bonum vinum laetificat cor hominis » (*) Le bon vin réjouit le cœur de l’homme (et de la femme). Le thème de la boisson, de son côté festif a été largement les peintres.

Ils vont peindre des natures mortes qui comportent des verres, des chopes, des bouteilles. Mais c’est bien connu que l’abus d’alcool est dangereux. Très vite l’on va rencontrer les buveurs, les ivrognes.

Jérôme Bosch 1450-1516- L’intempérance
Caravage 1571-1610- Bacchus
David_Teniers le jeune (1610-1690) Les buveurs de bière
Albert Emmanuel Bertrand 1859-1912– Buveuse d’absinthe
Karl Kronberger 1841-1921 – Le buveur de bière
Suzanne Valadon 1865-1938 – La buveuse
Balthus (1908-2001) – Nature morte à la carafe brisée
Andy Warhol (1928-1987) . – Coca-Cola (3)
Johns Jasper né en 1930 -Ballantine Ale
Roy Lichtenstein 1923-1997, Sandwich and Soda

7ème biennale des Aquarellistes en Nord

La 7ème Biennale des Aquarellistes en Nord
se tiendra à l’Hospice d’Havré100, rue de Tournai à Tourcoing (Nord)
du 18 janvier au 22 février 2025
Vernissage le vendredi 17 janvier au 22 février 2025
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Aquarellistes en Nord que j’ai initiée en avril 2010 a été fondée en octobre 2010
Elle regroupe une quarantaine d’aquarellistes professionnels ou amateurs confirmés
des Hauts-de-France
dont la Métropole européenne de Lille -Kortrijk -Tournai
de la région de Mons et d’un peu plus loin en Belgique
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Les aquarellistes exposants lors de la 6ème biennale en novembre 2022





La nourriture et les arts- 18/20 – La famine

L’art et la famine se croisent pour exprimer la vulnérabilité humaine tout en offrant des perspectives critiques ou inspirantes sur ce problème universel.

Les grandes famines , comme celles d’Espagne en 1811, d‘Irlande (1845-1852), d’Algérie (1866-1868) ou de France celle de 1693-1694 et celle de 1709, en Chine en 1959-1961 ont inspiré les peintres. Au 20ème siècle, les photographes mais aussi les cinéastes ont contribué à sensibiliser le public. Par exemple Dorothea Lange sur la Grande Dépression. Des écrivains tels que Victor Hugo dans les Misérables,(*) John Steinbeck 1902-1968 dans les Raisins de la colère (*) ou encore Alexandre Soljentsyne 1918-2008 dans « Une journée d’Ivan Denissovitch » ont exploré le thème de la faim ou des privations.

Gustave Guillaume La famine en Algérie
Gravure populaire – Grande famine en Irlande
José Aparicio – La grande famille de Madrid en 1811
Daniel McDonald – Ireland During the Famine
Anonyme -Queue pour la nourriture au Ghetto de Theresienstadt 1941
Antoine_Wiertz 1806-1865 -_Faim,_folie_et_crime
Pierre Andrieu 1821-1892 – Queue devant une boucherie
Evelyn Dunbar 1906-1960 – Queue devant une poissonnerie
La famine lors du siège de Paris gravure – Emile Bayard (1837-1891)
Francisco Goya – Les désastres de la guerre
Dorothea Lange Enfants migrants sans mère dans le coton, – Photographie 1935
Famine en Éthiopie 1984-1985 – Photographie
Leila Nseir syrienne née en 1941 – La faim



La nourriture et les arts – 17/20 – Abondance et gourmandise

L’abondance et la gourmandise, lorsqu’elles sont traduites par les arts, transcendent leur matérialité. Elles deviennent des miroirs de notre société, reflétant à la fois nos désirs et nos contradictions. Que ce soit en peinture, en littérature, ou dans les arts culinaires, ces thèmes célèbrent la richesse de la vie tout en invitant à la réflexion.
Depuis la Renaissance, l’abondance est représentée par des cornes d’abondance remplies de fruits, de fleurs, ou de nourriture. Ces images symbolisent la richesse, la prospérité, et la fertilité.Tandis que l’abondance est célébrée dans certaines œuvres, elle est aussi critiquée dans d’autres pour ses excès. Par exemple, certains tableaux baroques utilisent des scènes de festins pour rappeler les inégalités sociales ou la nature éphémère des plaisirs terrestres.

Certains artistes contemporains explorent la gourmandise comme thème de société. Par exemple, des sculptures de desserts géants ou des installations culinaires peuvent interroger notre rapport à la consommation et à l’excès.

