
À la croisée des Lumières et du sentiment préromantique, le paysage peint en pays germanophones connaît au XVIIIᵉ siècle une transformation profonde. Il ne se contente plus d’être un simple décor pour des scènes historiques ou religieuses : il devient progressivement un genre autonome, porteur d’une sensibilité nouvelle, oscillant entre observation du réel et idéalisation morale.
Au début du XVIIIᵉ siècle, la plupart des artistes s’inscrivent dans la tradition du paysage idéalisé, héritier de Poussin et Lorrain. Cette esthétique se nourrit d’une vision philosophique : représenter la nature comme miroir d’un ordre harmonieux, reflet du cosmos régulé par la raison.
Parmi les figures majeures il y a Johann Alexander Thiele =Ferdinand Kobell = Christian Wilhelm Ernst Dietrich
À partir des années 1750–1770, l’esprit des Lumières valorise l’expérience directe du monde. Le paysage devient observé sur le motif, avant même l’essor du plein air du XIXᵉ siècle. Le résultat : une nature moins héroïque, plus proche du quotidien, voire teintée d’une subtile mélancolie.
Parmi les artistes de cette période il y a les allemands=Jakob Philipp Hackert =Johann Georg von Dillis =Franz Kobell == Johann Christian Reinhart = Johann Gottlieb Prestel =Johann Heinrich Tischbein le Jeune =
Les autrichiens Johann Christian Brand =Joseph Brand = Franz Edmund Weirotter= Martin von Molitor = Lorenz Schönberger
Les suisse germanophones Caspar Wolf = Johann Ludwig Aberli =Adrian Zingg = Johann Gottfried Steffan = Gabriel Ludwig Lory = Johann Heinrich Füssli = Johann Jakob Biedermann =


















