Les mouvements artistiques de 1800 à aujourd'hui +Les arts visuels depuis l'Antiquité jusqu'à l'orée du 19ème siècle.LesTechniques, manifestations, artistes, biographies, répertoires , carnets de liens + et bien d'autres choses
A l’aube d’une année nouvelle, l’on peut rêver et souhaiter qu’elle sera plus clémente que celle qui s’achève. Peut-être la fin des guerres de par le monde et au premier celle qui sévit en Ukraine. Et puis moins de pollution, plus de sans-abris , des repas quotidiens pour tous, des finances ^publiques qui assainissent, un président des États-Unis qui s’assagisse . Mais l’expérience du passé est là pour malheureusement modérer notre optimisme. J’ai demandé à la plateforme d’ IA « ChatGPT » de me concocter une carte de vœux qui illustre le passage entre 2025 qui s’achève, sur un fond terne, triste et une année 2026 dans des couleurs joyeuses.
Oscar Ghez de Castelnuovo (1905-1998) était un industriel d’origine tunisienne. a fait fortune dans la fabrication de produits en caoutchouc. Dans les années 1950, il se lance dans l’achat d’œuvres d’artistes de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, des impressionnistes , l’école de Paris jusqu’aux avant-gardes. En 1968 il réunit sa collection dans le Musée privé du Petit Palais à Genève, Il fait aussi don d’œuvres
John Singer SargentJohn est un peintre américain né en 1856 à Florence et mort il y a 100 ans à Londres. Il a vécu essentiellement en Europe. Il a été l’élève de Carolus-Duran, Léon Bonnat et d’Adolphe Yvon, Brillant portraitiste mondain de la « Belle époque », paysagiste et aquarelliste virtuose, John Singer Sargent est considéré comme l’un des artistes américains les plus importants de sa génération. Cependant il reste en France, méconnu du grand public.
A l’occasion du centenaire de la mort de l’artiste l’exposition parisienne est organisée en partenariat avec le Met qui a présenté la sienne sous le titre Sargent and Paris. L’exposition réunit plus de 90 œuvres du portraitiste John Singer Sargent, dont certaines n’ont jamais été présentées en France. Elle s’intéresse plus particulièrement à ses années de jeunesse et à ses liens avec Paris et le monde de l’art français. Elle retrace l’histoire d’une ambition : éblouir la prestigieuse capitale du monde de l’art, où se concentrent les tendances esthétiques les plus modernes. Elle fait aussi le récit d’une ascension, de l’entrée de Sargent, à dix-huit ans, en 1874, parmi les élèves de l’atelier de Carolus-Duran, jusqu’au scandale suscité dix ans plus tard au Salon par son chef-d’œuvre, le portrait de « Madame X » (Virginie Gautreau), qui contribuera à son départ pour Londres.
Jusque très récemment ce travail d’authentification était réalisé par un expert, membre de la Cedea ou de la Cecoa ou expert de Justice comme Gilles Perrault. Cette mission d’ l’authentification d’une œuvre peinte comporte plusieurs étapes : Analyse visuelle et stylistique avec , les couleurs, la composition et bien entend la comparaison avec d’autres œuvres de l’artiste, ainsi que la mouvance où il se situait . Mais aussi les techniques, les pigments, les toiles, les papiers, les encres utilisés par rapport à l’époque où l’œuvre a été peinte. Pour ce faire sont utilisées des technologies modernes, comme la spectrométrie ,les rayons X ou encore la réflectographie infrarouge L’expert va également reconstituer l’historique de l’œuvre avec ses propriétaires successifs.
Art Recognition affirme que l’apprentissage de son système d »I.A par la technique du reinforcement-learning (apprentissage par renforcement ) et de la récompense permet de vérifie l’authenticité d’une œuvre d’art à partir d’une simple photographie.
Une seule photographie, c’est aller un peu vite. L’authentification d’une œuvre notable exigée pour des enchères publiques, la vente ou l’achat par un collectionneur, une instance muséale, va nécessiter un apprentissage du système et donc nécessiter une documentation bien plus importante.Pour l’authentification , du reste contestée, d’un dessin de Dürer en 2024 par Art recognition, l’IA a été entrainée à l’aide de 144 dessins d’ Albrecht Dürer (1471-1528)
En fait, je pense que l’entreprise, en ne demandant une simple photo de l’œuvre vise Madame et Monsieur Tout-le-monde qui ont trouvé dans l’héritage de la tante Cunégonde un tableau qui a peut-être une grande valeur.