Joachim Bueckelae – L’abondance
Anonyme – Gargantua
Pieter_Aertsen 1508-1575 Viande et Sainte famille
Jacopo_Chimenti 1551-1640 – Nature morte
Carl Olof Larsson 1853-1919 – Abondance, Noël 1904
Georg Flegel (1566-1638) – Nature morte
Andrea Landini 1847-1935 – La tentation
Édouard Jean Dambourgez 1844-1931 –Une boutique de charcuteries
Maria Blanchard 1881-1932 – Gourmandise
Hervé Télémaque 1937-2022 – La gourmandise
Richard Estes né en 1932 – Magasin à New-York City
Norman Rockwell -1894-1978 – À L’Abri du besoin
Rose-Mary Vallas – Plaisir-et-gourmandise

Rétrospective Dodeigne à la Piscine de Roubaix

Le Musée d’art et d’industrie André Diligent dit
La Piscine de Roubaix présente
une rétrospective de l’œuvre du sculpteur Eugène Dodeigne
Jusqu’au 12 janvier 2025

Eugène Dodeigne (1923-2015) est un sculpteur français. Sauf dans les Hauts de France où ses sculptures monumentales sont bien présentes, il est plus connus à l’international qu’en France. Ses parents liégeois d’origine s’installent à Mouvaux (Nord) alors qu’il est âgé de six mois. Son père marbrier et tailleur de pierres sera son premier professeur. Il l’encourage à suivre les cours de dessin et de modelage aux Beaux-arts de Tourcoing. Il part ensuite à l’École des Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de Marcel Gimond.

En 1948 et 1949 il s’installe avec sa femme et sa fille à Vézelay. Puis dès 950 il s’installe à Bondues (Nord). Il y construira lui-même ses maisons successives. Il va enseigner le dessin à Saint-Luc

Les quelques 200 œuvres, sculptures souvent colossales, dessins et peintures de cette rétrospective permettent de suivre l’évolution de l’artiste. Il va travailler le bois, puis la pierre de Soignies, puis il coulera le bronze dans atelier. Il sculpte au Printemps et il dessine en Hiver.
Dès les années 1960 il expose à Paris et dans le Nord de la France, en Belgique et en Allemagne. En 2021 à Drouot une sculpture de 1960 a été adjugée 23750 €.

Denise Colomb, Portrait d’Eugène Dodeigne, 1961
Eugène Dodeigne – Tête
Eugène Dodeigne – Méditation
Eugene Dodeigne- Le-groupe-des-dix- 1970
Eugène Dodeigne – Confidences
Eugène Dodeigne – Sans titre 1983

Pratique des Arts n° 178

Le numéro 178 de Pratique des Arts s’ouvre sur la vie des arts avec les expositions et salons programmés au début de l’année 2025.
Puis l’on découvre l’américaine Déborah Friedman qui et ses œuvres réalisées avec des crayons de couleurs. On poursuit avec un dossier sur les dessins à l’encre de chine, ou diverses autres encres ainsi que les outils du dessinateurs, les, plumes, calame, stylo,etc.

Des rencontres avec des huilistes, l’américain Rick Stevens, l’argentine Graciela Genovés, avec l’aquarelliste sud-africaine Abi Naude et ses animaux des grands parcs et aussi, toujours l’aquarelle avec la russe Marina Lasaeva et l’américaine Diane Checharick. Et aussi deux pastellistes, le péruvien Elias Flores Castillo et le français Dany Denis

Il y a aussi deux publireportages qui ne disent pas leur nomn consacrés à la boutique Charbonnel qui fait face à la Cathédrale Notre-Dame de Paris ainsi qu’à trois magasins de Boesner.à Lyon, Vitrolles et Bordeaux.

Sans oublier le Guide pratique avec les pinceaux Stradivarius de Raphaël par Joël Simon = les croquis de personnages par Ludivine Alligier = Portrait théâtral à l’huile par Florent Maussion = Yves-Marie Salanson qui peint un voilier averc3 Ink Brush de Sennelier (Pub !) = une statue reproduite à l’aquarelle par le Sketcher américain Alex Hillkurtz = deux chats par la pastelliste israélienne Yael Maimon = un portrait en grisaille par Tania Sadeghien = Modelage d’un bsute par André Jude = réalisation de ciels et soleil couchant avec la peinture v Flashe vinylique de Lefranc-Bourgeois par Karen Muller

La nourriture et les arts -16/20 – Au 20ème siècle

Le 20ème siècle a été une période de bouleversements et d’innovations dans de nombreux domaines, notamment en ce qui concerne la nourriture et les arts.

