
Bien avant l’explosion romantique du XIXᵉ siècle — avec ses fjords dramatiques, ses ciels polaires et ses vastes forêts devenues emblèmes nationaux — la Scandinavie du XVIIIᵉ siècle a posé les bases d’une véritable culture du paysage.
Marqués par l’héritage baroque, l’essor des académies et une sensibilité croissante à la nature locale, les peintres danois, suédois et norvégiens ont contribué à définir l’identité visuelle du Nord européen.
Le XVIIIᵉ siècle scandinave est dominé par deux centres majeurs : Stockholm, où l’Académie royale suédoise voit le jour en 1735 et Copenhague, où l’Académie royale des beaux-arts est fondée en 1754. Ces institutions encouragent l’étude de la nature, la pratique du dessin topographique et l’idéal de « vérité » propre à l’esthétique néoclassique naissante. Elles servent également à former des artistes capables de documenter le territoire — un enjeu essentiel pour des monarchies engagées dans la connaissance de leurs régions éloignées.
Un certain nombre de peintres scandinaves du 18ème siècle se sont intéressés au paysage :
Les suédois Elias Martin = Johan Sevenbom = Johan Philip Korn =Carl Johan Fahlcrantz =Carl Gustaf Pilo = ==Olof Arenius =Johan Fredrik Martin @@@ Les danois Johan Frederik Clemens =Jens Juel =Erik Pauelsen =Johan Mandelberg = Nikolaj Abraham Abildgaard =Johannes Wiedewelt = Johan Jacob Bruun =Georg Haas @@@Les norvégiens Johan Christian Dahl= Peder Aadnes =Johan Nordhagen @@@=Les finlandais Magnus von Wright =Johan Georg Geitel