La firme suisse prend ses précautions en précisant : « Le cadre pour une utilisation responsable de l’IA dans l’authentification des œuvres d’art définit les règles directrices de bonnes pratiques fondées sur la transparence, la responsabilité et la collaboration humain-IA. Il garantit que les systèmes d’IA complètent et non remplacent, l’expertise traditionnelle, en exigeant une description méthodologique claire, l’implication d’experts et une adaptation continue aux évolutions technologiques et juridiques.
En décembre, Sanary-sur-Mer dans le Var, se pare de mille lumières pour célébrer la magie des fêtes. À la tombée de la nuit, les rues s’illuminent de décorations scintillantes qui invitent à la promenade et à la convivialité. Guirlandes lumineuses, motifs festifs et éclairages délicats transforment la ville en un décor chaleureux, propice au partage et à l’émerveillement. Ces illuminations de décembre sont l’occasion de se retrouver, de ralentir le pas et de savourer l’esprit de Noël au cœur de Sanary.
En 2024, le lancement des festivités avais attiré entre 20.000 et 30.000 visiteurs. Les services municipaux consacrent l’année à la préparation de l’évènement. Les 30 000 m de guirlandes lumineuses nécessitent 2 mois d’installation. Et puis il y a l’illumination de la centaine de pointus.
Des la plus lointaine antiquité les peuples ont célébré le Solstice d’hiver comme les perses qui dans la religion de Zoroastre vénèrent Mithra et de nos jours fêtent toujours Shab-e Yalda. Les romains célébraient à partir de 500 à 400 avant J.C. les Saturnales du 17 au 23 décembre. En 274 l’empereur Aurélien instaure le culte du Sol Invectus inspiré de celui de Mithra le 25 décembre. Cette date est choisie vers 330 sous Constantin, pour célébrer la naissance du Christ. Le but est d’ instaurer une continuité entre rites païens et culte chrétien.
Il est patent que qu’au 21ème siècle, en Europe, Noël redevient avec le Père Noël promus par les marchands du Temple, symbole d’achats et de cadeaux, pour beaucoup une Fête païenne. Dans ce sens le Figaro s’interroge sur la «Noël», aux racines chrétiennes, qui semble lentement disparaître des villes françaises.
Ce n’est pas étonnant quand les statisticiens le constatent les catholiques ne représentent plus en France que 29% de la population française et seuls 6,6 % en 2021 5,5% sont pratiquants, en 2024, c’est à dire assistent au moins une fois par mois à une messe. La France mérite-t-elle encore le titre de la Fille ainée de l’Église.
Ce contexte historique que je vous inflige ne n’empêche pas de vous souhaiter Chères visiteuses, chers visiteurs,de passer de joyeuses fêtes, en famille, avec des ami(e)s, chez vous, à la montagne, à la mer. Autour d’un repas, d’une coupe de Champagne ou de crèment.
Georges de la Tour 1593-1652 est un peintre lorrain contemporain de Jacques Callot et des frères Le Nain. Son goût prononcé pour les jeux d’ombres et de lumières fait de lui l’un des continuateurs les plus originaux du Caravage. L’on sait peu de chose de la carrière de cet artiste.
Très réputé à son époque, Georges de la Tour sombre ensuite dans l’oubli. Il est redécouvert seulement en 1915 par l’historien d’art allemand Hermann Voss (1884-1969). Au cours du 3ème Reich il a malheureusement a joué un rôle majeur dans la spoliation d’œuvres d’art par le régime nazi.
Plus de 30 chefs-d’œuvre sont réunis au Musée Jacquemart-André sur la quarantaine d’œuvres connues de l’artiste. Une grande partie de son œuvre a disparue, suites aux incendies à Lunéville et à la Guerre de Trente ans.
‘étroitesse des lieux ne permet pas une présentation optimum de ces chefs d’œuvres. Et malgré les dispositions prises pour étaler les visites, c’est la cohue à toutes heures.
Voici les images de quelques exposées au musée du Boulevard Haussmann.