Le 20ème siècle a vu d’importantes évolutions dans les pratiques alimentaires, influencées par la mondialisation, les progrès technologiques et les changements sociaux.L’industrialisation a transformé la production alimentaire, avec l’émergence de grandes entreprises agroalimentaires, la production de masse et la distribution à grande échelle. Après le seconde guerre mondiale les occidentaux ont voyagé à la découverte du monde. Les cuisines du monde entier ont commencé à se mélanger.

Des chefs célèbres ont commencé à expérimenter avec des ingrédients et des techniques de différentes cultures, créant des cuisines fusion innovantes. L’essor de la société de consommation a modifié les habitudes alimentaires. La restauration rapide et les plats préparés sont devenus des éléments courants de la vie quotidienne. : À la fin du siècle, des mouvements tels que le bio, le végétarisme et le véganisme ont gagné en popularité, réclamant des pratiques plus durables et éthiques.

En littérature dans les années 1950 s’installe le nouveau roman. En philosophie on peut citer notamment, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir,, Raymond Aron,, Michel Foucault, Jacques Derrida, Hannah Arendt

Le 20ème siècle a été marqué par une explosion d’innovations artistiques et de mouvements artistiques d’avant-garde, le fauvisme, le cubisme, le futurisme, le surréalisme, l’expressionnisme,l’école de Paris, l‘abstraction lyrique Nouvelle_figuration ou encore le pop-art ou l’arte povera

Georges Braque – Nature morte aux citrons
Pablo Picasso – Nature morte à la cafetière
Robert Delaunay – Nature morte
Balthus 1908-2001 – Nature morte aux fruits
Pierre Tal Coat (1905-1985)- Nature morte a la coupe de fruits
Edvard Munch – Nature morte
Chaïm Soutine – Bœuf écorché
Nicolas de Staël 1913-1955 – Nature morte aux bocaux
Lucian Freud (1922-2011) – Nature morte au citron
Evgenia Antipova (1917-2009)– Nature morte aux fraises
Boris Kustodiev La femme du marchand de thé
André Masson 1896-1987 – Nature morte
Roy-Lichtenstein – Hot Dog
Salvador Dali 1904-1989 – Nature morte aux citrons

La nourriture et les arts -15/20 – au 19ème siècle

Le 19ème siècle a été une période riche en transformations culturelles, artistiques et intellectuelles. Il a notamment connu des changements significatifs dans les pratiques alimentaires, notamment grâce à l’industrialisation et à l’urbanisation. Ces transformations ont conduit à l’émergence de la gastronomie moderne, avec des chefs célèbres comme Auguste Escoffier, Les restaurants et les cafés ont proliféré, devenant des lieux de rencontre sociale. Les livres de cuisine ont commencé à se populariser, avec des recettes qui reflétaient les tendances de l’époque, intégrant des ingrédients exotiques et des techniques modernes. La nourriture est devenue un symbole de classe sociale, et des mouvements comme le végétarisme ont commencé à apparaître.

Le 19ème siècle a connu plusieurs mouvements artistiques. Le romantisme où les artistes mettent l’accent sur l’émotion, la nature et l’individualité. Des peintres comme Eugène Delacroix et Caspar David Friedrich ont exploré des thèmes romantiques. Puis vient le réalisme qui représente la quotidienne et les classes sociales inférieures sans embellissement. L’un des tenants du réalisme est Gustave Courbet. A la fin du siècle, avec l’invention de la peinture en tubes et le développement du Chemin de fer, les artistes impressionnistes sortent de leur atelier Ils privilégie le mouvement et la lumière. Parmi ces artistes il y a Claude Monet, Pierre Auguste Renoir et bien entendu Édouard Manet, même s’il n’a pas formellement appartenu à ce mouvement novateur. Sans oublier les naturalistes

Le 19ème siècle a été une période prolifique pour la littérature, avec des auteurs marquants tels que :Victor Hugo, Gustave Flaubert, Émile Zola, Charles Dickens, Baudelaire et Verlaine.. Il y a aussi des philosophes comme Karl Marx, Friedrich Nietzsche ou Auguste Compte fondateur du positivisme.

