Art Recognition, vous connaissez ?

Art Recognition est une startup suisse basée à Adliswil dans le canton de Zurich et créée en 2019. Elle a développé un système utilisant l’ intelligence artificielle en abrégé l’ I.A. pour réaliser l‘authentification des œuvres d’art. La société a établi son process en liaison avec le Center of Art Law de New-York

Jusque très récemment ce travail d’authentification était réalisé par un expert, membre de la Cedea ou de la Cecoa ou expert de Justice comme Gilles Perrault. Cette mission d’ l’authentification d’une œuvre peinte comporte plusieurs étapes : Analyse visuelle et stylistique avec , les couleurs, la composition et bien entend la comparaison avec d’autres œuvres de l’artiste, ainsi que la mouvance où il se situait . Mais aussi les techniques, les pigments, les toiles, les papiers, les encres utilisés par rapport à l’époque où l’œuvre a été peinte. Pour ce faire sont utilisées des technologies modernes, comme la spectrométrie ,les rayons X ou encore la réflectographie infrarouge L’expert va également reconstituer l’historique de l’œuvre avec ses propriétaires successifs.

Art Recognition affirme que l’apprentissage de son système d »I.A par la technique du reinforcement-learning (apprentissage par renforcement ) et de la récompense permet de vérifie l’authenticité d’une œuvre d’art à partir d’une simple photographie.

Une seule photographie, c’est aller un peu vite. L’authentification d’une œuvre notable exigée pour des enchères publiques, la vente ou l’achat par un collectionneur, une instance muséale, va nécessiter un apprentissage du système et donc nécessiter une documentation bien plus importante.Pour l’authentification , du reste contestée, d’un dessin de Dürer en 2024 par Art recognition, l’IA a été entrainée à l’aide de 144 dessins d’ Albrecht Dürer (1471-1528)

En fait, je pense que l’entreprise, en ne demandant une simple photo de l’œuvre vise Madame et Monsieur Tout-le-monde qui ont trouvé dans l’héritage de la tante Cunégonde un tableau qui a peut-être une grande valeur.

La firme suisse prend ses précautions en précisant : « Le cadre pour une utilisation responsable de l’IA dans l’authentification des œuvres d’art définit les règles directrices de bonnes pratiques fondées sur la transparence, la responsabilité et la collaboration humain-IA. Il garantit que les systèmes d’IA complètent et non remplacent, l’expertise traditionnelle, en exigeant une description méthodologique claire, l’implication d’experts et une adaptation continue aux évolutions technologiques et juridiques.

Ceci bien opportunément ménager ses rapports avec les experts. Mais comme le titre Telerama « L’intelligence artificielle peut-elle vraiment authentifier des peintures ? La bataille des experts en art est ouverte ».. L’une des confrontation a été faite récemment à propos du Joueur de luth, Attribué à Caravage contre l’avis des experts qui le considéraient comme une copie

Le joueur de luth attribué à Caravage Collection. Badminton House, Gloucestershire •

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.