Georges de la Tour – La diseuse de bonne aventure
Georges de la Tour – Job raillé par sa femme
Georges de la Tour – La madeleine pénitente
Georges de la Tour – Le nouveau-nélGeorges de la Tour – Le reniement de Saint-PierreGeorges de la Tour – Le souffleur à la pipe
Georges de la Tour – Le tricheur à l’as de carreau
Georges de la Tour – Les joueurs de dés
Georges de la Tour – Saint-Sébastien soigné par Irène
La 1ère de couverture du numéro 454 de SIC Mag, le magazine de l’Ordre des experts-comptables est illustrés par un dessin de Maria Milenko, illustratrice danoise. Bien que j’ai cessé mon activité professionnelle depuis bien des années, je reçois toujours ce mensuel. Ma curiosité artistique m’a conduit à partir à la découverte de Maria Milenko. On trouve des informations sur le site de son agent Senso-Art = sur Instagram = sur Pinterest. Voici quelques unes de ces illustrations
Gerhard Richter , né à Dresde le 9 février 1932, est un artiste peintre allemand dont l’œuvre est reconnue, depuis les années 1980,Peintre polymorphe, il aborde des sujets figuratifs mais aussi simultanément des œuvres abstraites.
La Fondation Louis Vuitton, lui consacre une rétrospective inédite par son ampleur et sa temporalité. Elle réunit près de 300 œuvres réalisées entre 1962 à 2024. Ce sont des peintures à l’huile souvent de grand format, des sculptures en acier et en verre, des dessins au crayon et à l’encre, des aquarelles et des photographies peintes souvent floutées.
Au XIXᵉ siècle, le paysage cesse définitivement d’être un genre secondaire pour devenir un lieu central de l’expérience artistique. Héritier des traditions classiques et du paysage idéal hérité du XVIIᵉ siècle, il se transforme profondément sous l’effet des bouleversements politiques, sociaux, scientifiques et techniques qui marquent le siècle.
Au tournant du siècle, le paysage s’émancipe de la construction intellectuelle héritée de Poussin ou de Claude Lorrain. Il n’est plus seulement une composition harmonieuse destinée à illustrer des valeurs morales ou mythologiques, mais un espace observé, ressenti, parfois éprouvé. La nature devient un sujet autonome, digne d’être représenté pour elle-même, dans sa diversité, sa rudesse ou sa banalité.
Le XIXᵉ siècle voit émerger une nouvelle relation à la nature, profondément marquée par la sensibilité romantique. Le paysage devient le miroir des états d’âme, des émotions et de l’imaginaire. Montagnes, forêts, tempêtes, ruines ou horizons infinis sont investis d’une charge symbolique forte : la nature sublime, inquiétante ou mélancolique exprime la fragilité humaine face à l’immensité du monde. Même lorsque le romantisme s’efface, cette subjectivité demeure : le paysage n’est jamais neutre, il porte le regard singulier de l’artiste.
Le XIXᵉ siècle est aussi celui du retour à l’observation directe. Les progrès techniques (tubes de peinture, pigments industriels), mais aussi l’arrivée du Chemin de Fer, permettent aux artistes de travailler hors de l’atelier. Le paysage se construit désormais sur le motif, face au réel, au fil des saisons et des variations de lumière.Cette pratique renouvelle profondément l’approche du paysage : les effets atmosphériques, les ciels changeants, les jeux de lumière deviennent des sujets en soi. La nature est saisie dans son instabilité plutôt que dans une forme idéale.
Parallèlement, le paysage du XIXᵉ siècle intègre progressivement les transformations du monde moderne. Routes, chemins de fer, ponts, ports, villes en expansion, campagnes travaillées par l’homme apparaissent dans les œuvres.Le paysage n’est plus seulement sauvage ou pastoral : il devient un espace habité, façonné, parfois menacé.Cette tension entre nature et civilisation traverse tout le siècle, opposant souvent nostalgie d’un monde rural idéalisé et fascination pour le progrès.
Le paysage du XIXᵉ siècle se caractérise par une grande diversité d’approches :expressives ou analytiques,poétiques ou documentaires,intimes ou monumentales. Le paysage devient un laboratoire artistique où s’inventent de nouvelles manières de voir, de peindre et de penser le monde. Il accompagne les mutations profondes de la société tout en offrant aux artistes un espace de liberté et d’expérimentation sans précédent.