Antoine Vollon 1833-1900, Nature Morte aux Oeufs
Jean-François MIllet – Avant le repas
Honoré Daumier – La soupe
William Turner – Table dans un restaurant
École de Barbizon – Nature morte aux fruits
Anonyme – Frédéric Delair découpant un canard à la Tour d’agent
Frederic Leighton (1830–1896 – Fruits
Gustave Caillebotte – Gibier
Berthe Morisot – la salle à manger
Albert Anker (1831-1910) – Stillleben mit Kaffee
Jules-Bastien Lepage – Ramassage des pommes de terre
Rosa Bonheur – Poires
Paul Gauguin – Le repas (ou les bananes)
Danquart Anthon Weggeland (1827-1918) -Nature morte aux pommes
Dominik Skutecky – le repas du forgeron
François Bonvin (1817-1887)- Nature morte aux asperges
Émile Bernard – La moisson à Pont-Aven

L’empire des lumières de René Magritte adjugée par Christie’s New-York 121 millions de $

Le célèbre peintre surréaliste belge René Magritte (1898-1967) a peint en 1953 et 1954 une série de toiles sous le titre de l’Empire des lumières. Le titre est inspiré d’un poème de Paul Nougé. Le tableau est connu pour son jeu d’ombres et de lumières, représentant l’image paradoxale d’une maison de nuit, éclairée seulement par un lampadaire, sous un ciel bleu de jour.

C’est l’une des 17 versions qui, lors de la vente aux enchères de la collection de l’architecte d’intérieur d’origine roumaine Mica Ertegun (1926-2023) et de son mari Ahmet Ertegun (1923-2006) et organisée le 19 novembre 2024 à New-York par Christie’s,, a été adjugée pour 121 millions de Dollars.

René Magritte – L’empire des lumières

La nourriture et les arts- 14/20 – Au 18ème siècle, le rococo

Le 18ème siècle dit « siècle des Lumières, (1715-1789) est une période marquée par des transformations profondes dans la culture, la philosophie et les arts. L’art de ce siècle a été influencé par la montée des idées rationalistes et humanistes, et la nourriture, en tant qu’élément central de la vie quotidienne, a également joué un rôle significatif dans les expressions artistiques.

Au cours de ce siècle, la gastronomie a connu un essor impressionnant avec l’évolution des techniques culinaires et l’introduction de nouveaux ingrédients. Les cours royales, en particulier en France, ont commencé à célébrer la haute cuisine, transformant les repas en de véritables spectacles. Les chefs, tels que Marie-Antoine Carême, ont commencé à populariser la cuisine raffinée et élaborée, qui a également inspiré les artistes.

En peinture, le 18ème siècle voit l’apogée du genre de la nature morte née au siècle précédent. Des artistes comme Jean-Siméon Chardin, reconnu pour ses œuvres réalistes, ont représenté des scènes de la vie quotidienne, à l’image de tables chargées de fruits, de légumes et de plats cuisinés. Beaucoup d’artistes appartiennent au mouvement rococo ou baroque tardif.

La Littérature a également été influencée par les thèmes culinaires. Des écrivains tels que Jean-Jacques Rousseau (*) et Voltaire(*) ont exprimé leur amour pour la bonne cuisine et ont souvent intégré des réflexions sur la nourriture dans leurs œuvres. La cuisine devient un symbole de culture, de classe sociale et de mode de vie, reflétant les changements sociétaux de l’époque. Les salons littéraires, où l’on discutait d’idées, de philosophie et d’art, étaient souvent accompagnés de mets raffinés. Ces rassemblements mettaient en valeur non seulement l’intellect, mais aussi l’art de recevoir, où la nourriture jouait un rôle central dans les interactions sociales.

Dans le domaine de la sculpture et de la décoration, la nourriture a également trouvé sa place. Des sculptures en marbre représentant des aliments et des scènes de banquet ont été créées pour orner les palais et les jardins. Les artistes, inspirés par le mouvement rococo, ont souvent intégré des motifs alimentaires dans leurs œuvres, symbolisant l’abondance et le plaisir.

Jean-Baptiste Chardin – La raie
Jean-Baptistes Chardin – Nature morte au gibier
Jean-Baptiste Chardin – Nature morte au melon coupé
Jean-Baptiste Chardin – Nature morte au verre d’eau
Alexandre- François_Desportes (1661-1743)- nature_morte de fruits dans un paysage
Henri-Horace Roland de La Porte (1724-1793) – Nature morte avec fruits, pain, pot de confiture
Johann Amandus Winck (1748-1817) – Nature morte aux légumes
Luis Meléndez (1716 – 1780)– Nature morte aux tomates, oignions, et aubergines
Anne Vallayer-Coster (1744-1818) – Panier de prunes
Antoine Berjon (1754-1843)– Nature morte aux coquillages
Isaac Soreau (1604-1644) – Nature morte aux fruits

La nourriture et les arts 13/20- Au 17ème siècle, période baroque

Le 17ème siècle est une période riche en histoires et en évolutions artistiques, surtout en Europe. Les artistes, notamment les peintres de cette époque, ont capturé non seulement les paysages et les portraits, mais aussi la nourriture, qui tenait une place importante dans la vie quotidienne et la culture des sociétés de l’époque. Cette période marque l‘apogée du baroque, un mouvement artistique qui se caractérise par son expressivité, sa richesse et son dynamisme.

Les peintres néerlandais, en particulier, se sont illustrés dans la représentation de natures mortes. Ces œuvres mettent souvent en avant des fruits, légumes, viandes, poissons et produits laitiers, symbolisant non seulement l’abondance et la prospérité, mais aussi des messages moraux sur la fugacité de la vie et l’importance de l’hédonisme. Beaucoup de peintres et notamment Pieter Claesz et Willem Claeszoon Heda ont créé des compositions délicates et harmonieuses, utilisant la lumière et l’ombre pour donner vie à leurs sujets, tout en soulignant les textures et les couleurs des aliments. Et l’on citera aussi La Laitière le fameux tableau de Johannes Vermeer

Dans la peinture espagnole, des artistes tels que Francisco de Zurbarán ont également exploré des thèmes liés à la nourriture. Ses représentations de moines et de saints, souvent entourés de simples repas, reflètent une spiritualité qui se mêle à la vie quotidienne. La nourriture, dans ces œuvres, devient une métaphore de la foi et de la modestie.

En France, le 17ème siècle voit également l’émergence de la peinture de genre, illustrant des scènes de la vie quotidienne. Des artistes comme Lubin Baugin , Georges de la Tour, Nicolas Poussin, s’inscrivent dans cette tradition en représentant des tables garnies ou des enfants en train de manger, capturant l’essence même de la convivialité et du partage autour de la nourriture.

La gastronomie elle-même évolue durant ce siècle, avec l’avènement de nouveaux ingrédients importés des colonies, ce qui influence également les artistes. Les peintures deviennent des fenêtres sur les pratiques culinaires de l’époque, révélant des détails sur les habitudes alimentaires, les festivités et les coutumes sociales.

Willem Claeszoon Heda (1594-1680) – Nature morte au citron
Juan van der Hamen y Leon (1596-1631 ) Ntaure morte aux fruits secs
Adriaen_Coorte_ (1665–1707) – Nature morte aux asperges
Alexandre-François Desportes (1661-1743) – Nature morte au gibier et légumes
Balthasar van der Ast (1593-1657) – Nature morte avec Coquillages
Pieter Claesz – Nature morte aux poissons, à la cruche et à la bière
Francisco de Zurbarán (1598-1664) – Grenades
Diego Vélasquez 1599-1660 – Nature morte aux poissons
Jacques Linard (1597-1645) – Nature morte aux coquillages et corail
Jean-Baptiste Monnoyer (1636 -1699) – Nature morte avec fleurs et fruits.
Cornelis de Heem (1631-1695) – Nature morte aux fruits

La chaine YouTube « Art d’Histoire »

Au cours de mes recherches j’ai redécouvert la Chaine YouTube Art d’Histoire .
Cette chaine Art d’Histoire a été fondée en 2017 par une société du même nom.
Son le but est de partager des conférences universitaires d’histoire de l’art
à l’intention d’un large public. Elle a rencontré depuis 2018 autour d’un million d’auditeurs.
Plus de 50 vidéos présentées par sa fondatrice une française qui vit au Chili à Las Condes
Lise Martinot , ancienne Trader elle s’est formée au Courtauld Institute of Art de Londres.
Un exemple de conférence

La nourriture et les Arts 12/20 A la Renaissance

La Renaissance est une période d’intense renouveau culturel et artistique liés souvent aux Grandes découvertes. La nourriture jouait un rôle symbolique important. Il met en valeur le statut social et le pouvoir politique des familles riches. C’est la découverte des terres lointaines et l’arrivée en Europe du maïs, des tomates et du chocolat

Les banquets et festins somptueux étaient des occasions de montrer la richesse, et ces événements ont été représentés dans la peinture, la sculpture et la littérature. Ces banquets et festins aristocratiques vont être peints par Paolo Veronese et Titien. On sait par ailleurs de Liénard de Vinci était gastronome et spécialiste de la vigne

C’est aussi le début des natures mortes très réalistes qui reforgent de fruits exotiques , d’épices , gibier. Comme celles de Pieter Aertsen. Ceci pour souligner la richesse et l’influence du commanditaire de l’œuvre. L’artiste démontre sa maîtrise de la lumière, des détails et du rendu des textures.