C’est dans ce cadre général que chaque pays développera ses propres sensibilités, écoles et traditions paysagères. C’est ce qui sera abordé dans la suite de billets consacrés au paysage au 18ème siècle.
Le magazine s’ouvre sur l’actualité des salons à venir et de celle des artistes. Puis l’on l’on trouve, sur 8 pages, Janine Gallizia, directrice artistique de la revue qui dit doctement « Comment obtenir de meilleurs résultats avec vos peintures ».
Suivent les rencontres plus habituelles avec des artistes renommés. D’abord celle de la hongkongaise Karen Mai puis le malaisien Tan Suz Chiang et ses paysage urbains abstraits et le roumain Corneliu Dragan-Târgoviste= Le sri lankais Chan Dissanayake qui vit en Australie = les aquarellistes et architecte de formation, la franco-italienne Jeanne Papa et l’américain Michael Reardon = les fleurs de la canadienne Nancy Newman = un autre américain le peintre animalier Luis Perez = les natures mortes de ll’américaine Sue Welsby et pour terminer avec les rencontres la peintre botaniste britannique Dianne Sutherland . Sans oublier un album des portraits du thaïlandais Boonkwang Noncharoen Par contre, il n’y a aucune rencontres d’artistes francophones de France, de Belgique ou d’ailleurs.
Au XVIIIᵉ siècle, le paysage dans les Amériques se trouve à la croisée de plusieurs dynamiques: C’est celui des grandes expéditions scientifiques commandées par la monarchie espagnole, comme l’ expédition Malaspina. Ces entreprises produisent un immense corpus visuel, souvent méconnu en Europe, qui constitue l’un des plus vastes ensembles paysagers du continent. C’est aussi une période de colonisation, Et aussi d’ émergence d’identités locales.
Bien avant l’âge d’or du paysage romantique au XIXᵉ siècle, une génération d’artistes fascinés par le Nouveau Monde, topographes, ingénieurs, voyageurs ou illustrateurs — contribue à façonner les premières représentations picturales des espaces américains.
Ces paysages ne sont pas encore pensés comme des domaines autonomes de l’art, mais ils constituent des documents précieux : visions mêlant précision scientifique, exotisme et affirmation culturelle.
Au cours du XVIIIᵉ siècle, la peinture de paysage en Amérique du Nord émerge progressivement comme un langage visuel capable d’exprimer la relation singulière entre les colons européens, les populations autochtones et un territoire encore largement perçu comme vaste, sauvage et mystérieux. Si l’art colonial reste longtemps dominé par le portrait, le paysage commence alors à s’affirmer, d’abord comme élément secondaire dans des scènes topographiques ou des vues de villes, puis comme sujet autonome.
Influencés par les traditions picturales britanniques et hollandaises, les artistes nord-américains adaptent ces modèles à un environnement où la nature impose son immensité, ses contrastes et ses promesses. Ce glissement progressif vers la représentation du territoire annonce l’essor, au début du siècle suivant, d’une véritable sensibilité paysagère propre au Nouveau Monde, où le paysage devient le vecteur privilégié d’identités nationales en formation et de visions idéalisées de la frontière.
Dans l’Empire des Habsbourg et dans les provinces d’Europe de l’Est, les peintres sont souvent formés à Vienne, Dresde ou à l’Académie de Saint-Pétersbourg, centres où l’on apprend la perspective, la composition et l’art du paysage idéal à la manière de Claude Lorrain ou de Gaspard Dughet.
Dans ces régions politiquement fragmentées — Pologne-Lituanie, Empire des Habsbourg, États germaniques, Bohême, Hongrie — la peinture de paysage devient un espace d’expérimentation esthétique, mais aussi un miroir des identités territoriales et sociales.
Le XVIIIᵉ siècle est un moment de transition pour le paysage en Europe de l’Est et en Europe centrale. La demande change : les aristocraties locales et les cours impériales souhaitent des vues topographiques, des paysages réels, témoignant de leurs domaines, de leurs villes et de leurs campagnes. Cette tension entre paysage idéalisé et paysage observé caractérise tout le siècle.