L’aspect symbolique de la nourriture est aussi présent dans les œuvres religieuses avec le pain et le vin qui renvoient au Christ et à l’Eucharistie.

Par ailleurs en ces périodes de découvertes les botanistes, les anatomistes et les explorateurs vont ramener des spécimens de plantes à usage médical ou culinaire. Leurs herbiers seront illustrés de dessins très convaincants. C’est le cas de Leonhart Fuchs et son « traité des herbes »
Les artistes de la Renaissance ont souvent intégré des références mythologiques dans leurs œuvres, et la nourriture est un élément central dans de nombreuses scènes allégoriques. Dans les « fêtes des dieux » et les « allégories de la saison et de l’abondance. Tout le monde connait les portraits faits de légumes et de fruits de Giuseppe Arcimboldo,

Léonard de Vinci – La cène
Pieter_Aertsen – Scène de marché
Jérôme Bosch – Repas du moine
Adriaen van Utrecht (1599-1652)_Nature morte de poissons a l’étalage –
Frans Hals – Le buveur joyaux
Joachim Beuckelaer – Intérieur de cuisine
Hieronymus_Francken – Les gras et les maigres
Jan Davidsz de Heem – Nature morte – Nature au homard, fleurs et agrumes
Un petit banquet », Lucas van Valckenborch
Giuseppe_Arcimboldo_-_Rudolf_II_of_Habsburg
Osias Beert – Nature morte
Pieter Brueghel l’ancien –La_Moisson
Leonhart Fuchs – Cotonea malus

La nourriture et les arts -11/20- au Moyen Age.

Au Moyen Âge, la nourriture et les arts jouaient des rôles fondamentaux dans la vie quotidienne, mais leur expression et leur importance variaient beaucoup en fonction des classes sociales, des régions et des saisons.

Les paysans, consomment du pain de seigle ou d’orge des choux,des pois, des navets, du millet et de l’avoine. La viande n’est à table que les jours de fête.

Les nobles, qui sont chasseurs, ont aux menus du sanglier, du chevreuil, des volatiles , du poisson qui accompagnent les légumes, les fruits et le pain. Ils disposent du poivre, du safran et de la cannelle. Les banquets qu’ils organisent, avec musique, danses, leurs permettent d’affirmer leur importance, leur fortune face à leurs semblables.

Les manuscrits médiévaux , notamment les livres d’heures sont souvent richement décorés de miniatures Les illustrations vont représenter par exemple des scènes de la vie quotidienne, travail, des champs, métiers, repas, ou fêtes.

Paysans mangeant le pain – Livre du roi Modus et de la reine Ratio
Mars – les labours –Les Très Riches heures du Duc du Berry
La boucherie – Anonyme
Conservation du vin – Anonyme
La fabrication du verjus – Anonyme
Boulangerie – Anonyme
La préparation du fromage – Tacuinum sanitatis
Banquet aristocratique
Banquet royal
Cuisine médiévale
Scène de chasse médiévale – Livre de Gaston Phébus
Repas quotidien chez des nobles
Récolte du poivre – Livre des merveilles de Marco Polo
Pietro_Lorenzetti – Nonnes mangeant en silence
Récolte du chou

La figure du fou et les arts. 5/5 dans l’Époque contemporaine

En Suisse au milieu du XIXe siècle sont construits en Suisse les grands hôpitaux dédiés au traitement des patients psychiques. Notamment le Burghölzli, le Préfargier ,la Waldau le Cery . Y sont appliqués des traitements à la fois plus scientifiques et plus humains : la psychologie, l’ergothérapie, les médicaments calmants. Les grands aliénistes suisses sont Eugène Bleuler, Auguste Forel, Jean Piaget, Hermann Rorschach, Adolph Meyer. En France Jean-Martin_Charcot donne à la Salpêtrière ses lecons-sur-lhysterie. A la mi-carême était dans le cadre de son service le « Bal des folles » où était conviée toute la bonne société parisienne. La célèbre danseuse du Moulin rouge, Jane Avril, muse d’Henri de Toulouse-Lautrec6, , a pu s’en échapper.

Au 20ème siècle Sigmund Freud fonde à Vienne la psychanalyse. Son approche est en partie controversée par l’un de ses élèves le suisse Carl_Gustav_Jung. Les thèses du lyonnais Alexis Carrel vont nourrir le programme euthanasie du régime Nazi des débiles mentaux.

Il faut aussi citer l’histoire de la folie de Michel Foucault et la démarche de son précurseur Thomas_Szasz promoteur de l’ antipsychiatrie de . Au fil du temps a été pratiqué la Psychochirurgie et particulièrement la controversée lobotomie. Mais surtout l’on est passé de la camisole de_force à la camisole chimique c’est à dire à l’usage des neuroleptiques

Le thème de la folie a inspiré un certain nombre d’écrivains, par exemple avec la Folie Almayer de Joseph Conrad,, là il ne s’agit pas de maladie mais d’une villa,  » une folie » On peut aussi citer Caligula d’ Albert Camus = Le_Baron perché d’Italo Calvino = La_Folle de Chaillot de Jean Giraudoux = Le_Festin_nu de William S. Burroughs= ,Le-peintre d’aquarelle du québécois Michel_Tremblay = L’intranquille autobiographie de Gérard_Garouste = Viviane Elisabeth Fauville de Julia_Deck, = Shining de Stephen King = les fous littéraires de Raymond_Queneau sans oublier Folie d’André Breton le théoricien du surréalisme et aussi Chez-les-fous d’ Albert Londres Ainsi que les expériences hallucinogènes d‘Henry Michaux

Pour certains artistes contemporains, la folie est perçue non pas comme un trouble, mais comme une source d’inspiration, un vecteur pour exprimer les émotions profondes et complexes qui échappent à la conscience ordinaire. C’est le cas de Jean Dubuffet , fondateur de l’art brut, qui a mis en lumière le travail de malades mentaux les élevant au rang d’artistes authentiques.

La japonaise Yayoi Kusama , célèbre pour ses petits pois, souffre de Schizophrénie et vit, à sa demande, depuis 1973,à Tokyo, dans l’hôpital psychiatrique Seiwa Elle utilise ses hallucinations et ses obsessions comme matériaux de création. Les installations de Louise Bourgeois, façon d’exorciser les traumatismes.L’art-thérapie est un autre domaine où l’art et la folie s’entrecroisent.

Il faut parler aussi du documentaire « San Clemente » de Raymond Depardon et Sophie Ristelhueber, et de Vol au dessus d’un nid de coucou de l’américain Miloš Forman avec Jack Nicholson.

Des artistes peuvent aussi être victimes d’internement en hôpital psychiatrique sans consentement , obtenus en applicantion d’une loi de 1838 . C’est le cas de la géniale sculptrice Camille Claudel qui fut interné pendant trente ans à la demande de sa mère et de son frère le dramaturge Paul Claudel (cf. les rapports entre Paul et Camille ?)

Des œuvres de Damien Hirst ou de Cindy_Sherman par exemple, posent des questions sur l’obsession de la société moderne pour l’image, la performance, et le contrôle, des préoccupations qui peuvent mener à une forme de dérangement intérieur, une folie de masse.mise en lumière par Hermann Broch.

Par ailleurs de 7ème Art c’est largement emparé du thème de la folie(+)

Wihelm von Kaulbach, La maison des fous
Le bal des folles à la Salpêtrière
‘Henri de Toulouse-Lautrec – Jane Avril dansant
Jean Béraud – Les fous
Pablo Picasso – Le fou
Pablo Picasso – Le fou – sculpture
Egon Schiele – Autoportrait
Gérard Garouste -Pinocchio et la partie de dés – série Le bal des fous
Roger_Toulouse– Le jeune homme de l’hospice
Cindy Sherman – -Untitled-659
Henry Michaux – Dessin effectué sous mescaline
Henry Hering – Edward Oxford – Tentative de meurtre de la Reine Victoria
Adolf Wolfli– Figure majeure de l’Art brut
Aloïse Corbaz Figure emblématique de l’Art brut
Documentaire de Raymond Depardon et Sophie Ristelhueber,

Anne Delbé – Biographe de Camille Claudel à l’émission d’Antenne 2 Apostrophe en 1982

La figure du fou dans les arts- 4/5 Chez les romantiques

A l’époque romantique la folie devient un affaire des aliénistes à la suite de Philippe Pinel, précurseur de la psychiatrie. Il veut humaniser le traitement de la folie qui devient une maladie mentale à traiter. Le 30 juin1838, est promulgé une loi qui institue dans chaque département, un asile , établissement spécialisé dans le traitement des troubles psychiatriques.
La folie est un thème central dans la littérature et l’art du mouvement romantique. Elle est explorée pour sa richesse émotionnelle et pour ce qu’elle révèle des profondeurs humaines. Les romantiques, fascinés par l’irrationnel et les extrêmes de l’expérience humaine, voyaient dans la folie une échappatoire à la raison rigide des Lumières et une porte ouverte vers des états d’âme intenses et des vérités plus profondes.