Il y a aussi l’habituel Guide pratique avec Jean-Martin Vincent qui teste 4 marques de crayons de couleur = Toujours avec les crayons Corinne Vuillemain réalise un martin-pêcheur = puis les instantanés à l’aquarelle d’ Helen Ström & les scènes d’intérieur à l’huile alla prima par Nicolas Barabé = les pastels de BF Reed & d’ Alexandre Gosse = des élèments d’anatomie et de morphologie par Kere Dali. Dans ce Guide pratique ont été glissées une promotion des aquarelles et gouaches de Sennelier faite par Jean-Yves Salomon
Comme je ne montre jamais mes aquarelles sur ce blog, beaucoup de visiteurs peuvent penser que je peins pas ou plu. C’est pourquoi aujourd’hui je mets en ligne une série de monotypes que j’ai réalisés ces dernières semaines. Une autre fois je montrerai les sculptures que je réalise depuis près de dix ans dans un atelier en « modèle vivant » ainsi que des dessins exécutés , en poses courtes, dans un second atelier.
Bien avant l’explosion romantique du XIXᵉ siècle — avec ses fjords dramatiques, ses ciels polaires et ses vastes forêts devenues emblèmes nationaux — la Scandinavie du XVIIIᵉ siècle a posé les bases d’une véritable culture du paysage.
Marqués par l’héritage baroque, l’essor des académies et une sensibilité croissante à la nature locale, les peintres danois, suédois et norvégiens ont contribué à définir l’identité visuelle du Nord européen.
Le XVIIIᵉ siècle scandinave est dominé par deux centres majeurs : Stockholm, où l’Académie royale suédoise voit le jour en 1735 et Copenhague, où l’Académie royale des beaux-arts est fondée en 1754. Ces institutions encouragent l’étude de la nature, la pratique du dessin topographique et l’idéal de « vérité » propre à l’esthétique néoclassique naissante. Elles servent également à former des artistes capables de documenter le territoire — un enjeu essentiel pour des monarchies engagées dans la connaissance de leurs régions éloignées.
Un certain nombre de peintres scandinaves du 18ème siècle se sont intéressés au paysage :
À la croisée des Lumières et du sentiment préromantique, le paysage peint en pays germanophones connaît au XVIIIᵉ siècle une transformation profonde. Il ne se contente plus d’être un simple décor pour des scènes historiques ou religieuses : il devient progressivement un genre autonome, porteur d’une sensibilité nouvelle, oscillant entre observation du réel et idéalisation morale.
Au début du XVIIIᵉ siècle, la plupart des artistes s’inscrivent dans la tradition du paysage idéalisé, héritier de Poussin et Lorrain. Cette esthétique se nourrit d’une vision philosophique : représenter la nature comme miroir d’un ordre harmonieux, reflet du cosmos régulé par la raison.
À partir des années 1750–1770, l’esprit des Lumières valorise l’expérience directe du monde. Le paysage devient observé sur le motif, avant même l’essor du plein air du XIXᵉ siècle. Le résultat : une nature moins héroïque, plus proche du quotidien, voire teintée d’une subtile mélancolie.
Le XVIIIᵉ siècle en Italie voit le paysage s’imposer non plus seulement comme décor ou arrière-plan d’une scène religieuse ou mythologique, mais comme sujet autonome — souvent empreint d’une poésie arcadienne, d’un goût pour l’idylle pastorale ou la rêverie ruiniste, reflet des aspirations plus larges de l’époque au « pittoresque » et à la contemplation d’une nature idéalisée .Cependant, contrairement à ce qu’on observe plus tard en France ou en Angleterre la tradition italienne reste en grande partie « construite. imagée » : paysages composés, souvent imagés, mêlant éléments naturels, ruines, villages, rivières — des paysages qui expriment un équilibre entre nature, histoire, et humanité.
Les paysages sont idéalisés et poétiques avec des ruines, des bergers, des rivières, des forêts, villages, des ponts, des maisons. Une attention particulière est portée à la lumière, à l’atmosphère, aux transitions — au crépuscule, à l’aube, à la douceur d’un après-midi — donnant au paysage une dimension émotionnelle et sensible. Le paysage italien du XVIIIᵉ ne se limite pas aux campagnes — il s’étend aux côtes, aux lagunes, aux villes avec le Védutisme, aux ports. Ces paysages étaient appréciés non seulement par la noblesse, et la bourgeoisie), mais aussi exportés notamment en Angleterre