Dans la littérature romantique, la folie est souvent une conséquence de passions trop intenses, d’amours impossibles ou d’une quête existentielle poussée à l’extrême. Le poète allemand Heinrich von Kleist, par exemple, évoque des personnages tourmentés par des contradictions intérieures, qui finissent par sombrer dans la folie.

Chez Victor Hugo, qui a connu la folie de ses proches,les personnages se retrouvent parfois dans des situations où la folie est une forme de résistance contre une société injuste ou répressive. Chez Gérard de Nerval, la folie est explorée à travers la sensibilité exacerbée du poète lui-même.

La folie n‘est pas non plus étrangère au domaine musical romantique. Que ce soit qu’elle touche le compositeur, comme Robert Schumann.’. Hector Berlioz, compose la Symphonie fantastique, la Rapsodie espagnole de Franz Liszt inspiré de la Folia

Plusieurs opéras ont pour thème la folie. La Somnambula ou la Norma de Vincenzo Bellini Anna Bolena, Lucia di Lammermoor  deGaetano Donizetti, ou encore Macbeth Giuseppe Verdi.

Le peintre anglais William Blake, quant à lui, représente des visions mystiques et spirituelles qui frôlent la folie. Son œuvre dépeint souvent des personnages en proie à des passions mystiques, où la folie devient une forme d’illumination. D’autres artistes comme Eugène Delacroix explorent le désordre émotionnel à travers des œuvres dynamiques et intenses, comme *La Liberté guidant le peuple*, où la frénésie collective et la rébellion sont à la fois un acte de liberté et de rupture avec la raison. On parle de Romantisme noir.D’autres se sont également emparé du sujet comme Gustave Courbet, Théodore Géricault et d’autres.

Gustave Courbet – Le désespéré
Tony Robert Fleury – Philippe Pinel à la Salpêtrière
Johann Heinrich Füssli – La folie de Kate
Odilon Redon – La folie
Eugène Delacroix – Médée assassine ses deux enfants dans une grotte
Gustave_Courbet – l’homme rendu fou par la peur
Eugène Delacroix – La folie d’Ophélie



La figure du fou dans les arts – 3/5 A l’époque moderne

L‘époque dite moderne 1492-1789 est marquée par des transformations profondes. A la Renaissance, la figure du « fou » prend une dimension symbolique, surtout avec Érasme et son célèbre Éloge de la folie publié en1511. Le Baroque exploite les thèmes de la confusion et de l’illusion,souvent associés à la folie avec Shakespeare et Hamlet ouLe Roi Lear. Chez les peintres l’excès est abordé, par exemple, avec la dramatisation et les jeux de lumières d’un Caravage. Dans le même temps les démentes font l’objet d’une Chasse_aux_sorcières.C’est le hollandais Jean Wier Jean Wier (1515-1588),qui a démonté que les sorcières étaient des malades mentales. Elles devaient être soignées par des médecins au lieu d’être interrogées et brûlées par des ecclésiastiques.

Par un décret de 1656 de Louis XIV est créé à Paris l’Hôpital Général qui regroupe notamment la Salpêtrière, Bicêtre. la Pitié.Ils sont dotés de poteaux ; carcans, prisons et basses-fosses.

Au siècle des Lumières le folie est désormais considérée comme un phénomène physique organique et non plus une cause morale ou spirituelle.Les philosophes comme Diderot, dans *L’Encyclopédie*, dénoncent les traitements barbares, inhumains réservés aux « fous » dans les institutions. Le célèbre aliéniste Philippe Pinel va s’employer a adoucir leur sort.

Dans l’art, des peintres comme Francisco de Goya commencent à s’intéresser à la représentation de la folie de manière plus psychologique,

Hans Holben – Éloge de la folie
Jan Moreelse, Démocrite, le philosophe rieur
Goya – La folie bien connue
Goya – La folie féminine
Goya – Quelle folie !
Goya – Folie furieuse
Goya – La maison des fous
Moine parlant à une vieille femme